Chapitre 11

Verset 4b

Tout individu sensé qui tombe malade veut savoir la vérité même si celle-ci est désagréable à entendre. Ensuite, il veut connaître le meilleur traitement à suivre, pas n’importe lequel, prendre le bon médicament et pas n’importe quoi. Et si on lui dit qu’il doit faire au mieux, comme ça lui chante parce qu’au fond, toutes les opinions se valent, il sera furieux. On espère croire en effet que le personnel soignant fait tout son possible pour fonctionner dans le champ de la vérité et qu’il est donc digne de foi. L’étrange idée comme quoi tout se vaut ne semble concerner que les domaines spirituel et moral où c’est du chacun-pour-soi parce que ça fait belle lurette qu’on a rejeté la notion d’absolu et les normes divines. En fait, c’est Caïn, le fils aîné d’Adam et Ève, qui a lancé la balle. En dédaignant la révélation qu’il avait reçue de Dieu, il est devenu le premier apostat. Oh ! Il était prêt à adorer Dieu, mais à sa manière. Alors, l’Éternel l’a rejeté, lui et son offrande de légumes.

On lit dans la Genèse, qu’après avoir assassiné son frère, Dieu a confronté Caïn. Mais comme il ne s’est pas repenti pour autant, Dieu l’a chassé. On lit que « Caïn partit loin de l’Éternel : il alla séjourner au pays de Nod, le Pays de l’Errance » (Genèse 4.16). Mais il ne faut pas croire un instant qu’il est fâché de s’éloigner le plus possible de Dieu, car ça lui permet de mener sa vie comme bon lui semble.

Caïn est la tête de file de tous les incrédules (comparez Jude 11) que le monde a jamais portés. Il est pour la religion mais contre l’expiation des péchés par du sang versé tel que Dieu l’ordonne. Les Juifs traditionalistes sont du même gabarit ; dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul dit d’eux :

En méconnaissant la manière dont Dieu déclare les hommes justes et en cherchant à être déclarés justes par leurs propres moyens, ils ne se sont pas soumis à Dieu en acceptant le moyen par lequel il nous déclare justes (Romains 10.3).

Je continue de lire dans le onzième chapitre de l’épître aux Hébreux.

(Par la foi, Abel a offert à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn.) Grâce à elle, il a été déclaré juste par Dieu qui a témoigné lui-même qu’il approuvait ses dons (Hébreux 11.4b).

Caïn et Abel possèdent tous deux un lieu d’adoration où doit se trouver une sorte d’autel sur lequel ils ont chacun apporté leur offrande. Aussitôt que Adam a péché, Dieu a promis un Sauveur, et a tout de suite pourvu à un moyen temporaire de venir à lui par le biais de sacrifices. Toutes les alliances de Dieu avec l’homme sont conclues par du sang. Abraham a offert des animaux et Moïse a transmis aux Hébreux les rituels complexes et sanglants qui structurent le culte à l’Éternel. Et au cœur de la Nouvelle Alliance se trouve bien sûr le sacrifice parfait de Jésus, offert sur la croix une fois pour toutes pour tous les hommes de tous les temps.

Il ne fait aucun doute que Dieu a révélé à Caïn et Abel qu’ils doivent s’approcher de lui par un sacrifice, mais seul Abel y a cru (Romains 10.17) ce qui fait que « par la foi, Abel a offert à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn ». En immolant un agneau, il a reconnu sa condition de pécheur et obéi à la volonté de Dieu.

Abel a offert un agneau pour une personne, pour lui-même. Plus tard est venu la Pâque juive avec un agneau par famille. Puis a été institué le Yom Kippour, le jour des expiations avec un agneau pour une nation. Enfin, il y a eu le Vendredi saint avec Jésus-Christ : un Agneau pour le monde entier.

En apportant des légumes, Caïn s’est moqué de Dieu montrant qu’il est rebelle dans l’âme. Son offrande est un acte religieux destiné avant tout à se faire plaisir, car la volonté de Dieu ne lui importe pas. Dans sa première épître, l’apôtre Jean déclare :

Que personne ne suive donc l’exemple de Caïn, qui appartenait au diable et qui a égorgé son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que sa façon d’agir était mauvaise, alors que celle de son frère était juste (1Jean 3.12).

Caïn n’est pas athée sinon il n’aurait rien offert à Dieu. Il le reconnaît comme être suprême à qui il doit rendre un culte d’adoration, mais il a lui-même décidé comment s’approcher de Dieu ; cette attitude rebelle est au cœur de toutes les religions. C’est ainsi que beaucoup de gens disent : « Je peux plaire à Dieu en faisant ceci ou cela », mais dans le livre des Actes des Apôtres, on lit :

C’est en lui (Jésus) seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12).

Les religions prétendent qu’il y a un autre nom et un autre chemin. Mais dans le livre des Proverbes, on lit :

Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort (Proverbes 14.12).

Verset 4c

Je continue de lire dans le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux.

Et grâce à elle (la foi) Abel parle encore, bien que mort (Hébreux 11.4c).

Quand un homme quitte ce monde, il laisse sa marque derrière lui et elle peut-être empoisonnée ou un parfum agréable. Cela fait presque deux mille ans que l’apôtre Paul n’est plus parmi nous, mais nous avons toujours son exemple et ses écrits qui ont été une source d’inspiration et de bénédictions pour des millions de gens. Par contre, le nom de Judas est synonyme de malédiction. Contrairement à ce qu’on croit, les morts ne sont pas tous silencieux ; ils racontent des histoires qu’on peut entendre si on prête l’oreille dans leur entourage.

Abel fait partie de la deuxième génération de l’humanité. Il a été assassiné il y a des milliers d’années, et pourtant il a un enseignement à donner à l’homme moderne du 21e siècle friand de technologie et de communication instantanée. Parce qu’il avait la foi, la mort n’a pas eu le dernier mot sur lui.

Après avoir assassiné Abel, l’Éternel a dit à Caïn :

Qu’as-tu fait ? J’entends le sang de ton frère crier vengeance depuis la terre jusqu’à moi (Genèse 4.10).

Le premier discours d’Abel après sa mort est adressé à Dieu à qui il demande de le venger (comparez Apocalypse 6.9-10). En second lieu, la mort d’Abel a des répercussions économiques contre Caïn, car partout où il va, la terre lui fait sentir sa désapprobation en produisant des épines. En effet, Dieu lui a dit :

Maintenant, tu es maudit et chassé loin du sol qui a bu le sang de ton frère versé par ta main. Lorsque tu cultiveras le sol, il te refusera désormais ses produits (Genèse 4.11-12).

En troisième lieu, Caïn a une mauvaise conscience qui le poursuit en lui rappelant son méfait ; il a dit à Dieu :

Je devrai me cacher devant toi, je serai errant et fugitif sur la terre et si quelqu’un me trouve, il me tuera (Genèse 4.14).

Abel parle aussi aux générations qui l’ont suivi. Son exemple enseigne que l’homme vient à Dieu par la foi sur la base du sang versé pour ses fautes, et qu’il doit obéir à la révélation qu’il a reçue ou subir le jugement divin.

Verset 5

Je continue le texte.

Par la foi, Hénoc a été enlevé auprès de Dieu pour échapper à la mort et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé. En effet, avant de nous parler de son enlèvement, l’Écriture lui rend ce témoignage : il était agréable à Dieu (Hébreux 11.5).

Alors qu’Abel est venu à Dieu par la foi, Hénoc a marché avec Dieu par la foi. C’est le deuxième héros de la liste d’honneur des saints de l’Ancien Testament. S’il n’est pas possible d’acquérir la vie éternelle par des rites ou des bonnes œuvres, ces dernières sont importantes après avoir obtenu le salut. Dans la Genèse, on lit :

Quand Hénoc fut âgé de 65 ans, il eut pour fils Mathusalem. Après cela, Hénoc conduisit sa vie sous le regard de Dieu durant 300 ans et il eut d’autres enfants. La durée totale de sa vie fut de 365 ans. Hénoc vécut en communion avec Dieu puis il disparut, car Dieu le prit auprès de lui (Genèse 5.21-24).

Les onze premiers chapitres de la Genèse racontent l’histoire de la création, de la rébellion de l’homme, du déluge, de la tour de Babel et la dispersion des hommes sur toute la terre. Le chapitre 5 de la Genèse s’appelle « le livre de la postérité d’Adam » et il est particulièrement déprimant parce qu’il fait penser au livre des morts. En effet, l’auteur égraine lugubrement la liste des descendants de Seth, troisième fils d’Adam et Ève, et elle est ponctuée par le triste refrain « il mourut », qui revient huit fois comme un rappel du jugement de Dieu. On a l’impression de traverser un cimetière et de lire des noms sur les tombes.

Adam et Ève n’ont pas tenu compte de l’avertissement que Dieu leur a donné quand il a dit : « Tu ne mangeras pas du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le jour où tu en mangeras tu mourras de mort » (Genèse 2.17 ; Autre), et maintenant, à cause d’eux, tout le monde meurt. Dans l’Ecclésiaste, le roi Salomon écrit :

L’homme n’est pas maître de son souffle pour le retenir et il n’a aucune puissance sur le jour de la mort ; il n’y a point de délivrance dans ce combat (Ecclésiaste 8.8).

La durée de vie des premières générations humaines est très longue, mais finalement, ils sont mort parce que c’est le sort de tous les êtres humains, parce que « le salaire que verse le péché c’est la mort » (Romains 6.23).

Adam a vécu 930 ans, puis son fils Seth, 912 ans. Mais avant de quitter ce monde, il engendra Hénoc qui mourut à 905 ans, qui eut un fils Kénan, qui est mort à 910 ans, qui eut un fils Mahalaleél qui mourut à 895 ans et son fils Yéred à 962 ans. Puis soudainement, dans cette nécrologie, il y a un interlude, un rayon de soleil. On lit que « Hénoc vécut en communion avec Dieu puis il disparut, car Dieu le prit auprès de lui ». Cet événement mystérieux et tout à fait extraordinaire est symbolique car il annonce l’enlèvement de l’église de Jésus-Christ, c’est-à-dire l’ensemble de tous ceux qui ont placé leur confiance en lui. À ce sujet, dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur (1Thessaloniciens 4.16-17).

Ni la Genèse ni l’épître aux Hébreux ne précisent comment s’est passé cet enlèvement d’Hénoc, mais nous en avons peut-être une idée. En effet, on raconte l’histoire de cette petite fille qui est revenue du catéchisme. Arrivée à la maison, sa maman lui demande alors ce qu’elle a appris ce jour-là. La petite fille répond : « On nous a raconté l’histoire d’Hénoc, c’est un homme qui au lieu de mourir a été enlevé par Dieu dans le ciel ; veux-tu que je te la raconte ? » « Mais bien sûr ! », lui répond la maman. « Eh bien, voilà : Chaque jour de grand matin, Dieu venait voir Hénoc et l’invitait à marcher avec lui. Avec le temps, Hénoc avait tellement de plaisir à se promener avec Dieu que chaque jour, il l’attendait au portail du jardin pour partir marcher avec lui. Et puis un jour Dieu lui dit : “ Aujourd’hui nous allons faire une promenade encore plus longue que d’habitude, car j’ai beaucoup de choses à te dire. ” Après avoir marché et marché toute la journée, il commençait à se faire tard ; Hénoc est fatigué et propose alors de rentrer à la maison. Mais Dieu lui dit : “ Hénoc, à présent nous sommes plus près de chez moi que de chez toi. Rentre donc chez moi. ” C’est comme ça qu’après avoir marché avec Dieu, Dieu le prit chez lui ». Fin de la petite histoire.

Hénoc est la 7e génération depuis Adam en passant par Seth, son troisième fils après Caïn et Abel. D’après le livre de Jude, Hénoc est un prophète qui vit au sein d’une société dégénérée portée à faire le mal. Il écrit :

À eux aussi s’applique la prophétie d’Hénoc, le septième patriarche depuis Adam, qui dit : Voici le Seigneur va venir avec ses milliers d’anges pour exercer son jugement sur tous, et pour faire rendre compte à tous ceux qui ne le respectent pas, de tous les actes qu’ils ont commis dans leur révolte et de toutes les insultes que ces pécheurs sacrilèges ont proférées contre lui (Jude 14-15).

La lignée choisie par Dieu passe par Seth puis Hénoc et descend jusqu’à Noé son arrière-petit-fils. Il est intéressant de remarquer que d’après le livre de la Genèse (5.22), c’est à l’âge de 65 ans, après la naissance de son fils Mathusalem que « Hénoc conduisit sa vie sous le regard de Dieu durant 300 ans ». Cette naissance fut l’élément déclencheur de la vie d’Hénoc qui fait qu’il décide de conduire sa vie sous le regard de Dieu.

Adam et Ève aussi ont marché et parlé avec Dieu dans le jardin d’Éden, mais suite à leur désobéissance et après avoir été chassés du paradis terrestre, ils ne semblent plus avoir guère marché avec Dieu. C’est donc Hénoc qui reprend le flambeau, pour ainsi dire, qui rétablit la communion avec Dieu et qui illustre la vraie destinée de l’homme. Bien que cela ne soit pas mentionné dans le texte, il est quasi certain que comme Abel, Hénoc offrait des sacrifices sanglants, car c’est le seul moyen d’accéder à Dieu.

Verset 6

Je continue le texte du chapitre 11 de l’épître aux Hébreux.

Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent (Hébreux 11.6).

L’homme n’a absolument rien à offrir à son Créateur. Si Hénoc lui a été agréable, c’est par la foi et non pas en suivant des rites ou des règles de bonne conduite. Les religions et toutes les simagrées qu’elles imposent à leurs adeptes, ne plaisent absolument pas à Dieu parce que ce sont des systèmes inventés par Satan pour s’opposer à la vérité ou pour la diluer. Tout ce qui émane de l’homme, ce qu’il est, ses ancêtres et ce qu’il peut faire de lui-même, est entaché de péché et donc inacceptable pour Dieu. Les bonnes actions n’ont jamais ouvert la porte du paradis à quiconque (Romains 3.20), et la vraie postérité d’Abraham, celle qui hérite des promesses, se compose de ceux qui ont placé leur foi en Jésus-Christ (Galates 3.28-29).

Le premier pas de la foi consiste à croire que l’Éternel est le seul vrai Dieu et qu’il se révèle dans les Textes sacrés. Beaucoup de gens disent croire en Dieu, mais ça ne veut pas dire grand-chose. Il existe en effet des tas de divinités qui sont le fruit de l’imagination de l’homme. Par exemple, certains pensent que dieu est une sorte de vieillard, un grand-père indulgent aux cheveux blancs, qui sourit d’un air béat en regardant les hommes avec affection, et qui ferme les yeux sur leurs fautes. Il y a aussi le dieu adjudant toujours prêt à rendre la vie désagréable et à sévir, puis les déistes qui ont fabriqué le dieu PDG qui après avoir conçu et créé l’univers, l’a démarré puis a pris sa retraite. Tous ces substituts sont des fausses divinités qui n’existent pas.

Il n’est pas possible d’accéder à la connaissance du seul Dieu vrai par les sens (Jean 1.18) ou par la raison. La science ne peut pas prouver son existence, car elle opère à l’intérieur du bocal espace-temps constitué par l’univers, tandis que Dieu, lui, est transcendant, hors du bocal. Cependant, il existe aussi une loi qui dit que chaque cause a un effet. D’ailleurs précédemment, l’auteur de l’épître a dit :

Il n’y a pas de maison sans constructeur et celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu (Hébreux 3.4).

Si on remonte le duo cause-effet dans le temps, on arrive à la matière première de l’univers. À ce niveau, il faut choisir. Soit, elle n’a pas de cause, et alors c’est qu’elle est éternelle et dans un sens dieu, soit elle a une cause et elle a été créée par un Dieu Tout-Puissant.

D’après la seconde loi de la thermodynamique, avec le temps, notre univers se dégrade. Cela veut aussi dire que dans le lointain passé, il était chargé d’un potentiel énergétique qui depuis a considérablement diminué. Mais d’où vient cette énergie ? Les scientifiques athées n’ont pas de réponse et n’en auront jamais, ce qui les ramène à la case départ d’un effet sans cause ce qui est impossible. Donc Moïse a tout juste quand il dit : « Au commencement, Dieu » (Genèse 1.1).

De toute façon, si je considère la complexité des plantes et des animaux, leur fonctionnement et leur reproduction, il faut vraiment que je ferme les yeux de mon intelligence et que je me voile la face pour prétendre que tout s’est fait tout seul. Et puis quand on considère les étoiles, les planètes, les constellations, les galaxies, et que tout ça est tenu en place par diverses forces centrifuges, centripètes et gravitationnelles, il faut être complètement aveugle pour ne pas voir derrière cette immensité extraordinaire la puissance et la sagesse d’un créateur.

Quant aux océans, ils servent entre autres, de tampons entre le froid sidéral et la chaleur extrême produite par le soleil. En modulant la température de l’atmosphère terrestre, ils la maintiennent à l’intérieur d’une fourchette où la vie est possible. On peut attribuer l’existence des océans à un monstre coup de chance où à la sagesse du Créateur, c’est un choix qu’il faut faire. Même chose pour la dimension de la terre, l’inclinaison de son axe et sa distance par rapport au soleil et à la lune, car si n’importe laquelle de ces données est légèrement modifiée, la vie sur terre ne serait plus possible.

On ne peut pas prouver l’existence de Dieu parce qu’il ne se laisse pas mettre en éprouvette, mais tout ce que la science découvre atteste sa présence.

D’après la théorie de l’évolution ou plus précisément du transformisme, c’est une soupe primitive qui au fil du temps a donné naissance à l’homme. Mais comment est-ce possible, car outre sa complexité physique, c’est un être pensant doué de raison et de créativité ; il sait réfléchir et prendre des décisions rationnelles. Je sais bien que « le hasard fait bien les choses », comme on dit, mais quand même. De plus, les anthropologues confirment que la conscience de la divinité est une composante universelle de toutes les cultures. Cependant, ce n’est que par la foi et par l’action du Saint-Esprit que l’homme peut accéder à la connaissance personnelle du Dieu unique et vrai. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit : « Celui qui croit au Fils de Dieu possède ce témoignage en lui-même » (1Jean 5.10).

Accepter que Dieu existe est un premier pas, mais il faut aussi croire que, dit l’auteur, « il récompense ceux qui le cherchent », c’est-à-dire qu’il est bon et accueille favorablement ceux qui s’approchent de lui.

Pour Albert Einstein, Dieu est une grande force cosmique, mais pour Hénoc, c’est une personne, quelqu’un de bienveillant en qui il peut avoir confiance et avec qui il est possible d’entretenir une relation amicale, ce qu’il a fait pendant trois cents ans.

Non seulement nous pouvons connaître Dieu personnellement, mais s’il a créé l’homme, c’est justement afin de partager sa gloire avec une créature qui puisse l’apprécier et qui l’adore pour qui il est. Voilà pourquoi il désire que nous le cherchions et qu’il se laisse trouver (1Chroniques 28.9 ; Proverbes 8.17 ; Jérémie 29.13 ; Luc 11.10). En contrepartie, l’homme qui découvre Dieu, devient cohéritier avec Jésus-Christ et reçoit la vie et la félicité éternelles.