Chapitre 12

Verset 23

Dans un zoo, les petits enfants entreraient volontiers dans la cage au lion pour caresser ce gros chat. Curieux de nature, ils veulent tout voir et toucher, mais ne sont pas conscients du danger. À tout âge, il y a des activités auxquelles il est préférable de ne pas s’adonner et des endroits où il vaut mieux ne pas se rendre. Il en est d’autres, cependant, où il fait bon aller.

Tout ce qui est du domaine occulte et du spiritisme est à proscrire et à éviter comme la peste parce que c’est le terrain de jeu du diable. Par contre, venir auprès du Dieu unique et vrai par l’intermédiaire de Jésus-Christ, c’est trouver le pardon et la vie. Je continue de lire dans le chapitre douze de l’épître aux Hébreux.

Vous vous êtes approchés de l’assemblée des fils premiers-nés de Dieu dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous vous êtes approchés de Dieu, le Juge de tous les hommes, et des esprits des justes qui sont parvenus à la perfection (Hébreux 12.23).

L’auteur choisit d’utiliser un verbe grec (proserkomai) qui signifie « s’approcher, aller vers, arriver à », mais il ne dit pas : « Vous faite partie de l’assemblée des fils premiers-nés », parce qu’il s’adresse à un groupe hétéroclite d’Hébreux ; certains sont arrivés à destination car ce sont d’authentiques croyants, tandis que d’autres ont encore un bout de chemin à parcourir (comparez Hébreux 6.4-5).

« L’assemblée des fils premiers-nés » désigne la multitude des croyants, frères et sœurs du « Premier-né » par excellence, Jésus-Christ. Parce que le premier-né a droit à une double part d’héritage, cette expression met l’accent sur le patrimoine que recevront les élus. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ,… l’aîné de nombreux frères (Romains 8.17, 29).

Tous ceux qui placent leur confiance en Jésus sont « inscrits dans les cieux », c’est-à-dire dans « le livre de vie » aussi appelé « livre de vie de l’Agneau » (Apocalypse 21.27). Luc rapporte que Jésus a dit aux disciples :

Ce qui doit vous réjouir, c’est de savoir que vos noms sont inscrits dans le ciel (Luc 10.20).

Quand on s’approche de Dieu, on arrive devant « le juge des vivants et des morts » (Actes 10.42). L’auteur rappelle que l’une des prérogatives du Créateur est de juger les hommes, et personne n’échappe à ce rendez-vous fatidique. Cependant, ceux qui ont placé leur foi en Jésus ont déjà été jugés avec lui sur la croix. Donc, quand ils arrivent devant le juge de tous les hommes, leur casier judiciaire est vierge ; toutes leurs fautes ayant été effacées par le sang du Christ.

« Les esprits des justes parvenus à la perfection » représentent les croyants de l’Ancien Testament. Après leur mort, ils sont allés au paradis qui est une sorte de salle d’attente où ils attendent que Jésus meure pour les péchés du monde (Hébreux 11.40) et donc les leurs, suite à quoi ils ont pu entrer dans la présence de Dieu. Au moment où Jésus a expiré, le voile, qui dans le temple barre le Lieu très saint où est Dieu, s’est déchiré de lui-même de haut en bas (Matthieu 27.51), signifiant par là qu’il est désormais possible à tout homme d’avoir accès à Dieu. À cet instant, tous les croyants de l’Ancien Testament ont été rendus parfaits en Jésus-Christ.

Sous le régime de la Nouvelle Alliance, celui qui croit en Jésus est immédiatement considéré par Dieu comme parfaitement juste (Romains 8.29-30).

Verset 24

Je continue le texte.

Vous vous êtes approchés de Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle, et de son sang répandu qui parle plus avantageusement que celui d’Abel (Hébreux 12.24 ; Autre).

Quand Joseph se demande comment il va rompre discrètement avec Marie parce qu’elle est enceinte, un ange lui dit :

L’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés (Matthieu 1.20-21 ; SER).

Le Fils de Dieu est appelé Jésus parce que ce nom veut dire : « l’Éternel sauve ».

Jésus est notre intermédiaire. Dans sa première lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

Il y a un seul Dieu, et de même aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus-Christ (1Timothée 2.5).

Grâce à Jésus-Christ, quand par son intermédiaire, l’homme s’approche de Dieu, il n’y a plus ni tonnerre ni d’éclairs, plus de ténèbres et de jugements.

Le sang répandu de Jésus fait l’expiation des péchés et c’est grâce à son sacrifice qu’il est possible d’obtenir le pardon (Éphésiens 1.7). Abel est mort victime de la méchanceté de son frère et son sang criait vengeance (Genèse 4.10). Jésus aussi est mort à cause de la méchanceté de ses frères, les Juifs, mais son sang couvre les péchés de tous les hommes de tous les temps qui se confient en lui (Colossiens 1.20). Avant de mourir, et au lieu de crier vengeance, Jésus a prié : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23.34).

Ce que l’auteur déclare ici concernant la médiation et la rédemption de Jésus sert à confirmer et appuyer l’exhortation du début de ce chapitre 12 quand il dit :

Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection (Hébreux 12.2).

Quelqu’un a même dit que le christianisme se résume à garder les yeux fixés sur Jésus. C’est vrai, et l’apôtre Paul enseigne qu’il suffit de croire en lui pour obtenir la vie éternelle. Cependant, il ne faut pas simplifier à l’excès. Le salut ne se réduit pas à une formule magique, mathématique ou un examen de passage. Ce n’est pas en répondant correctement à quelques questions qu’on devient un croyant authentique, car c’est le Saint-Esprit et non l’homme, qui crée dans le cœur d’une personne la conviction de péché, le besoin d’un sauveur, la foi en Jésus-Christ et la nouvelle naissance (Jean 1.13 ; 3.5-6 ; 16.8). Il y a des gens qui, suite à un contact avec des croyants, disent croire en Jésus parce qu’ils ont levé la main ou signé une carte. Cependant, le plus souvent, ils se sont approchés de la vérité, mais sans avoir une foi véritable.

Verset 25

Je continue de lire dans le chapitre 12 de l’épître aux Hébreux.

Prenez donc garde : ne refusez pas d’écouter celui qui vous parle. Les Israélites qui ont refusé d’écouter celui qui les avertissait sur la terre, n’ont pas échappé au châtiment. À combien plus forte raison en sera-t-il de même pour nous, si nous nous détournons de celui qui nous parle du haut des cieux (Hébreux 12.25).

L’auteur revient à la case départ, en quelque sorte, puisqu’il a commencé cette épître en disant :

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes. Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c’est par son Fils qu’il nous a parlé (Hébreux 1.1-2).

Or, s’il était de la plus haute importance d’écouter quand l’Éternel parlait du mont Sinaï, à combien plus forte raison devons-nous tendre l’oreille maintenant qu’il « nous parle du haut des cieux ». S’il était crucial d’obéir à la Loi, il est encore plus important de prêter attention à Jésus et de placer toute sa confiance en lui.

Comme les Israélites qui sont sortis d’Égypte étaient incrédules, ils n’ont pas pu entrer en Terre promise. Pareillement, ceux qui aujourd’hui n’écoutent pas Dieu quand il s’exprime par son Fils Jésus, n’entreront pas dans le royaume des cieux, qui est la terre promise céleste. Que l’Éternel parle du mont Sinaï ou de la montagne de Sion, ceux qui refusent de l’écouter vont au-devant du jugement, mais il sera pire pour ceux qui refusent d’accepter Jésus. L’auteur a déjà exprimé cette même pensée quand dans le chapitre 10, il a dit :

Celui qui désobéit à la loi de Moïse est mis à mort sans pitié, si deux ou trois témoins déposent contre lui. À votre avis, si quelqu’un couvre de mépris le Fils de Dieu, s’il considère comme sans valeur le sang de l’alliance, par lequel il a été purifié, s’il outrage le Saint-Esprit, qui nous transmet la grâce divine, ne pensez-vous pas qu’il mérite un châtiment plus sévère encore ? (Hébreux 10.28-29).

Verset 26

Je continue le texte.

Celui dont la voix a fait alors trembler la terre fait maintenant cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai, non seulement la terre, mais aussi le ciel (Hébreux 12.26).

Quand l’Éternel a donné la Loi, il a couvert le mont Sinaï de ténèbres et il a ébranlé la terre. Quand Jésus était sur la croix, de midi à 15 heures, toute la région fut plongé dans les ténèbres, et au moment de sa mort, un tremblement de terre a secoué les alentours (Luc 23.44 ; Matthieu 27.51, 54). À la fin des temps, de la montagne de Sion, Dieu ébranlera les cieux et l’univers tout entier. L’auteur de l’épître cite ici une parole du prophète Aggée que je lis :

Voici ce que dit l’Éternel, le Seigneur des armées célestes : Une fois encore, et dans peu de temps, j’ébranlerai le ciel et la terre, la mer et la terre ferme. J’ébranlerai les peuples, et les richesses de toutes les nations afflueront en ce lieu (Aggée 2.6-7a).

Et le prophète Ésaïe écrit :

J’ébranlerai le ciel, et cette terre sera secouée sur ses bases par la fureur de l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, au jour où il déchaînera son ardente colère (Ésaïe 13.13).

Et dans le livre de l’Apocalypse, on lit :

Il y eut un violent tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une toile de sac, la lune tout entière devint rouge comme du sang. Les étoiles du ciel s’abattirent sur la terre, comme font les fruits verts d’un figuier secoué par un gros coup de vent. Le ciel se retira comme un parchemin qu’on enroule, et toutes les montagnes et toutes les îles furent enlevées de leur place (Apocalypse 6.12-14).

Verset 27

Je continue le texte.

Ces mots : une fois encore signifient que tout ce qui peut être ébranlé, c’est-à-dire ce qui appartient à l’ordre ancien de la création, disparaîtra, pour que subsistent seules les réalités inébranlables (Hébreux 12.27).

L’auteur commente ce que dit le prophète Aggée, et il annonce rien de moins que la destruction de tout ce qui est d’ordre matériel afin que ce soit remplacé par les réalités spirituelles. L’apôtre Pierre ajoute qu’en ce jour-là qui sera donc le grand jugement de ce monde, « le jour du Seigneur viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec tout ce qui a été fait sur elle… Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les astres embrasés fondront » (2Pierre 3.10, 12b). Une fois que Dieu aura anéanti et fait disparaître cet univers, il le remplacera par une nouvelle création. Dans le livre de l’Apocalypse, on lit :

Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’existait plus. Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu (Apocalypse 21.1-3).

Verset 28

Je continue le texte.

Le royaume que nous recevons est inébranlable : soyons donc reconnaissants et servons Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec soumission et respect (Hébreux 12.28).

L’héritage des croyants est inaltérable, ce qui inclut leur lieu de résidence dans l’au-delà ; Ils y habiteront pour l’éternité et jamais ils n’en seront chassés. Au vu d’une telle félicité, la seule réponse possible est d’obéir à Dieu et de lui exprimer toute sa reconnaissance dans une attitude d’adoration et de révérence. J’ai encore de gros progrès à faire.

Verset 29

Je finis maintenant de lire le chapitre douze.

Car notre Dieu est un feu qui consume (Hébreux 12.29).

Cette phrase très courte est un grand coup de massue. Elle est suffisamment parlante pour faire dresser les cheveux sur la tête. C’est une citation du livre du Deutéronome, quand un peu avant sa mort, Moïse a dit :

L’Éternel votre Dieu est un feu dévorant, un Dieu qui ne tolère aucun rival (Deutéronome 4.24 ; Autre).

Tel est l’enseignement solennel de la Parole de Dieu. C’est aussi un rappel à ceux qui refusent encore de prendre la perche que Dieu leur tend en Jésus-Christ, qu’ils devront subir sa colère et son jugement.

Tout au long de cette épître, l’auteur met ses lecteurs en garde contre les châtiments de Dieu, et tous ses avertissements sont à prendre avec le plus grand sérieux. L’auteur est inquiet au sujet des Hébreux qui sont assis entre deux chaises et donc il les avertit de ce qui les attend s’ils retournent aux pratiques du judaïsme. En effet, l’objectif de la Loi est de condamner l’homme en lui montrant son péché, et elle ne peut en aucun cas l’aider à sortir du guêpier dans lequel il se trouve englué. Elle a été donnée pour une époque seulement, en attendant la manifestation du Christ. Mais maintenant qu’il est venu, ce temps est révolu et malheur aux Hébreux « qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté au don du ciel, qui ont eu part au Saint-Esprit » (Hébreux 6.4), et qui le rejettent au profit des rites désormais vains et néfastes de l’Ancienne Alliance qui fut établie sur le mont Sinaï pour un temps limité et pour un peuple donné.

Il en est de même de ceux qui tentent de s’approcher de Dieu au moyen de leurs bonnes œuvres ou de pratiques religieuses. Le salut ne se trouve que sur la montagne de Sion, l’endroit qui symbolise la confiance personnelle et exclusive en Jésus-Christ, et en rien ni personne d’autre. C’est lui notre grand-prêtre céleste et le Médiateur qui nous permet d’avoir accès au Père, qui au nom de son Fils nous offre la réconciliation, la paix et la vie éternelle.

Chapitre 13

Introduction

Nous arrivons maintenant au dernier chapitre de l’épître aux Hébreux, qui articule une éthique de la vie chrétienne. Après les explications doctrinales des onze premiers chapitres, l’auteur a fait quelques applications d’ordre général dans le chapitre 12, mais c’est surtout dans le treizième qu’il s’adresse spécifiquement aux croyants, et il est très précis sur la façon dont ils doivent se conduire, sachant que la vraie foi engendre les bonnes œuvres agréées par Dieu (comparez Éphésiens 2.10).

Au premier siècle, un certain Pline le Jeune a été chargé d’établir un rapport contre les chrétiens. Mais quand il l’a lu à l’empereur Trajan (César de 98 à 117), il a dit :

Ils (prennent) l’engagement solennel, non de commettre quelque crime, mais de ne se livrer ni au vol, ni au brigandage, ni à l’adultère, de respecter la parole donnée et devant la justice, de ne point nier un dépôt (Pline le Jeune : Correspondance, Paris : Union générale d’Éditions, 1966, page 452).

En d’autres mots, les chrétiens sont des citoyens romains modèles qui ne commettent aucun crime et qui honorent leurs dettes. Mais ils font tache quand même parce qu’ils sont la mauvaise conscience de la société romaine corrompue et débauchée dans laquelle ils vivent (Matthieu 5.16 ; 1Pierre 2.15 ; Tite 2.7-8). Malheureusement, il n’en est pas toujours ainsi. Le philosophe Bertrand Russell a écrit un essai intitulé : « Pourquoi je ne suis pas chrétien », dans lequel il décrit des personnes au comportement honteux, mais qui se disent croyantes ou religieuses. Or, l’idée que les gens se font de Dieu est fonction de la vie de ceux qui prétendent lui appartenir.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre treize de l’épître aux Hébreux.

Que votre amour fraternel ne cesse pas de se manifester (Hébreux 13.1).

« L’amour fraternel » est un seul mot en grec et sa translittération est « Philadelphie », le nom d’une ville du nord-est des États-Unis. Tous ceux qui placent leur confiance en Jésus sont unis ensemble par le Saint-Esprit et ensemble, ils constituent l’Église universelle du Christ. Les enfants de Dieu sont de nationalités et de couleur de peau différentes, mais devant Dieu, ils sont tous blancs comme neige parce qu’ils sont lavés de leurs péchés par le sang du Christ. Étant frères et sœurs, l’affection qu’ils se portent mutuellement ne doit pas cesser de se manifester (comparez 1Pierre 1.22, 23). Cette exhortation de persévérer dans l’amour fraternel sous-entend qu’il existe déjà. En effet, dès que quelqu’un place sa foi en Jésus-Christ, il se met tout de suite à aimer les autres croyants ; c’est comme sa seconde nature.

Cependant, comme un feu, l’amour peut être étouffé ou attisé, et à ce sujet, aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres (Éphésiens 4.3 ; comparez 1Thessaloniciens 4.9-10).

Les Hébreux croyants manifestent déjà de l’amour les uns pour les autres puisque l’auteur a déjà dit :

Dieu n’est pas injuste au point d’oublier l’activité que vous avez déployée, par amour pour lui, dans les services que vous avez rendus — et que vous rendez encore — à ceux qui lui appartiennent (Hébreux 6.10).

Cet amour se nourrit d’humilité et de sacrifice de soi, et il consiste à se soucier davantage du bien-être des autres que du sien propre (Romains 12.10 ; Philippiens 2.3-4 ; 1Pierre 5.5). L’amour fraternel n’est pas une émotion passagère et superficielle, mais une réalité concrète qui se manifeste dans un engagement pratique. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité (1Jean 3.17-18 ; LSG).

Si j’en ai les moyens et que je refuse de venir en aide à un croyant dans le besoin, c’est que je ne l’aime pas. Cela dit, il faut aussi se méfier des exploiteurs, de ceux qui disent avoir la foi, mais passent leur vie à faire la manche en essayant de tirer parti du bon cœur des autres. Cependant, et malgré le risque constant de se faire berner, la bonne attitude consiste à vouloir aider d’abord, et à poser les questions ensuite.

Verset 2

Je continue le texte.

Ne négligez pas de pratiquer l’hospitalité. Car plusieurs, en l’exerçant, ont accueilli des anges sans le savoir (Hébreux 13.2).

Dans le monde antique, recevoir des étrangers sous son toit est considéré comme une haute vertu. Au premier siècle, les auberges sont rares, onéreuses, poisseuses et ont mauvaise réputation. Pour cette raison, les Juifs et les chrétiens dépendent les uns des autres pour le logement et le couvert. Exercer l’hospitalité est l’un des devoirs des croyants et c’est l’une des conditions requises de ceux qui aspirent à devenir responsables d’église (1Timothée 3.2 ; Tite 1.8 ; comparez 1Timothée 5.10). Dans son épître aux Galates, l’apôtre Paul écrit :

Pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi (Galates 6.10 ; 1Thessaloniciens 5.15).

En accueillant trois étrangers qui passent à proximité de sa tente, Abraham ouvre sa porte à des anges, l’un étant le Seigneur lui-même (Genèse 18.1 ; 19.1), mais quand il les reçoit, il ignore leur véritable identité. Il s’empresse simplement de leur offrir l’hospitalité. En fait, Abraham considère que c’est un honneur pour lui de recevoir ces étrangers (Genèse 18.3). Dans une parabole que nous rapporte Matthieu, Jésus dit :

J’ai souffert de la faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous. J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus à moi. Vraiment, je vous l’assure : chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères que voici, c’est à moi-même que vous l’avez fait (Matthieu 25.35-36, 40).