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15 mai 2024

Job 30.1 – 31.34

Chapitre 30

Introduction

La lecture des biographies de gens célèbres est quelquefois comme un film qui finit mal. Dans un premier temps, le personnage en question atteint les sommets de la notoriété et de la réussite financière ; il jouit d’un très grand prestige, il est porté aux nues par une foule d’admirateurs, et puis en un rien de temps tout s’effondre comme un château de carte. Pour une raison ou une autre, il tombe en disgrâce et dans les bas-fonds de l’indigence et du mépris. De ce nombre fait partie le pauvre Job. En réfléchissant sur son passé, il se rappelle le temps béni de sa prospérité, sa grandeur et le respect qu’il commandait. Mais depuis le jour où la main de l’Éternel s’est appesantie sur lui, une succession de malheurs l’a durement touché. Son état actuel est épouvantable, un contraste violent avec l’époque où Job était au faîte de la gloire. La misère noire de son présent est d’autant plus lourde à porter que sa condition antérieure était heureuse. Il est aux prises à de grandes souffrances à cause d’une maladie grave qui comme la teigne ronge ses chairs. Sa vie est désormais une longue agonie faite de gémissements sans fin. Dans le chapitre 30, les lamentations de Job expriment un profond désespoir. Le style saccadé reflète bien le tourment qui le déchire, la souffrance insupportable qui le ronge et les cris de détresse qu’il lance vers le ciel.

Versets 1-8

Je commence à lire le chapitre 30 en compressant tout au long.

Mais hélas, aujourd’hui me voilà la risée de gamins dont les pères étaient si méprisables que je n’aurais daigné les mettre avec mes chiens pour garder mon troupeau. Ils ont été chassés du milieu de leur peuple, on criait après eux comme après des voleurs. Ils logeaient dans des grottes ou des trous de la terre, ils se couchaient à l’abri des broussailles. Ces êtres insensés et innommables ont été refoulés hors du pays (Job 30.1-8).

Au 18è siècle, il existait encore en Orient des tribus dégradées. Un auteur de cette époque (Volney ; Voyage en Syrie, I, page 357) écrit : « On considérait avec surprise ces hommes plus petits, plus maigres et plus noirs qu’aucuns Bédouins connus. Leurs jambes sèches n’avaient que des tendons …  leur ventre était collé à leur dos ; leurs cheveux étaient crêpés presque autant que ceux des noirs ».

Alors qu’auparavant, Job était respecté même par les dignitaires de sa ville, le voilà méprisé ; même les enfants des vagabonds se moquent de lui ; une insulte cinglante et impensable au Proche-Orient ancien. Les traîne-misère bannis, les parias, les rejets de la société considèrent Job comme une épave, plus bas qu’eux à cause de sa condition physique épouvantable et sans doute parce qu’il a élu domicile dans le dépôt d’ordures de la ville, et qu’il est assis sur un tas d’immondices et de cendres.

Versets 9-15

Je continue.

Me voici devenu l’objet de leurs chansons, celui dont tous se moquent. Ils ont horreur de moi, ils se détournent et sans hésiter me crachent au visage. Car il a détendu la corde de mon arc, et il m’a humilié. Aussi n’ont-ils plus envers moi la moindre retenue. Ils sont nombreux, à ma droite, ils se lèvent et me font lâcher pied, ils se fraient un accès jusqu’à moi pour me perdre. La terreur m’envahit, ma dignité s’évanouit ; comme en un coup de vent, mon bonheur a passé, chassé comme un nuage (Job 30.9-15).

Privé de la protection de ses fils, abandonné de ses serviteurs, devenu un objet d’horreur et abandonné de tous, Job est sans défense face à l’hostilité de ces hordes malfaisantes. Ces mécréants profitent de sa décrépitude physique et morale pour le tourmenter. Non seulement il subit de terribles afflictions, mais en plus il vit dans une crainte constante.

C’est Dieu qui a humilié Job et a détendu la corde de son arc, mais il n’ose pas le nommer, car il ne veut pas l’accuser directement d’être l’auteur de ses malheurs, ce qui est cependant sa pensée. On trouve cette même réticence plusieurs fois dans ses discours (comparer Job 3:20).

Versets 16-18

Je continue.

Et maintenant, ma vie s’échappe. Car des jours d’affliction ont fondu sur mon être. La nuit perce mes os, je suis écartelé, et le mal qui me ronge ne prend pas de repos. Avec toute sa force, il s’agrippe à mon vêtement, comme un col, il m’enserre (Job 30.16-18).

Ce dernier verset est très difficile à comprendre, mais il semble faire allusion à certaines parties anormalement enflées du corps de Job par ailleurs émacié. Il décrit ici d’une manière poignante le mal qui le ronge jusqu’au tréfonds de son âme. La nuit est personnifiée sous les traits d’un bourreau sans pitié qui le fait souffrir sans jamais lui accorder le moindre répit.

Verset 19

Je continue.

Dieu m’a précipité au milieu de la fange, et je ne suis que poussière et cendre (Job 30.19).

La poussière et la cendre représentent l’humiliation que Job subit. Cependant, quand Dieu se révélera enfin, Job se couvrira de lui-même de poussière et de cendre en signe de repentance.

Versets 20-23

Je continue.

De mes cris je t’implore, et tu ne réponds pas. Je me tiens devant toi et tu ne fais rien d’autre que de me regarder. Tu as changé pour te rendre cruel à mon égard ! De ta main vigoureuse, tu t’acharnes sur moi ! Je ne le sais que trop : tu me mènes à la mort, au lieu de rendez-vous de tout être vivant (Job 30.20-23).

Au rejet dont il est victime, à la peur qui l’habite et au calvaire qu’il subit, Job déplore une fois encore le silence de Dieu qui le regarde souffrir. Il se sent trahi, car après avoir mené une vie droite, l’Éternel semble s’être retourné contre lui pour le faire mourir à petit feu.

Versets 24-31

Le chapitre 30 se termine par une longue plainte pathétique. Je la lis.

Mais celui qui périt n’étend-il pas la main ? Celui qui est dans le malheur ne crie-t-il pas ?Je pleurais autrefois avec ceux dont la vie est dure, et je compatissais à la peine du pauvre. J’espérais le bonheur, et le malheur est arrivé, j’attendais la lumière et les ténèbres sont venues. Au milieu de la foule je me dresse et je hurle. C’est comme si j’étais un frère du chacal ou un compagnon de l’autruche. Ma peau noircit sur moi, mes os sont consumés par le feu de la fièvre. Ma lyre ne sert plus que pour des airs funèbres, ma flûte n’accompagne que le chant des pleureurs (Job 30.25-31).

Job se sent sombrer dans une tempête suscitée par un Dieu cruel et insensible. Toutefois, sans relâche, il crie : « Éternel, sauve-moi ! » C’est la main de la foi qui se tend vers un Sauveur en qui il a beaucoup de mal à se confier et on le comprend.

Job relève une fois encore l’injustice dont il se sent victime. Lui qui compatissait avec les affligés, il attendait de la compassion de ses amis, mais en vain. Il est réduit au même rang que le chacal et l’autruche qui émettent des hurlements sinistres et ses instruments de musique ne lui servent plus qu’à jouer des airs lugubres. Job est bafoué dans sa dignité et exténué par l’épreuve qu’il endure. On comprend facilement pourquoi, au lieu de vivre la roche tarpéienne d’une agonie perpétuelle, Job désire mourir à tout prix.

Chapitre 31

Introduction

Nous arrivons au chapitre 31 et au troisième discours de Job dans lequel il conclut sa longue autodéfense en prononçant un serment d’innocence. Un tel serment fait partie de l’arsenal juridique habituel des sociétés du Moyen-Orient ancien. Lorsqu’il manque des preuves de culpabilité d’une personne mise en examen, elle peut si elle le désire jurer qu’elle dit vrai en faisant des imprécations contre elle-même, celles-ci étant supposées se réaliser en cas de mensonge. C’est ce que Job va faire. Il va évoquer sa conduite intègre et généreuse, essayant ainsi de se justifier vis-à-vis de ses trois amis et surtout aux yeux de l’Éternel. Il veut lui prouver que son acharnement à lui faire du mal n’a aucune raison d’être, en d’autres mots que Dieu est dans ses torts, mais cette attitude de Job est insensée, car nul ne peut se disculper devant Celui à qui nous devons rendre des comptes. En effet, Dieu n’a qu’à ouvrir ses livres, ceux dans lesquels il a soigneusement noté et consigné tout ce que j’ai fait et pensé et je serais immanquablement condamné par la multitude de mes écarts de conduite. La seule démarche recevable devant Dieu consiste à s’humilier devant lui et à s’en remettre à sa miséricorde ; c’est çà la vraie sagesse. Le Psalmiste écrit : Car l’Éternel est proche de ceux qui ont le cœur brisé. Il sauve ceux qui ont un esprit abattu (Psaume 34.19; comparer Ésaiïe 57.14).

Alors que les propres justes s’attirent la colère et le jugement de Dieu, ceux qui reconnaissent humblement leur culpabilité sont l’objet de sa grâce. Dans un Psaume de repentance, David écrit : Le seul sacrifice qui convienne à Dieu, c’est un esprit humilié. Ô Dieu, tu n’écartes pas un cœur brisé et contrit (Psaumes 51.19). L’humilité est une qualité qu’on admire chez les autres. L’auteur d’un article paru dans la section sportive d’un grand quotidien écrit : «La capacité de se parer de l’humilité comme d’un vêtement est une nécessité indispensable dans certaines vocations, en particulier la politique et la boxe. Celui qui la dédaignerait s’attirera immanquablement les foudres d’un public offusqué. Nous désirons que nos héros soient humbles, et personne n’apprécie l’impertinent qui devant le micro fait le fier-à-bras. L’orgueil est une caractéristique de tous les hommes et pas seulement de certains sportifs et politiciens.

Mais Job ne voit pas les choses de cette manière parce qu’il faut dire à sa décharge qu’il se sent abandonné de tous, y compris Dieu, et il est sans doute aveuglé par sa souffrance qui est à la fois physique, morale, émotionnelle et spirituelle. Job répète inlassablement qu’il ne mérite pas ses malheurs parce qu’il n’a commis aucune faute cachée qui expliquerait pourquoi, alors qu’il baignait dans le bonheur, il est soudainement devenu un moribond. Cette façon de penser sous-entend que son affliction a une raison d’être. Or, nous savons d’après le prologue du livre, que justement il n’y en a pas. C’est là l’un des mystères de la souffrance du juste.

Je ne voudrais surtout pas blâmer Job parce qu’à sa place, je sais très bien que je n’aurais pas eu une conduite honorable. Cependant, son comportement est une leçon sur ce qu’il ne faut pas faire ou dire devant l’Éternel. Job est venu devant lui les bras chargés de toutes ses bonnes œuvres, ce qui est bien inutile puisque Dieu connaît dans tous ses détails absolument tout ce qui me concerne ; une pensée bien grave et solennelle, s’il en est une. Il ne faut donc surtout pas s’approcher du trône de Dieu en essayant de faire semblant d’être quelqu’un d’important ou en prétendant avoir accompli quelque bonne action. C’est de l’arrogance et il va sans dire que je serai très mal reçu. L’Éternel s’oppose à tout ce qui est élevé, alors je fais bien mieux de venir à lui en toute humilité, le cœur contrit et la mine basse, car c’est la seule manière pour moi de recevoir le pardon de mes fautes.

Dans le chapitre 31, Job, qui est toujours en train de clamer haut et fort son intégrité à qui veut l’entendre, passe en revue son comportement juste exceptionnel. Il appuie ses dires par un serment d’innocence avec imprécations. Il répète 19 fois la forme verbale « si ». Si je suis coupable de telle faute, etc.. Il a un culot démesuré, car au lieu de confesser ses fautes, pour se justifier devant Dieu il fait une liste de 13 péchés qu’il n’a pas commis.

Versets 1-4

Je commence à lire le chapitre 31.

Pourtant, j’avais conclu un pacte avec mes yeux : ils ne devaient jamais porter un regard chargé de désir sur une jeune fille. Car quelle part Dieu pourrait-il me réserver d’en haut ? Quel serait l’héritage que me destinerait du haut des cieux le Tout-Puissant ? En effet, le malheur n’est-il pas réservé à ceux qui sont injustes et la tribulation à ceux qui font le mal ? Et ne voit-il pas comment je me comporte ? Ne tient-il pas le compte de tous mes faits et gestes ? (Job 31.1-4).

Ce « pacte avec les yeux » de Job nous transporte dans le sermon sur la montagne (Matthieu 5:27-28), et s’élève en délicatesse, bien au-dessus de ce qui était la norme morale de cette époque. Job se juge lui-même d’après le modèle moral du Nouveau Testament. Ce chapitre est le point d’orgue de l’éthique de l’Ancien Testament, mais la version grecque Septante ne comporte pas ces quatre versets parce que trop rigoristes au goût des traducteurs.

Job dit ici que sa conduite exemplaire ne lui a servi à rien puisque Dieu lui a envoyé une série de malheurs tout comme à ceux qui font le mal. À cause de sa situation tragique, et à l’instar de ses trois amis, Job épouse le point de vue de la rétribution immédiate bien qu’il ait affirmé le contraire à plusieurs reprises. En fait, ce pauvre homme a tout simplement adapté sa théologie, sa vision de Dieu à ses douloureuses réalités.

Versets 5-12

Je continue.

Ai-je vécu dans le mensonge ? Mon pied s’est-il hâté pour commettre la fraude ? Que Dieu me pèse sur la balance juste, et il constatera mon innocence. Si mes pas ont dévié du droit chemin, si mon cœur a suivi les désirs de mes yeux, et si quelque souillure m’a rendu les mains sales, alors, ce que je sème, qu’un autre le consomme, et que l’on déracine ce que j’avais planté. Si je me suis laissé séduire par une femme, ou si j’ai fait le guet devant la porte de mon voisin, qu’alors ma femme tourne la meule pour un autre, et qu’elle soit livrée aux désirs d’autres hommes ! Car c’est une infamie, un crime qui relève du tribunal des juges, c’est un feu qui dévore jusque dans l’abîme infernal et qui me priverait de tout mon revenu (Job 31.5-12).

Job a été honnête en affaires. Il n’a ni volé ni trompé quiconque. S’il a commis l’adultère, un fléau qui détruit la famille, alors, que sa femme soit vendue au bon plaisir d’autres hommes et qu’elle soit astreinte aux travaux les plus pénibles réservés aux esclaves de derniers rangs obligés de céder à tous les caprices de leurs maîtres. Ces paroles surprenantes de Job à l’égard de son épouse sont à remettre dans un contexte tout aussi choquant ; à cette époque, la femme est la propriété de son mari, tout comme son cheptel.

Versets 13-15

Je continue.

Si je n’ai pas fait droit à ma servante ou à mon serviteur quand, avec moi, ils avaient un litige, je ne saurai que faire quand Dieu se lèvera pour me juger, je ne saurai que lui répondre quand il demandera des comptes. Celui qui m’a tissé dans le sein de ma mère, ne les a-t-il pas faits, eux, tout autant que moi ? Oui, c’est le même Dieu qui nous a tous formés dans le sein maternel (Job 31.13-15 ; comparer Proverbes 14.31 ; 22.2).

Job respecte tous les êtres humains même ceux qui sont au plus bas de l’échelle sociale. Il considère que tous les êtres humains sont égaux devant Dieu, ce qui est anachronique et même révolutionnaire parce que l’égalité de droits entre le maître et l’esclave est un concept inconnu dans l’antiquité. Il faut attendre le premier siècle de notre ère et l’enseignement de Jacques et de l’apôtre Paul aux Éphésiens en particulier, pour que cette idée d’égalité fasse son chemin parmi le peuple de Dieu. Je lis le passage : Quant à vous, maîtres, agissez suivant les mêmes principes envers vos esclaves, sans user de menaces. Car vous savez que le Seigneur qui est au ciel est votre Maître tout autant que le leur ; et il n’agit jamais par favoritisme (6.9). Plus tard en Europe et pendant longtemps, les monarchies se prévalaient de posséder un droit divin sur le peuple. Et aujourd’hui encore, dans les religions hiérarchisées, c’est l’habit qui fait le moine ; sa couleur indique le rang et le degré d’honorabilité de l’ecclésiastique devant Dieu et les hommes.

Versets 16-23

Je continue.

Me suis-je donc soustrait aux requêtes des pauvres, ou bien ai-je déçu le regard plein d’espoir des veuves ? Ai-je mangé mon pain tout seul, sans partager avec un orphelin ? Non, depuis ma jeunesse, j’ai été pour lui comme un père auprès duquel il a grandi. Dès le sein de ma mère, j’ai servi de guide à la veuve. Ai-je vu l’indigent privé de vêtement, et le nécessiteux manquant de couverture, sans leur donner une occasion de me bénir pour avoir pu se réchauffer sous la toison de mes brebis ? Si j’ai brandi le poing contre un homme innocent, me sachant soutenu au tribunal, alors que mon épaule s’arrache de mon corps et que mon avant-bras se rompe au coude ! En fait, j’ai toujours redouté le châtiment de Dieu : je ne peux rien devant sa haute majesté (Job 31.16-23).

Job possède véritablement une crainte respectueuse de l’Éternel. Il n’a jamais profité de sa position sociale et de son pouvoir pour oppresser les faibles, la veuve, l’indigent et l’orphelin, ni pour écraser un innocent qui comparaissait au tribunal où il siégeait. Au contraire, Job affirme haut et fort qu’il a été généreux, intègre et loyal dans toute sa conduite. Aucun Lazare n’est jamais resté couché devant sa porte sans être remarqué et aidé (comparer Luc 16:20). Job est un homme remarquable et sa conduite irréprochable lui a valu tous ses malheurs.

Versets 24-28

Je continue.

Ai-je placé ma confiance dans l’or ? Ai-je dit à l’or fin : “ Tu es mon assurance ” ? Ai-je tiré ma joie de ma grande fortune et de ce que mes mains avaient beaucoup gagné ? Quand j’ai contemplé le soleil dans toute sa splendeur ou quand j’ai vu la lune avancer dans le ciel majestueusement, mon cœur s’est-il laissé séduire secrètement, leur ai-je envoyé des baisers (en signe d’adoration) ? En agissant ainsi, j’aurais commis un crime passible de justice, car j’aurais été traître envers le Dieu du ciel (Job 31.24-28).

L’opulence favorise l’orgueil et l’idolâtrie, et Job utilisait le « Mammon de l’injustice », le dieu de l’argent dont parle Jésus (Luc 16:9 ss) pour venir en aide aux nécessiteux, mais il déclare solennellement qu’il n’a pas mis sa confiance dans ses richesses. Par ailleurs, il ne s’est jamais courbé devant les astres en signe d’adoration. Pourtant, la vénération des corps célestes est la forme la plus ancienne d’idolâtrie et elle était très répandue chez les Sémites. Elle est sévèrement réprimandée par la Loi de Moïse.

Versets 29-34

Je continue.

Ai-je trouvé plaisir à voir mon ennemi plongé dans l’infortune ? Ai-je sauté de joie lorsque le malheur l’atteignait ? Moi qui n’aurais jamais autorisé ma langue à commettre une faute en demandant sa mort par des imprécations¼ Voyez ce que déclarent ceux que j’ai abrités : “ Qui n’a-t-il pas nourri de viande à satiété ? ” Jamais un étranger n’a dû coucher dehors, j’ouvrais toujours ma porte au voyageur. Ai-je caché mes péchés comme font les hommes, afin d’enfouir mes fautes en moi-même ? Parce que j’avais peur de l’opinion des foules, ou bien par crainte du mépris des familles, suis-je resté muet, n’osant franchir ma porte ? (Job 31.29-34).

Job n’a jamais témoigné de haine envers ses ennemis, une attitude qui sera condamnée par Moïse et Jésus-Christ. En outre, il offrait l’hospitalité à tous ceux qui en avaient besoin sans rien espérer en retour (Luc 14.12-14). Job n’est pas coupable d’hypocrisie car il n’a pas peur du « qu’en-dira-t-on ». Il tenait en bride ses yeux, sa langue et son cœur et il a toujours adopté une ligne de conduite juste devant Dieu. Job est droit comme un « i » et s’il peut repousser avec une telle conviction toutes les accusations que ses amis lui ont balancées à la figure, ce n’est pas parce qu’il a réussi comme d’autres à se faire passer pour juste, mais parce qu’il l’est effectivement. Job dit la vérité puisque au tout début de cette histoire, Dieu lui-même dit :

Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, un homme qui révère Dieu et qui évite de mal faire (Job 1.8).

La conduite exemplaire de cet homme mérite vraiment de faire école.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

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