Chapitre 4

Introduction

Il existe un jeu amusant qui consiste à marcher au son de la musique et dès qu’elle s’arrête on doit s’asseoir sur l’une des chaises disponibles. Le hic est qu’il en manque toujours une, ce qui fait que l’un des participants est éliminé et les autres se trouvent souvent à moitié assis entre deux chaises. C’est drôle parce que c’est un jeu. Mais dans la vie, être assis entre deux chaises est très inconfortable. Eh bien pourtant, c’est exactement la situation de certains Juifs du premier siècle qui croient que Jésus-Christ est le Messie, mais comme ils hésitent à s’engager pour lui, ils pratiquent encore le judaïsme.

Nous arrivons au chapitre 4 de l’épître aux Hébreux qui continue l’avertissement que l’auteur a déjà donné quand il a dit : « N’endurcissez pas vos cœurs comme vos ancêtres. » Ce n’est pas que ces Juifs sont particulièrement accrochés à leur religion, car ils la pratiquent surtout pour la forme et pour se conformer au groupe auquel ils appartiennent. Par contre, et c’est là le point important, ils ont compris qui est Jésus-Christ et en quoi consiste la Bonne Nouvelle, mais ils ne se sont pas encore entièrement confiés en lui. Alors maintenant, l’auteur en remet une couche ; il serre les boulons et les met au pied du mur en leur disant de tirer les conséquences de l’incrédulité de leurs ancêtres dont il a déjà longuement parlé.

Verset 1

Je commence de lire le chapitre 4 de l’épître aux Hébreux.

Ainsi donc, pendant que la promesse d’entrer dans le repos de Dieu est toujours en vigueur, craignons que l’un d’entre vous ne croit qu’il soit venu trop tard (Hébreux 4.1 ; Autre).

À moins de souffrir de troubles affectifs et émotionnels, la crainte est un sentiment bénéfique dont le but est de nous protéger du danger. Si je vois soudainement un taureau débouler dans ma rue, je ne me contente pas de me mettre sur le côté, mais je m’écarte le plus loin possible de la trajectoire de la bête.

Quand mes enfants étaient petits, je leur ai enseigné à bien regarder des deux côtés de la route avant de la traverser, et je les avertissais sévèrement afin qu’ils comprennent le danger que représentent les voitures.

Jésus aussi a prononcé plusieurs fois des paroles sévères et même à vous glacer le sang. Matthieu rapporte qu’un jour il a dit :

Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer (Matthieu 10.28).

En effet, Dieu seul a le pouvoir de condamner, et c’est donc lui qu’on doit craindre. La perspective du jugement éternel devrait inspirer un sentiment de terreur de la part des incrédules mais ce n’est pas le cas. Le croyant, par contre, n’a aucune raison d’être dans la crainte, car à ceux qui lui font confiance Jésus a dit :

N’aie pas peur, petit troupeau ! Car il a plu à votre Père de vous donner le royaume (Luc 12.32).

Et dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! (Romains 8.15 ; SER).

Cela dit, le croyant doit cependant éprouver une crainte révérencielle envers Dieu (1Pierre 2.17) inspirée par le respect et le désir de l’honorer. Mais cette crainte-là n’a rien à voir avec celle dont parle l’auteur aux Hébreux.

L’expression « entrer dans le repos » (katapausis) veut dire « arrêter ce qu’on est en train de faire ; cesser le travail ». Sous l’Ancienne Alliance, le « repos de Dieu » est souvent mis en parallèle avec la possession de la Terre promise. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

Vous allez traverser le Jourdain et vous habiterez le pays que l’Éternel votre Dieu vous donne comme patrimoine ; il vous fera connaître (le repos) une existence paisible en vous délivrant de tous les ennemis qui vous entourent, et vous habiterez en toute sécurité dans le pays (Deutéronome 12.10 ; comparez Hébreux 4.8-9 ; 3.18-20).

La première signification du mot « repos » est donc « l’accès à l’héritage de Dieu » qui commence par le salut que chacun peut recevoir, ce que l’auteur a déjà dit dans le premier chapitre (Hébreux 1.14). Comme Dieu donne sans compter, ce salut et ce repos incluent toutes les bénédictions que le Père céleste réserve à ses enfants, maintenant, à l’avenir, pendant le royaume et pour l’éternité.

Le repos de Dieu avait une résonnance particulière pour les Hébreux qui pratiquent le judaïsme, car les règles qu’ils doivent observer sont très exigeantes. L’auteur les exhorte donc d’abandonner ces pratiques et d’entrer dans une paix qui consiste à faire simplement confiance à Jésus-Christ. Il ne faut pas essayer d’obtenir la faveur de Dieu par des rites et des exercices légalistes, parce que ce sont des œuvres charnelles stériles dépourvues de tout mérite. Le repos que Dieu accorde est gratuit, car c’est un don de sa grâce.

Pour un croyant, le repos peut être comparé à un diamant à plusieurs faces. C’est premièrement être en paix avec Dieu grâce au sacrifice de Jésus et donc être libre de toute condamnation due à son péché.

Deuxièmement, le repos de Dieu c’est avoir la certitude inébranlable que Jésus est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6) au point où chercher ailleurs ne vient pas à l’esprit. Loin de m’attirer, les nouvelles croyances à la mode me font sourire, car étant ancré en Jésus-Christ, je suis délivré de l’errance qui consiste à aller d’une philosophie ou d’une religion à une autre. Je sais en qui j’ai cru et je connais le Dieu véritable.

Troisièmement, et je n’en suis pas encore là, le repos de Dieu c’est avoir une telle confiance en sa puissance et en son amour pour moi, que je suis libéré du poids de mes soucis, que je vis dans une tranquillité d’esprit quasi parfaite parce que je sais que Dieu dirige tous mes pas, qu’il porte mes fardeaux, qu’il est là pour me soutenir et que je peux toujours compter sur lui. Cela ne veut pas dire qu’on n’est jamais sous pression ou qu’on n’a pas les mêmes tracas que tout le monde, mais le stress n’est pas accablant. J’ai déjà dit ces paroles extraordinaires de Jésus que nous rapporte Matthieu, mais je veux les répéter ne serait-ce que pour moi-même :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger (Matthieu 11.28-30).

Il existe encore deux autres repos de Dieu qui sont mentionnés dans les Écritures. La nouvelle humanité en jouira d’abord dans le millénium (Hébreux 12.28), puis ensuite dans les cieux pendant l’éternité. Israël n’a jamais connu les expressions ultimes du repos de Dieu à cause de son incrédulité, mais elles seront accordées à tous les croyants de tous les temps parce qu’ils sont enfants de Dieu et frères de Jésus-Christ dans une relation filiale avec le Père céleste.

« Pendant que la promesse d’entrer dans le repos de Dieu est toujours en vigueur, craignons que l’un d’entre vous ne croie qu’il soit venu trop tard. » Cet avertissement est aussi une menace dont nous ferons bien de tenir compte. En effet, certains Hébreux du premier siècle et bien des personnes aujourd’hui, pensent que la porte du salut leur est fermée. Mais il n’en est rien, ce n’est pas trop tard, car pour l’instant Dieu tient encore la porte ouverte et chacun peut entrer dans son repos.

Quand les Israélites ont été obligés de choisir si oui ou non ils obéiraient à l’Éternel en faisant la conquête du pays de Canaan, ils ont décidé à la quasi-unanimité d’y renoncer. La conséquence fut tragique, car ils n’ont pas eu droit à une autre chance. En refusant l’offre de l’Éternel, ils ont fermé la porte qui leur donnait accès au repos de Dieu et ils sont tous morts dans le désert. Mais, dit l’auteur aux Hébreux, nous n’en sommes pas là. « Alors, n’allez pas penser que vous ne pouvez pas recevoir le salut en Jésus-Christ, mais dépêchez-vous de l’accepter ». Aujourd’hui encore, tous ceux qui entendent l’appel de Dieu peuvent y répondre, mais attention à ne pas reporter cette décision, car nul ne sait combien de temps durera l’offre d’entrer dans le repos de Dieu.

Cet avertissement concerne tous les non-croyants, qu’ils soient juifs ou non-Juifs. Tant qu’ils ont l’opportunité d’accepter Jésus, ils doivent veiller à ne pas endurcir leur cœur à son égard comme l’a fait la génération des Hébreux qui ont quitté l’Égypte. Bien qu’ils y menaient une existence misérable, leur incrédulité était telle qu’ils ont voulu y retourner et reprendre leur Ancienne vie d’esclaves au lieu de placer leur foi en l’Éternel.

Verset 2

Je continue le texte.

Car nous aussi, nous avons entendu la Bonne Nouvelle, tout comme eux. Mais le message qu’ils ont entendu ne leur a servi à rien, car ceux qui l’entendirent ne la reçurent pas avec foi (Hébreux 4.2 ; Autre).

La Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ, tout comme la promesse que l’Éternel avait faite aux Hébreux, est l’annonce d’un repos de Dieu ; et dans les deux cas, il est nécessaire de le saisir par la foi.

Entendre parler de Jésus est une condition nécessaire mais non suffisante pour obtenir le salut. Les Hébreux savent pertinemment bien que l’Éternel veut leur accorder son repos, mais cette connaissance ne leur a servi strictement à rien parce qu’ils ont refusé de lui faire confiance. Il n’y a aucun intérêt, aucun avantage à s’intéresser au Christ si on n’est pas prêt à l’accepter dans sa vie. Luc rapporte qu’un jour Jésus a dit à ses contemporains incrédules :

Dès que le maître de la maison se sera levé et qu’il aura fermé la porte à clé, si vous êtes restés dehors, vous aurez beau frapper à la porte en suppliant : “ Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ” il vous répondra : “ Je ne sais pas d’où vous venez. ” Alors vous direz : “ Mais nous étions à table avec toi, nous avons mangé et bu sous tes yeux. Tu as enseigné dans nos rues ” Il vous répondra : “ Je vous le répète, je ne sais pas d’où vous venez. Allez-vous-en, vous qui commettez le mal ” (Luc 13.25-27).

Et dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est apparente dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre (Romains 2.28-29 ; SER).

Les Juifs sont particulièrement fiers d’être de la lignée d’Abraham et de posséder la Loi, mais comme ils ne lui obéissent pas, au niveau spirituel, leur héritage ne leur sert strictement à rien.

Si je suis arrêté pour excès de vitesse, je ne vais pas dire au gendarme que j’ai toujours un exemplaire du Code de la route sur moi ou que je l’ai appris par cœur parce que ma culpabilité est d’autant plus grande que connaissant le règlement, je l’enfreins.

Sous l’Ancienne Alliance, le vrai Juif est celui qui met la Loi en pratique et qui a foi en l’Éternel son Dieu. Aujourd’hui, sous le régime de la Nouvelle Alliance et de la grâce, être croyant ne consiste pas à bien connaître les Textes sacrés ou à savoir qui est Jésus mais à lui faire confiance pour son salut. Jean rapporte qu’il a dit aux Juifs :

Vous étudiez avec soin les Écritures, parce que vous êtes convaincus d’en obtenir la vie éternelle. Or, précisément, ce sont elles qui témoignent de moi (Jean 5.39).

La foi en Jésus sauve et l’incrédulité condamne. La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ est seulement une bonne nouvelle pour ceux qui l’acceptent dans leur cœur.

Verset 3

Je continue le texte.

En effet, c’est nous qui croyons, qui entrons dans ce repos, conformément à la parole de Dieu, quand il a dit : C’est pourquoi, dans ma colère, j’ai fait ce serment : ils n’entreront pas dans mon repos ! C’est ainsi que Dieu a parlé alors que son œuvre était achevée depuis la création du monde (Hébreux 4.3).

La foi est l’élément déterminant qui permet d’entrer dans le repos de Dieu. Comme elle manquait aux Hébreux, ils sont morts dans le désert. Par contre, comme les croyants authentiques placent leur confiance en Jésus, ils obtiennent la vie éternelle sur la base de leur foi.

Après avoir créé le monde, Dieu a dit et je paraphrase : « J’ai terminé et c’est parfait. J’ai donné à l’homme et à sa compagne tout ce dont ils ont besoin pour qu’ils puissent jouir d’une existence agréable, satisfaisante et utile. Maintenant, je vais me reposer et ils peuvent se reposer en moi mais à condition qu’ils me fassent confiance. » On connaît la suite. Adam et Ève ont désobéi. Dès le début de la création, la foi qui croit et obéit est le trait d’union et fonde la relation entre l’homme et son Dieu.

Versets 4-5

Je continue.

En effet, il est dit quelque part à propos du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de tout son travail. Et, dans notre texte, il dit : Ils n’entreront pas dans mon repos (Hébreux 4.4-5).

C’est un peu compliqué parce que l’auteur établit un parallèle entre le repos que s’est donné le Créateur après avoir achevé la Création (Genèse 2.2), et l’absence de repos des Hébreux parce qu’ils n’ont pas fait le travail que Dieu leur demandait et qui était de conquérir le pays de Canaan.

Quant au sabbat du peuple juif, il a été institué en attendant le véritable repos qui est en Jésus. Parce qu’il est lui-même le sabbat, pendant son ministère, Jésus ne tient guère compte du septième jour, et aujourd’hui, bien que ce soit une bonne idée de le respecter, ce n’est plus une obligation. Aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit :

Ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ (Colossiens 2.16-17).

Aujourd’hui, les croyants jouissent du repos de Dieu chaque jour de la semaine et pas seulement le samedi.

Avant qu’ils ne désobéissent aux Créateur, Adam et Ève connaissent une paix parfaite ; ils ne savent pas ce qu’est la tristesse, les soucis, la souffrance, la frustration ou l’angoisse. Ils n’ont pas besoin de réconfort ou d’encouragement parce qu’ils ignorent l’échec et la peine. Ils vivent littéralement de l’amour de Dieu et ont seulement besoin de sa compagnie parce qu’ils ont été créés dans ce but, pour Dieu. Adam et Ève sont l’œuvre de Dieu et se reposent en lui. Mais après avoir choisi d’avaler le mensonge de Satan et donc de ne plus faire confiance en Dieu, ils ont tout perdu et surtout son repos, et depuis ce jour l’homme est agité et anxieux. Depuis la chute de l’homme, toute l’œuvre de Dieu a pour objectif de nous racheter afin que nous puissions revenir à lui et goûter à nouveau son repos. Dans ce but, le Père a envoyé le Fils afin qu’il ôte le péché, l’obstacle qui sépare l’homme de son Dieu. C’est par Jésus et lui seul que le repos est accessible à tous ceux qui lui font confiance.

Verset 6

Je continue le texte.

Il demeure donc établi que certains doivent entrer dans ce repos. Or, ceux qui ont les premiers entendu cette Bonne Nouvelle n’y sont pas entrés parce qu’ils ont désobéi à Dieu (Hébreux 4.6).

Malgré la faute de l’homme, Dieu atteindra l’objectif qu’il s’est fixé, et il a décrété que certains entreront dans son repos. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Dans le temps présent : il subsiste un reste que Dieu a librement choisi selon l’élection de sa grâce (Romains 11.5 ; Autre).

Le chemin qui conduit au repos de Dieu a toujours été étroit, car par rapport à la masse de l’humanité, seuls quelques-uns le trouvent. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Entrez par la porte étroite ; en effet, large est la porte et facile la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et difficile le sentier qui mènent à la vie ! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent ! (Matthieu 7.13-14).

Le salut dépend de l’homme qui décide d’accepter Jésus ainsi que de la volonté souveraine de Dieu qui a prédestiné les élus, c’est-à-dire choisi ceux qui seront sauvés, avant même de créer l’univers selon ce qu’écrit l’apôtre Paul aux Éphésiens (1.4). Et dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit :

Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. – Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est accordé par le Père (Jean 6.44, 65).

Je me rends bien compte que ces paroles sont surprenantes, car elles semblent dire que les dés sont pipés et tout est joué d’avance. Pourtant, et comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Dieu offre véritablement et sincèrement la vie éternelle à tous, et l’homme est vraiment libre d’accepter ou de rejeter Jésus. Dans le livre des Actes, Paul dit :

Or voici que, fermant les yeux sur les temps de l’ignorance, Dieu fait maintenant savoir aux hommes d’avoir tous et partout à se repentir parce qu’il a fixé un jour pour juger l’univers avec justice, par un homme qu’il y a destiné, offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts (Actes 17.30-31 ; JER).

Les Écritures enseignent à la fois le libre arbitre de l’homme et la souveraineté absolue de Dieu, mais nous ne sommes pas en mesure de comprendre comment ces deux axiomes qui sont aussi vrais l’un que l’autre s’articulent ensemble. Cela fait partie des mystères que Dieu ne nous a pas révélés.

Verset 7

Je continue le texte.

C’est pourquoi Dieu fixe de nouveau un jour, qu’il appelle aujourd’hui, lorsqu’il dit beaucoup plus tard, dans les psaumes de David, ces paroles déjà citées : Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas (Hébreux 4.7).

Dieu renouvelle l’offre d’entrer dans son repos, mais il demande une action immédiate, et l’opportunité d’accepter Jésus comme son Sauveur prend fin à tout jamais à la mort.

Quand on est jeune, on croit pouvoir disposer d’un temps quasi infini pour se décider envers Jésus-Christ, puis à l’âge adulte les responsabilités pressantes m’empêchent de réfléchir sérieusement à l’éternité. Quand sonne l’heure de la retraite, je suis devenu plutôt indifférent aux réalités spirituelles et puis j’ai autre chose à faire ; il faut que je remplisse ma vie de loisirs pour rattraper le temps que j’ai perdu à travailler. Et une fois que j’ai atteint l’âge d’or, je suis endurci par la vie et mon cœur est devenu trop dur et froid pour entendre l’appel de Dieu qui maintenant n’est plus qu’un faible écho dans le lointain.

Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul cite un passage du livre d’Ésaïe (49.8) pour souligner la nécessité urgente d’accepter la grâce de Dieu qui est offerte à tous dans le temps présent. Il écrit :

Dieu déclare dans l’Écriture : Au moment favorable, j’ai répondu à ton appel, et au jour du salut, je suis venu à ton secours. Or, c’est maintenant, le moment tout à fait favorable ; c’est aujourd’hui, le jour du salut (2Corinthiens 6.2).

Il est impératif de prendre cette décision tout de suite et ne pas la remettre à plus tard, car vous ne pouvez pas être certain que demain Dieu vous prêtera vie. En effet, pour chacun de nous, Dieu limite le temps du salut et tout ce dont nous disposons est ce moment présent, aujourd’hui qu’il nous donne maintenant. Personnellement, il y a déjà longtemps que j’ai accepté Jésus comme mon Sauveur, mais je ne peux pas le faire à votre place.