Chapitre 4

Verset 8

Depuis 1948, les Israéliens occupent à nouveau une partie de ce qu’ils appellent « la Terre promise » en Palestine, et qui a été donné en héritage par l’Éternel à leur ancêtre Abraham.

À toutes les époques, les Juifs ont idéalisé ce pays au point où pour eux il est pratiquement équivalent au royaume de Dieu. Avant qu’ils ne fassent la conquête de Canaan sous la conduite de Josué, les Hébreux croient qu’une fois en Terre promise, il connaîtront enfin le repos. Mais en réalité, depuis qu’ils s’y sont installés une première fois il y a plus de 3000 ans, ils en ont été expulsés à plusieurs reprises et quand ils reviennent dans leur pays, ils sont en guerre déclarée ou latente avec leurs voisins. On peut donc dire que les Juifs sont encore en errance puisqu’ils n’ont jamais connu le repos que l’Éternel leur a promis, et la raison tient au fait qu’ils ont toujours désobéi à Dieu.

Je continue de lire dans le chapitre quatre de l’épître aux Hébreux.

(C’est pourquoi) Dieu fixe de nouveau un jour qu’il appelle aujourd’hui lorsqu’il dit (beaucoup plus tard, dans les psaumes de David) ces paroles déjà citées : « Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas ». En effet, si Josué avait assuré le repos aux Israélites, Dieu ne parlerait pas, après cela, d’un autre jour (Hébreux 4.7-8).

La génération de ceux qui sont sortis d’Égypte n’a pas été autorisée à entrer en Terre promise, par contre Josué y a conduit leurs enfants. Mais cette prise de possession du Pays promis ne constitue pas le vrai repos de Dieu, la preuve est que bien plus tard, dans le Psaume 95, Dieu renouvelle son offre d’entrer dans son repos.

Derrière cet argument, l’auteur enseigne que la conquête effectuée par Josué n’a pas conduit à une occupation permanente de la Terre promise, ce que l’histoire confirme. La promesse de Dieu au peuple élu ne se réalisera vraiment que dans le royaume messianique ce qui est une espérance encore à venir.

Soit dit en passant que le bonheur, la prospérité et la santé que promettent les sectes, ne sont rien d’autre qu’un miroir aux alouettes pour appâter le chaland. Selon les Écritures, ces bienfaits n’auront cours que dans le millénium, quand Jésus-Christ lui-même régnera sur toute la terre.

Pour nous qui sommes sous le régime de la Nouvelle Alliance, la nature du repos de Dieu est surtout d’ordre spirituel, et bien que Dieu nous accordes des bénédictions terrestres, sa promesse fondamentale est le repos de l’âme en Jésus-Christ.

Verset 9

Je continue de lire le texte du chapitre 4 de l’épître aux Hébreux.

C’est donc qu’un repos reste pour le peuple de Dieu, un repos semblable à celui de Dieu le septième jour (Hébreux 4.9).

« Le peuple de Dieu » désigne plus particulièrement les Hébreux, car le salut est d’abord pour eux. En effet, dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

L’évangile est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs d’abord et aussi les non-Juifs (Romains 1.16).

Le repos de Dieu est donc promis en premier lieu aux Israélites car Dieu poursuivra son plan avec eux jusqu’à ce que le nouvel Israël entre dans le millénium de Jésus-Christ.

Verset 10

Je continue.

Car celui qui est entré dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes (Hébreux 4.10).

Une fois la création achevée, Dieu ne s’est évidemment pas assis à l’ombre d’un palmier parce qu’il était fatigué. « Dieu s’est reposé » signifie qu’il avait terminé. Or, depuis la fin de la création, Dieu n’a plus rien créé ex nihilo, à partir de rien. En effet, d’une part, le chimiste français Lavoisier a montré qu’au niveau de l’énergie : « Rien ne se crée, rien ne se perd, mais tout se transforme », et d’autre part, selon la seconde loi de la thermodynamique, la quantité d’énergie disponible dans l’univers connu est en constante diminution.

Le sabbat que Moïse a donné au peuple juif provient du septième jour de la création où il est dit que « Dieu se reposa ». Mais en réalité, ce repos est pour le bénéfice de l’homme et symbolise la paix et la tranquillité parfaites qui l’habitent quand il est en communion avec son Créateur. Adam et Ève ont connu ce repos absolu avant qu’ils ne désobéissent à Dieu et choisissent d’écouter Satan. Depuis, l’homme est une âme en peine qui cherche le repos et il ne peut le trouver qu’en Jésus-Christ, car c’est lui qui est notre paix (Éphésiens 2.14).

Le sabbat enseigne aussi qu’on ne peut goûter le repos qu’après avoir terminé sa tâche tout comme l’Éternel s’est reposé à la fin de son activité créatrice.

Mais alors qu’est-ce que l’auteur de cette épître demande donc à ses lecteurs de faire ? Comme il ne peut être question d’une œuvre afin d’obtenir le salut, puisqu’il est gratuit, la tâche que les lecteurs de cette épître doivent accomplir consiste à persévérer jusqu’à la fin de leur séjour ici-bas en modelant leur vie sur Jésus-Christ, car lui s’est montré digne de la confiance de Dieu qui l’a établi (Hébreux 3.2). Cet enseignement n’est pas nouveau puisque l’auteur a déjà dit : « nous sommes associés au Christ, si toutefois nous conservons fermement, et jusqu’au bout, l’assurance que nous avons eue dès le début » (Hébreux 3.14) et encore : « sa maison, c’est nous, si du moins nous gardons la pleine assurance et l’espérance qui font notre gloire. » (Hébreux 3.6). L’auteur fait donc souvent référence à ce que Calvin appelle : « la persévérance des saints ».

Le devoir de tout croyant est de rester fidèle à Jésus-Christ quoiqu’il arrive et jusqu’au terme de son pèlerinage sur terre. Alors, en cours de route, je pourrais expérimenter la paix de l’âme et la tranquillité de l’esprit que Dieu promet à ceux qui se confient en lui (Philippiens 4.7). Ce repos de Dieu est illustré par l’attitude qu’une certaine Marie adopte envers le Seigneur. En effet, dans l’évangile selon Luc, on lit :

Jésus entra dans un village. Là, une femme nommée Marthe l’accueillit dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie. Celle-ci vint s’asseoir aux pieds de Jésus, et elle écoutait ce qu’il disait. Pendant ce temps, Marthe était affairée aux multiples travaux que demandait le service. Elle s’approcha de Jésus et lui dit : Maître, cela ne te dérange pas de voir que ma sœur me laisse seule à servir ? Dis-lui donc de m’aider. Mais le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses ; il n’y en a qu’une seule qui soit vraiment nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, et personne ne la lui enlèvera (Luc 10.38-42).

Personnellement, j’ai bien peur d’être davantage une Marthe qu’une Marie, car pour brasser l’air je n’ai pas mon pareil. Pourtant, il est tellement plus facile et agréable de ne rien faire et de simplement s’asseoir aux pieds du Seigneur à l’écouter.

Même si les croyants peuvent déjà goûter en partie le repos de Dieu ici-bas, comme je l’ai déjà dit, le vrai repos est encore à venir. Alors que l’apôtre Jean est exilé sur l’île de Patmos, il entend une voix qui dit :

Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent (Apocalypse 14.13).

Selon le verset qui précède, ces œuvres sont la persévérance des croyants dans l’épreuve.

Les paroles citées par Jean dans le livre de l’Apocalypse, anticipent le dernier jour, quand le Seigneur reviendra pour mettre fin au règne de l’Antichrist et établir son royaume de mille ans. Alors, toutes les souffrances des croyants prendront fin et ils entreront dans le repos de Dieu en présence de Jésus.

Verset 11

Je continue le texte.

Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos afin que personne ne tombe dans la désobéissance à l’exemple des Israélites (Hébreux 4.11).

Une fois encore, l’auteur exhorte ses lecteurs d’entrer de toute urgence dans le repos de Dieu. C’est avec diligence, empressement et détermination que tous les hommes doivent venir à Jésus et l’accepter comme leur Sauveur en se réfugiant à l’abri de la croix, de peur qu’à l’instar des Hébreux dans le désert, ils ne ratent le coche et tombent sous le jugement de Dieu.

Verset 12

Je continue.

Car la Parole de Dieu est vivante et efficace. Elle est plus tranchante que toute épée à double tranchant et, pénétrant jusqu’au plus profond de l’être, jusqu’à atteindre âme et esprit, jointures et moelle, elle juge les dispositions et les pensées du cœur (Hébreux 4.12).

Au début de l’évangile selon Jean, la Parole de Dieu représente la personne du Christ (Jean 1.1-4) et il pourrait en être de même dans ce passage. Cependant, dans l’ensemble des Écritures, le texte inspiré est souvent comparé à une parole vivante. De plus, lorsque Jésus est décrit dans une scène de jugement, il n’est pas lui-même une épée, mais il porte une « épée à double tranchant » (comparez Apocalypse 1.16 ; 2.12) ou bien il apparaît avec « des yeux qui sont ou flamboient comme une flamme ardente » (Apocalypse 2.18 ; 19.12). Tout ça pour dire que ce verset 12 fait bien référence au texte écrit et inspiré, et qui est la Parole de Dieu parce qu’elle est d’origine divine même si elle a été transmise par des agents humains.

Avec ce commentaire sur la Parole de Dieu, l’auteur termine une démonstration dans laquelle il a utilisé un passage tiré du Psaume 95 pour expliquer l’échec des Hébreux à entrer dans le repos de Dieu. Ce discours n’est pas un simple récit historique mais une leçon dont il nous faut tirer profit. L’auteur conclut sa démonstration et ses avertissements sur une note grave. En effet, si ses lecteurs ne s’empressent pas d’entrer dans le repos que Dieu leur offre, ils seront jugés par la Parole à laquelle ils refusent d’obéir, et qui est un instrument du jugement divin. La croix, par contre, est le lieu où le pécheur trouve grâce et miséricorde qui conduisent au repos de son âme.

« La Parole de Dieu est vivante et efficace ». Le mot traduit par « efficace » a donné « énergie » en français. L’auteur veut dire que lorsque le Seigneur parle, sa Parole n’est jamais lettre morte, mais agit et a un effet. L’exemple type, pour ainsi dire, est la Création de l’univers. Dans le livre de la Genèse, il est écrit : « Dieu dit et la lumière fut ». Même chose pour l’étendue du ciel, pour les eaux, la verdure, l’herbe et sa semence, les arbres fruitiers, les luminaires dans le ciel, le soleil et la lune, la multitude d’animaux vivants et les oiseaux. Le texte continue :

Alors Dieu créa les grands animaux marins et tous les êtres vivants qui se meuvent et foisonnent dans les eaux, selon leur sorte, et tous les oiseaux ailés selon leur sorte. Et Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur sorte, des bestiaux, des reptiles et des insectes, et des animaux sauvages selon leur sorte. Et ce fut ainsi. Et Dieu dit : Faisons les hommes pour qu’ils soient notre image, ceux qui nous ressemblent. Et ce fut ainsi. Ainsi furent achevés le ciel et la terre avec toute l’armée de ce qu’ils contiennent (Genèse 1.21, 24, 26a, 30c ; 2.1 ; comparez Genèse 1.3-20).

Dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Et voici pourquoi nous remercions Dieu sans nous lasser : en recevant la Parole que nous vous avons annoncée, vous ne l’avez pas accueillie comme une parole purement humaine, mais comme ce qu’elle est réellement, c’est-à-dire la Parole de Dieu, qui agit avec efficacité en vous qui croyez (1Thessaloniciens 2.13).

Ici encore, le mot pour « efficacité » est celui qui a donné « énergie ».

Les Textes sacrés ont été écrits par intermittence par plus d’une quarantaine d’auteurs différents sur une période qui s’étend du deuxième millénaire avant Jésus-Christ (livre de Job) au premier siècle de notre ère. Au fil des siècles, tous ces textes ont été rassemblés, classés, ordonnés puis mis à la disposition du peuple de Dieu par des éditeurs qui ont rarement donné leur nom. C’est ainsi que s’est faite la canonisation de ce qui constitue aujourd’hui l’Ancien et le Nouveau Testament. Les critiques mal intentionnés qui ont essayé et essaient toujours de les discréditer, n’ont jamais manqué, mais leurs efforts sont vains car ce sont les Écritures, l’épée de Dieu, qui juge l’homme et non pas le contraire.

La Parole de Dieu est efficace parce qu’elle manifeste la puissance de Dieu. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la “ sagesse ”, mais sur une action manifeste de la puissance de l’Esprit. Ainsi votre foi a été fondée, non sur la “ sagesse ” humaine, mais sur la puissance de Dieu (1Corinthiens 2.4-5).

La Parole de Dieu produit des fruits dans la vie des croyants parce qu’elle tire son origine du Dieu créateur vivant et vrai, qui donne la vie et transforme un individu charnel en une personne spirituelle. Dans le psaume 119, le roi David demande :

Comment, quand on est jeune, avoir une vie pure ? C’est en se conformant à ta parole (Psaumes 119.9).

Soit la Parole de Dieu me préserve du péché, soit mon désir de mal faire me tient éloigné de la Parole de Dieu.

Cette Parole « juge les dispositions et les pensées du cœur ». Le verbe traduit par « juge » a donné « critique » en français. En d’autres mots, « la Parole de Dieu me critique » en mettant le doigt sur la plaie béante de mes fautes. Elle discerne et analyse tout, parfaitement et absolument. Elle porte un jugement sur le comportement visible, mais elle sait aussi discerner et révéler au grand jour les motivations et les intentions secrètes, ce que même le plus avisé des juges humains est totalement incapable de faire, parce que toutes nos actions trouvent leur origine dans notre cœur. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

C’est du cœur que proviennent les mauvaises pensées qui mènent au meurtre, à l’adultère, à l’immoralité, au vol, aux faux témoignages, aux blasphèmes. Voilà ce qui rend l’homme impur (Matthieu 15.19-20a).

C’est un bien triste tableau, j’en conviens, et pourtant c’est ce que votre cœur et le mien sont capables de produire. De temps en temps, je rappelle que le prophète Jérémie écrit :

Le cœur est tortueux plus que toute autre chose, et il est incurable, qui pourrait le connaître ? (Jérémie 17.9).

En fait, je ne connais pas la profondeur du mal qui m’habite, Dieu seul le sait et c’est l’épée de sa Parole qui me sonde et me le révèle petit à petit, et elle ne commet aucune erreur de jugement. Toutes les hypocrisies qui ne sont pas dévoilées aujourd’hui le seront au dernier jour et alors la véritable personne sera mise à découvert.

Si la Parole de Dieu apporte le salut et le réconfort, elle est aussi un instrument de jugement. Le jour où je comparaîtrais devant le tribunal céleste, la Parole pénétrera au plus profond de mone être intérieur et éclairera les ténèbres des recoins les plus inaccessibles. La Parole du juste Juge à qui rien n’échappe sondera les cœurs, et alors, tout ce qui aura été caché sera découvert. À ce moment-là seront révélés les faux-semblants, les impostures et les hypocrisies. Alors, ni la plus orthodoxe des professions de foi publique, ni la plus impressionnante liste de bonnes œuvres même faites avec sacrifice n’aura la moindre valeur devant « celui à qui nous devons rendre des comptes », non seulement pour toutes nos actions mais aussi nos pensées, intentions et motivations. Je ne vous cacherais pas que je veux absolument éviter de me voir observer de cette manière sous toutes les coutures par le divin Maître, et je présume que vous êtes comme moi. C’est pourtant ce qui attend chaque être humain responsable, à moins qu’il ne cherche de toute urgence un refuge sous la croix afin d’échapper au regard scrutateur de Dieu qui condamne. « Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas » (Hébreux 3.8, 15 ; 4.7 ; comparez Psaumes 95.8) sont toujours des paroles d’actualité.

Par définition, « une épée à double tranchant » coupe dans deux sens. Si parfois vous vous sentez personnellement visé par ce que je dis, imaginez ce qu’il en est pour moi. Quand j’étudie la Parole de Dieu, je suis en première ligne, car elle s’adresse d’abord à moi et je n’aime pas toujours entendre ce qu’elle me dit.

Le pouvoir de pénétration de la Parole de Dieu est bien plus grand que celui d’une épée quelconque à double tranchant puisqu’elle atteint les tréfonds de l’être et décortique les dispositions et les pensées du cœur. Quand j’accepte de me laisser ainsi juger par la Parole, elle me montre, d’une part, ce que je fais par pure dévotion pour Dieu, ce qui ne pèse pas bien lourd dans la balance, et d’autre part, ce qui au contraire est accompli pour satisfaire un quelconque besoin personnel et qui malheureusement fait des tonnes.

Bien que nos dispositions intérieures soient aussi étroitement enchevêtrées que le sont jointures et moelle dans notre corps, la Parole de Dieu est capable de faire la différence entre ce qui sort de mon âme, c’est-à-dire de mon être charnel, et ce qui vient de mon esprit régénéré par le Saint-Esprit de Dieu. Il faut dire que la vie intérieure du croyant est toujours faite d’un mélange de motivations à la fois spirituelles et humaines, et que seul un agent surnaturel comme la Parole de Dieu peut démêler de telles complexités et dénoncer ce qui provient d’un cœur injuste et méchant.

En toute probabilité, l’auteur s’adresse à des Hébreux qui croient que leur conduite relève d’une démarche purement spirituelle, alors qu’en réalité ils font preuve du même esprit de rébellion que leurs ancêtres.

Verset 13

Je continue le texte.

Nulle créature n’échappe au regard de Dieu, tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte (Hébreux 4.13).

Au premier siècle, le mot traduit par « nu » décrit deux situations distinctes. La première est celle de deux lutteurs qui sont forcés de se faire face l’un à l’autre. La seconde décrit une scène de justice où un poignard à la lame effilée est attaché au cou de l’accusé avec la pointe juste au-dessous de son menton, de manière à ce qu’il ne puisse pas baisser la tête sans grièvement se blesser, ce qui l’oblige à faire constamment face au juge. Dans les deux cas, « nu » se rapporte donc à des circonstances graves où une vie est en danger.

Comme « tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte », il est tout à fait inutile et même ridicule d’essayer de lui cacher quoi que ce soit. Même la plus infime de mes motivations ne passe pas inaperçue à ses yeux. Cette vérité concerne tous les êtres humains sans exception, autant les croyants (1Corinthiens 3.11-15) que ceux qui ne le sont pas.

Étant donné que tous les détails de ma vie sont devant Dieu comme un livre grand ouvert, mon intérêt est de jouer franc-jeu avec lui ; les contorsions et les détours sont peine perdue.

Quant aux non-croyants, quand pour eux sonnera le jugement dernier, ils seront confrontés aux exigences de la Parole de Dieu qu’ils auront bafouée, et devront alors rendre des comptes (Apocalypse 20.12-13) au Dieu dont la sainteté est parfaite et la justice inflexible. Je ne sais pas vous, mais moi, de telles paroles, ça me donne froid dans le dos.