Les émissions

20 mai 2024

Job 35.1 – 37.24

Chapitre 35

Introduction

Dans la vie, en gros et de façon très caricaturale, la bonne conduite morale est récompensée par la prospérité, la tranquillité et même la santé tandis que les comportements fourbes, la traîtrise, le mensonge, la violence et tous les vices ont parfois des conséquences dramatiques. C’est aussi vrai pour les sports dits extrêmes. Quelqu’un de mon village a sauté d’hélicoptère skis aux pieds quelque part en Russie. Il est revenu dans un costume en sapin, mais tout aurait aussi pu bien se passer, car comme chacun sait rien n’est prévisible à 100%. Nous vivons dans un monde perverti où la justice est une denrée rare, où des innocents et des personnes vertueuses souffrent sans raison apparente, tandis que la plupart des hors-la-loi ou de ceux qui ne jurent que par eux-mêmes, réussissent leurs entourloupettes sans se faire prendre.

Ce phénomène n’est évidemment pas nouveau et il est tellement grave que c’est le thème de l’un des livres inspirés des Textes Sacrés. Job, un homme juste et droit se débat dans ses malheurs et contre Dieu. Un certain Élihou a pris la parole et il en est déjà à son troisième discours dans lequel il défend le silence de l’Éternel à l’égard de Job, et explique que comme il est absolument souverain dans son univers, il n’est pas affecté par le comportement juste ou inique des hommes. En second lieu, va-t-il dire, s’il n’a pas répondu aux appels pressants de Job, c’est à cause de son arrogance.

Versets 1-8

Je commence à lire le chapitre 35 en compressant.

Élihou poursuivit en disant : Penses-tu être dans ton droit quand tu affirmes : “ Oui, je suis juste aux yeux de Dieu ! ” ? Et tu ajoutes : “ À quoi me sert-il donc d’éviter le péché ? ” et : “ Quel profit Dieu peut-il en tirer ? ” Moi, je te répondrai ainsi qu’à tes amis. Vois le ciel et regarde, contemple les nuages : combien ils te dominent ! Or, si tu agis mal, en quoi nuis-tu à Dieu ? Multiplie tes révoltes, quel tort lui causes-tu ? Et si tu agis bien, que lui apportes-tu ? Que reçoit-il de toi ? Car ta méchanceté n’atteint que tes semblables, de même ta justice n’est utile qu’aux hommes (Job 35.1-8).

Job a déclaré à peu près ceci : « Je suis juste, mais Dieu n’en a pas tenu compte car ça ne m’a pas évité les malheurs » (job 34.9). Élihou répond que le Tout-Puissant n’a pas besoin de ce que l’homme peut lui apporter. Rien ne peut lui procurer le moindre avantage parce qu’il est indépendant de tout dans le sens le plus absolu du terme. La vertu ou le vice des êtres humains ne peuvent ni ajouter ni retrancher quoique ce soit au Dieu transcendant. Comme il se suffit à lui-même, nous ne pouvons ni lui nuire ni lui rendre service.

Élihou dit que le mal nuit, mais pas à Dieu. Il suffit de regarder le ciel, tellement élevé au-dessus de nos têtes, pour comprendre que l’Éternel qui y habite, n’est pas affecté par notre conduite. Ni le mal, ni le bien que nous faisons, n’a une influence sur Dieu. Si quelqu’un est juste, c’est lui et ses semblables qui en récoltent les bénéfices. Par conséquent, le Tout-Puissant n’est pas redevable envers celui qui est vertueux. Les actions divines, que ce soient la miséricorde ou ses jugements, reposent exclusivement sur sa souveraineté et non pas sur le comportement des hommes. Ce que dit Élihou est vrai, mais ne signifie pas que Dieu est lointain et inaccessible, car de nombreux textes bibliques montrent qu’il est proche de tous ceux qui l’invoquent d’un cœur sincère. De plus en la personne du Christ, le Créateur est venu habiter au milieu de ses créatures qui l’ont fait souffrir jusqu’à le clouer sur la croix.

Versets 9-13

Je continue le texte.

Le poids de l’oppression fait crier les victimes, sous le poing des puissants on appelle au secours. Mais nul ne songe à dire : “ Où est Dieu qui m’a fait ? Lui qui nous instruit mieux que les bêtes des champs et qui nous rend plus sages que les oiseaux du ciel ? ” Alors on crie, mais Dieu ne répond pas, à cause de l’orgueil de ceux qui font le mal. Le Tout-Puissant n’y fait pas attention (Job 35.9-13).

Job a accusé le Tout-Puissant de ne pas écouter les cris des opprimés et les siens en particulier. En réponse, Élihou dit que les oppressés, qui invoquent le Tout-Puissant, lancent un appel au secours suscité par la détresse. Mais ce n’est pas une recherche authentique du Dieu du ciel et ils le font sans égard pour sa personne, sans tenir compte que c’est au Créateur du ciel et de la terre qu’ils s’adressent. Cette désinvolture est un manque de respect qui classe ces personnes dans la catégorie des orgueilleux et explique la raison du silence de Dieu. Ce que dit Élihou est souvent vrai, mais pas toujours. Ce brave homme a le même problème de cécité que les trois amis qui voient le monde en blanc et noir sans distinguer que dans la majorité des situations, on nage dans le gris. La perspective selon laquelle Dieu dirige les circonstances d’un homme qui souffre afin qu’il apprenne à mieux le connaître établit une distinction nette entre Élihou et les trois amis, mais au final, son intervention revient à un grand coup d’épée dans l’eau, car ce qu’il dit ne correspond pas vraiment au cas de Job qui, malgré son insolence, a une crainte salutaire de Dieu. S’il a été permis à Satan de frapper Job, c’est pour que ce dernier se détache de son sentiment de propre juste et progresse dans sa confiance en l’Éternel.

Versets 14-15

Je finis le chapitre 35.

Bien que tu dises que tu ne le vois pas, Ta cause est devant lui : attends-le ! Mais, parce que sa colère ne sévit pas encore, ce n’est pas à dire qu’il ait peu souci de ta révolte (Job 35.14-15).

L’intervention et le jugement de Dieu se font quelquefois et même souvent attendre, mais ils sont seulement différés, car tôt ou tard, même si c’est dans l’au-delà, toutes les fautes petites et grandes seront punies. C’est vrai pour tout le monde y compris Job qui a été particulièrement arrogant vis-à-vis du Tout-Puissant parce qu’il tarde à répondre à ses cris, ce qui n’est pas une bonne raison pour s’en prendre à lui.

Chapitre 36

Versets 1-4

Nous arrivons au chapitre 36 et à la quatrième partie du discours de Élihou. Jusqu’à présent, il a réfuté diverses déclarations de Job, mais à partir d’ici, Élihou se sent vraiment pousser des ailes. Il laisse de côté tout ce que Job a pu dire et développe la pensée qui lui tient le plus à coeur, à savoir que la souffrance du juste a pour but de le purifier de toute racine de péché et ainsi de le préserver de toute chute. Je commence à lire.

Élihou continua en ces termes : Accepte encore un peu que je t’enseigne, car il y a encore beaucoup à dire pour la cause de Dieu. De loin, je tirerai ma science, oui, de très loin, et je rendrai justice à mon Créateur. Car vraiment, mes discours ne sont pas des mensonges. Et je m’adresse à toi avec un savoir sûr (Job 36.1-4).

« Élihou continua », et non pas « reprit la parole », comme précédemment. Ici, il n’a invité personne à lui répondre car dit-il : « il y a encore beaucoup à dire pour la cause de Dieu. »

Comme les trois amis avant lui, Élihou se fait l’avocat du Tout-Puissant. Il veut absolument défendre la justice et la souveraineté de l’Éternel, mais il n’apparaît pas sous son meilleur jour. Parce qu’il prétend que sa connaissance est vaste et qu’il peut enseigner les sages, il donne l’impression d’être présomptueux. À l’entendre, on croit avoir à faire à un politicien en pleine campagne électorale. Et puis il a quand même été dur envers le pauvre Job quand il lui a dit : Job parle sans la connaissance, Et ses paroles manquent de discernement. Job a la bouche pleine de paroles en l’air et multiplie les discours insensés (Job 34.35 ; 35.16). Ce ne sont pas là des choses à dire à un homme qui a perdu tous ses biens, ses enfants et qui en plus est très malade et souffrant.

Versets 5-7

Je continue le texte.

Vois combien Dieu est grand ! Il n’a de dédain pour personne, oui, il est grand, ses décisions sont fermes. Il ne permettra pas que vive le méchant, il fait justice aux pauvres, il ne détourne pas ses yeux des hommes justes, mais il les fait asseoir sur le trône des rois. Il les y établit pour siéger à jamais, et il les fait grandir (Job 36.5-7).

Élihou défend la cause de Dieu en affirmant qu’il finit toujours par faire justice à l’opprimé et par punir le méchant. Il rejoint l’opinion rigide des trois amis que Job a contestée avec force et passion. Ici-bas, beaucoup d’impies vivent paisiblement jusqu’au jour de leur mort et arrivent à se soustraire à la justice des hommes. Par contre, dans l’au-delà, nul n’échappe au jugement.

Versets 8-15

Je continue en compressant.

Si les hommes justes sont liés de chaînes ou pris dans les liens du malheur, c’est qu’il leur dénonce leurs actes, les fautes que dans leur orgueil ils ont commises. Il ouvre leurs oreilles aux avertissements et il leur dit : “ Détournez-vous du mal. ” S’ils écoutent, et se soumettent, ils finissent leurs jours dans le bonheur, et leurs années s’achèvent dans les délices. Mais s’ils n’écoutent pas, ils auront à subir les coups du javelot et ils expireront, faute d’avoir reçu la connaissance. Mais Dieu délivre l’affligé par son affliction même, et c’est par la souffrance qu’il le dispose à l’écouter (Job 36.8-15).

Contrairement aux trois amis, Élihou dit que le juste peut être frappé par le malheur, car la souffrance est un moyen pour Dieu d’attirer son attention. C’est comme un coup de semonce, un avertissement qui a valeur pédagogique ou disciplinaire. Le péché classique du juste est l’orgueil qu’il tire de sa justice, et la souffrance a pour but de lui révéler ce qui est au fond de son cœur ; c’est exactement la situation de Job.

Tout être humain éprouvé par un malheur se sent vulnérable car il perd ses points d’ancrage qui lui assurent sa routine quotidienne prévisible et rassurante. Déstabilisé, il devient malléable, plus apte à écouter les conseils et des points de vue auxquels il n’aurait pas souscrit avant le drame qui l’a frappé.

Élihou se rapproche du point de vue des trois amis dans un sens, mais s’en éloigne dans un autre. D’une part, tous les quatre croient que dans cette vie terrestre Dieu remet toutes les pendules à l’heure, ce qui est faux, car la vie n’est pas juste. Mais d’autre part, alors que les trois premiers conseillers sont fermement convaincus que Job a commis de graves actions répréhensibles, Élihou le croit innocent. Ce qui perturbe Élihou, et à juste titre, c’est l’attitude arrogante de Job à l’égard du Tout-Puissant.

Versets 16-21

Je continue en compressant.

Mais si tu défends ta cause comme les méchants, la justice et le jugement se saisiront de toi. Que la colère ne t’incite donc pas à te moquer de Dieu, et ne t’égare pas parce que la rançon est bien trop grande. Fais attention ! Ne te tourne pas vers le mal ! Car la souffrance t’y dispose.  (Job 36.16-21).

Après avoir décrit d’une façon générale la façon d’agir du Dieu puissant et bienveillant, Élihou l’applique au cas particulier de Job. Il l’exhorte à écouter ce que Dieu est en train de lui dire au travers de ses souffrances et à lui être soumis sur le chemin de l’affliction. Il le met aussi en garde contre la tentation de se laisser entraîner au mal en persévérant dans son attitude de propre juste et en se révoltant contre Dieu qu’il accuse d’injustice, car alors il subira son châtiment.

Versets 22-25

Je continue.

Vois, Dieu est souverain par sa puissance. Quel maître enseigne comme lui ? Qui lui a imposé le chemin qu’il doit suivre ? Qui lui a jamais dit : “ Ce que tu fais est mal ” ? Mais souviens-toi plutôt de célébrer son œuvre que chantent les humains. Tout le monde la voit, tout être humain la regarde de loin (Job 36.23-25).

Élihou oriente la conversation sur la personne de Dieu dont la puissance souveraine est sans limite : il est l’éducateur par excellence, le merveilleux Maître qui ne reçoit de conseil de quiconque et ne rend de comptes à personne. Il est donc juste pour l’homme de s’en remettre à sa sagesse et de célébrer la grandeur de ses œuvres.

Quand Jésus parcourait les chemins poussiéreux de la Palestine, il faisait des miracles certes, mais il était avant tout le maître-enseignant. En Occident et même ailleurs, presque tout le monde a entendu dire que Jésus parlait en paraboles, mettait l’accent sur l’amour du prochain et qu’il a donné le fameux Sermon sur la Montagne. Même ceux qui le rejettent en tant que Fils de Dieu n’ont que des éloges à faire de sa moralité et des principes de vie qu’il nous a laissés. Sa pédagogie est extraordinaire et ne sera jamais surpassée pour la bonne raison qu’elle transcende le mondain en adressant simultanément des réalités terrestres et célestes. Jésus est véritablement le trait d’union entre le ciel et la terre, entre l’Au-delà et ici-bas ; il est le médiateur entre Dieu et les hommes. Même ses ennemis ont reconnu l’aura de sa personne et la puissance de son enseignement. Dans l’évangile selon Jean, on lit : Quelques-uns des gardes du Temple voulaient l’arrêter mais ils n’osèrent pas porter la main sur lui. Ils retournèrent auprès des chefs des prêtres et des pharisiens qui leur demandèrent : — Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? Ils répondirent : — Personne n’a jamais parlé comme cet homme (Jean 7.44-46).

Versets 26-30

Je continue le texte.

Vois combien Dieu est grand, sa grandeur nous échappe. Nul ne peut calculer le nombre de ses ans. Oui, c’est lui qui attire les gouttelettes d’eau, il les distille en pluie, il en fait de la brume qui tombera en pluie. Les nuées la répandent et elles la déversent en trombes sur les hommes. Qui prétendrait comprendre l’expansion des nuages et les coups de tonnerre dont retentit sa tente ? Vois, tout autour, scintiller ses éclairs ; c’est lui encore qui recouvre les profondeurs des mers (Job 36.26-30).

Dans la suite du discours, Élihou reprend le thème de la grandeur et de la puissance de Dieu en examinant les phénomènes naturels de la création et en particulier les manifestations météorologiques qu’il a semble-t-il observées avec beaucoup de soin. C’est Dieu qui est à l’origine du phénomène d’évaporation, de la pluie, des nuages, du tonnerre et des éclairs, et de la quantité invraisemblable d’eau qui emplit les océans. Élihou veut mettre en valeur la souveraineté toute puissante du Créateur aussi bien sur les hommes que sur le monde naturel. Job aussi avait longuement parlé de la grandeur de Dieu, mais l’objectif d’Élihou est de lui montrer son incohérence, car d’une part il reconnaît bien la majesté du Tout-Puissant, mais d’autre part, il le critique vertement à cause des malheurs qui l’ont frappé.

Versets 31-33

Je finis le chapitre 36.

Par tous ces éléments, Dieu régit les nations, et il pourvoit les hommes de nourriture en abondance. Et ses deux mains recèlent des éclairs auxquels il assigne une cible. Le bruit de son tonnerre annonce sa venue, et même les troupeaux pressentent son approche (Job 36.31-33).

Les orages sont à la fois terribles et vivifiant. Dieu est effrayant par les actes naturels comme la foudre et le tonnerre, mais il est également bon envers l’homme puisqu’il pourvoit l’eau et la nourriture dont il a besoin pour vivre.  Depuis la nuit des temps, l’instinct de conservation fait que tous les peuples creusent des puits et implorent le ciel pour recevoir la pluie pour leurs troupeaux, les pâturages et les cultures. Sans eau, pas de vie ni avancement technologique et il n’y aurait jamais eu d’ère industrielle. J’ai lu un jour combien de mètres cubes d’eau il faut pour construire une voiture et le chiffre dont je ne me souviens plus est faramineux. Il en faut pour l’alimentation du personnel bien sûr, mais aussi pour générer l’électricité, pour exploiter les puits de pétrole dont on tire l’huile, les plastiques et bon nombre d’autres produits chimiques, pour le transport, l’usinage, le nettoyage, et que sais-je encore.

On se souvient que durant l’été 2003 une canicule et une sécheresse épouvantables se sont abattues sur l’Europe. Le niveau des fleuves et rivières était non seulement au plus bas, mais l’eau était tiède. La situation était tellement critique que les instances scientifiques devinrent fort inquiètes concernant le refroidissement des centrales nucléaires. En effet, je doute fort que lorsque EDF les a mises en chantier, les ingénieurs chargés de la sécurité ont pensé au problème soulevé s’il ne pleut pas pendant des mois.

Chapitre 37

Introduction

Le chapitre 37 conclut les discours d’Élihou sur le thème de l’immensité de Dieu révélée dans la création. Curieusement, Job n’a rien à répliquer alors qu’il avait le verbe fougueux contre ses trois amis. Ce silence est dû au fait qu’Élihou accepte les déclarations d’innocence de Job, et qu’il a mis le doigt sur son péché d’outrecuidance. Job a commis cette faute en dépassant la mesure dans ses propos, quand à plusieurs reprises, il a accusé Dieu d’injustice.

Cela dit, Élihou n’a pas donné la bonne réponse aux souffrances de Job. Si sa thèse comme quoi elles ont une valeur éducative est parfois vraie, elle ne s’applique que très partiellement à la situation de Job et n’explique pas du tout pourquoi tous ces malheurs sont tombés sur lui. Néanmoins, il semble quand même que Job commence à s’apercevoir confusément que son attitude envers Dieu est pourrie, mais pas suffisamment pour l’inciter à la repentance. Pour l’instant il reste donc bouche cousue et campe sur ses positions ; il refuse toujours d’accepter le caractère incompréhensible de ses malheurs et demande une réponse à ses « pourquoi ? »

C’est l’intervention de Dieu tant demandée par Job qui lui fera finalement courber l’échine. En attendant et sans le savoir, par ses longs discours, Élihou a préparé le terrain pour la rencontre au sommet entre le Créateur et sa créature récalcitrante.

Versets 2-3

Je commence à lire des extraits du chapitre 37.

Écoutez, écoutez le fracas de la voix de Dieu, et tous ces grondements qui sortent de sa bouche et vont rouler dans toute l’étendue du ciel (Job 37.2-3).

Il semble bien qu’une tempête s’approche ce qui explique pourquoi Élihou demande à ceux qui l’écoutent de lui prêter attention.

Après l’orage, Élihou décrit l’hiver et ses conséquences sur les hommes et les animaux.

Versets 14-24

Je continue plus loin et finis ce chapitre 37.

Écoute cela, Job, arrête-toi, et réfléchis aux merveilles de Dieu. Nous n’avons rien à apprendre à Dieu : tout est obscur pour nous. Faut-il qu’on le mette au courant pour qu’il soit informé ? Du septentrion vient une lueur dorée, autour de Dieu rayonne un éclat redoutable. Il est le Tout-Puissant, nous ne pouvons l’atteindre. Il est grand en puissance et par son équité, car il n’opprime pas celui qui est pleinement juste. Voilà pourquoi les hommes doivent le révérer, mais lui ne tient pas compte de ceux qui se croient sages (Job 37.14, 19-24).

Puisque l’œuvre de Dieu dépasse tellement toute compréhension humaine, en toute logique, l’homme ne peut ni lui demander des comptes ni contester sa manière d’agir. Il doit au contraire s’abstenir de critiquer Dieu. Et pourtant, c’est ce que Job a fait avec une hardiesse insolente. Élihou prépare ainsi dans le cœur de Job les sentiments qu’il exprimera quand l’Éternel lui aura parlé (Job 40:4-5; 42:1-6). Job va apprendre que devant le Tout-Puissant la seule attitude qui convienne est la crainte respectueuse. Devant Dieu, je ne peux que tomber sur ma face et l’adorer ; c’est là mon devoir et la seule attitude juste.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

Émission du jour | Nombres 31.1 – 35.8

Victoire sur Madian - Partage du Pays

Nos partenaires