Chapitre 9

Versets 4-5

Les Mormons possèdent des temples avec des pièces secrètes qu’ils considèrent sacrées et où seuls certains initiés ont accès. Cette religion à mystères s’inspire à la fois des religions à mystères du premier siècle et du Temple juif qui se trouve à Jérusalem et qui comporte un Lieu saint et un Lieu très saint qui sont séparés par un épais rideau. Lorsque les prêtres sont de service, ils peuvent se rendre dans le Lieu saint, mais seul le grand-prêtre a le droit et le devoir d’accéder au Lieu très saint et cela une seule fois par an.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre neuf de l’épître aux Hébreux.

Là (dans le Lieu très saint) étaient placés un brûle-parfum en or et le coffre de l’alliance, entièrement plaqué d’or. Ce coffre contenait un vase d’or avec de la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri et les tablettes de pierre sur lesquelles étaient gravées les paroles de l’alliance. Au-dessus du coffre, les chérubins glorieux couvraient le propitiatoire de l’ombre de leurs ailes. Mais ce n’est pas le moment de parler de chacun de ces objets en détail (Hébreux 9.4-5).

Ce coffre sacré contient un pot rempli d’environ quatre litres de manne, une sorte de gaufrette mielleuse avec laquelle l’Éternel a nourri Israël dans le désert ; puis il y a les deux tablettes sur lesquelles sont gravés les X commandements, et enfin le bâton d’Aaron. Ces trois objets représentent chacun un aspect de Jésus-Christ.

Le bâton d’Aaron était sec comme un coup de trique puis la vie est entrée en lui, et il a fleuri et même produit des amandes mûres. Cette renaissance soudaine prophétise la résurrection du Christ.

La manne tombait comme ça toute seule tous les matins six jours par semaine. Elle rappelle les deux multiplications miraculeuses des pains et poissons opérées par Jésus, qui sont racontées dans l’évangile selon Matthieu (14.19 ; 15.36). Cette manne préfigure aussi le pain du ciel à venir, c’est-à-dire le Christ lui-même qui descendit sur terre pour donner sa vie en sacrifice pour les pécheurs. Dans l’évangile selon Jean, on lit :

Le pain qui vient de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. – C’est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif (Jean 6.33, 35).

Tout comme les aliments permettent au corps de subsister, Jésus est le pain vivant qui satisfait les besoins les plus profonds de l’âme et donne la vie éternelle à ceux qui croient en lui.

Quant aux tables de la Loi, elles représentent les deux volets du ministère du Christ. Premièrement, au nom de tous les croyants de tous les temps, Jésus a parfaitement rempli toutes les exigences de la Loi, et en second lieu, il en a subi la malédiction en portant le châtiment réservé à ceux qui comme moi ont transgressé la Loi morale de Dieu. Dans son épître aux Galates, l’apôtre Paul écrit :

(En effet,) il est écrit : Maudit soit l’homme qui n’obéit pas continuellement à tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. – Le Christ nous a libérés de la malédiction que la Loi faisait peser sur nous en prenant la malédiction sur lui, à notre place (Galates 3.10, 13).

Verset 6

Je continue le texte.

Cet ensemble étant ainsi installé, les prêtres entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle pour accomplir leur service (Hébreux 9.6).

Dans le Lieu saint du sanctuaire, chaque jour les prêtres de l’Ancienne Alliance s’affairent. Ils doivent couper les mèches des bougies, ajouter de l’huile au chandelier et de l’encens sur l’autel des parfums. Tous les sabbats, il leur faut également remplacer les douze pains offerts à Dieu. Il leur faut préparer ceci et nettoyer cela ; bref, leur travail n’est jamais terminé, mais si certains considèrent leur tâche comme un boulot, d’autres la font par dévotion pour Dieu. Or celui qui a le cœur bien disposé envers lui, qui le vénère désire aussi le servir. Alors qu’il était tenté dans le désert, Jésus a dit au diable :

Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul (Matthieu 4.10).

Adorer et servir vont de pair. Ceux qui aiment et adorent Dieu n’ont aucune difficulté à se consacrer à lui pour le servir et faire sa volonté.

Le travail de fourmis des prêtres lévitiques fait penser à Jésus, car lui non plus ne chôme pas parce qu’il ne cesse jamais d’intercéder pour les siens auprès du Père ; son ministère est continuel.

Verset 7

Je continue le texte.

Dans la seconde (partie du tabernacle), le grand-prêtre est le seul à pénétrer, et cela une seule fois par an. Or, il ne peut y entrer sans apporter le sang d’un sacrifice qu’il offre pour lui-même et pour les fautes que le peuple a commises par ignorance (Hébreux 9.7).

C’est la tâche particulière du grand-prêtre dans le Lieu très saint, qui illustre le mieux l’œuvre que Jésus a réalisée sur la croix. Sous l’Ancienne Alliance, on offre continuellement des sacrifices pour des péchés spécifiques, cependant, bien des fautes sont inconnues ou oubliées pour lesquelles aucun sacrifice n’a été offert à l’Éternel, et au fil du temps elles s’accumulent. Alors une fois l’an, il faut vider l’abcès en quelque sorte. Le grand jour des expiations (Yom Kippour), on offre un sacrifice pour tous les péchés qui n’ont pas encore été couverts par du sang. L’ardoise des Israélites est alors entièrement effacée, du moins en apparence, car ce sacrifice est seulement symbolique et valable pour une année. C’est un pis-aller en attendant la venue de l’Agneau de Dieu qui lui efface véritablement tous les péchés de tous les hommes une fois pour toutes et à tout jamais.

Tôt le matin, le jour des expiations, le grand-prêtre se purifie de manière rituelle, revêt le pectoral et l’éphod, puis il offre les sacrifices du jour. Ensuite, il retire ses vêtements sacrés et se lave entièrement le corps. Il revêt alors une tunique de lin de couleur blanche et accomplit le sacrifice d’expiation. Ce faisant, il représente vraiment Jésus qui s’est dépouillé de toute sa gloire pour venir habiter humblement parmi nous. Habillé de vêtements de lin blanc et recouvert d’une tunique, le grand-prêtre prend de l’encens puis des charbons sur l’autel des holocaustes, les place dans un encensoir d’or et porte le tout dans le Lieu très saint. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, cette cérémonie annonce l’intercession de Jésus pour les siens. Ensuite, le grand-prêtre sort et offre un taureau en sacrifice pour ses propres péchés. Il récupère une partie du sang et retourne dans le Lieu très saint pour asperger le propitiatoire. On peut entendre tinter les clochettes de sa tunique pendant qu’il se déplace. Dès qu’il a fini, il s’empresse de sortir. Il se rend alors à l’autel des holocaustes auquel sont attachés deux boucs. Il tire au sort celui qui sera sacrifié tandis que l’autre, appelé « bouc émissaire », est lâché dans le désert. Le grand-prêtre égorge alors le bouc, recueille une partie de son sang comme pour le taureau précédent et le porte dans le Lieu très saint où une fois encore il asperge le propitiatoire, mais cette fois-ci c’est pour les péchés du peuple. Puis le grand-prêtre sort en toute hâte de peur de s’attarder et d’être frappé de mort. Selon la tradition, il porte une chaîne autour d’un pied au cas où s’il commet une imprudence et qu’il est terrassé, on puisse le retirer du Lieu très saint sans y entrer.

Ensuite, le grand-prêtre va auprès du bouc émissaire et lui impose les mains, transférant ainsi symboliquement les péchés d’Israël sur sa tête. Puis on le conduit à la limite du désert où on le relâche afin qu’il disparaisse et ne revienne jamais. Ce bouc éloigne les péchés du peuple ce qui symbolise le pardon. Quant à l’autre bouc offert en sacrifice propitiatoire, il satisfait la justice de Dieu parce qu’il a expié les péchés.

Versets 8-10

Je continue le texte.

Le Saint-Esprit nous montre par-là que l’accès au lieu très-saint n’est pas ouvert tant que subsiste le premier tabernacle. Nous avons là une représentation symbolique des réalités de l’époque actuelle. Elle signifie que les offrandes et les sacrifices qu’on présente ainsi à Dieu sont incapables de donner une conscience parfaitement nette à celui qui rend un tel culte. En effet, il n’y a là que des prescriptions concernant des aliments, des boissons et des ablutions diverses. Ces rites, d’ordre matériel, ne devaient rester en vigueur que jusqu’au temps où Dieu instituerait un ordre nouveau (Hébreux 9.8-10).

Il est intéressant de remarquer le contraste entre la splendeur, requise par Dieu, du rituel d’adoration de l’Ancienne Alliance, et si cher aux lecteurs juifs de l’épître, et sa décevante inefficacité spirituelle, car comme l’a déjà dit l’auteur, elle « n’a rien amené à la perfection » (7.19).

Sous l’ancien régime, l’adoration de Dieu est très cadrée parce que le commun des mortels ne peut pas s’approcher de lui à l’exception du grand-prêtre, une fois l’an, brièvement et selon un protocole très ritualisé. Quant aux Israélites ordinaires qui sont pourtant le peuple de l’alliance, ils n’ont pas le droit d’entrer dans le Lieu saint du tabernacle et encore moins dans le Lieu très saint. Quant aux païens, ils ne peuvent même pas pénétrer dans le parvis, la cour du tabernacle.

Quand un Israélite amène un agneau en sacrifice, il entre dans le parvis où il rencontre un prêtre. Tous deux vont alors jusqu’à l’autel des holocaustes qui est situé à l’entrée du tabernacle. L’homme pose alors ses mains sur la tête de l’animal pour s’identifier à lui et symboliquement placer sa faute sur l’agneau. Puis le prêtre l’égorge avant de le dépecer ou de le brûler selon les cas. L’Israélite ne peut rien faire d’autre que de rentrer chez lui et espérer que l’Éternel accepte son offrande. Ces rituels montrent bien que sans un grand-prêtre sauveur et un sacrifice parfait, il n’est pas possible d’entrer dans la présence de Dieu.

Non seulement Dieu est inaccessible, mais les sacrifices d’animaux comportent de sérieuses limitations. Ils peuvent purifier la souillure cérémonielle et couvrir certains péchés commis sans mauvaises intentions, mais c’est tout. De plus, il faut se soumettre à des rites complexes et contraignants.

Les sacrifices et le bouc émissaire protègent l’Israélite de la colère de Dieu, mais n’établissent pas une relation amicale avec lui. Il faut bien garder à l’esprit que les rites de l’Ancien Testament ont une valeur symbolique et qu’ils n’ont pas été donnés pour effacer le péché parce qu’il est ineffaçable sauf par le sang de Dieu lui-même en Jésus-Christ. Les pratiques religieuses de l’Ancienne Alliance pourvoient à une purification rituelle extérieure ; elles servent à couvrir les péchés et à se préserver du châtiment de Dieu, mais les fautes restent, et parfois elles continuent à peser sur la conscience du coupable.

Le système lévitique mis en place par Dieu ne règle pas le problème fondamental de l’homme. Pour cette raison, l’Ancienne Alliance est imparfaite et temporaire jusqu’à ce que la perfection vienne en Jésus, qui lui a réellement ôté le péché, effacé toutes ses conséquences pour l’éternité, ouvert toute grande la porte d’accès à Dieu, et pourvu au salut éternel de ceux qui invoquent son nom.

La Loi et toutes ses exigences cérémonielles sont une façon pour Dieu d’administrer l’humanité pendant un temps. Elles furent données à un peuple particulier plusieurs milliers d’années après la création et la rébellion de l’homme et ont pris fin voilà déjà deux mille ans au moment de la mort du Christ en croix. D’ailleurs, l’auteur précise que « ces rites, d’ordre matériel, ne devaient rester en vigueur que jusqu’au temps où Dieu instituerait un ordre nouveau », littéralement : « jusqu’à une époque de réformation ». Or, le mot pour « réformation » signifie rendre droit, redresser, corriger. C’est l’instauration de la Nouvelle Alliance conclue par le sang versé du Christ qui permet de satisfaire parfaitement la justice de Dieu et laver l’affront qui lui est fait par les péchés des hommes. C’est le Christ qui a déchiré le voile qui sépare l’homme de Dieu et qui permet d’établir un pont entre le Créateur et ses créatures. Hormis Jésus il n’y a pas de réconciliation possible avec Dieu donc pas de salut.

Aujourd’hui par contre, la voie est libre et tous ceux qui font confiance à Jésus ont l’entière liberté de s’approcher de Dieu et de l’invoquer pour n’importe quelle raison, car il est leur Père céleste.

Demander c’est bien, mais dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul rappelle aussi aux croyants qu’ils sont appelés à louer et adorer leur Seigneur. Il les exhorte disant :

Chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur ; rendez toujours grâces pour tout à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Éphésiens 5.19-20 ; SER).

On peut résumer les caractéristiques du sanctuaire terrestre en disant que : il est fait de main d’homme avec du bois, des peaux et plus tard avec des pierres ; c’est une image, une représentation symbolique des réalités célestes mais pas la vraie réalité ; et enfin, il est inaccessible au commun des mortels et même aux prêtres.

Aujourd’hui par contre, chaque croyant est dans une situation bien meilleure que celle du grand-prêtre (1Pierre 2.5, 9 ; Apocalypse 1.6 ; 5.10 ; 20.6) le jour des expiations parce qu’il jouit d’un accès permanent auprès de Dieu par le sacrifice du Christ qui reste efficace pour l’éternité. Quand Jésus est mort, le voile qui barrait le Lieu très saint s’est déchiré signifiant par là que Dieu est désormais accessible.

Enfin, le système lévitique de l’Ancienne Alliance ne peut jamais changer le cœur de l’homme et n’a pas été donné dans ce but. Par contre, l’action du Saint-Esprit opère une transformation intérieure profonde chez celui qui place toute sa confiance en Jésus ; le croyant est une nouvelle création (2Corinthiens 5.7) transformée de la tête aux pieds tant au point de vue moral que spirituel.

Verset 11

Je continue le texte.

Or, le Christ est venu en tant que grand-prêtre pour nous procurer les biens qu’il nous a désormais acquis. Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait que le sanctuaire terrestre, un tabernacle qui n’a pas été construit par des mains humaines, c’est-à-dire qui n’appartient pas à ce monde créé (Hébreux 9.11).

L’auteur va rappeler plusieurs caractéristiques importantes de la Nouvelle Alliance par rapport à l’Ancienne. Puis il va brièvement décrire le sanctuaire céleste, le service qui y est effectué et ce qu’il signifie.

En tant que grand-prêtre dans les cieux, Jésus exerce dans un tabernacle spirituel qui est incomparable car parfait et infiniment plus majestueux que le sanctuaire terrestre fait de main avec des matériaux naturels. Le tabernacle en peaux d’animaux était beau et le temple de Salomon impressionnant, mais tout ce qui est matériel se dégrade et finit par disparaître. Il faut sans cesse réparer et rafistoler. Par contre, le sanctuaire céleste qui « n’a pas été construit par des mains humaines », est spirituel et se trouve dans le troisième ciel, la résidence de Dieu. Dans le livre des Actes, on lit que Étienne, le premier martyr a dit à ses compatriotes :

Le Dieu très-haut n’habite pas dans des édifices construits par des mains humaines. C’est ce que dit le prophète : Mon trône, c’est le ciel, la terre, l’escabeau où je pose le pied. Quelle est donc la maison que vous me bâtirez, dit le Seigneur, ou quel lieu de repos pourrait me servir de demeure ? (Actes 7.48-49).

Et l’apôtre Paul a dit aux Athéniens :

Ce que vous révérez ainsi sans le connaître, je viens vous l’annoncer. Dieu, qui a créé l’univers et tout ce qui s’y trouve, et qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples bâtis de mains d’hommes (Actes 17.23-24).

À l’image de Melchisédek, Jésus est un grand-prêtre-roi qui assure son sacerdoce et qui règne dans son palais qui est aussi le sanctuaire céleste, à la droite de Dieu dans la salle du trône.

Sous l’Ancienne Alliance, les prêtres entrent seuls dans le Lieu saint et le grand-prêtre pénètre seul dans le Lieu très saint, mais sous la Nouvelle Alliance, Jésus fait entrer tous les siens à sa suite à l’intérieur du sanctuaire céleste dans la présence de Dieu jusqu’à les faire asseoir avec lui. Aux Éphésiens, Paul écrit :

Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur : Jésus le Christ, car il nous a comblés des bénédictions de l’Esprit dans le monde céleste qui, toutes, sont en Christ. – Par notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait siéger ensemble dans le monde céleste (Éphésiens 1.3 ; 2.6).

Spirituellement, les croyants sont déjà dans les cieux, mais un jour ils y seront en vérité et pour l’éternité, en esprit et avec un nouveau corps ressuscité. Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit encore :

Quant à nous, nous sommes citoyens du royaume des cieux : de là, nous attendons ardemment la venue du Seigneur Jésus-Christ pour nous sauver. Car il transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet de tout soumettre à son autorité (Philippiens 3.20).

Verset 12

Je continue le texte.

Il (Le Christ) a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel (Hébreux 9.12).

Sous l’Ancienne Alliance, le grand-prêtre en fonction entre année après année dans la présence de Dieu et offre du sang d’un animal qui couvre certains péchés pendant un temps. C’est du provisoire, répétitif et très imparfait. Par contraste, Jésus a offert une seule fois son sang à Dieu et il a obtenu une rédemption éternelle pour tous les croyants de tous les temps, et il n’existe pas de limite au nombre de péchés qu’il a expiés ni au nombre d’êtres humains qui peuvent recevoir la vie éternelle.

Il faut aussi rappeler que c’est le sang du Christ qui procure le salut et non pas la vie parfaite qu’il a menée ; c’est sa mort qui sauve. Par un seul acte de rédemption, il a expié les péchés passés, présents et futurs.

Versets 13-14

Je continue le texte.

Si le sang des boucs et des taureaux et les cendres d’une vache que l’on répand sur des personnes rituellement impures leur rendent la pureté extérieure, à combien plus forte raison le sang du Christ qui, sous la conduite de l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes afin que nous servions le Dieu vivant (Hébreux 9.13-14 ; Autre).

L’auteur rappelle à ses lecteurs hébreux que toutes les pratiques de l’Ancienne Alliance sont désormais caduques. En effet, le système lévitique purifie seulement l’extérieur. Ses symboles procurent la pureté rituelle et couvrent le péché que l’auteur appelle « les œuvres mortes », mais ne l’efface pas, parce que ce n’est pas une cérémonie quelconque qui peut changer le cœur de l’homme ou effacer le mal qu’il a fait.

Par contre, Jésus étant un être divin et parfait, son sang a une valeur infinie. Appliqué par le Saint-Esprit, il accomplit véritablement l’expiation de toutes les fautes. De plus, il atteint le cœur humain où est enraciné le péché. Par cette action en profondeur, le sang de Jésus purifie vraiment le pécheur, et ses fautes sont réellement pardonnées et oubliées par Dieu. Le Saint-Esprit ne se contente pas de rafistoler une vieille créature délabrée, mais en crée une nouvelle qui est à l’image du Christ (2Corinthiens 5.7). Les Hébreux qui abandonnent les pratiques lévitiques pour se confier en Jésus peuvent donc avoir la conscience tranquille.

Un évangéliste qui avait organisé des réunions sous une tente était en train de la démonter quand un jeune homme s’est approché et lui a demandé :

« Qu’est-ce que je dois faire pour être sauvé ? »

« Désolé a répondu l’évangéliste, il est trop tard.

« Oh non ! Vous voulez dire qu’il est trop tard parce que la réunion est terminée ? »

« Non, dit l’évangéliste. Je veux dire qu’il est trop tard parce que c’est déjà fait ; tout ce qu’on pouvait faire pour votre salut a déjà été fait ».

Et en effet, le salut repose sur l’œuvre rédemptrice déjà accomplie par le Christ qui s’est offert une fois pour toutes, — une œuvre complète, parfaite et éternelle.