Chapitre 2

Introduction

Il est de la nature humaine de désirer être reconnu comme important. Dans cette optique beaucoup de grands de ce monde, que ce soit dans le domaine politique, scientifique ou religieux, portent des titres ronflants et souvent plusieurs qui se suivent à la queue leu leu. C’est ridicule mais ça fait bien rire. Si Jésus avait eu un bureau pour recevoir des visiteurs, on peut être sûr que sur la porte, il aurait simplement mis : « le Fils de l’homme ». Ce titre est un peu énigmatique, mais il souligne bien la participation de Jésus à notre humanité, à nos souffrances, ainsi que son œuvre en tant qu’homme parfait. Pourtant, ce ne sont pas les titres qui lui manquent mais ils lui ont été donnés par les témoins à qui il s’est révélé sous un aspect ou sous un autre. Dans le premier chapitre de l’évangile selon Jean, l’auteur l’appelle « La Parole ou Logos», « Dieu », « Créateur » puisqu’il a tout créé. Jean-Baptiste affirme qu’il est : « le Fils de Dieu » et « l’Agneau de Dieu ». André, frère de Pierre, l’appelle « le Messie » et Philippe déclare qu’il est « le Roi d’Israël ». Un autre titre de Jésus qui est fréquent dans le Nouveau Testament est « Seigneur ». L’apôtre Paul l’appelle le « second Adam » parce qu’il est la tête d’une nouvelle race d’hommes et de femmes. Mais il a bien d’autres titres encore.

Nous arrivons maintenant au second chapitre de l’évangile selon Jean dans lequel l’auteur nou raconte le premier miracle du Christ. Il l’a fait en toute intimité, loin des foules et des regards curieux. Seuls les premiers disciples, quelques serviteurs et la mère de Jésus y ont assisté. Ce récit nous enseigne que le Seigneur, qui alors a plus de 30 ans, n’avait auparavant jamais accompli de prodiges ce qui veut dire qu’il a grandi à Nazareth comme n’importe quel autre garçon juif. Etant donné que son père est mort, on peut facilement supposer qu’il était présent mais n’avait pas alors le pouvoir de guérir ou de faire des miracles. Quand il a choisi de descendre sur terre et de naître parmi les hommes, il a aussi laissé derrière lui ses attributs divins et cela, jusqu’à ce qu’il commence son ministère. A partir de maintenant il va faire beaucoup de miracles, qui ne sont pas des actes de divertissement pour amuser la galerie, mais des signes qui attirent l’attention sur lui et sur ce qu’il dit. Ils ont pour but d’authentifier autant sa personne que son enseignement. Jésus ne voulait pas passer pour un thaumaturge, un magicien ou un yogi quelconque. Il est le Fils unique de Dieu venu en chair et en os pour révéler le Père. Il a quitté l’éternité et sa gloire céleste pour descendre ici-bas et voilà qu’il est invité à une célébration de mariage.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 2 de l’évangile selon Jean.

Trois jours plus tard, on célébrait des noces à Cana, en Galilée. La mère de Jésus y assistait. Jésus aussi fut invité au mariage avec ses disciples (Jean 2.1-2; Auteur).

Il fallait en effet trois jours de marche pour aller de la Judée à Cana, en Galilée. Ici encore, Jean insère ces noces dans l’espace-temps. Nous sommes à la fin février ou au début mars de l’an 27 ou 28 de notre ère. Tout au long du récit, Jean va continuer à préciser les divers lieux où va se rendre Jésus avec ses disciples. Cana en Galilée, dont on ne connaît pas la localisation exacte, est proche de Nazareth et à environ deux jours de marche de Béthanie, une bourgade se trouvant aux environs de la ville de Jéricho. Jésus accepte donc cette invitation et consent à prendre part à une fête de famille. Ses disciples sont alors au nombre de cinq : André, Philippe, Jean, Pierre et Nathanaël (Jean 1.37-51). Jésus commence donc son ministère en honorant de sa présence le mariage que Dieu a institué. Il achèvera l’ère humaine à la fin des temps de façon similaire, par ce que les Écritures appellent « les noces de l’agneau ».

Verset 3

Je continue le texte.

Or voilà que le vin se mit à manquer. La mère de Jésus lui fit remarquer : — Ils n’ont plus de vin (Jean 2.3).

Dans son évangile, Jean ne mentionne jamais ni son nom, ni celui de la mère du Christ. Les noces orientales duraient sept jours; le festin commençait dès que l’époux avait amené sa future épouse dans sa maison ou dans celle de ses parents, mais avant qu’il ne se retire avec elle dans la chambre nuptiale. Il est probable que cette famille est pauvre puisqu’ils manquent de l’essentiel à un mariage : le vin qui réjouit le cœur de l’homme et fait resplendir son visage, le rendant brillant plus que l’huile », comme le dit bien l’un des psaumes (104.5). La remarque de Marie est une demande à son fils de faire quelque chose, un miracle par exemple

Verset 4

Je continue le texte.

— Femme, lui répondit Jésus, est-ce toi ou moi que cette affaire concerne ? Mon heure n’est pas encore venue (Jean 2.4).

Le mot « Femme » que Jésus utilise pour désigner sa mère, peut nous sembler étrange dans notre culture du 21e siècle, mais il s’agit là en fait d’un terme de respect et d’affection. Par contre, l’expression « Est-ce toi ou moi que cette affaire concerne ? » marque bien une différence de point de vue entre eux deux. Jésus prend ses distances par rapport à Marie parce qu’elle ne comprend pas sa mission. Jésus est désormais le Seigneur, même de sa mère. Comme Je l’ai dit, dans sa fierté de mère, elle veut probablement voir son fils faire un miracle afin de prouver qu’il est bien d’origine divine et que sa conception fut miraculeuse. En réalité, c’est la résurrection qui prouvera sans l’ombre d’un doute que le Christ est bien celui qu’il disait être, le Messie, le Fils éternel de Dieu et donc aussi la deuxième personne de la Trinité. Ce qu’il y a de sûr est que Marie se mêle de ce qui ne la regarde pas. Elle va devoir apprendre une leçon pénible, à savoir que Jésus est engagé à faire la volonté de Dieu le Père et que l’heure où il se manifestera ne peut être décidée que par lui. À cinq reprises, dans l’évangile selon Jean, Jésus dit : « Mon heure n’est pas encore venue », et trois fois, il dit : « L’heure est venue ».

Verset 5

Je continue le texte.

Sa mère dit aux serviteurs : — Faites tout ce qu’il vous dira (Jean 2.5).

Ça, c’est un bon conseil ! La réponse de Marie révèle sa soumission envers son fils. Bien qu’elle ne comprenne pas ce qui se passe, elle a confiance en lui et croit qu’il saura bien trouver un quelconque moyen pour tirer ses hôtes d’embarras.

Versets 6-11

Je continue.

Il y avait là six jarres de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs ablutions rituelles. Chacune d’elles pouvait contenir entre quatre-vingts et cent vingt litres. Jésus dit aux serviteurs : — Remplissez d’eau ces jarres. Ils les remplirent jusqu’au bord. — Maintenant, leur dit-il, prenez-en un peu et allez l’apporter à l’ordonnateur du repas. Ce qu’ils firent. L’ordonnateur du repas goûta l’eau qui avait été changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, alors que les serviteurs le savaient, puisqu’ils avaient puisé l’eau. Aussitôt il fit appeler le marié et lui dit : — En général, on sert d’abord le bon vin, et quand les gens sont ivres, on leur donne de l’ordinaire. Mais toi, tu as réservé le bon jusqu’à maintenant ! C’est là le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Cela se passa à Cana en Galilée. Il révéla ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui (Jean 2.6-11).

Cette eau était destinée aux rites de purification juifs avant et après les repas. Le marié a dû être drôlement surpris d’apprendre que du bon vin était apparu comme ça, de nulle part. Mais où est la mariée, est-elle jolie, et comment est-elle habillée ? Dans nos noces du 21e siècle, pour ceux qui se marient encore, on a d’yeux que pour la mariée. Quand le marié entre à l’église, personne ne prête attention à lui. Seule sa mère lui sourit, car elle est fière de son fils, mais c’est tout. Par contre, quand arrive la mariée, alors là tout le monde se lève et braque ses regards sur elle. Dans ce récit, elle est absente parce que le sujet de ces noces est le miracle de la transformation de l’eau en vin et pas la robe de la mariée. Dans l’histoire d’Israël, le premier prodige que fit Moïse fut de tourner toute l’eau du pays d’Égypte en sang. Ici, l’eau destinée aux lavages rituels juifs devient du vin vieux excellent. Quelle différence ! Il faut aussi remarquer que Jésus a changé entre cinq et sept cent litres d’eau en vin. Ça c’est une noce !

On peut voir dans ce miracle que la grâce du christianisme est supérieure à la Loi du judaïsme. Ce premier prodige et signe de l’évangile selon Jean place sous les feux des projecteurs la personne de Jésus en tant que le Créateur Tout-Puissant. Quand on y réfléchit, c’est tous les ans que Dieu change l’eau en vin par les procédés de fermentation. Mais ici, ce fut instantané. Saint Augustin a dit : « Celui qui, aux noces de Cana, créa le vin dans des vaisseaux de pierre, est le même qui, chaque année, le crée dans les ceps de la vigne. Comme alors, l’eau, puisée par les serviteurs, fut changée en vin par la puissance du Seigneur, de même sa puissance change en vin, chaque année, dans les ceps, l’eau qui tombe des nuées. Nous ne nous en étonnons pas, parce que ce miracle arrive chaque année ; la fréquence du fait nous ôte l’admiration. »

Ces hectolitres de vin sont le cadeau de Jésus au jeune couple car ils pourront vendre ce qui n’a pas été bu. Ce prodige met aussi en avant le genre de ministère transformateur que Jésus va exercer. Les disciples crurent en lui à cette occasion. Mais entre nous soit dit, ils n’ont aucun mérite car ils n’ont fait que constater que Jésus est doté d’un pouvoir surnaturel.  Les miracles seuls de Jésus ne peuvent créer la foi, mais ils l’élèvent et l’affermissent en ceux qui ont cru. Et ils attiraient sur Jésus l’attention de ceux qui cherchent la vérité.

Versets 12-13

Je continue.

Après cela, Jésus descendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples ; mais ils n’y restèrent que quelques jours. Le jour où les Juifs célèbrent la fête de la Pâque était proche et Jésus se rendit à Jérusalem (Jean 2.12-13).

La ville de Capernaüm va servir de port d’attache de Jésus. À partir de maintenant, il est complètement séparé de sa famille d’origine et de sa ville natale Nazareth. Il devient un rabbin itinérant, comme il y en avait ici et là à cette époque. La Pâque juive était devenue une sorte de rituel que les gens accomplissaient par obligation. Elle avait perdu une bonne partie de sa signification originelle. Quand Moïse l’a instituée, elle s’appelait « la Pâque de l’Éternel ». C’était alors une très grande célébration de la grâce que Dieu avait manifestée en délivrant son peuple de la servitude égyptienne. Cette libération du peuple hébreu de l’esclavage en annonce une autre, spirituelle celle-là, c’est l’affranchissement du mal et le pardon des péchés.

Verset 14

Je continue.

Il (Jésus) trouva, dans la cour du Temple, des marchands de bœufs, de brebis et de pigeons, ainsi que des changeurs d’argent, installés à leurs comptoirs (Jean 1.14).

La vente d’animaux se faisait autour du temple proprement dit, dans le parvis réservé aux non-Juifs. Les changeurs opéraient l’échange des monnaies étrangères contre celle du pays, en particulier contre les drachmes avec lesquelles il fallait payer le tribut du temple. Le bruit et les fraudes profanaient le saint lieu et troublaient la dévotion des fidèles. La corruption avait remplacé l’adoration. L’argent romain qui porte l’effigie de César et donc l’empreinte de l’idolâtrie, était lui aussi échangé contre de l’argent kascher, pur, en théorie du moins, car en réalité l’argent propre n’existe pas. Ce commerce était pratique. Il avait été instauré pour rendre service aux pèlerins de passage à Jérusalem pour les fêtes. Mais il y avait de plus en plus d’abus et ces activités étaient devenues une des principales ressources des religieux juifs de la ville sainte. Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil. Aujourd’hui, c’est dans le même esprit qu’on vend des médaillons et des statues dans certains lieux de culte.

Versets 15-17

Je continue.

Alors il (Jésus) prit des cordes, en fit un fouet, et les chassa tous de l’enceinte sacrée avec les brebis et les bœufs ; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs comptoirs, puis il dit aux marchands de pigeons : — Ôtez cela d’ici ! C’est la maison de mon Père. N’en faites pas une maison de commerce. Les disciples se souvinrent alors de ce passage de l’Écriture : L’amour que j’ai pour ta maison, ô Dieu, est en moi un feu qui me consume (Jean 2.15-17).

Le Seigneur était certainement un homme qui était d’une grande force physique. Les tableaux qui le représentent quelque peu anémique ont été réalisés par des artistes qui n’ont pas bien lu les évangiles. Jésus est mu d’une sainte colère à cause de tous les abus qui règnent dans ce lieu saint. Non seulement ça sent le fric à plein nez, mais la raison d’être des sacrifices est pratiquement occultée. De plus, le parvis, la cour intérieure au complexe du temple où se déroule ce trafic, était d’une part, devenu un raccourci d’un bout à l’autre de la ville, et d’autre part, empiétait sur le domaine réservé aux non-Juifs ce qui les empêchait évidemment de venir adorer l’Éternel. Il y avait vraiment de quoi se fâcher. Le terme « mon Père » dit par Jésus a une signification qui lui est propre et exclusive. Ici il défend l’honneur de la maison paternelle en reprochant aux marchands ambulants de transformer la cour du temple en une « maison de commerce ». La seconde fois qu’il les chassera, vers la fin de son ministère, il les accusera d’avoir transformé le lieu saint en « une caverne de voleurs (Matthieu 21.13; comparez Jérémie 7.11) ». Les disciples de Jésus font le lien entre son action purificatrice musclée et le passage d’un psaume de l’Ancien Testament qui a été cité (Psaumes 69.10).

Versets 18-19

Je continue.

Là-dessus, les gens lui dirent : — Quel signe miraculeux peux-tu nous montrer pour prouver que tu as le droit d’agir ainsi ? — Défaites ce sanctuaire, leur répondit Jésus, et en trois jours, je le relèverai (Jean 2.18-19).

Cette première purification du temple par Jésus a pris les gens par surprise. Bien sûr tout ce raffut ça fait désordre et c’est pas bon pour le business. Alors parce que Jésus ose défier l’ordre existant, on s’indigne et lui demande des comptes; on veut qu’il prouve qu’il a l’autorité de faire le ménage dans l’enceinte du temple en faisant un miracle. Mais il leur répond de façon voilée et prononce ce qui pourrait être considéré comme une brève parabole. Comme souvent, sa parole a un double sens et n’est pas comprise. Jésus a souvent recours à des énigmes afin de confondre ses ennemis, et il désire que ceux qui cherchent sincèrement la vérité réfléchissent à ce qu’il dit afin d’en comprendre la signification. La méthode d’enseignement du Seigneur envers ceux qui sont sincères est de répandre dans leur esprit des grains de semence qui germeront plus tard (Jean 3:3; 4:10; 5:17; 6:27,51, etc.). Dans sa réponse à ceux qui le harcèlent, Jésus parle du sanctuaire de son corps, et non de la bâtisse de pierres de taille. Pourtant, lors de son procès, un des principaux chefs d’accusation contre lui sera qu’il aurait dit : « Je peux démolir le temple de Dieu et le rebâtir en trois jours (Matthieu 26.61) ». Pourtant, Jésus n’a jamais parlé de détruire et de rebâtir le temple de Dieu, mais de défaire ce sanctuaire, en parlant de son corps, et de le relever. Or ce mot « relever » signifie ailleurs « réveiller d’entre les morts ». En condamnant Jésus, les autorités religieuses juives ont détruit le Fils-temple et donc accompli sa parole, mais sans en avoir conscience, bien sûr. De plus ils ont mis le comble à leurs faute ce qui a provoqué la destruction de la nation, de Jérusalem et du temple de pierres.

Du point de vue de Jésus et donc de Dieu, si les Juifs refusent de comprendre, c’est leur problème. Ils ont les Écritures à leur disposition et auraient donc dû réaliser que leur Messie était là devant eux en chair et en os.

Versets 20-22

Je continue.

— Comment ? répondirent-ils. Il a fallu quarante-six ans pour reconstruire le sanctuaire, et toi, tu serais capable de le relever en trois jours ! Mais en parlant du “ temple ”, Jésus faisait allusion à son propre corps. Plus tard, lorsque Jésus fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite (Jean 2.20-22).

La reconstruction du Temple dit d’Hérode avait commencé en l’an 20 av. J-C. Les travaux ne cesseront vraiment qu’en 63, seulement 7 ans avant sa destruction totale par les Romains ; comme quoi les œuvres humaines ont une fâcheuse tendance à la précarité, à être éphémère. Même, les disciples de Jésus n’ont pas compris l’énigme prononcée par leur Maître à ce moment-là, parce qu’ils ne peuvent pas s’imaginer que Jésus doit mourir ou que le temple puisse être un jour détruit. L’Éternel a donné la loi de Moïse à son peuple afin d’annoncer et de préparer Israël à la venue de l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Mais force est de constater que ni les chefs religieux, ni les spécialistes de la loi appelés scribes, ni même les apôtres qui ont pourtant vécu avec le Seigneur pratiquement nuit et jour pendant 3 ans, ni les uns ni les autres ont vraiment compris l’objectif ultime de la Loi. L’ange a dit aux femmes qui venaient au sépulcre pour embaumer le corps de Jésus :

Il n’est plus ici, mais il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous disait quand il était encore en Galilée : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. » Elles se souvinrent alors des paroles de Jésus (Luc 24.6-8).

Il a fallu que la lumière de la résurrection vienne éclairer les disciples pour que le déclic : « Euréka  ! » se produise dans leur esprit et que le jour se lève dans leur coeur. Alors ils ont enfin compris que Jésus avait non seulement parlé de sa mort de façon énigmatique mais qu’il l’avait aussi prophétisée aussi clairement que possible, mais alors, ils n’avaient rien compris.

Versets 23-25

Je finis le chapitre 2.

Pendant que Jésus séjournait à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup de gens crurent en lui en voyant les signes miraculeux qu’il accomplissait. Mais Jésus ne se fiait pas à eux, car il les connaissait tous très bien. En effet, il n’avait pas besoin qu’on le renseigne sur les hommes car il connaissait le fond de leur cœur (Jean 2.23-25).

La foi de ces gens en Jésus-Christ à cause de ses miracles est purement circonstancielle et n’a aucun fondement solide. Les badauds sont ébahis et reconnaissent que Jésus est doté d’un certain pouvoir. Mais de là à le considérer comme le Messie qui doit venir et le Sauveur, il y a un grand pas que peu acceptent de franchir. D’ailleurs, Jésus ne se fait pas d’illusion sur ceux qui l’admirent. L’excitation du moment et la foi fondée sur des signes n’ont guère de valeur.

Le Seigneur voit au-delà des apparences et jusque dans le cœur de l’homme. Il sait bien que ces Juifs sont des girouettes et quand le moment viendra pour eux de prendre son parti contre les autorités religieuses qui complotent son assassinat, il n’y aura plus personne. D’ailleurs, beaucoup de ceux qui le suivent dans un premier temps le délaisseront par la suite parce qu’il refuse d’assumer le rôle d’un leader politique. C’est là aussi l’une des raisons pour lesquelles Judas l’a trahi. Même aujourd’hui, bon nombre de nos contemporains croient à certains des faits historiques qui entourent ce personnage charismatique que fut Jésus, mais cela ne va guère plus loin. Ce n’est pas la foi qui sauve.