Chapitre 1

Verset 6

Les despotes ont tous soif de pouvoir ; ils sont animés par ce besoin insatiable de voir se courber devant eux ceux qui les entourent, y compris le peuple qu’ils oppriment. Mais ils ont un autre point commun ; ce sont des usurpateurs, car le seul qui est digne d’une telle vénération et qui mérite l’adoration est Dieu en Jésus-Christ.

Je continue de lire dans le premier chapitre de l’épître aux Hébreux.

Mais lorsque de nouveau Dieu introduit le Premier-né dans la terre habitée, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent (Hébreux 1.6 ; Autre).

Jésus-Christ est supérieur aux anges, car il est le Fils de Dieu mais aussi parce que ces derniers doivent l’adorer. L’auteur montre ainsi que la Nouvelle Alliance inaugurée par Jésus est plus élevée en dignité que celle de la loi transmise par des anges. En d’autres mots, le christianisme est supérieur au judaïsme.

« Que tous les anges de Dieu l’adorent » est une citation du psaume 97 (7) et du livre du Deutéronome (2.43 ; comparez Romains 15.10) selon l’Ancienne version grecque (appelée « Septante » et qui est quelques fois légèrement différente du texte hébreu traditionnel). Les anges ont toujours vénéré Jésus parce qu’il est la seconde personne de la Trinité, mais maintenant ils doivent aussi l’adorer en tant qu’homme-Dieu, Dieu incarné. Cet ordre d’adorer Jésus est une preuve incontournable de sa divinité. Cependant, comme il est appelé « premier-né », bien des sectes utilisent ce passage pour dire que Jésus est un être créé. L’apôtre Paul aussi appelle Jésus « le premier-né de toute la création » (Colossiens 1.15). Le mot grec (prototokos) traduit par « premier-né » n’exprime pas un ordre chronologique dans le temps mais une position d’autorité. C’est un titre qui veut dire « chef, celui qui précède les autres, qui leur est supérieur en dignité et en force » (comparez Genèse 49.3). Par exemple, Isaac, fils d’Abraham a eu des jumeaux. Ésaü est né le premier, cependant c’est son frère Jacob qui est appelé premier-né, parce que c’est lui qui a reçu les promesses de Dieu.

Jésus est le premier-né par excellence, le premier en tout, le souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Dans son épître aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit :

Ce Fils est le commencement, le Premier-né de tous ceux qui sont morts, afin qu’en toutes choses il ait le premier rang (Colossiens 1.18).

Jésus est le premier des ressuscités non pas parce que personne n’est revenu à la vie avant lui, mais dans le sens qu’il est ressuscité glorifié et que c’est grâce à lui que les croyants ressusciteront pour la vie éternelle.

L’auteur dit que « Dieu a de nouveau introduit le Premier-né » ; la locution « de nouveau » signifie que Dieu présentera une seconde fois Jésus au monde, ce qui aura lieu quand il reviendra en gloire pour établir son royaume. Alors, la véritable identité de Jésus éclatera devant le monde entier, et à ce moment-là les anges l’adoreront d’une manière nouvelle car ils réaliseront pleinement l’étendue de la gloire de Jésus en tant qu’homme-Dieu (comparez Apocalypse 5.11-14). En effet, comme les anges sont des créatures, ils sont comme nous et ne comprennent pas toujours tout ce que Dieu fait.

Verset 7

Je continue le texte.

Au sujet des anges, il (Dieu) dit : Il utilise ses anges comme des vents, et ses serviteurs comme des flammes de feu (Hébreux 1.7).

Jésus est supérieur aux anges par sa nature et son identité, qui il est. Les anges, eux, ne sont que des serviteurs dont Dieu se sert entre autres, comme moyens de jugement. Ici, ils sont assimilés aux éléments naturels changeants et violents que sont le vent et la foudre quand ils accompagnent une tempête dévastatrice.

Verset 8a

Je continue.

Mais au sujet du Fils, il (Dieu) dit : Ton trône, ô Dieu, subsiste pour toute éternité (Hébreux 1.8a).

Cette affirmation capitale est tirée du psaume messianique 45 (7), ainsi appelé parce qu’il prophétise la venue du Christ. Le contraste entre le Fils et les anges ne pouvait pas être mieux établi. Dieu le Père parle à Dieu le Fils et lui dit : « Ton trône est éternel ». Jésus lui-même s’est proclamé Dieu, par exemple quand il a dit :

Moi et le Père, nous ne sommes qu’un (Jean 10.30).

Quand Jésus a prononcé ces paroles, la réaction des Juifs ne s’est pas fait attendre puisqu’il est écrit : « ils ramassèrent des pierres pour le tuer », et ils ont expliqué leur geste en disant : « parce que tu blasphèmes, car toi qui n’es qu’un homme, tu te fais passer pour Dieu » (Jean 10.31-33). L’apôtre Paul aussi enseigne très clairement que Jésus est Dieu fait homme. Par exemple, dans son épître aux Romains il dit de lui : « il est aussi au-dessus de tout, Dieu béni pour toujours » (Romains 9.5), et dans sa lettre à Tite, il écrit : « la bienheureuse espérance des croyants est la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur » (Tite 2.13). Et dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Nous appartenons au Dieu véritable par notre union à son Fils Jésus-Christ. Ce Fils est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle (1Jean 5.20).

Verset 8b

Je continue le texte de l’épître aux Hébreux.

Le sceptre de ton règne est sceptre d’équité. Tu aimes la justice, tu détestes le mal (Hébreux 1.8b).

Jésus agit toujours de façon juste et il aime la justice. Il est pieux et saint et obéit en tout à Dieu son Père. L’apôtre Jacques écrit :

Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation (Jacques 1.17 ; LSG ; comparez 1Jean 1.5).

Qu’il soit au ciel ou sur la terre, Dieu ne fait pas de caprices et ne change jamais. Parce que Jésus aime la justice, il a en haine l’iniquité et l’injustice. Aimer ce qui est juste et haïr ce qui ne l’est pas sont deux attitudes qui fonctionnent ensemble comme le pouce et l’index.

Verset 9

Je continue.

Aussi, ô Dieu, ton Dieu a fait de toi un roi, en répandant sur toi une huile d’allégresse, te préférant ainsi à tous tes compagnons (Hébreux 1.9).

D’une certaine manière, les anges sont les collègues célestes du Christ, cependant l’auteur souligne que c’est Jésus qui est consacré roi et non pas l’un de ces messagers.

L’Ancien Testament et le psaume second en particulier (v.2) prophétisent que Jésus recevra l’onction qui le fera roi (Psaumes 2.2). D’ailleurs, les mots Messie et Christ sont des translittérations de l’hébreu et du grec, qui veulent simplement dire « celui qui est oint ou consacré ». Jésus a reçu l’onction royale quand il est monté au ciel après sa résurrection. C’est à ce moment-là que Dieu le Père a fait siéger Dieu le Fils à sa droite et « l’a placé bien au-dessus de toute Autorité, de toute Puissance, de toute Domination et de toute Souveraineté : au-dessus de tout nom qui puisse être cité, non seulement dans le monde présent, mais aussi dans le monde à venir » (Éphésiens 1.21). Jésus est roi, mais il n’a pas encore instauré son royaume, ce qu’il fera à la fin des temps.

Versets 10-12

Je continue.

Il (Dieu) dit aussi : C’est toi, Seigneur, qui, au commencement, as posé les fondations de la terre. Le ciel est l’œuvre de tes mains. Ils périront, mais tu subsistes, tous s’useront comme un habit, comme un manteau, tu les enrouleras, comme un vêtement, tu les changeras. Mais toi, tu es toujours le même, tes années ne finiront pas (Hébreux 1.10-12).

Ce passage est une citation du psaume 102 (26-28) selon l’Ancienne version grecque.

Après avoir démontré que Jésus est supérieur aux anges par ses titres, par l’adoration qu’il reçoit et par son identité, l’auteur va maintenant parler de son existence éternelle qui est une autre preuve de sa supériorité sur les anges.

Si Jésus a tout créé, ce qui a déjà été dit, c’est qu’il ne fait pas partie de la création, et c’est qu’il existait avant toute chose, et qu’il n’a donc pas de commencement (comparez Jean 1.1-3). Jésus a un pouvoir illimité et son existence éternelle contraste avec la précarité de la création. Même si celle-ci nous paraît inébranlable au point où certains disent que la matière est éternelle (comparez 2Pierre 3.3-4), elle est appelée à disparaître et l’univers s’écroulera alors comme un château de cartes.

Comme on fait une boule d’un vieux vêtement usagé dont on a plus besoin, après avoir régné pendant mille ans ici-bas, le Seigneur détruira les cieux et la terre et en créera de nouveaux qui introduiront l’éternité future (comparez 2Pierre 3.10-13 ; Apocalypse 6.14). Mais le règne du Messie continuera au-delà de l’ébranlement de la création présente qui est le cataclysme final (comparez Hébreux 12.26-28).

Plus loin dans l’épître, l’auteur rappelle que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et pour toujours (Hébreux 13.8). Les astres, les hommes, tous les êtres vivants ainsi que le monde végétal, naissent et meurent, mais le Christ, lui, demeure éternellement.

Versets 13-14

Je finis de lire le chapitre premier de l’épître aux Hébreux.

Or, auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Viens siéger à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds ? En effet, que sont les anges ? Des esprits aux diverses fonctions, envoyés en service pour aider ceux qui vont hériter le salut (Hébreux 1.13-14).

Cette septième citation est tirée du psaume messianique 110 (v.1) que l’auteur utilisera régulièrement tout au long de l’épître (Hébreux 5.6, 10 ; 6.20 ; 7.11, 17, 21 ; 8.1 ; 10.12-13 ; 12.2). La position que Jésus occupe à la droite de la majesté divine porte à son apogée sa totale supériorité sur les anges. C’est de ce trône que Jésus assoira son autorité sur toute la création après avoir triomphé de ses ennemis, ceux qui ne veulent pas qu’il règne sur eux. Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit :

Pour qu’au nom de Jésus tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre, et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2.10-11).

Cet événement aura lieu au moment de son retour en gloire. Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean écrit :

De sa bouche sort une épée aiguisée pour frapper les nations. C’est lui qui sera leur berger car il les dirigera avec un sceptre de fer. Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse est inscrit un titre : “ Roi des rois et Seigneur des seigneurs ” (Apocalypse 19.15-16).

Bien que les anges se tiennent à côté du trône de Dieu (1Rois 22.19 ; Ésaïe 6.1-2), ils sont envoyés ici et là en mission, car leur rôle est de servir tandis que la destinée de Jésus est de régner pour l’éternité assis sur son trône comme maître de l’univers (Hébreux 1.8). Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit :

Puis viendra la fin, lorsque le Christ remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir anéanti toute Domination, toute Autorité et toute Puissance hostiles. Il faut, en effet, qu’il règne jusqu’à ce que Dieu ait mis tous ses ennemis sous ses pieds… Et lorsque tout se trouvera ainsi amené sous l’autorité du Christ, alors le Fils lui-même se placera sous l’autorité de celui qui lui a tout soumis. Ainsi Dieu sera tout en tous (1Corinthiens 15.24, 25, 28).

Une fois dans l’éternité à venir, Jésus se soumettra volontairement au Père ce qui était déjà le cas dans l’éternité passée. Cette soumission filiale est souvent mentionnée dans les Écritures parce que nous savons qu’elle définit la relation qui lie le Père et le Fils au sein de la Trinité.

Les anges sont « des esprits qui viennent en aide à ceux qui hériteront la vie éternelle ». Ce salut a une signification très large, car il englobe à la fois le don de la vie éternelle et un événement encore futur qui est la délivrance du peuple de Dieu de ses ennemis. Ce second sens est généralement celui du mot « salut » dans le livre des Psaumes. En tout cas, ces paroles tombent bien à propos parce que les destinataires de cette épître subissent des persécutions intenses. Étant sous pression, ils sont tentés d’abandonner la foi en Jésus-Christ (Hébreux 10.32-36). L’auteur leur rappelle donc ici que, d’une part, la victoire finale est déjà acquise et appartient au Roi à venir, et d’autre part, les anges ont un ministère auprès de ceux qui recevront la vie éternelle et partageront le triomphe ultime du Messie.

Dans les Écritures, on rencontre plusieurs fois des anges envoyés pour protéger et délivrer du danger ceux qui ont confiance en Dieu (comparez 2Rois 6.15-17 ; Genèse 19.1-29).

Dans ce court chapitre de quatorze versets, la divinité de Jésus-Christ est fermement établie au moyen de ses titres divins car il est appelé « Fils, Seigneur et Dieu », par ses œuvres, puisqu’il crée, soutient, gouverne, rachète et purge le péché, et enfin par sa nature parce qu’il est éternel, tout-puissant, immuable et adoré des anges. Sa supériorité sur tous les êtres célestes ne peut donc pas être mise en doute. Toutes ces vérités sont importantes pour la suite du texte qui continue avec le chapitre deux que je commence à lire.

Chapitre 2

Verset 1

Puisqu’il en est ainsi, nous devons prendre encore plus au sérieux les enseignements que nous avons reçus afin de ne pas être entraînés à la dérive (Hébreux 2.1).

L’auteur fait une première pause dans son exposé doctrinal pour adresser à ses lecteurs le premier (Hébreux 2.1-4) d’une série de cinq avertissements longs et pressants (Hébreux 3-4, 5.11-6.20 ; 10.26-39 ; 12). Celui-ci est le plus court de tous mais néanmoins solennel.

« Puisqu’il en est ainsi », ou en d’autres mots : parce que Jésus-Christ est plus élevé que tout, qu’il est Dieu et Créateur, parce qu’il a fait l’expiation des péchés et que lui seul est digne d’adoration, ses lecteurs ne doivent pas se laisser « entraîner à la dérive », un comportement facile puisqu’il n’y a qu’à rien faire, comme se laisser aller au fil de l’eau, pour ainsi dire. Une paraphrase de ce premier verset serait : « nous devons d’autant plus ancrer notre vie dans les choses qui nous ont été enseignées, de peur que le navire de la vie n’aille à la dérive, loin du port du salut, pour aller se perdre à jamais » (MacArthur, Hébreux, page 29).

Il y a déjà longtemps de cela, un accident spectaculaire a fait la une des journaux. Un homme s’est endormi dans son petit bateau situé à quelques kilomètres en amont des chutes du Niagara. Un peu de vent, un amarrage à la va-vite et le voilà entraîné par le courant. Il se réveille mais trop tard ; il est devant les chutes et périt englouti. La négligence tue.

La plupart des gens ne sont pas contre le Christ et trouvent même que c’est un homme de bien, mais pour une raison ou pour une autre, ils n’ont jamais pris la décision ferme de l’accepter, ce qui veut dire qu’ils le refusent par négligence. Le rejeter ainsi c’est mépriser son âme. Étant donné la majesté de sa personne et la gloire du royaume des cieux qu’il offre de partager avec nous, il est absolument insensé de refuser le salut qu’il offre.

Verset 2

Je continue le texte.

En effet, la parole transmise à nos ancêtres par des anges est entrée pleinement en vigueur et chaque infraction, chaque désobéissance, a reçu la sanction qu’elle méritait (Hébreux 2.2).

D’après plusieurs textes de l’Ancien Testament, quand l’Éternel a donné les X Commandements à Moïse, il était accompagné de myriades d’anges (comparez Deutéronome 33.2 ; Psaumes 68.18).

Sous le régime de la Loi, toute transgression est sanctionnée et entraîne parfois un châtiment sévère comme la peine capitale (comparez Hébreux 10.28 ; Jude 5).

Verset 3a

Un jour, un prédicateur a commencé son sermon en disant : « j’ai une question à poser à laquelle ni vous ni moi ne pouvons répondre et Dieu non plus ». Puis il a lu la suite de notre texte qui dit :

Alors, comment pourrons-nous échapper nous-mêmes au châtiment si nous négligeons un si grand salut ? (Hébreux 2.3a).

Dans cette épître et comme je l’ai dit, l’auteur donne cinq avertissements. Le premier s’adresse à ceux qui ont entendu l’annonce du salut en Jésus-Christ, mais négligent de l’accepter comme leur Sauveur. Ils sont semblables à quelqu’un en train de se noyer à qui on jette une bouée de sauvetage mais qui refuse de s’y accrocher. Au premier siècle, bon nombre de Juifs entendent la Bonne Nouvelle de Jésus et beaucoup d’entre eux sont intéressés, mais la plupart continuent leur bonhomme de chemin dans le judaïsme traditionnel.

Les sanctions prévues par la Loi ne se comparent pas à la sévérité du châtiment que subiront ceux qui négligent la grâce que Dieu leur offre en Jésus-Christ.

Que faut-il faire pour ne pas avoir le salut ? Rien du tout ! Il suffit de ne rien faire, car par nature, nous sommes dans un état de perdition. Le drame de la condamnation éternelle consiste simplement à rester inactif et indifférent à l’égard de la personne de Jésus-Christ. C’est plus que tragique, car seuls ceux qui placent leur foi exclusivement en lui ont la vie éternelle. Dans le domaine spirituel, la neutralité n’existe pas. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Matthieu 12.30).

Et l’apôtre Jean écrit :

Celui qui met sa confiance en lui (Jésus) n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu (Jean 3.18).

Au niveau spirituel, la simple négligence ou le désintérêt a des conséquences éternelles dramatiques. Et chercher refuge dans les pratiques d’une religion ne résout pas le problème de fond de l’être humain, qui est sous la condamnation de Dieu quoiqu’il fasse. Que ce soit le judaïsme, l’Islam, un des grands courants du christianisme ou autre chose, ce ne sont pas des dogmes ou des rites qui peuvent changer quoi que ce soit à ma destinée éternelle. Pour cette raison, l’auteur, qui est très soucieux de l’état des âmes de ses auditeurs (comparez Romains 9.1-3 ; 10.1) leur lance un appel pressant et demande à ce qu’ils y répondent positivement en prenant la décision ferme de suivre Jésus-Christ tout en délaissant les pratiques du judaïsme.

Versets 3b-4

Je continue le texte.

Car ce salut a tout d’abord été annoncé par le Seigneur lui-même, ceux qui l’ont entendu en ont ensuite confirmé la validité pour nous et Dieu a authentifié leur témoignage en y ajoutant le sien, c’est-à-dire, en accomplissant toutes sortes de signes miraculeux, d’actes extraordinaires, de manifestations diverses de sa puissance et en accordant à ces témoins, selon sa propre volonté, de recevoir chacun sa juste part de l’Esprit Saint (Hébreux 2.3b-4).

L’auteur exhorte les Juifs à croire en Jésus-Christ pour trois raisons : à cause de sa nature, c’est à dire qui il est, à cause de la certitude du jugement pour ceux qui le rejettent, et enfin parce que la véracité de sa parole a été confirmée de diverses manières.

À ses contemporains qui ne manquent pas de scepticisme à son égard, Jésus a dit, et je paraphrase, que même s’ils refusent de croire à ses paroles, au moins qu’ils aient l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que Dieu est en lui (Jean 10.38 ; comparez Actes 2.22). En effet, par ses miracles, Jésus a prouvé qui il était et par conséquent la crédibilité de ses paroles. Ensuite, les apôtres et surtout Paul ont le don de guérison (comparez Actes 14.3 ; Romains 15.19 ; 2Corinthiens 12.12) et d’autres donc encore qu’ils ont reçu du Saint-Esprit, afin de prouver qu’ils sont authentiques, revêtus de l’autorité de Dieu et qu’ils parlent en son nom.

Suite à cette démonstration de la supériorité de Jésus-Christ sur toute créature, vous devez admettre que si malgré tout vous le rejetez, vous porterez seul la responsabilité de votre décision.