Chapitre 1

Introduction

Dans toutes les églises, on trouve des fresques, des tableaux et même des sculptures où figurent des anges. Pour l’homme moderne civilisé qui se dit aussi scientifique, ces personnages sont tout aussi mythiques que ceux qui furent inventés de toutes pièces par Tolkien pour l’histoire « le Seigneur des Anneaux » ou par C.S. Lewis dans « le monde de Narnia ». Avant que notre société et culture ne deviennent anticléricales, matérialistes, libertines et décadentes, l’immense majorité des gens croyaient que les anges existaient vraiment et avaient été créés par Dieu. Dans les Textes Sacrés, ces êtres de lumière apparaissent assez souvent pour assumer des fonctions diverses au service de l’Éternel. C’est donc sans surprise qu’ils entrent en scène dans le livre de Job. Je continue à lire dans le premier chapitre.

Verset 6

Or, un jour, les fils de Dieu se rendirent au conseil de l’Éternel. L’Accusateur vint aussi parmi eux (Job 1.6).

On peut se demander comment l’auteur sait ce qui s’est passé dans les lieux célestes, alors que tous les acteurs qui vont entrer en scène l’ignorent ? Il est probable qu’il a eu une vision comme le prophète Michée qui dans le premier livre des Rois (22.19) dit : « J’ai vu l’Eternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. » Suit alors une conversation entre les esprits et l’Éternel que rapporte Michée.

Les anges qui sont continuellement dans la présence de Dieu font partie de sa cour céleste. En tant que tels, ils doivent lui rendre compte de leurs activités tout comme les démons d’ailleurs.

L’Accusateur est une traduction de « le satan ». Ce n’est que beaucoup plus tard, à partir de la royauté de David, que ce mot « le satan » perd son article pour devenir le nom propre « Satan ». Dans le Nouveau Testament, Satan est clairement identifié à l’être angélique déchu qu’on nomme le diable.

L’auteur représente l’Éternel comme un souverain assis qui reçoit ses ministres et serviteurs qui sont debout devant lui pour faire leur rapport. Dans l’Ancien Testament, il n’est pas rare de trouver un pareil conseil réuni autour de Dieu (Job 15.8 ; Jérémie 23.18 ; Psaume 89.8), et dans les livres de Zacharie (3.1,2) et 1 Chroniques (21.1), on voit Satan se présenter devant l’Éternel. Ici, l’auteur veut montrer que la puissance du mal est subordonnée à la volonté de Dieu et limitée par elle. En réalité, c’est Dieu qui permet l’épreuve ou qui la veut.

Verset 7

Je continue le texte.

L’Éternel dit à l’Accusateur : — D’où viens-tu donc ? Celui-ci lui répondit : — Je viens de parcourir la terre et de la sillonner (Job 1.7).

En hébreu, le premier des verbes que Satan emploie, indique une course rapide et le second, un examen plus approfondi. Il faut remarquer que le diable ne vient pas des enfers ou de l’étang de feu, car il n’y sera jeté qu’après le règne de 1 000 ans de Jésus sur terre. Jusque là, il a toujours accès au trône de Dieu tout en jouissant d’une certaine liberté d’action sur terre. Dans le Nouveau Testament, il est aussi appelé « le dieu de ce monde, le prince de la puissance de l’air, et un lion rugissant qui cherche quelqu’un à dévorer ».

Au tout début du ministère de Jésus, Satan essaie de le tenter en lui offrant le faste et la gloire des royaumes de ce monde. Bien sûr, le Seigneur a refusé, mais il n’a pas mis en doute le pouvoir et l’autorité que le diable exerce sur toutes les chancelleries de notre planète.

Ici, la réponse de Satan à l’Éternel : « Je viens de parcourir la terre et de la sillonner », signifie qu’il surveille et contrôle les hautes instances dirigeantes des divers pays ainsi que les peuples qui les composent. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit : Nous savons que le monde entier est sous la coupe du diable (1Jean 5.19).

Cette perspective du monde fait certes sourire les sceptiques, mais il n’empêche que c’est la réalité et elle fournit une explication plausible à la situation invraisemblable et irrationnelle, pour ne pas dire infernale, dans laquelle notre monde flotte de manière continuelle.

Verset 8

Je continue le texte.

Alors l’Éternel demanda à l’Accusateur : — As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre : c’est un homme intègre et droit, un homme qui révère Dieu et qui évite de mal faire (Job 1.8).

La question de l’Éternel suggère qu’il a déjà un plan à l’égard de Job.

Sous le régime de l’Ancienne Alliance, « Mon serviteur » est un titre de noblesse, pourrait-on dire. C’est une expression qui ne s’applique qu’à des personnages exceptionnels jouissant d’une relation privilégiée avec Dieu, ou qui sont choisis pour accomplir une tâche spécifique. C’est ainsi que la vierge Marie est appelée « la servante du Seigneur » parce qu’elle doit donner naissance au Christ. Job est le serviteur de l’Éternel parce qu’il est un exemple suprême de piété et de dévotion. Dieu pique Satan en lui faisant remarquer que bien qu’il domine sur toute la terre et sur pratiquement tous ses habitants, Job échappe complètement à son pouvoir. Mais l’éloge que Dieu fait de son serviteur suscite l’affreuse question de Satan.

Versets 9-10

Je continue.

L’Accusateur lui répondit : — Est-ce vraiment pour rien que Job révère Dieu ? N’as-tu pas élevé comme un rempart de protection autour de lui, autour de sa maison, et autour de tous ses biens ? Tu as fait réussir ses entreprises : ses troupeaux se sont multipliés dans le pays ! (Job 1.9-10).

Apparemment, Satan a déjà essayé d’attaquer Job, mais sans succès, car il est sous la bénédiction divine. Le diable cherche donc à ce que cette protection soit levée. Dans ce but, il utilise la même tactique que celle qui a si bien marché avec Ève quand il lui a dit : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? (Genèse 3.1).

Le rôle de Satan est de chercher le mal partout. Ici, ne pouvant nier les faits, il remonte à des supposés mobiles cachés de Job et se permet l’effronterie de dire à Dieu que Job est pieux parce que ça lui rapporte. En d’autre mots, il dit : « Tu n’as en Job qu’un adorateur intéressé ».

Le diable soulève ici une question fondamentale de ce récit, à savoir : Pourquoi Job est-il si dévoué à l’Éternel ? Quelle est sa motivation ? Est-ce uniquement dans un but intéressé, parce que ça lui rapporte gros en somme, ou par pure dévotion ? En d’autres mots, est-ce qu’adorer Dieu est une monnaie d’échange qui me vaut ses bonnes grâces ? La piété et la dévotion sont-elles une sorte de contrat d’assurance qui assure le bonheur ? L’auteur prépare ainsi ce qu’on pourrait qualifier : « le combat des chefs ». Cette lutte entre Dieu et le diable va se faire, littéralement, sur le dos de Job.

Versets 11-12

Je continue.

Mais porte donc la main sur ses biens et sur les siens, et l’on verra s’il ne te maudit pas en face. Alors l’Éternel dit à l’Accusateur : — Tous ses biens sont en ton pouvoir, ainsi que les siens, mais ne porte pas la main sur sa personne ! Alors l’Accusateur se retira de la présence de l’Éternel (Job 1.11-12).

Satan sort satisfait et sans tarder de cette entrevue car il croit avoir eu gain de cause. Il a calomnié à la fois Dieu et l’homme. Il prétend que la prospérité matérielle de Job est la racine de sa piété. Coupez la racine et la fleur fanera. En d’autres mots, si la machine à sous est vide, Job n’y mettra plus de pièces ; si Dieu retire sa bénédiction, la dévotion du serviteur fondra comme neige au soleil. Pire encore, Job le maudira en face. Il est vrai que des tas de gens lèvent le poing au ciel à cause de leurs malheurs ; on entend ça tous les jours. D’ailleurs, c’est peut-être une raison pour laquelle Satan méprise les hommes. Il est tellement rempli de haine à notre égard, qu’il effacerait la race humaine de la surface du globe en un rien de temps s’il en avait la possibilité.

Ce qui apparaît clairement dans cette histoire est que croyant avoir trouvé le défaut de la cuirasse de l’Éternel, Satan essaie d’ébranler la relation intime qu’il entretient avec Job. Mais ce qui est le plus surprenant est que Dieu accepte le défi ; il marche dans la combine et semble céder au diable. Quelle impertinence, quelle outrecuidance de la part de Satan ! Pourtant, il va de soi que l’Éternel n’est pas dupe ; il connaît toute chose, que ce soit l’objectif du diable ou le cœur de Job. Mais Dieu va utiliser la dévotion sincère de son serviteur pour faire taire le diable, pour se glorifier dans la conduite de Job, et aussi pour approfondir la spiritualité de son serviteur qui a encore beaucoup à apprendre sur son Créateur.

Versets 13-16

Je continue.

Or, un jour, les fils et les filles de Job s’étaient mis à manger et à boire du vin ensemble chez leur frère aîné. C’est alors qu’un messager vint trouver Job et lui annonça : — Les bœufs étaient en train de labourer, et les ânesses paissaient à leurs côtés, quand les Sabéens se sont jetés sur eux, et s’en sont emparés. Ils ont massacré tes serviteurs. Je suis le seul qui ait pu leur échapper et je viens t’annoncer la nouvelle. Il n’avait pas fini de parler qu’un autre messager arriva et annonça : — La foudre est tombée du ciel, et elle a foudroyé tes brebis et tes serviteurs. Elle a tout consumé. Je suis le seul qui ait pu y échapper et je viens t’annoncer la nouvelle (Job 1.13-16).

Nous redescendons dans le pays d’Outs pour le troisième acte qui est particulièrement violent. Satan sort l’artillerie lourde ; il lance à l’assaut de Job toutes les forces dont il dispose, faisant feu de tout bois et alternant successivement des agents humains et naturels. Quatre catastrophes fondent sur Job aussi vite que l’éclair. Derrière cette accumulation soudaine de malheurs se trouve une volonté délibérée de faire le plus de mal possible en un minimum de temps au serviteur de l’Éternel.

Job ne s’y trompe pas et y décèle la main de l’Éternel, ce qui n’est pas faux, mais seulement à demi-vrai. Tout commence donc par une bande de pillards enragés. Les Sabéens étaient un peuple nomade habitant le sud de l’Arabie, ce qui est aujourd’hui le Yémen. En second lieu vient un orage d’une intensité exceptionnelle.

Versets 17-19

Je continue avec les deux prochaines vagues de violences.

Il parlait encore, lorsqu’un autre messager arriva et annonça : — Trois bandes de Chaldéens se sont jetées sur les chameaux, et s’en sont emparés. Ils ont massacré tes serviteurs. Je suis le seul qui ait pu leur échapper et je viens t’annoncer la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre messager arriva et annonça : — Tes fils et tes filles étaient en train de manger et de boire du vin ensemble chez leur frère aîné, lorsqu’un vent très violent s’est levé du côté du désert. Il s’est rué contre les quatre coins de la maison qui s’est effondrée sur tes enfants. Ils sont tous morts. Je suis le seul qui ait pu m’échapper et je viens t’annoncer la nouvelle (Job 1.17-19).

Les Chaldéens viennent de Mésopotamie, en gros, l’Irak d’aujourd’hui. Ce sont des maraudeurs qui vivent de rapines. Ils sont suivis d’un ouragan d’une ampleur, elle aussi tout à fait exceptionnelle. En deux temps et quatre mouvements, Job perd tous ses troupeaux, tous ses serviteurs à l’exception des témoins qui viennent lui faire le rapport de la catastrophe qu’ils ont vécu, et ses enfants. Le diable ignore la pitié et ses coups sont particulièrement rudes. En l’espace de quelques heures, de riche, prospère et béni, Job tombe au plus bas, dans l’abîme sans fond d’une souffrance morale sans nom.

Satan a orchestré cette série quasi simultanée de calamités avec une main de maître, afin qu’ils aient une portée maximale, qu’ils écrasent le serviteur de l’Éternel par K. O., le coup de grâce étant réservé pour la fin avec la mort des dix enfants. De cette manière, Job n’a pas le temps d’enregistrer ce qui lui arrive, de s’y préparer, de réfléchir, de se ressaisir, de réagir pieusement, d’invoquer Dieu. Satan se frotte déjà les mains, croyant que Job, pris de court, va se laisser aller à la merci de ses impulsions et maudire l’Éternel.

Verset 20

Je continue.

Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête, puis se jeta par terre pour se prosterner (Job 1.20).

L’attitude de Job est un démenti à la calomnie de l’adversaire. La perte de ses biens n’a pas entraîné la perte de la foi.

Selon la coutume de l’époque, et en signe de deuil, Job déchire son manteau extérieur le long des coutures. Il ne s’arrache pas les cheveux mais prend le temps de les raser. Il garde sa dignité. Il exprime sa douleur et son amertume selon les règles culturelles de son époque. Ensuite, il s’humilie devant Dieu dans un geste d’adoration.

Versets 21-22

Je finis le chapitre premier.

Et il dit : — Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et j’y retournerai nu. L’Éternel a donné, l’Éternel a repris : que le nom de l’Éternel soit béni ! Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché et n’attribua pas à Dieu de paroles inconvenantes (Job 1.21-22).

Job reconnaît que sa désolation est similaire à sa naissance et à sa mort. Il est venu en ce monde nu comme un ver et en repartira de la même façon. Un linceul n’a pas de poches et lorsque sonne l’heure du grand rendez-vous avec l’au-delà, on n’emporte rien avec soi. Pour cette raison Jésus a enseigné à ses contemporains qu’il vaut infiniment mieux consacrer son énergie à remplir le compte en banque céleste plutôt que le terrestre. Le premier est en lieu sûr et il est prêt à être utilisé par chacun de ceux qui ont une foi personnelle en Dieu. Jésus a dit :

Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur (Matthieu 6.19-21).

Quand un homme riche meurt, ceux qui l’ont connu ainsi que les commères du quartier cherchent à connaître le montant de sa fortune. Ce qui est sûr, est qu’il part en laissant la totalité de ses possessions derrière lui, absolument tout, jusqu’à son dernier centime. Son beau costume tout neuf pourrira avec lui dans le cercueil et sa cravate en soie ne lui ornera pas le cou quand il se présentera devant le juge du ciel et de la terre. Certains se font enterrer avec leur jouet préféré, une moto, voire une bagnole, ou un téléphone portable de la dernière génération. Quelle stupidité ! Si on pouvait avoir une attitude de détachement vis-à-vis des choses terrestres, on ne gaspillerait pas le peu de temps de notre passage ici-bas à essayer d’accumuler un maximum de richesses.

Je viens de perdre une amie. L’année dernière, alors que je lui rendais visite, elle m’a fait part de l’opportunité magnifique qui s’est offerte à elle d’acheter une résidence secondaire dans un endroit sublime à un prix canon. Six mois plus tard, la maladie l’a emportée. Par contre, sa maison de vacances avec tous ses beaux meubles dans un parc ombragé, et sa piscine, et le reste sont restés sur terre ; quelqu’un d’autre en profitera. Il n’y a aucun mal à posséder des biens sur terre tant qu’ils ne deviennent pas des idoles, car comme l’a dit Jésus : Là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur (Matthieu 6.21).

Au final, rien ne m’appartient. Je ne suis que le gérant de ce que le Créateur veut bien me confier, même si c’est par mon travail que je l’ai acquis. Car somme toute, si je peux gagner ma vie, c’est bien parce que j’ai la santé, l’éducation, et le savoir-faire. Ma charge, selon Dieu, est d’administrer au mieux ce qui lui appartient, et un jour je devrai rendre des comptes sur la façon dont j’aurai géré ses biens, ce qu’il m’a confié. Dans une parabole, Jésus a dit :

Il en sera comme d’un homme qui partit pour un voyage : il convoqua ses serviteurs et leur confia l’administration de ses biens. Il remit à l’un cinq lingots, à un autre deux, et à un troisième un seul, en tenant compte des capacités personnelles de chacun. Puis il s’en alla. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte de leur gérance (Matthieu 25.14-17).

Le grand danger d’un compte en banque, qu’il soit bien ou peu garni, est que le titulaire risque de se confier en lui. On veut toujours plus d’argent parce qu’il nous donne un sens de sécurité et d’honorabilité. Mais en poursuivant les richesses, je perd de vue l’éternité dont je me rapproche pourtant inexorablement chaque jour, chaque heure et chaque seconde. Jésus a mis en garde ses contemporains contre les fausses valeurs ; il a dit :

Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes les choses dont vous avez besoin vous seront données en plus (Matthieu 16.26 ; 6.33).

En disant : L’Éternel a donné, l’Éternel a repris : que le nom de l’Éternel soit béni !, Job montre de quelle trempe il est forgé et il nous donne l’une des plus belles expressions de la soumission à la volonté de Dieu. Il a dû endurer quatre catastrophes qui se sont abattues sur lui l’une après l’autre. Il a subi des pertes inouïes à lui faire tourner la tête. En un seul jour, il est mis à nu, dépouillé et pourtant sa réaction est remarquable. Non seulement il garde ses lèvres de tout reproche à l’égard de Dieu, mais il se prosterne devant lui en signe d’adoration. Dieu a le droit de tout me prendre parce que tout lui appartient. Ce que je possède n’est pas à moi et je n’en suis que le gérant.

En dépit de circonstances atroces, Job adopte la bonne attitude ; il manifeste sa foi et son attachement à l’Éternel. Dans son acte de soumission à sa volonté, Job confesse sa pleine souveraineté qui s’étend à tout ce qui se passe dans son univers. Et effectivement, si l’Éternel ne maîtrise pas chaque événement, ce qui inclut le mal sous toutes ses formes commis par ses créatures, alors il n’est pas le Dieu du ciel et de la terre.

Job n’essaie pas de trouver une explication rationnelle à ce qui lui arrive parce qu’il voit en l’Éternel l’auteur de ses malheurs et lui reconnaît le droit de faire comme bon lui semble. Sa réaction prouve que Satan s’est trompé à son sujet, qu’il n’est pas serviteur de l’Éternel seulement par intérêt, pour obtenir sa bénédiction.

On peut adorer le Seigneur sans rien recevoir en retour. On peut être pieux et avoir foi en Dieu tout en se trouvant dans la pire des situations. Lors de la scène qui a eu lieu dans les cieux, au sujet de Job, Dieu a dit à Satan :

Il n’y a personne comme lui sur la terre : c’est un homme intègre et droit, un homme qui révère Dieu et qui évite de mal faire (Job 1.8).

Ces paroles se sont avérées tout à fait exactes. Dieu a eu gain de cause car son serviteur l’a glorifié par une attitude vertueuse. Job, Moi je l’admire.