Chapitre 12

Verset 12

Mis à part les masochistes qui sont des gens très particuliers parce qu’ils prennent du plaisir dans la douleur, les personnes normalement constituées n’aiment pas recevoir des coups de bâtons. Malheureusement et comme le dit si bien Job : « L’homme naît pour souffrir, comme l’étincelle pour voler » (Job 5.7 ; LSG).

Bouddha aussi aurait dit : « Souffrir c’est la vie et la vie c’est souffrir ». Souffrir est effectivement le lot de tout être humain et les enfants de Dieu n’en sont pas exempts. Dans le chapitre douze de l’épître aux Hébreux, l’auteur écrit que face à l’épreuve, le croyant peut avoir plusieurs réactions différentes. Premièrement, la prendre à la légère (Hébreux 12.5), c’est-à-dire la rejeter, ne pas en tenir compte ; c’est un peu l’attitude fataliste qui dit : « Tout le monde a des ennuis et moi aussi ». Deuxièmement, il peut se décourager (Hébreux 12.5) et se lamenter en disant : « Mais, qu’est-ce que j’ai donc fait au Bon Dieu pour que cette tuile me tombe sur la tête, alors que je ne la méritais pas ». Troisièmement, il peut aussi supporter l’adversité (Hébreux 12.7) et la considérer sous un aspect positif sachant qu’elle vient de Dieu, dont l’objectif pour tous ses enfants est qu’ils apprennent à vivre d’une manière juste et dans la paix (Hébreux 12.11). Suite à ces déclarations, l’auteur poursuit et dit :

C’est pourquoi : Relevez vos mains qui faiblissent et raffermissez vos genoux qui fléchissent (Hébreux 12.12).

Cette citation est tirée du livre d’Ésaïe. « C’est pourquoi » est l’une des nombreuses transitions utilisées dans les Écritures pour marquer le passage entre l’enseignement d’une vérité et son application pratique dans la vie courante. Il ne suffit pas en effet de posséder le savoir, ni même le dire, encore faut-il le faire. Après avoir longuement expliqué et illustré ce qu’est la vraie foi, l’auteur dit en substance : « Maintenant, foncez ! »

En mentionnant les « mains qui faiblissent et les genoux qui fléchissent », l’auteur utilise encore la course à pied comme métaphore. En effet, quand on court il n’y a pas que les jambes qui sont sollicitées ; l’action des bras est importante parce qu’elle sert à coordonner le mouvement du corps avec le rythme des pas. Or, les bras qui faiblissent sont le premier signe de fatigue d’un coureur. Le second signe est la foulée qui ralentit à cause des genoux qui sont de plus en plus lourds à soulever. La solution est alors de se concentrer sur le but visé, comme le coureur grec en l’honneur de qui on a créé le marathon. Brûlant d’impatience d’annoncer à ses concitoyens la victoire sur les Perses, il a couru aussi vite que possible épuisant jusqu’aux dernières de ses forces, au point où après avoir fait l’annonce de la victoire grecque, il est tombé raide mort.

Aux Israélites découragés par l’état décadent de leur nation et l’annonce du jugement imminent, le prophète Ésaïe leur rappelle la venue du royaume millénaire où ils verront la gloire de Dieu et il ajoute :

Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux chancelants (Ésaïe 35.3).

Le croyant engagé dans la course de la vie chrétienne et qui se sent faiblir peut se ressaisir en agissant à deux niveaux : d’une part : « en gardant les yeux fixés sur Jésus, « qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection » (Hébreux 12.2) comme l’a dit l’auteur au début de ce chapitre ; et d’autre part, en encourageant les frères et sœurs à faire de même. En effet, précédemment, l’auteur a dit : « encourageons-nous mutuellement, et cela d’autant plus que vous voyez se rapprocher le jour du Seigneur » (Hébreux 10.25). Lorsque j’encourage quelqu’un à persévérer, je me parle à moi-même.

Verset 13

Je continue le texte.

Que vos pieds suivent des pistes droites pour votre course, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt qu’il se raffermisse (Hébreux 12.13 ; Autre).

Nous sommes toujours avec la métaphore de la course à pied. Le mot pour « pistes » (trochia) décrit la trace des roues d’un chariot laissée sur le chemin. L’auteur demande donc à chaque participant de la course chrétienne de rester dans son couloir sachant que celui qui en sort est automatiquement disqualifié. Une sentence des sages tirée du livre des Proverbes dit :

Que tes yeux regardent en face, et que tes paupières se dirigent droit devant toi. Aplanis la route par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien assurées. Ne dévie ni à droite ni à gauche, écarte ton pied du mal (Proverbes 4.25-27).

« Que vos pieds suivent des pistes droites… afin que ce qui est boiteux ne dévie pas ». Le mot pour « boiteux » est aussi utilisé dans l’Ancienne version grecque (la Septante) quand le prophète Élie dit au peuple :

Jusqu’à quand boiterez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, suivez-le ; mais si c’est Baal, suivez-le ! (1Rois 18.21 ; Ost).

Le prophète reproche alors à ses compatriotes d’être assis entre deux chaises, d’hésiter entre l’Éternel et l’idole Baal, et il veut qu’ils choisissent leur camp. Ici, l’auteur s’adresse à des Hébreux qui disent croire que Jésus est le Messie mais qui gardent encore un pied dans le judaïsme pour éviter les persécutions dont ils feront l’objet s’ils abandonnent complètement la religion juive. Ce sont des sympathisants chrétiens, mais qui vont manger à plusieurs râteliers en quelque sorte. L’auteur considère leurs pas hésitants vers Jésus-Christ et les exhorte à les transformer en grandes enjambées, à s’engager résolument dans la course de la foi.

Verset 14

Je continue le texte.

Recherchez à être en paix avec tout le monde, et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur (Hébreux 12.14 ; Autre).

L’auteur exhorte ses lecteurs à ne pas avoir de conflits avec tous ceux qu’ils côtoient, croyants ou pas. Dans sa seconde lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

Il n’est pas convenable pour un serviteur du Seigneur d’avoir des querelles. Qu’il se montre au contraire aimable envers tout le monde (2Timothée 2.24 ; comparez Romains 12.18 ; Jacques 3.13-18).

Si je suis obligé d’être en compagnie de gens belligérants, c’est leur problème et ça ne me donne pas une excuse pour agir comme eux.

« Recherchez la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur ». Pour avoir accès à Dieu, il faut être absolument parfait sous toutes les coutures, seulement il n’existe personne qui corresponde à ce profil.

La sanctification est de deux ordres. Sont déclarés sanctifiés ou saints et justes, tous ceux qui ont placé leur confiance en Jésus parce que leur position est dorénavant en Christ. Deuxièmement, la sanctification est aussi un processus auquel tous les croyants participent. Il consiste à devenir de plus en plus saint dans la pratique, dans sa façon de vivre ici-bas sur terre. Quand l’auteur dit « sans la sanctification nul ne verra le Seigneur », il rappelle aux Hébreux qui sont des sympathisants chrétiens que leur allégeance de surface ne fait pas d’eux des saints et donc qu’il leur faut s’engager franchement pour le Christ.

Verset 15

Je continue le texte.

Veillez à ce que personne ne soit exclu de la grâce de Dieu, qu’aucune racine empoisonnée ne produise des rejetons, cause du trouble et n’infecte plusieurs autres (Hébreux 12.15 ; Autre).

Les vrais croyants doivent être sur le qui-vive envers ceux qui se joignent à eux mais qui ne sont que spectateurs, afin de les aider à prendre conscience des enjeux de la foi et à placer leur confiance en Jésus seul. Ce passage vise les Hébreux qui se bercent d’illusions, qui pensent être chrétiens sans l’être vraiment (comparez Matthieu 7.21-23 ; 1Jean 2.19).

Non seulement les vrais croyants doivent prendre en charge ceux qui ne le sont pas encore, mais il faut aussi qu’ils sanctionnent les brebis galeuses. Il suffit d’une pomme pourrie dans un panier pour contaminer toutes les autres. Dans le livre du Deutéronome, on lit que Moïse a dit au peuple d’Israël :

Qu’il n’y ait (donc) parmi vous personne, ni homme ni femme, ni famille ni tribu, dont le cœur se détourne dès aujourd’hui de l’Éternel notre Dieu, pour aller rendre un culte aux dieux de ces nations. Craignez qu’il n’y ait parmi vous une racine d’où naîtraient des plantes aux fruits vénéneux et amers (Deutéronome 29.17-18).

L’auteur exprime la même idée quand il dit : « Veillez à ce qu’aucune racine empoisonnée ne produise des rejetons, cause du trouble et n’infecte plusieurs autres ». Cet avertissement s’adresse aux Hébreux qui s’identifient aux croyants, mais dont le cœur n’est pas droit parce qu’ils n’ont jamais vraiment quitté le paganisme. Ici, l’auteur est particulièrement sévère, car il assimile les Hébreux qui gardent un pied dans le judaïsme à des idolâtres.

Lorsque des apostats quittent l’église (1Jean 2.19) d’eux-mêmes, tout est bien qui finit bien, car la purification se fait d’elle-même. Par contre, s’ils restent dans l’assemblée et tentent de répandre le poison de leur fausses croyances, la situation est très grave. L’apôtre Paul est souvent confronté à de tels agents infectieux qu’il appelle des « judaïsants ». Ces mauvaises graines disent bien croire en Jésus-Christ, mais enseignent qu’il faut aussi obéir aux préceptes de la loi de Moïse.

Versets 16-17

Je continue le texte du chapitre 12 de l’épître aux Hébreux.

Veillez à ce qu’il n’y ait personne qui vive pour satisfaire la chair (Autre) ou qui méprise les choses saintes, comme Ésaü qui, pour un simple repas, a vendu son droit d’aînesse. Vous savez que plus tard, lorsqu’il a voulu recevoir la bénédiction de son père, il a été rejeté, car il n’a trouvé aucun moyen d’amener son père à revenir sur ce qu’il avait fait, bien qu’il l’ait cherché en pleurant (Hébreux 12.16-17).

Selon les Écritures, Ésaü est un triste personnage, presque aussi ignoble que Judas. Le péché de tous deux est d’avoir résolument rejeté le don de Dieu en étant conscient de leur action. Il va sans dire que Ponce Pilate est un sale type, un arriviste, un opportuniste, un faible, mais selon les paroles mêmes de Jésus que nous rapporte Jean, sa culpabilité est moindre que celle de Judas (Jean 19.11).

Tout comme ce dernier, la folie d’Ésaü se transforme en désespoir parce qu’il ne peut pas changer ce qu’il a fait. Ésaü est une brute épaisse sans scrupule qui n’a aucune révérence pour Dieu. Il est parfaitement mondain avant que ce mot existe, car il vit uniquement pour le présent et pour satisfaire ses sens. Sa philosophie est : « Mangeons et buvons car demain nous mourrons » (1Corinthiens 15.32).

Quand Ésaü se réveille de sa torpeur et se rend compte qu’il a perdu la bénédiction liée à son statut de premier-né, il fait des pieds et des mains pour la récupérer, mais c’est trop tard, car son choix est irréversible et scelle son destin. Alors, il verse des torrents de larmes, pas de repentance parce qu’il en est incapable, non, ce sont des larmes de dépit parce qu’il a perdu l’héritage qui aurait dû lui revenir.

Versets 18-22

Je continue le texte.

Car vous ne vous êtes pas approchés, comme les Israélites au désert, d’une réalité que l’on pourrait toucher : un feu qui brûlait, de sombres nuées, des ténèbres et un ouragan. Vous n’avez pas entendu de sonneries de trompettes, ni l’éclat d’une voix telle que ceux qui l’ont entendue ont demandé qu’elle ne s’adresse plus à eux. En effet, ils ne pouvaient supporter l’ordre qui leur avait été donné : Quiconque touchera la montagne-même si c’est un animal, sera tué à coups de pierres. Le spectacle était si terrifiant que Moïse s’est écrié : Je suis épouvanté et tout tremblant. Non, vous, au contraire, vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, avec ses milliers d’anges en fête (Hébreux 12.18-22).

Tout être humain sera jugé soit par la Loi soit par la grâce, selon ses propres accomplissements, ou en fonction de l’œuvre du Christ. Selon le livre de l’Apocalypse (20.12 ; 13.8), Dieu a deux livres ; dans le premier sont écrits les noms de ceux qui n’ont pas accepté Jésus comme Sauveur ; ils seront donc jugés selon leur propre justice. Le second est le Livre de vie (ou de l’Agneau) et il contient les noms de ceux qui ont accepté Jésus. Or, comme ils ont placé leur confiance en lui, ils seront mesurés selon sa justice et non pas selon la leur.

L’Ancienne Alliance est associée au mont Sinaï parce que c’est là que Dieu a donné la Loi à Israël. Ses dispositions sont implacables et il faut leur obéir sous peine de sanctions et même de mort. Le don de la Loi donna lieu à l’un des spectacles les plus terrifiants rapportés dans les Écritures (Exode 19.16).

Par contre, sous le régime de la Nouvelle Alliance, l’auteur dit : « vous ne vous êtes pas approchés de cette montagne : un feu qui brûlait, de sombres nuées, des ténèbres et un ouragan ». Il établit ainsi un contraste entre l’alliance terrestre conclue sous le signe du jugement sur une montagne qu’il est impossible de gravir, et la Jérusalem céleste (verset 22) qui symbolise la Nouvelle Alliance.

Le don de la Loi s’est fait au milieu de diverses restrictions imposées par l’Éternel. Les Israélites sont d’abord obligés de se purifier (Exode 19.10, 15) et en aucun cas, ils ne doivent, ne serait-ce que toucher les bords du mont Sinaï (Exode 19.12, 21). Dieu a conduit les Israélites en plein désert et loin de toute distraction afin de leur manifester sa puissance et sa sainteté. Dans ce but, il déclenche un tremblement de terre, fait gronder le tonnerre, lance des éclairs, et il voile la montagne d’une épaisse nuée et de ténèbres. Par ces manifestations, Dieu veut que son peuple prenne conscience de ses fautes et comprenne qu’il est impossible à l’homme pécheur de s’approcher de lui.

Au peuple terrifié (Exode 20.18), Moïse dit :

– N’ayez pas peur ! Si Dieu est venu ainsi, c’est pour vous mettre à l’épreuve, et pour que vous le révériez afin de ne pas pécher (Exode 20.20).

Le Dieu du mont Sinaï est à craindre, car il est accompagné de jugements. Il est tellement redoutable que même le grand Moïse s’écrie : « Je suis épouvanté et tout tremblant ».

En évoquant les circonstances du don de la Loi, l’auteur de l’épître avertit les Hébreux qui songent peut-être à retourner aux pratiques du judaïsme, qu’ils se placent à nouveau sous l’Ancienne Alliance faite de prescriptions obligatoires et de jugements (2Corinthiens 3.7). Au pied du mont Sinaï se trouve l’homme pécheur non pardonné qui se tient devant un Dieu infiniment saint et parfaitement juste. Coupable et indigne, l’homme ne peut rien attendre d’autre que la condamnation et la mort. Comme l’a dit l’auteur précédemment :

Il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant ! (Hébreux 10.31).

Quand la Loi a été donnée au peuple d’Israël, trois mille d’entre eux furent exécutés à cause de leur acte d’idolâtrie (Exode 32.28). Par contre, le jour de la Pentecôte, trois mille Juifs acceptèrent Jésus et furent sauvés (Actes 2.41). La mort accompagne la Loi tandis que l’annonce de la Bonne Nouvelle apporte la vie à tous ceux qui croient.

La Loi est le miroir de Dieu. En le regardant, on se voit tel qu’on est et je constate que je ne suis pas très beau et incapable d’obéir d’une façon absolue à un seul commandement que ce soit en pensées ou en actes. Or la Loi ne fait aucune exception et n’accepte pas la moindre excuse pour mon obéissance moins que parfaite. La Loi m’écrase et me tue à cause du péché qui est en moi. Aux Galates, l’apôtre Paul écrit :

Ceux qui comptent sur leur obéissance à la Loi tombent sous le coup de la malédiction, car il est écrit : Maudit soit l’homme qui n’obéit pas continuellement à tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi (Galates 3.10 ; comparez Romains 7.10-11).

Verset 22

Je continue le texte.

Non, vous, au contraire, vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, avec ses milliers d’anges en fête (Hébreux 12.22).

Alors que les Yebousiens, descendants de Canaan, fils de Noé, occupent la partie montagneuse du sud de la Palestine. Josué tue leur roi, incendie Yebous leur capitale (Josué 10.23-26 ; 15.8) et donne leur territoire à la tribu de Benjamin. Mais les Yebousiens se maintiennent dans la citadelle, la partie fortifiée de leur capitale et cela jusqu’à ce que David devienne roi. Finalement, lui s’en empare (2Samuel 5.6-7) et en fait sa capitale qui devient Jérusalem. Depuis cette date, Dieu en fait sa résidence terrestre. Dans le psaume 132, on lit :

L’Éternel a fait choix de Sion, oui, il l’a désirée pour résidence : C’est le lieu de ma paix où je résiderai toujours ; c’est ici que je régnerai, dans Sion que j’ai désirée (Psaumes 132.13-14).

Jérusalem se trouve sur le mont Sion qui est un synonyme pour la ville sainte.

La Loi est représentée par le mont Sinaï qui offre un spectacle terrifiant, et quiconque en touche ne serait-ce que les abords, est frappé de mort. Par contre, la grâce et la Nouvelle Alliance sont symbolisées par la montagne de Sion, et tous ceux qui le veulent, peuvent « s’approcher… de Sion, parfaite en beauté, Dieu resplendit.  Sur le mont de Sion… l’Éternel accorde sa bénédiction et la vie pour toujours » (Psaumes 50.2 ; 133.3, ou 4).

L’apôtre Paul utilise aussi le mont Sinaï et Jérusalem pour illustrer l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, deux différents types de relation avec Dieu. Aux Galates, il écrit : « Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère. Et encore : Nous sommes enfants de la femme libre » (Galates 4.25, 26, 31).

Par définition, la Loi est faite de commandements qui, s’ils ne sont pas respectés, entraînent le jugement. Il s’en suit que personne ne peut trouver le salut en obéissant à la Loi. Par contre, et comme son nom l’indique, la grâce porte en elle le pardon et le salut. N’importe qui peut être sauvé par la grâce.

Quand l’auteur dit : « vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste », il s’adresse aux Hébreux qui sont déjà croyants, mais aussi à ceux qui sont assis entre deux chaises afin de les encourager à marcher droit devant eux, pour ainsi dire, et à ne pas faire marche arrière pour retourner aux pratiques du judaïsme ; c’est son souci constant et permanent tout au long de l’épître.

« La montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste » sont trois images du royaume des cieux. Précédemment dans le chapitre 11 (v.10), l’auteur a dit d’Abraham qu’il « attendait la cité aux fondements inébranlables dont Dieu lui-même est l’architecte et le constructeur ». Cette cité est la Jérusalem céleste, aussi appelée « Nouvelle Jérusalem » dans le livre de l’Apocalypse. Ce sera la demeure spirituelle de tous les rachetés pour l’éternité. C’est aussi là qu’est leur héritage.

Ici-bas, les croyants ne sont que des ambassadeurs, car leur véritable citoyenneté est dans les cieux.

Enfin, l’auteur dit aussi : « vous vous êtes approchés de la Jérusalem céleste, avec ses milliers d’anges en fête ». Selon les Écritures, il existe un nombre astronomique d’anges qui habite les cieux. Dans les livres de Daniel et de l’Apocalypse, on lit :

Des millions d’êtres le servaient, et des centaines de millions se tenaient debout devant lui (Daniel 7.10). Ils étaient des milliers de milliers et des millions de millions (Apocalypse 5.11).

Pendant toute l’éternité, les rachetés se joindront aux anges pour louer l’Agneau de Dieu leur Sauveur.