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31 janv. 2023

Jean 1.1-2, 14, 18

Chapitre 1

Introduction 2ème partie

Un commencement est ce qui vient d’abord dans une durée ou un processus ; c’est le début de quelque chose. On parle du commencement du siècle, de l’année, de la semaine, du mois, du printemps, de la vie. L’aube est le commencement du jour. On peut aussi commencer une action, un discours ou un raisonnement. Et on a coutume de dire : « Il y a un commencement à tout ! »; c’est vrai, sauf dans le monde spirituel.

Dès la première phrase de son évangile, Jean nous fait reculer le long couloir de l’éternité dans l’immensité de l’infini jusqu’au commencement qui n’en est pas un. Quel spectacle majestueux et grandiose ! Si cela me laisse perplexe, c’est parce que Jean me fait transcender le misérable bocal de l’espace-temps qui m’emprisonne comme si j’étais un poisson rouge.

Les premiers mots de cet évangile sont : « Au commencement était la Parole », c’est-à-dire le logos en grec. Jean veut dire qu’avant toute chose, avant tout ce qui existe, avant la création de l’univers, il y avait déjà l’expression absolue de Dieu dans toute sa présence. L’auteur nous emmène très loin aux confins de la divinité et c’est là que tout commence pour nous. Alors que les autres évangélistes débutent leur récit avec la venue de Jésus-Christ en ce monde, ou son entrée dans son ministère, Jean remonte au-delà du temps, pour saisir le Sauveur dans son éternelle préexistence, puis il nous montre en Jésus de Nazareth la Parole faite chair (Jean 1:14). C’est le sujet du « prologue » de son évangile (Jean 1:1-18). Je commence à le lire.

Au commencement était celui qui est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu (Jean 1.1).

Comme je l’ai déjà dit, le vocabulaire est très simple, mais quelle magnificence ! Quelle majesté, quel spectacle grandiose ! Jean commence donc son évangile par l’affirmation claire et nette de la divinité parfaite de la Parole faite chair, car quelques lignes plus loin il ajoute :

Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous (Jean 1.14).

Ces mots : « La parole est devenue homme », ont été au cœur de la méditation et de l’étude des apôtres et pionniers de l’Église primitive, et sont l’expérience personnelle de tout véritable croyant. Quand on étudie l’évangile selon Luc, on s’aperçoit qu’il est écrit d’une façon très méthodique parce qu’il s’adresse à un public ciblé de culture grecque. Bien que ces hommes et femmes soient très sophistiqués, leur faculté de comprendre est brutalement mise en défaut par les petites phrases pourtant toutes simples écrites par Jean. Les philosophes sont incapables de sonder la profondeur des paroles de Jean; ils ne veulent, ni ne peuvent le suivre. Mais l’apôtre ne fait pas que remonter dans l’éternité, il l’amène avec lui sur terre quand il dit :

Personne n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé (Jean 1.18).

Jean nous présente Dieu manifesté en chair et en os. C’est le fondement de son évangile, et on peut aussi dire que non seulement il commence, mais il se termine aussi sur la déclaration sans équivoque que Jésus est Dieu fait homme, avec la confession du disciple Thomas qui déclare au Christ ressuscité :

Mon Seigneur et mon Dieu ! (Jean 20.28).

Jésus-Christ est donc à la fois Dieu et un personnage historique, quelqu’un qui a véritablement vécu sur terre, parmi nous. Luc qui était médecin a examiné Jésus comme au travers d’un microscope, alors que Jean le regarde d’une manière entièrement différente, pourtant, tous deux arrivent aux mêmes conclusions. Celui qui est, de toute éternité, a quitté la gloire du royaume des cieux pour venir nous rencontrer, vous et moi là où nous sommes, ici-bas. Dans l’évangile selon Jean, on trouve des échanges de dimension cosmique entre le ciel et la terre, non seulement au début, mais tout au long du fil du récit et encore davantage vers la fin lorsque par exemple Jésus dit à ses disciples :

C’est vrai : je suis venu du Père et je suis venu dans le monde. Maintenant, je quitte le monde et je retourne auprès du Père (Jean 16.28).

Assez curieusement, au début du premier siècle, à l’époque où est né Jésus, le monde païen était en expectative ; il s’attendait à ce qu’un dirigeant d’une envergure mondiale fasse son apparition en Palestine. En effet, dans son ouvrage « Les vies des douze Césars », l’historien latin Suétone (70-130 ?), accumule les anecdotes dans ce sens; il affirme que dans tout l’orient les gens croient, sans trop savoir pourquoi, qu’un grand homme naîtrait en Judée. Tacite (55-120), homme politique et historien latin, dont la vie et l’œuvre sont également à cheval sur le premier et second siècle de notre ère, fait les mêmes observations que Suétone. Selon une certaine tradition, aux environs des années trente de notre ère, donc au moment où Jésus commence son ministère, certains sages chinois étaient aussi en quête d’un Messie.

Toute cette aurore mystique est surprenante, c’est un peu comme si une intense activité dans le royaume des cieux aurait produit des échos sur terre. L’orient de cette époque, tout comme aujourd’hui d’ailleurs, est plein à ras bord de religiosité de tous ordres. Des sectes sinistres et occultes se réunissent dans des temples surchargés d’ornements pour pratiquer des rituels avilissants. Et pourtant, c’est bien de cet orient mystérieux qui nourrit l’imagination, de Babylone même, que sortent les rois mages dont on ne sait quasiment rien, et qui demandent :

Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus lui rendre hommage (Matthieu 2.2).

La liste de tout ce que Jésus a pu accomplir sur terre est très longue. Alors qu’à cette époque en orient tout comme en occident d’ailleurs, la condition de la femme est particulièrement lamentable, le Seigneur est celui qui l’a ennoblie. Il vint sur terre, naquit d’une jeune vierge et il fait son premier miracle lors des noces de Cana. C’est sa façon de souligner la sainteté du mariage aux yeux de Dieu, par contraste avec le faste sexuel oriental des harems à gogo. Un peu plus loin dans l’évangile selon Jean, on voit aussi Jésus en train de converser autour d’un puits, avec une dame pourtant de très mauvaises mœurs et puis plus loin encore il sauve la vie et pardonne à la femme adultère. Et comme je l’ai déjà dit, c’est à des femmes qu’il apparaît en premier lieu après être ressuscité des morts.

Alors que les 3 premiers évangiles sont écrits à peu près selon la même perspective et en suivant un plan quasi identique, celui de Jean est différent. Matthieu et Marc insistent beaucoup sur le fait que Jésus détient un pouvoir prodigieux, tandis que Luc se penche plutôt sur l’enseignement qu’il donne au moyen des paraboles. Mais Jean choisit quelques miracles qu’il présente comme des balises qui signalent des grandes vérités. Son évangile donne à la fois une séquence logique et chronologique d’événements qui s’enchaînent et il définit avec précision les lieux et les villes où se déroule le ministère du Seigneur.

Étant donné que Jean met la divinité de Jésus en avant, on aurait pu s’attendre à ce qu’il utilise surtout le terme « Christ » quand il parle de lui, puisque c’est son titre messianique qui évoque toute sa gloire; eh bien pas du tout, il prend également en compte l’humanité du Seigneur et emploie très souvent le mot « Jésus » qui est son nom d’être humain. De plus, Jean est le seul à nous informer qu’au cours de l’un de ses voyages pendant lequel le Seigneur traversait la Samarie à pied avec ses disciples, il s’est assis au bord d’un puits parce qu’il était… fatigué. Et c’est Jean qui nous donne le verset le plus court de la version française de la Bible avec ces deux mots : « Jésus pleura (Jean 11.35) », quand il exprime sa profonde tristesse devant la tombe de son ami Lazare.

Les 4 évangiles débutent en situant Jésus dans son contexte historique. Le premier chapitre de Matthieu est une généalogie qui relie le Christ au roi David et à Abraham. Marc est plein d’actions et il enclenche son histoire avec la prédication passionnée de Jean-Baptiste. Luc débute en dédicaçant son œuvre à Théophile, un illustre inconnu ; puis, soucieux des détails, il fait suivre cette introduction par la prédiction de la naissance de Jean-Baptiste. Mais le début de l’évangile selon Jean est différent des trois autres. Il ne commence pas sur terre mais dans l’éternité lointaine. Il débute par un prologue théologique afin que ses lecteurs sachent dès les premières lignes que les paroles et les actes de Jésus sont ceux de Dieu fait homme. C’est comme s’il avait dit : « Je veux que vous considériez Jésus, son enseignement et tout ce qu’il a fait. Mais vous ne pourrez comprendre pleinement la Bonne Nouvelle que si vous tenez compte du point de vue céleste : Jésus est Dieu en chair et en os, et ses paroles et ses actes sont ceux de l’Homme-Dieu. »

Ce prologue contient plusieurs des thèmes principaux sur lesquels Jean va insister tout au long de son évangile, comme la vie, la lumière, les ténèbres, le monde, le Fils de Dieu, le Père, la gloire de Dieu, et la vérité. Deux autres termes théologiques, la Parole et la grâce, ne sont utilisés que dans le prologue.

Versets 1-2

Je lis maintenant le début du premier chapitre de l’évangile selon Jean.

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu (Jean 1.1-2; LSG).

Le mot « la Parole » est solennellement répété trois fois dans ce verset. Ces premières paroles introduisent Jésus-Christ au moyen de trois affirmations extraordinaires. Elles attribuent à la Parole tous les caractères et toutes les perfections de l’essence divine, et il y a une progression majestueuse dans ces trois sentences qui se suivent. La première enseigne la préexistence éternelle de la Parole, la seconde son rapport unique avec Dieu, et la troisième sa divinité.

Tout d’abord donc : « Au commencement était celui qui est la Parole. » Comme je l’ai déjà dit, le mot Parole est la façon habituelle de rendre le grec « logos ». Ce mot est par ailleurs un terme philosophique de la langue française. Le titre de « logos » par lequel Jean désigne Jésus-Christ est, le plus élevé qui soit. Il faut en effet savoir que pour lui et ses contemporains, « logos » ” est beaucoup plus chargé de sens que ses traductions : « Parole » ou « Verbe ». L’emploi de « logos » unifie deux traditions philosophiques. Tout d’abord pour les stoïciens grecs du premier siècle, le « logos » est une sorte d’âme du monde, la raison divine et cosmique qui donne à l’univers sa cohésion ; ensuite pour les Juifs, le « logos » renvoie à la Sagesse divine personnalisée dans le livre des Proverbes de l’Ancien Testament; c’est le « logos » qui a créé le monde et qui le soutient. Lorsque les Hébreux lisent l’Ancien Testament et rencontrent le tétragramme Yaweh, qui est le nom personnel de Dieu, ils ne le prononcent pas, mais lui substituent le mot « Adonaï; Seigneur ». Or, nous dit Jean, Jésus est la personne divine Yaweh. Il était au commencement, un moment hors du temps et qui précède la création. C’est aussi « au commencement que Dieu créa le ciel et la terre (Genèse 1.1) », ce qui est, je le rappelle en passant, la première phrase du livre de la Genèse.

Le logos devance l’éternité; il n’est pas apparu il y a quelques milliards d’années ou plus; il est dans l’état éternel hors de l’espace-temps. Cette Parole a toujours été. D’ailleurs à un moment dans cet évangile, Jésus dit aux Juifs :

Avant qu’Abraham fut, moi je suis (Jean 8.58).

C’est aussi ce que veut dire l’apôtre Jean quand il écrit : « Au commencement était la Parole. » Cette affirmation se compose de 5 mots tirés du langage courant et pourtant nul ne peut en sonder la profondeur.

Ensuite, dans ce premier verset, Jean nous dit que « la Parole était avec Dieu », en sa compagnie, ce qui implique une différence au sein de la divinité. Le Père et le Fils sont des personnes distinctes, mais engagées dans une relation de communion éternelle dans la Trinité où Jésus-Christ a toujours été en relation avec le Père.

En troisième lieu, dans le premier verset, Jean dit que « la Parole était Dieu. » Le logos est éternel, non seulement il a une relation avec Dieu, mais il est lui-même Dieu. Il n’a pas, à un moment donné commencé à exister où à entrer en communion avec Dieu ; ils ont été, ils sont, de toute éternité, en étroite intimité l’un avec l’autre. Le Père et le Fils et le Saint-Esprit sont Dieu, et pourtant il n’y a qu’un seul Dieu. Pour nous, c’est un mystère insondable.

Après les trois affirmations du premier verset de ce chapitre, voyons le verset 14 qui dit :

Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père : plénitude de grâce et de vérité ! (Jean 1.14).

Le théologien réformé allemand Melanchthon (Phillip Schartzerdt; 1497-1560) était un compagnon de Luther; on dit que sur son lit de mort, il s’est réjoui à l’idée de bientôt connaître comment Jésus-Christ peut être à la fois Fils de Dieu et Fils de l’homme, Parole éternelle devenue chair (comparez 1 Corinthiens 9.12).

Jean fait trois déclarations. La première est bien sûr que la Parole est devenu homme, ayant été faite chair et os. La chair, qu’il faut différentier du corps, désigne partout dans les Écritures la nature humaine, l’homme infirme dans son état de faiblesse, de souffrance et de mortalité auquel il est réduit à cause du péché. Bien que Jésus n’ait pas participé à notre péché, il a endossé notre chair faible (Hébreux 2.14) qui l’a rendu accessible à la tentation. L’apôtre Paul et l’auteur de l’épître aux Hébreux, écrivent respectivement :

Dieu a envoyé son propre Fils avec une nature semblable à celle des hommes pécheurs et, pour régler le problème du péché, il a exécuté sur cet homme la sanction qu’encourt le péché. En effet, nous n’avons pas un grand-prêtre qui serait incapable de se sentir touché par nos faiblesses. Au contraire, il a été tenté en tous points comme nous le sommes, mais sans commettre de péché (Romains 8:3; Hébreux 4:15).

Avec sa première déclaration, Jean exprime en grec et en trois mots, le plus grand événement qui a eu lieu depuis la création du monde par la Parole (Jean 1:3). Le « logos » éternel qui est Dieu n’a pas seulement pris l’apparence humaine, mais il est devenu lui-même un homme (Philippiens 2.6-8).  A sa naissance, Jésus a ajouté l’humanité à sa divinité. Mais en prenant chair, la nature du Sauveur n’a pas changé d’un iota ; Jésus s’est seulement déplacé. En lui, Dieu a quitté l’éternité et est entré dans l’espace-temps à Bethlehem sous la forme d’un nouveau-né. La Parole est descendue et elle s’est incarnée pour se mettre à notre portée, être semblable à nous et se rendre accessible au plus pauvre, au plus faible, au plus ignorant et au plus coupable.

Cependant, Jean ne s’étend pas sur la naissance terrestre de Jésus parce qu’il présente le Fils de Dieu dans toute sa majesté et il est bien trop grand pour s’accommoder d’un lieu de naissance.

La seconde affirmation du verset 14 est que « la Parole a vécu parmi nous » dans un corps comme le nôtre. En réalité, nous sommes tous confinés dans une sorte d’emballage, une enveloppe charnelle qui nous habille afin que nous ne soyons pas désincarnés. Mais nous sommes enfermés dans cette boîte que pour un temps. L’apôtre Paul écrit :

Nous le savons, en effet : si notre corps, cette tente que nous habitons sur la terre, vient à être détruit, nous avons au ciel une maison que Dieu nous a préparée, une habitation éternelle qui n’est pas l’œuvre de l’homme (2Corinthiens 5.1).

La troisième déclaration du verset 14 du premier chapitre de Jean est : « Nous avons contemplé sa gloire ». Bien que revêtu d’un corps de chair, Jésus a manifesté sa gloire. Il ne s’agit pas seulement de ses miracles ou de la transfiguration, mais aussi et surtout de sa sainteté, son amour, ses tendres compassions pour les malheureux et les coupables, son obéissance parfaite et sa communion avec le Père, son héroïque dévouement dans ses souffrances et dans sa mort; toute sa vie brillait de sa gloire. Il tient cette gloire du Père en tant que « Fils unique ; (grec unique né) ». Cette expression, qui n’apparaît que dans les écrits de l’apôtre Jean (Jean 1.18; 3:16-18 ; 1 Jean 4:9), exprime le rapport exclusif du Fils de Dieu avec son Père.

La manifestation de Jésus en tant que « plénitude de grâce et de vérité », est à la fin du verset en grec. La grâce décrit la miséricorde et l’amour de Dieu qui s’abaisse vers le pécheur repentant et lui pardonne. C’est ce sentiment de la faveur de Dieu qui donne la paix de l’âme. La vérité est la pensée et la volonté de Dieu. Elle a été fidèlement manifestée dans la vie et l’enseignement de Jésus. À ces deux caractéristiques que sont la grâce et la vérité, les témoins de la vie de Jésus ont pu voir en lui le Fils unique venu du Père. En effet, pour les Juifs, ces deux traits ne sont pas nouveaux car dans l’Ancien Testament, ils servent à décrire Dieu. Dans le livre de l’Exode, on lit :

L’Éternel, un Dieu plein de compassion et de grâce, lent à se mettre en colère, et riche en amour et en fidélité (authenticité, vérité) ! (Exode 34.6).

Après avoir considéré les versets 1 et 14, voyons trois autres déclarations de l’apôtre Jean.

Personne n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé (Jean 1.18).

Dieu est esprit et il est saint. Voilà pourquoi « nul homme n’a vu ni ne peut (le) voir ». Il habite « une lumière inaccessible » écrit l’apôtre Paul (1Timothée 6.16). Et à la femme au bord du puits, Jésus dit :

Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent par l’Esprit et en vérité (Jean 4.24).

Pourtant, le prophète Ésaïe déclare :

Et voici que, de mes yeux, j’ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes (Ésaïe 6.5).

Il a effectivement été en présence d’une certaine manifestation divine, mais il n’a pas vu l’Éternel dans sa nature et son essence. A Moïse qui avait une relation intime avec lui, Dieu a dit :

Et quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher et je te couvrirai de ma main, jusqu’à ce que j’aie passé. Puis je retirerai ma main et tu me verras de dos, mais personne ne peut voir ma face (Exode 33.22-23).

La seconde et la troisième affirmation du verset 18 sont « Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé » Bien que Jean utilise un vocabulaire simple, les vérités qu’il exprime sont des profonds mystères. En se manifestant comme Fils, Jésus a révélé le Père, son Père. Littéralement le texte dit que Jésus est « l’exégète du Père ». Le mot grec « exegesato » signifie « conduire dehors ». En d’autres mots, Jésus, dans sa personne amena Dieu hors de son palais céleste à la vue de tous les hommes. Jésus a quitté l’éternité et en lui a été manifesté le Dieu de l’univers, le Créateur de toutes choses. Il a revêtu une enveloppe charnelle pour faire connaître l’Éternel à tous les hommes. C’est grâce au ministère du Fils que la nature du Père invisible s’est révélée.

Ce verset 18 résume le prologue dont le but est le même que cet évangile (Jean 20:31) : montrer dans le Fils unique la révélation même de Dieu et amener les hommes à croire en Lui.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

Émission du jour | Nombres 31.1 – 35.8

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