Les émissions

24 févr. 2023

Jean 9.24 – 10.6

Chapitre 9

Introduction

En gros, il existe deux sortes d’hallucinations maladives : une positive qui consiste à voir quelque chose qui n’existe pas et une négative qui est l’inverse. Dans ce deuxième cas, on ne voit pas un objet qui est pourtant bien présent.  Il y a encore une troisième situation qui caractérise les personnes de mauvaise foi, qui refusent l’évidence et qu’on peut décrire en disant : « Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir ! » Dans cette catégorie de gens, on peut mettre presque tous les chefs religieux juifs de l’époque de Jésus. Ces vipères   considèrent le Seigneur comme très dangereux, sous-entendu pour leur statut social, influence sur le peuple, compte en banque et tout ça. En conséquence, ils font tout ce qu’ils peuvent pour le contrer. Ils ont décidé depuis déjà longtemps et une fois pour toutes, qu’il n’est pas, qu’il ne peut pas être et ne sera pas le Messie, et que quiconque l’accepterait comme tel serait excommunié, c’est-à-dire viré de la synagogue avec perte et fracas. Seulement leur problème, et il est de taille, est que Jésus fait beaucoup de miracles et qu’ils sont impossibles à contester. Or, le Seigneur vient juste de guérir un aveugle de naissance. Ce dernier a été interrogé une première fois par des pharisiens très belliqueux qui refusent d’accepter la réalité de sa guérison sous prétexte qu’elle a eu lieu un jour de sabbat. Le miraculé quant à lui, ne se laisse pas intimider et sa démarche spirituelle évolue dans le bon sens. Pour l’instant, et d’après son expérience personnelle, il pense que Jésus est un guérisseur envoyé par Dieu et un prophète. Je continue à lire dans le chapitre 9 de l’évangile selon Jean.

Versets 24-25

Les pharisiens firent donc venir une seconde fois celui qui avait été aveugle et lui dirent : — Donne gloire à Dieu en disant la vérité. Cet homme est un pécheur, nous le savons. — S’il est pécheur ou non, répondit-il, je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle et maintenant, je vois (Jean 9.24-25).

Les pharisiens placent l’aveugle guéri dans une cocote-minute et font monter la pression pour l’intimider. Il est solennellement adjuré de dire la vérité, rien que la vérité et toute la vérité en se rappelant que rien n’échappe à Dieu. Il lui faut donc rétracter ses déclarations précédentes et confesser sa faute qui lui a fait dire que Jésus est un prophète. Dans l’esprit des pharisiens, c’est absolument impossible parce qu’il ne respecte pas leur tradition. Voilà bien une religion fabriquée maison. Ces incrédules manipulateurs cherchent à arracher un aveu du miraculé contraire à sa conscience. Mais ce dernier ne se laisse pas démonter; il refuse de nier ce qu’il sait être la vérité, persiste et signe. Sa réponse est d’une simplicité admirable. Il ne conteste pas la science des pharisiens mais ajoute ce qu’il sait : j’étais aveugle et maintenant, je vois.

Versets 26-28

Je continue le texte.

Ils lui demandèrent de nouveau : — Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Redis-nous comment il s’y est pris pour t’ouvrir les yeux. — Je vous l’ai déjà dit, leur répondit-il, et vous ne m’avez pas écouté. Pourquoi tenez-vous à me le faire répéter ? Est-ce que, par hasard, vous avez l’intention de devenir vous aussi ses disciples ? Alors, ils se mirent à l’injurier et ils lui lancèrent : — C’est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes les disciples de Moïse (Jean 9.26-28).

Les teignes religieuses veulent entendre à nouveau le compte-rendu des événements, espérant y trouver quelque contradiction, mais le miraculé commence à perdre patience. Il leur a déjà tout raconté, alors il en a marre, surtout qu’il a aussi compris qu’il a à faire à des faux jetons. Alors il passe à l’offensive et devient ironique; il leur demande s’ils ont changé d’avis et s’ils sont prêts à reconnaître en Jésus le Maître. L’idée que ce mendiant illettré puisse suggérer une telle possibilité les remplit de fureur. À ce point du récit, cet homme miraculé a résolument pris parti pour le Christ quel qu’en soit le coût.

Versets 29-34

Je continue.

Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons même pas d’où il vient. — C’est étonnant, répliqua l’homme. Voilà quelqu’un qui m’a ouvert les yeux et vous, vous ne savez même pas d’où il est. Tout le monde sait que Dieu n’exauce pas les pécheurs ; mais si quelqu’un est attaché à Dieu et fait sa volonté, il l’exauce. Depuis que le monde est monde, jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait rendu la vue à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il n’aurait rien pu faire. — Comment ! répondirent-ils, depuis ta naissance tu n’es que péché des pieds à la tête, et c’est toi qui veux nous faire la leçon ! Et ils le mirent à la porte (Jean 9.29-34).

Les adversaires de Jésus respirent la haine et l’incrédulité; il n’y a pas de mots pour décrire combien ils sont infâmes. L’aveugle guéri, lui, ne se laisse aucunement impressionner et fait la leçon aux pharisiens; il est remarquable dans sa réponse. Il aligne un principe, un fait et une conclusion. Il raisonne avec justesse que Dieu n’exauce pas les pécheurs, pourtant, lui a été miraculeusement guéri, ce qui prouve que Jésus est un envoyé de Dieu. Sa logique étant irréfutable, les pharisiens vexés au possible le jettent et on peut être sûr que plus tard, il sera excommunié. Cependant, en accusant l’aveugle guéri d’être dans le péché de la tête aux pieds, et la cause selon eux de sa cécité, les pharisiens reconnaissent implicitement sa guérison

Versets 35-36

Je continue.

Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Il alla le trouver et lui demanda : — Crois-tu au Fils de l’homme ? Il lui répondit : — Qui est-ce ? Dis-le-moi, Seigneur, pour que je puisse croire en lui (Jean 9.35-36).

Sans conteste, Jésus a su, probablement par l’un de ses disciples, que l’aveugle guéri a tenu la dragée haute aux religieux bafoués dans leur orgueil. Il prend à nouveau l’initiative et cherche l’homme dans le but d’éclairer son âme comme il avait éclairé ses yeux, et l’amener ainsi à une vraie foi. Jésus veut aussi l’appeler à s’engager pour lui. Ce miraculé était aveugle et mendiant, mais de toute évidence c’est un battant ; il a la constitution d’un futur disciple qui dans la tourmente des persécutions à venir, n’aura pas froid aux yeux. Sa prompte réponse à la question de Jésus montre qu’il ne demande pas mieux que de croire en lui. Quant au Seigneur, il sait que ses jours sont comptés et qu’il doit préparer la relève avec des disciples qui ont la trempe de cet homme afin de continuer sa tâche au travers de l’Église.

Versets 37-38

Je continue le texte.

Jésus lui dit : — Tu le vois de tes yeux. C’est lui-même qui te parle maintenant. — Je crois, Seigneur, déclara l’homme, et il se prosterna devant lui (Jean 9.37-38).

Dès que le Seigneur se révèle à l’homme, celui-ci se prosterne, un mot que Jean utilise toujours dans le sens d’adoration (Jean 4:20-24; 12:20). C’est ainsi que s’accomplit la prédiction de Jésus : « c’est pour qu’en lui tous puissent voir ce que Dieu est capable de faire  (Jean 9:3). »

L’aveugle guéri a tout compris et son évolution spirituelle s’est faite à une vitesse vertigineuse. Tout d’abord, son guérisseur est un homme qui s’appelle Jésus, ensuite, il est prophète, puis un Maître qui a des disciples, enfin quelqu’un qui vient de Dieu, et maintenant le Fils de l’homme et Seigneur qui est digne d’adoration. Soit dit en passant que Jésus accepte pleinement que cet homme se prosterne devant lui, ce qui prouve bien qu’il se présente à lui comme l’Éternel, le Dieu de l’Ancien Testament, qui seul est habilité à recevoir l’adoration de ses créatures. Se prosterner devant qui que ce soit d’autre était un acte d’idolâtrie. D’ailleurs, l’apôtre Jean qui est aussi l’auteur du livre de l’Apocalypse y écrit :

Moi, Jean, [..] je me prosternai aux pieds de l’ange qui me les avait montrées, et j’allais l’adorer. — Non, me dit-il, ne fais pas cela ! Je suis ton compagnon de service et celui de tes frères, les prophètes, et de ceux qui obéissent aux paroles de ce livre. Adore Dieu ! (Apocalypse 22.8-9).

Verset 39

Je continue le texte.

Jésus dit alors : — Je suis venu dans ce monde pour qu’un jugement ait lieu, pour que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles (Jean 9.39).

Voyant prosterné à ses pieds ce pauvre aveugle qui possède maintenant la lumière du corps et de l’âme, et apercevant, parmi ceux qui l’entourent, certains de ces pharisiens qui croient avoir la connaissance mais qui sont aveuglés par leur orgueil, Jésus a dû prononcer ces paroles à haute voix et avec émotion. A une autre occasion, le Seigneur rend grâce à son Père en disant : « parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits (Matthieu 11:25), c’est à dire aux âmes simples et droites.

Cet aveugle guéri est l’exemple type de celui qui se sachant indigne de Dieu est réceptif à la personne de Jésus, et qui au fil du temps parvient à une foi authentique. Les pharisiens sont ceux qui dans leur suffisance et par orgueil rejettent la lumière en Jésus et restent donc dans les ténèbres. La lumière a les deux propriétés d’éclairer et d’aveugler. Quiconque croit être en règle avec Dieu en dehors de Jésus-Christ est spirituellement et moralement dans les ténèbres.

Versets 40-41

Je finis le chapitre 9.

Des pharisiens qui se trouvaient près de lui entendirent ces paroles et lui demandèrent : — Serions-nous, par hasard, nous aussi des aveugles ? — Si vous étiez de vrais aveugles, leur dit Jésus, vous ne seriez pas coupables. Mais voilà : vous prétendez que vous voyez ; aussi votre culpabilité reste entière (Jean 9.40-41).

Les chef religieux présents comprennent que Jésus s’adresse à eux. Blessés dans leur orgueil et indifférents au jugement que Jésus annonce, ils lui demandent d’un ton hautain : Serions-nous, par hasard, nous aussi des aveugles ? L’aveugle qui dit voir, le malade qui se dit bien portant, ou le pauvre qui se dit riche, n’iront jamais chercher un remède à leur mal.

Il est de la nature du péché de tromper ceux qui le pratiquent de sorte qu’ils continuent à vivre dans le mensonge. Si les religieux juifs se reconnaissaient spirituellement et moralement décadents, ils auraient reconnu le Messie en Jésus. Mais comme ils sont prétentieux en croyant être les conducteurs des aveugles, les docteurs des ignorants, et les maîtres des simples (Romains 2:19,20), ils sont sans le savoir dans les plus profondes ténèbres. Leur jugement qui aura lieu en l’an 70 aux mains des Romains, sera sévère.

Cette guérison de l’aveugle de naissance est aux yeux de l’apôtre Jean un incident important puisqu’il en fait un récit détaillé enjolivé par une construction littéraire élaborée. Jean a voulu montrer l’évolution positive de l’aveugle et négative des pharisiens. Le premier s’en tient aux faits et reconnaît humblement son ignorance, alors que les seconds s’enferment dans leur religion légaliste. Comme la guérison des aveugles est associée à l’intervention de Dieu seul, pour un lecteur juif, ce miracle révèle que Jésus est le Messie.

Chapitre 10

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre 10 de l’évangile selon Jean dans lequel Jésus donne le discours du bon berger qui est l’un des plus connus et la suite logique aux événements du chapitre précédent. C’était chose courante au Moyen-Orient de comparer un peuple à un troupeau et ses dirigeants, les rois et les prêtres se déclaraient les bergers de leurs sujets.

Les Textes Sacrés utilisent souvent cette analogie. Plusieurs des grandes figures de l’Ancien Testament comme Abraham, Jacob, Moïse et David sont considérées comme des bergers. En tant que chefs de la nation juive, Moïse et David en particulier, furent tous deux appelés « bergers d’Israël ». Certains passages parmi les plus connus des Écritures utilisent cette image que Jésus développa plusieurs fois et de plusieurs manières.

Le lien entre le chapitre précédent et celui-ci est fait par le contraste que le Seigneur établit entre l’homme aveugle de naissance et les pharisiens. Ceux-ci souffrent d’un cas sévère de cécité spirituelle tout en prétendant avoir du discernement. Devant l’obstination, l’aveuglement et la méchanceté des chefs religieux qui ont cherché à obliger l’aveugle guéri à renier son bienfaiteur, Jésus va dénoncer la manière dont ces teignes dirigent le peuple. Il les décrit comme des loups, des voleurs, des brigands, des étrangers et de simples salariés payés pour un travail, mais sans avoir le souci des brebis de leur troupeau. Par contre Jésus est le vrai berger qui est venu pour chercher et guérir les brebis qui entendent et reconnaissent sa voix, et répondent à son appel.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 10.

Vraiment, je vous l’assure : si quelqu’un n’entre pas par la porte dans l’enclos où l’on parque les brebis, mais qu’il escalade le mur à un autre endroit, c’est un voleur et un brigand. Celui qui entre par la porte est, lui, le berger des brebis (Jean 10.1-2).

Ici encore, Jésus commence son discours de manière solennelle avec les paroles : « Vraiment, je vous l’assure », qui doivent susciter une attention renouvelée de ses auditeurs, parce qu’elles introduisent un enseignement important. À cette époque, les troupeaux sont rentrés au bercail à proximité de la ville. La nuit, on les parque dans un enclos fermé par un mur d’enceinte en pierres sèches. Il est gardé par un portier bien armé afin d’empêcher les voleurs et les animaux de proie d’y entrer, et quiconque s’aventurerait à escalader le mur prouverait par là qu’il a des mauvais desseins à l’esprit.

Les premiers versets du chapitre décrivent ce qui se passe quand le berger vient le matin chercher ses brebis. Tous les propriétaires de bêtes entraient par une seule et même porte dans la bergerie où se trouvaient plusieurs troupeaux appartenant chacun à un berger différent. Les brebis représentent les Juifs qui ont mis leur foi en Jésus, comme par exemple l’aveugle-né, tandis que les voleurs et les brigands sont les autorités religieuses. Cette pègre a usurpé l’autorité de Dieu sur son peuple. Loin de prendre soin du troupeau de l’Éternel, ils s’en servent à leurs propres fins pour avancer leur statut social et augmenter leurs richesses.

Dans ce chapitre, Jésus s’identifie tour à tour avec la porte par laquelle doivent passer bergers et brebis (Jean 10:7-10), puis avec le vrai berger auquel les brebis appartiennent et qui donne sa vie pour elles (Jean 10:11-18). Il est le seul berger légitime, celui qui devait venir et qui a été annoncé dans l’Ancien Testament. Il devait naître à Bethléem bien que son origine remonte aux jours de l’éternité. Il aura une vierge pour mère et sera l’Émmanuel de l’Éternel, ce qui signifie « Dieu avec nous », et il sera un descendant du roi David. Personne d’autre ne s’est jamais présenté à Israël avec de telles lettres de créance.

Versets 3-4

Je continue.

Le gardien de l’enclos lui ouvre, les brebis écoutent sa voix. Il appelle par leur nom celles qui lui appartiennent, et il les fait sortir de l’enclos. Quand il a conduit au dehors toutes celles qui sont à lui, il marche à leur tête et les brebis le suivent, parce que sa voix leur est familière (Jean 10.3-4).

Seul le propriétaire des brebis a le droit d’entrer dans la bergerie et une fois à l’intérieur il les appelle une à une car les bergers donnaient souvent un nom à chacune de leurs bêtes. Quand elles entendent la voix familière de leur berger les appeler, elles le reconnaissent et s’avancent vers lui. Il les conduit alors dehors et forme son troupeau. Ensuite, il marche en direction des pâturages et toutes ses brebis le suivent docilement car elles ont confiance en lui. Cette parabole enseigne que Jésus fait sortir ceux qui lui appartiennent du monde en général et de l’enclos du Judaïsme destiné à la ruine en particulier, et les conduit vers la grâce et le pardon en son nom qui sont les réalités spirituelles de la Nouvelle Alliance. C’est ainsi qu’il a appelé Pierre, Jacques, Jean et les autres disciples, et l’aveugle-né du chapitre précédent, et le Saint-Esprit leur a ouvert le cœur pour qu’ils répondent à l’appel du Seigneur.

Par contraste, les religieux sont non seulement aveugles face à la lumière du monde, mais également sourds à la voix du Bon Berger. Un passage quelque peu énigmatique du livre de l’Apocalypse qui a trait à la fin des temps semble indiquer que ceux qui auront mis leur confiance en Jésus-Christ et qui donc font partie de son troupeau, recevront un nouveau nom qu’ils porteront pour l’éternité. Je lis le passage :

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises ! Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et un caillou blanc ; sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît, sinon celui qui le reçoit (Apocalypse 2.17).

Lorsque le Seigneur reviendra pour chercher son épouse l’Église, il appellera chacun de ses membres par son nouveau nom et ceux qui sont déjà morts l’entendront. Alors, leur corps ressuscitera pour la vie éternelle qu’ils passeront en la compagnie de Jésus leur bon berger. C’est d’ailleurs ce que le Seigneur a lui-même affirmé quand il a dit :

L’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix (Jean 5.28).

Versets 5-6

Je continue le texte.

Jamais, elles ne suivront un étranger ; au contraire, elles fuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Jésus leur raconta cette parabole, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire (Jean 10.5-6).

Cette parabole montre comment le berger forme son troupeau et c’est une attaque contre les pharisiens qui sont représentés par « un étranger ». Les hommes viennent à Dieu parce qu’il les attire, et la seule façon de répondre à son appel est de suivre Jésus. Cependant, la plupart des auditeurs de Jésus n’ont rien compris à son histoire. pourtant, ce ne sont pas les termes simples et clairs qu’il emploie qui posent problème, mais les vérités spirituelles et morales qu’il communique. A cause de leur incrédulité, ils ne veulent pas les comprendre ce qui fait que leur aveuglement les rend incapables de saisir le sens des paroles du Seigneur.

Cela dit, il est vrai que certains croyants peuvent être trompés pour un temps parce qu’ils ne sont pas suffisamment ancrés dans la compréhension des Écritures pour discerner le mensonge. Mais si ce sont des brebis qui appartiennent au Seigneur, elles ont en elles la capacité de distinguer les faux bergers et ne les suivront pas indéfiniment. Il y a en effet, en tout véritable disciple de Jésus une sensibilité spirituelle, un discernement des esprits, qui font qu’un jour ou l’autre, il saura reconnaître une parole, un enseignement, un ton, une manière d’agir, qui est opposé au caractère du vrai berger.

Il y a eu et il y aura toujours des faux christs, des faux prophètes, qui ont le pouvoir de tromper beaucoup de gens. Le Nouveau Testament prédit qu’à la fin des temps l’Antéchrist viendra avec une capacité de tromper sans précédent. Je lis le passage :

L’avènement de l’impie se produira par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés (2Thessaloniciens 2.9-10).

Seuls ceux qui auront en eux la vérité qui sauve, c’est-à-dire la connaissance personnelle de Jésus-Christ, reconnaîtront en cet impie le suppôt de Satan.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 06 2023

Émission du jour | Jean 3.1-13

Jésus et Nicodème : la nouvelle naissance

Nos partenaires