Chapitre 8

Verset 9

Dans son discours inaugural de président des États-Unis, Jefferson a dit :

La paix, le commerce, une honnête amitié avec toutes les nations, d’étroites alliances avec aucune.

Méfiance, méfiance donc. Étant donné que la plupart des relations humaines, qu’elles soient à titre individuel ou entre peuples, produisent presque toujours des tiraillements, dans son discours, Jefferson a fait preuve d’une certaine sagesse. Par contraste, l’Éternel a établi plusieurs alliances avec l’humanité dans lesquelles il s’est impliqué sans réserve et en particulier dans celle qui s’appelle « la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ ». Comme l’Ancienne Alliance, elle a Dieu pour auteur et a d’abord été conclue avec Israël le peuple choisi.

Je continue de lire dans le chapitre huit de l’épître aux Hébreux.

Elle (La Nouvelle Alliance) ne sera pas comme celle que j’ai conclue avec leurs pères quand je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Égypte. Puisqu’ils n’ont pas été fidèles à mon alliance, moi alors, je me suis détourné d’eux, dit le Seigneur (Hébreux 8.9).

La quatrième caractéristique de la Nouvelle Alliance par rapport à l’Ancienne est qu’elle ne repose pas sur un système de règles. En effet, l’alliance établie au mont Sinaï, avec les Hébreux fraîchement sortis d’Égypte, a pour condition l’application de la Loi que l’Éternel lui a adjointe. Sous l’Ancienne Alliance, l’obéissance du peuple engendre la bénédiction de Dieu, et la désobéissance sa malédiction. À cause de leur rébellion incessante, les Israélites sont finalement chassés de leur pays plusieurs fois, et même si aujourd’hui ils y sont à nouveau, ce n’est pas dû à leur soumission à Dieu, car mis à part les religieux fondamentalistes enracinés dans la tradition, Israël est une nation très laïque. Son existence et sa présence dans le pays de ses ancêtres sont uniquement dues au fait que Dieu est fidèle, et qu’il n’a pas rejeté son peuple ni abrogé son alliance avec Abraham.

Versets 10-11

Je continue le texte.

Mais voici quelle alliance je vais conclure avec le peuple d’Israël après ces jours, dit le Seigneur : je placerai mes lois dans leur pensée, je les graverai dans leur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus besoin de s’enseigner l’un l’autre en répétant chacun à son concitoyen ou à son frère : “ Il faut que tu connaisses le Seigneur ! ” Car tous me connaîtront, du plus petit jusqu’au plus grand (Hébreux 8.10-11).

La cinquième caractéristique de la Nouvelle Alliance par rapport à l’Ancienne est que la connaissance de Dieu est personnelle (Jean 14.26). Le croyant fidèle oriente ses pensées et ses priorités vers Dieu, et il épouse la vision du monde et de la vie enseignée dans sa Parole.

Sous la Loi, quand les Israélites obéissent, c’est principalement dû à la peur du châtiment divin. Mais sous la Nouvelle Alliance, le croyant cherche de lui-même à plaire à Dieu parce qu’il l’aime.

Dans le livre du Deutéronome, on lit que les X commandements furent donnés sur des tablettes de pierre et devaient être écrits sur les mains, le front et sur le pas de la porte afin qu’ils soient constamment présents à l’esprit et mis en pratique (Deutéronome 6.8-9). Sous le régime de la grâce, le Saint-Esprit se révèle dans les pensées et le cœur des croyants. Leur relation avec leur Père céleste est « en esprit et en vérité » (Jean 4.23-24) au lieu d’être légaliste et ritualisée (comparez Ézéchiel 11.19, 20 ; 36.26, 27 ; Jean 14.17).

Verset 12

Je continue le texte.

Car je pardonnerai leurs fautes, je ne tiendrai plus compte de leurs péchés (Hébreux 8.12).

La sixième et suprême caractéristique de la Nouvelle Alliance est de pourvoir au pardon total. Sous la loi, les péchés reviennent constamment sur le tapis parce qu’ils ne sont que provisoirement couverts par le sang des animaux sacrifiés afin que Dieu ne les voie pas. Sous le régime de la grâce, Dieu les oublie au point où c’est comme s’ils n’avaient jamais existé.

Verset 13

Je finis de lire le chapitre huit.

Par le simple fait d’appeler cette alliance-là nouvelle, le Seigneur a rendu la première Ancienne ; or, ce qui devient ancien et ce qui vieillit est près de disparaître (Hébreux 8.13).

La septième caractéristique de la Nouvelle Alliance est qu’elle est la seule qui soit en vigueur aujourd’hui. Les Juifs ont souvent du mal à croire en Jésus parce que pour eux une telle démarche signifie que Dieu n’honore plus l’Ancienne Alliance avec ses préceptes, rites, et cérémonies, ce qui leur est très difficile de concevoir. De plus, l’abandon des pratiques traditionnelles est vécu comme une amputation, tellement le Judaïsme est imbriquée dans la culture juive.

En annonçant la Nouvelle Alliance, Dieu déclare la précédente Ancienne, c’est-à-dire abrogée. En fait, elle allait disparaître avec perte et fracas. Quand il a écrit ces lignes, l’auteur considère que les sacrifices qui ont encore cours à Jérusalem sont anachroniques, mais il ne peut pas savoir que d’ici quelques petites années la ville sainte et le temple partiront en fumée et qu’à partir de ce moment-là il n’y aura plus ni autel ni sacrifices, or sans eux, il n’y a plus d’Ancienne Alliance. Dans la réalité, celle-ci a déjà été abolie quand le voile qui barre l’entrée du Lieu très saint s’est déchiré de haut en bas comme par une main invisible (Matthieu 27.50, 51 ; Marc 15.37-39 ; Luc 23.44-46). Quand Jésus est mort, il a tout accompli et donc l’accès à Dieu est libre et ouvert à tous les hommes (1Timothée 2.5-6) ; l’époque de la loi de Moïse et des prêtres lévitiques est révolue et une nouvelle ère est engagée, l’ère du sacerdoce du Fils de Dieu pour l’éternité.

Il est toujours utile de rappeler que si Dieu a supprimé l’Ancienne Alliance, ce n’est pas en raison d’une tare quelconque qu’on pourrait lui attribuer, mais parce que la Loi ne peut pas rendre l’homme juste devant Dieu, et les Israélites comme l’humanité en général, sont tout à fait incapables d’obéir de manière stricte à tous les commandements de Dieu. Même le grand apôtre Paul écrit aux Romains :

Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ce que je suis par nature. Vouloir le bien est à ma portée, mais non l’accomplir (Romains 7.18).

La dépravation de l’homme est comme un puits sans fond, et je ne parle pas de votre voisin de palier ou de l’individu hirsute qui habite un peu plus loin, mais de vous et de moi.

Sous le régime de la Nouvelle Alliance, c’est le Saint-Esprit qui prend les choses en main et qui régénère le cœur de l’homme le rendant ainsi capable de faire ce qui est droit et juste aux yeux de Dieu.

Chapitre 9

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre neuf où l’auteur va décrire succinctement comment fonctionnent le temple et le sacerdoce lévitique sous le régime de l’Ancienne Alliance, mais il va surtout s’attarder sur la supériorité absolue de la Nouvelle Alliance établie par Jésus-Christ.

Dieu ne demande pas à quelqu’un d’abandonner un système de croyances sans lui en offrir un autre qui soit bien meilleur. Comme je l’ai déjà dit, les Hébreux ont le plus grand mal à placer leur confiance en Jésus-Christ parce que pour eux, cette démarche signifie abandonner la prêtrise selon l’ordre d’Aaron, les sacrifices, les cérémonies et tous les rites liés à la loi de Moïse. Ils ne peuvent pas supporter l’idée que les pratiques traditionnelles que l’Éternel a données à leurs ancêtres sont de nature symbolique et pour un temps seulement, et que ce temps est maintenant révolu ; cette idée est particulièrement offensante à leur identité de Juif. Pour cette raison, l’auteur s’attarde sur les différences entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. Il commence par résumer les principales caractéristiques du système lévitique (versets 1-10) puis il fait de même avec la Nouvelle Alliance (versets 11-14).

On a tendance à regarder la loi de Moïse au travers des lunettes des X commandements et de toutes ses règles surtout celles d’ordre moral. Mais l’auteur de l’épître aux Hébreux considère la Loi selon un autre point de vue ; il s’intéresse surtout au sacerdoce lévitique et au sanctuaire parce que ce sont les traits d’union et les points de rencontre entre l’Éternel et les Israélites, en particulier à cause des sacrifices.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre neuf.

Certes, la première alliance avait un rituel pour le culte, ainsi qu’un sanctuaire qui était terrestre (Hébreux 9.1).

Le sacerdoce lévitique établi par Dieu depuis Moïse, et dont Aaron est le premier grand-prêtre n’a pas été inutile. En effet, l’Ancienne Alliance sert à structurer un culte à l’Éternel et à désigner un lieu particulier où il doit prendre place, le temple de Jérusalem. Le fonctionnement du système lévitique est complexe, lourd mais provisoire. Il a pour but de préparer le peuple élu, et à travers lui l’humanité, à la venue de la réalité, la perfection en Jésus. On peut presque dire que l’Ancienne Alliance servait à gagner du temps en attendant la conclusion de la Nouvelle Alliance pour l’éternité.

Pour montrer la supériorité de la prêtrise de Jésus-Christ sur le sacerdoce lévitique, l’auteur va les comparer entre eux, mais il ne dénigre jamais l’ancien système qu’il considère comme valable et légitime mais passager. Il ne faut pas en effet perdre de vue que c’est l’Éternel qui a institué le culte de l’Ancienne Alliance ainsi que toutes ses cérémonies afin de préparer le peuple choisi à la venue et à l’œuvre de salut du Messie.

Verset 2

Je continue.

On avait, en effet, installé une tente — le tabernacle — partagée en deux : dans la première partie se trouvaient le chandelier et la table avec les pains offerts à Dieu. On l’appelait le “ Lieu saint ” (Hébreux 9.2).

L’auteur décrit le premier sanctuaire qui est un temple portatif. Il n’est pas fait de pierres et de bois mais confectionné en peaux d’animaux. C’est une grande tente appelée tabernacle, et parce qu’il est encore plus fragile et temporaire que le temple en dur construit plus tard par Salomon, il se prête mieux à la comparaison entre l’Ancienne Alliance passagère et la Nouvelle Alliance permanente. Le tabernacle peut être démonté et transporté, ce qui montre bien son caractère éphémère. Cependant, alors que les Textes sacrés ne consacrent que deux chapitres à la création du monde, une cinquantaine de chapitres sont consacrés au fonctionnement du tabernacle parce que en fait, c’est un gigantesque portrait de Jésus-Christ.

La mise en place du tabernacle dans le désert a concrétisé le projet divin d’habiter au milieu de son peuple, ce qui est le but ultime de toutes les alliances que Dieu a établies avec l’homme. Ce projet divin rappelle la raison de la création de l’homme dans le jardin d’Éden, car de toute éternité, le Créateur veut partager qui il est avec des créatures qui sont en mesure de l’apprécier et de l’adorer.

Le parvis du tabernacle, c’est-à-dire la cour extérieure, fait environ 50 mètres de long par 25 de large et il est clôturé. Il a une seule porte de deux mètres cinquante de haut et environ dix de large, ce qui permet à un grand nombre d’Israélites d’entrer tous en même temps. Pareillement, le tabernacle lui-même possède une seule entrée parce qu’un seul chemin et une seule porte mènent à Dieu. Jean rapporte que Jésus a dit :

Je suis le chemin. Je suis la porte… Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14.6 ; 10.7, 9 ; LSG).

Il est tout à fait exact que le christianisme tel que le présente le Nouveau Testament est exclusif dans le sens qu’il n’accepte aucune religion humaine, mais c’est Dieu qui le veut ainsi.

Une fois entré dans le parvis, on a devant soi l’autel des holocaustes qui est en bois d’acacia recouvert de bronze. Il fait 2,5 m de côté et 1,5 m de haut. Il est surmonté d’une grille sous laquelle on met du charbon et sur laquelle on place l’animal sacrifié quand il est brûlé. Les quatre coins de l’autel sont munis de cornes en airain auxquelles on attache l’animal qui va être égorgé. L’autel des holocaustes prophétise et représente la croix qui est le lieu du sacrifice parfait du Fils de Dieu dont le bénéfice s’étend à tous les hommes de tous les temps. Dans l’évangile selon Jean, Jésus est appelé « l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde » (Jean 1.29). L’autel des holocaustes et la croix sont fabriqués par des hommes mais conçus dans le ciel.

À côté de cet autel se trouvait une cuve en bronze qui sert aux ablutions des prêtres avant qu’ils n’offrent les sacrifices ou qu’ils n’entrent dans le tabernacle. Ce rite annonce la purification morale et spirituelle que Jésus a accomplie en faveur des siens, c’est à dire ceux qui croient en lui.

La tente du tabernacle fait environ quinze mètres de long par cinq de large et comme je l’ai dit, il comprend deux parties, chacune richement pourvue de l’équipement complexe requis pour les cérémonies rituelles. Les premiers deux tiers du Tabernacle s’appellent « le Lieu saint » et seuls les prêtres ont le droit d’y pénétrer pour y faire leur service. Il contient généralement trois meubles mais l’auteur n’en mentionne que deux. Quand le prêtre entre, sur sa gauche se trouve le chandelier en or massif avec ses sept branches remplies d’huile d’olive pure qui brûlent en permanence. Ce chandelier est le seul éclairage du tabernacle et il rappelle les paroles de Jésus que rapporte Jean quand il dit :

Je suis la lumière du monde (Jean 9.5).

Quand il l’a quitté pour retourner dans les cieux, ce monde fut à nouveau plongé dans les ténèbres, et aujourd’hui, seuls les croyants possèdent la lumière de la vie en Jésus. C’est lui qui dirige leurs pas et qui éclaire leur intelligence afin qu’ils soient conduits dans toute la vérité. C’est par son Esprit qui habite en eux, que Dieu les guide dans ce monde de ténèbres.

À droite en entrant dans le tabernacle se trouve la table avec les pains offerts à Dieu, des pains sacrés en somme. Cette table est en bois d’acacia recouvert d’or. Les murs intérieurs du temple aussi sont plaqués or parce que l’or symbolise la royauté du Christ. Sur cette table sont placés 12 pains qui représentent les 12 tribus d’Israël qui s’offrent ainsi à Dieu. Ce petit meuble a plusieurs significations. Une table est un lieu de convivialité, de partage et de communion, or, l’Éternel désire que les Israélites invoquent son nom et entretiennent avec lui des relations amicales. Cette invitation s’adresse aujourd’hui à tous les hommes. A la fin des temps, tous ceux qui auront répondu à son appel s’assiéront avec lui et partageront le repas des noces de l’Agneau. Luc rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Vous mangerez et vous boirez à ma table, dans mon royaume… (Luc 22.30).

En second lieu, ces pains de farine rappellent que Dieu pourvoit aux besoins de ses créatures, hommes et bêtes. Chaque sabbat, des pains frais remplacent ceux de la semaine écoulée qui sont alors mangés par les prêtres, eux seuls ayant ce droit.

En troisième lieu, ces pains annoncent déjà le repas-souvenir que le Christ a établi à la veille de sa mort. Dans l’évangile selon Luc, on lit :

Il prit du pain, remercia Dieu, le partagea en morceaux qu’il leur donna en disant : Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites cela en souvenir de moi (Luc 22.19).

Et Jean rapporte que Jésus a aussi dit :

C’est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim (Jean 6.35).

Ces douze pains sont cuits sans levain, une substance qui dans les Écritures représente presque toujours le mal, la méchanceté et l’hypocrisie. Ces pains préfigurent le Christ venu du ciel qui est sans la moindre faute.

Vers le centre du Lieu saint se trouve l’autel des parfums également fabriqué en acacia et recouvert d’or. Sur cet autel, on place des charbons ardents qui proviennent de l’autel des holocaustes pour y brûler de l’encens odoriférant, et le nuage de fumée qui s’en échappe représente la montée des prières du peuple vers l’Éternel. Ce nuage prophétise aussi l’intercession en notre faveur de Jésus notre grand-prêtre.

Versets 3-4a

Je continue le texte.

Derrière le second rideau venait la partie de la tente qu’on appelait le “ lieu très-saint ”. Là étaient placés un brûle-parfum en or et le coffre de l’alliance, entièrement plaqué d’or (Hébreux 9.3-4a).

Au fond du Lieu saint se trouve un rideau qui ferme le Lieu très saint, une pièce en forme de cube d’environ cinq mètres de côté. Seul le grand-prêtre peut y pénétrer, une seule fois par an, le jour des expiations appelé Yom Kippour. Il doit entrer avec du sang dont il asperge le propitiatoire aussi appelé « siège de miséricorde » et qui est le couvercle du coffre sacré. Ce meuble mesure environ 1,15 m de long, et 70 cm de large et de haut. C’est le seul meuble du Lieu très saint et pourtant, et assez curieusement, l’auteur mentionne la présence d’un brûle-parfum. Or cet encensoir n’est présent dans le Lieu très saint que le jour des expiations. Dans le livre du Lévitique, on lit :

Le grand-prêtre prendra un plein encensoir de charbons ardents de l’autel, de devant l’Éternel, et deux pleines poignées de parfum à brûler réduit en poudre, et il emportera le tout au-delà du voile. Là, il répandra le parfum sur le feu devant l’Éternel, de sorte que le nuage de fumée couvre le propitiatoire qui se trouve au-dessus de l’acte de l’alliance. Ainsi il ne mourra pas (Lévitique 16.12-13).

L’auteur mentionne le brûle-parfum dans le Lieu très saint pour deux raisons. D’abord, parce qu’il n’a pas mentionné la table des parfums quand il a parlé des meubles du Lieu saint, et ensuite et surtout, parce que voulant constamment mettre devant ses lecteurs la personne du Christ, il décrit la situation le jour des expiations, le Yom Kippour, qui prophétise le sacrifice de la croix. Or, le nuage de fumée qui émane de l’encens de l’encensoir qui brûle devant l’Éternel, représente bien la montée des prières du peuple, mais annonce aussi la future intercession de Jésus notre grand-prêtre, pour les siens.

Le coffre sacré et le couvercle sont en acacia recouvert d’or. Aux deux extrémités du couvercle se trouvent deux chérubins en or massif et aux ailes déployées. C’est là que l’Éternel se manifeste. Dans l’Exode, on lit qu’il a dit à Moïse :

C’est au-dessus du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur le coffre, que je me manifesterai à toi ; c’est de là que je te communiquerai tous mes ordres pour les Israélites (Exode 25.22).

Les prêtres qui sont de service entrent librement dans le Lieu saint, mais les Israélites ne peuvent pénétrer que dans le parvis, la cour extérieure au tabernacle. Cela dit, ni les uns ni les autres n’ont jamais le droit d’entrer dans le Lieu très saint où seul le grand-prêtre peut pénétrer avec du sang et l’encensoir une fois l’an le grand jour des expiations. En d’autres mots et pratiquement parlant, l’homme n’a pas vraiment accès à Dieu.

Sous l’Ancienne Alliance, le coffre sacré et son couvercle, aussi appelés l’arche de l’alliance et le propitiatoire, étaient interdits au commun des mortels parce qu’ils symbolisent la présence de Dieu. Mais depuis la mort sacrificielle de Jésus, Dieu est accessible à tout un chacun par la foi en Jésus. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit : « C’est Jésus que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire » (Romains 3.25: LSG ; comparez 1Jean 2.2), la victime qui expie les péchés. Jésus est la seule victime expiatoire qui a été agréée par Dieu. Dans l’évangile selon Jean, on lit :

Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné (Jean 3.18).