Chapitre 4

Introduction

Il existe bien des manières d’expliquer ce qu’on veut dire ; on apprend ça en cours de français. Parmi les différentes figures de style, il en est une dont la définition du dictionnaire est la suivante : Suite d’éléments descriptifs ou narratifs dont chacun correspond aux divers détails de l’idée qu’ils prétendent exprimer. Hou la la ! qu’est-ce que c’est indigeste ! Si vous savez de quoi il s’agit, bravo ! C’est l’allégorie, une illustration un peu particulière. L’apôtre Paul va utiliser ce moyen littéraire pour comparer la Loi de Moïse avec les promesses que l’Éternel a faites à Abraham, et plus particulièrement celle qui nous intéresse de près : la justice devant Dieu par la foi.

Soit dit en passant, une allégorie n’a rien à voir avec l’interprétation allégorique d’un texte telle qu’elle fut conçue et pratiquée par certains Pères de l’Église comme Origène, saint Augustin et d’autres. Cette approche encore en vogue dans certains milieux protestants consiste à accorder très peu d’importance aux faits historiques proprement dit, mais par contre à leur prêter une signification mystique et souvent fantaisiste, qui n’a aucun rapport avec le texte ou l’histoire. Avec cette approche, on peut faire dire ce qu’on veut à n’importe quel écrit.

Verset 22

Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître aux Galates.

Il est écrit dans la Loi qu’Abraham a eu deux fils, l’un d’une esclave, et l’autre d’une femme libre (Galates 4.22).

Cette histoire est racontée dans le livre de la Genèse, qui techniquement ne fait pas partie de la Loi, puisque celle-ci fut promue plus de 4 siècles après Abraham et apparaît pour la première fois dans le livre de l’Exode. Cependant, traditionnellement, les 5 ouvrages de Moïse sont considérés comme les livres de la Loi. Paul fait donc à nouveau référence à Abraham dont il a déjà parlé. Le patriarche est très important parce qu’il est l’ancêtre fondateur de la nation d’Israël et c’est de lui que les Hébreux ont hérité les bénédictions qui leur sont propres. Mais comme Paul l’a déjà dit, Abraham est surtout le père spirituel de tous les enfants de la promesse, c’est à dire, ceux qui ont placé leur foi personnelle en Jésus-Christ.

L’apôtre rappelle aux Galates qu’Abraham a d’abord eu deux fils. Il en a eu bien d’autres plus tard, mais ils ne présentent pas d’intérêt pour l’allégorie. Le premier, Ismaël avait pour mère Agar, une esclave égyptienne, et le second Isaac est né de Sara, la femme légitime d’Abraham. Quand il apparut qu’elle n’aurait jamais d’enfants, Sara donna Agar son esclave à Abraham pour qu’elle conçoive à sa place. Selon la coutume de l’époque lorsqu’une femme est stérile, c’est sa servante qui joue le rôle de ventre porteur. Seulement au lieu d’utiliser l’insémination artificielle comme de nos jours, les gens se servent des voies naturelles.

Cependant, la promesse de Dieu comme quoi Sara aurait un fils s’étant accomplie, elle chassa sa servante et son fils ce qui était aussi conforme aux us et coutumes de ce temps-là. Ismaël est donc le fils de l’esclave et Isaac le fils né libre. Selon les anciennes coutumes de l’époque, codifiées plus tard par le roi de Babylone Hammourabi, c’est le statut de la mère qui détermine celui de ses enfants. Paul va contraster ces deux femmes et leur fils respectif parce que leurs histoires comportent une leçon valable aussi bien pour nous que pour les Galates même s’ils ne sont pas d’origine juive.

Verset 23

Je continue.

Le fils de l’esclave a été conçu de manière purement humaine. Alors que le fils de la femme libre a été donné à Abraham en vertu d’une promesse divine (Galates 4.23).

Ismaël est fils d’une esclave et Isaac fils d’une femme libre. La seconde différence entre ces deux garçons est la façon dont ils furent conçus. En effet, Ismaël est né selon l’ordre naturel des choses, rien de mystérieux ne s’est passé. La naissance d’Isaac par contre fut miraculeuse. En effet, alors qu’Abraham et sa femme ont dépassé l’âge d’avoir des enfants, l’Éternel leur promet un fils. Il a donc fallu une intervention divine pour que Isaac soit conçu et c’est ce qui fait de lui l’enfant de la promesse, donc de la grâce. Là en passant, Paul donne un grand coup de patte aux Juifs, orgueilleux de leur descendance naturelle d’Abraham. Il sous-entend en effet qu’ils sont seulement descendants naturels d’Abraham, comme Ismaël le fils de l’esclave. Ce sont les fils de la promesse et donc de la grâce qui sont les vrais héritiers d’Abraham, c’est à dire ceux qui ont accepté Jésus comme sauveur parce qu’ils ont la même foi qu’Abraham. Dans son épître aux Romains, Paul écrit : Cela veut dire que tous les enfants de la descendance naturelle d’Abraham ne sont pas enfants de Dieu. Seuls les enfants nés selon la promesse sont considérés comme sa descendance (Romains 9.8).

Verset 24

Je continue.

Interprétons cela comme une image : ces deux femmes représentent deux alliances. L’une de ces alliances, conclue sur le mont Sinaï, donne naissance à des enfants esclaves, c’est Agar qui la représente (Galates 4.24).

Le mot image est une traduction du grec allégoréô, qui a donné allégorie en français. À partir d’ici, Paul n’est pas simple à comprendre parce que dans sa démonstration, il saute des étapes.

Il faut aussi savoir que le règne de Dieu se développe graduellement, de sorte que des faits qui peuvent être anodins en apparence ou bien les circonstances particulières d’un homme de Dieu de l’Ancien Testament, renferment en germe de grands événements à venir, un peu comme le chêne majestueux a d’abord été caché pendant un temps dans le gland humble qui lui a donné naissance. En d’autres mots ce qui s’est passé dans la vie d’Abraham, les promesses que Dieu lui a faites ainsi que les naissances d’Ishmaël et d’Isaac sont à la fois histoire et prophétie.

Ici, l’apôtre établit un contraste entre, d’une part, la Loi de Moïse et le judaïsme, et d’autre part, la grâce en Jésus-Christ et le christianisme. Il fait une analogie, c’est-à-dire qu’il compare les naissances d’Ismaël et Isaac, à deux types d’alliances entre l’Éternel et les hommes. Ces deux alliances sont premièrement celle de la Promesse faite à Abraham, et deuxièmement celle de la Loi donnée à Moïse. Ce sont les mêmes principes qui régissent la conception des enfants et les deux alliances. En effet, l’homme compte sur lui-même, sur sa propre capacité naturelle aussi bien pour procréer que pour obéir aux exigences de la Loi. Par contre, toutes les promesses que Dieu a faites au patriarche Abraham reposent uniquement sur l’Éternel, que ce soit le don du pays de Canaan, une postérité nombreuse, des bénédictions terrestres, et surtout sa foi qui lui fut comptée comme justice, ou bien le fils Isaac qui n’a pu naître que par un miracle. Comme Paul l’a déjà dit précédemment, c’est le Christ et ceux qui croient en lui qui sont l’accomplissement de la promesse de grâce faite à Abraham par l’Éternel. À cause de Jésus, beaucoup d’êtres humains sont devenus justes devant Dieu par pure grâce. Ils sont aussi fils spirituels d’Abraham et font partie de cette descendance nombreuse qui lui fut promise. Par contre, et comme Paul l’a déjà dit, la Loi est un pédagogue et tous ceux qui lui doivent obéissance sont ses esclaves.

Verset 25-26

Je continue ce texte difficile.

Certes, cette “ Agar-Mont Sinaï ” est en Arabie, mais elle correspond à la Jérusalem actuelle, car celle-ci vit dans l’esclavage avec tous ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre. C’est elle qui est notre mère (Galates 4.25,26).

Dans cette allégorie, l’esclave égyptienne Agar signifie d’une part le mont Sinaï où la Loi fut donnée, et d’autre part la ville de Jérusalem parce qu’elle est sous le contrôle de Rome et la capitale religieuse de tous ceux qui sont encore sous l’esclavage de la Loi.

La Jérusalem d’en-haut est la Nouvelle Jérusalem, une réalité déjà présente dans les cieux. C’est la cité du Dieu vivant où le Christ ressuscité siège sur son trône. Elle est décrite comme descendant du ciel sur terre à la fin du livre de l’Apocalypse. Tout comme la capitale juive de Palestine est la ville mère de ceux qui sont sous la Loi, la Jérusalem d’en haut est la patrie céleste de tous les croyants de tous les temps qui sont nés de nouveau par la grâce de Dieu.

Verset 27

Je continue.

Car il est écrit : Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n’as pas connu les douleurs de l’enfantement, pousse des cris de joie, toi qui ignores les douleurs de l’enfantement. Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme mariée (Galates 4.27).

L’articulation de cette prophétie d’Ésaïe dans l’allégorie de Paul est difficile à comprendre parce qu’ici encore il saute des étapes dans son raisonnement. Ésaïe s’adresse au véritable Israël, à la communauté des croyants, à laquelle il promet un glorieux avenir, ce qui se réalisera pendant  le millénium.

Sara, épouse légitime d’Abraham peut être considérée comme la mère du peuple de Dieu parce qu’elle a donné naissance à Isaac enfant de la promesse.

La lignée naturelle d’Abraham par Sara, ce sont les Juifs et Jésus-Christ homme. Mais sa postérité spirituelle c’est Jésus le Fils de Dieu, ainsi que tous les croyants de tous les temps, Juifs et païens, qui sont nés de la grâce de Dieu.

Verset 28

Je continue.

Or vous, frères, vous êtes les enfants de la promesse, comme Isaac (Galates 4.28).

Tout comme Isaac, on devient chrétien par une naissance surnaturelle. Dans son évangile, Jean écrit : Certains ont accueilli celui qui est la Parole ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. Ce n’est pas par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus ; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés (Jean 1.12-13). Les Galates croyants font partie de la postérité spirituelle d’Abraham. Tous les croyants sont enfants de la Promesse et non de la Loi. Leur position devant Dieu dépend de l’alliance de la grâce en Jésus-Christ.

Verset 29

Je continue le texte.

Mais, autrefois, le fils conçu de manière simplement humaine persécutait le fils né par l’intervention de l’Esprit, et il en est de même aujourd’hui (Galates 4.29).

Quand Abraham a célébré le sevrage d’Isaac, Ismaël l’a tourné en dérision. Il est probable qu’Ismaël, qui doit alors avoir 12 à 13 ans, nourrit des arrière-pensées malveillantes à l’égard d’Isaac alors âgé d’environ 3 ans. En tant que fils aîné, Ismaël veut évidemment hériter les biens et titres de son père. Sara l’a bien compris puisqu’elle a dit à Abraham : Chasse cette esclave et son fils, car celui-ci ne doit pas partager l’héritage avec mon fils Isaac (Genèse 21.10).

Cette animosité précoce entre les deux fils d’Abraham se perpétua dans les deux peuples au travers des siècles, et se reflète aujourd’hui encore dans les tensions entre Arabes et Israélites. Après avoir comparé la conception d’Isaac à la nouvelle naissance de ceux qui deviennent croyants, Paul rapproche la persécution d’Isaac par Ismaël aux exactions exercées par les Juifs contre les chrétiens. Les légalistes qui s’enorgueillissent de la Loi ont en horreur la grâce de Dieu. Pareillement, il est difficile à l’homme naturel d’accepter que toute grâce excellente ne peut venir que de Dieu. Dans son épître, Jacques écrit : Tout cadeau de valeur, tout don parfait, nous vient d’en haut, du Père qui est toute lumière et en qui il n’y a ni changement, ni ombre due à des variations (Jacques 1.17). La tendance humaine est de vouloir faire ou chercher quelque chose d’autre, d’accomplir des actes de contrition, de passer par une nouvelle expérience ou un rite particulier. Tout ça pour obtenir une bénédiction que je pense ne pas avoir reçue lorsque j’ai fait confiance à Jésus-Christ seul. Mais si j’essaie d’ajouter quoi que ce soit à l’œuvre qu’il a accomplie sur la croix, je la déclare par là insuffisante. C’est une insulte sérieuse qui rend le sacrifice du Seigneur caduque à mon égard. C’est bien là le gros problème des rites et liturgies si répandus dans tous les milieux chrétiens. Les gens se confient en eux au lieu de placer leur foi uniquement en la personne du Christ.

Verset 30

Je continue l’épître aux Galates.

Or, que dit l’Écriture ? Renvoie l’esclave avec son fils, car le fils de l’esclave n’aura aucune part à l’héritage avec le fils de la femme libre (Galates 4.30).

Lorsque Sara a compris qu’Ismaël nourrissait des intentions belliqueuses à l’encontre d’Isaac, elle a demandé à Abraham de le chasser avec sa mère, ce qu’il a fait à contrecœur après que Dieu lui ait parlé. De cette manière, Ismaël n’hériterait pas les biens de son père. Paul applique l’action d’Abraham au comportement que les chrétiens galates doivent adopter vis-à-vis des légalistes judaïsants. Ils sont exhortés à ne plus entretenir de relations avec eux, mais bien plutôt de se débarrasser de ces faux frères et de toute tendance au légalisme.

Cette histoire d’Ismaël chassé est aussi un rappel que celui qui est sous la Loi n’héritera pas de la promesse de la vie éternelle. Il y a une incompatibilité irréconciliable entre une religion fondée sur les œuvres et les rites, et la grâce de Dieu qui s’obtient par la foi seule.

Verset 31

Je finis le chapitre 4.

Ainsi, mes frères, nous ne sommes pas les enfants d’une esclave, mais de la femme libre (Galates 4.31).

Abraham aimait autant Ismaël que Isaac, mais il a dû choisir entre ses deux fils et ça lui a fait mal au cœur. Pareillement, on ne peut pas devenir juste devant Dieu à la fois par grâce et en essayant d’obéir à une loi. Ceux qui cherchent à bénéficier des deux régimes ne peuvent pas hériter de la vie éternelle. Les questions cruciales sont donc : Courez-vous après deux lièvres à la fois, essayez vous de manger à deux râteliers  ? Ai-je vraiment placé mon espérance uniquement en Jésus-Christ, ou est-ce que je me confie dans certaines pratiques religieuses pour atteindre un certain niveau de sainteté afin de me rendre présentable devant Dieu ?

Chapitre 5

Introduction

Nous arrivons au chapitre 5, où commence la 3e grande section de l’épître aux Galates. Jusqu’ici, après une brève introduction, Paul défend son autorité apostolique sérieusement mise en brèche par les Judaïsants. Ensuite, il explique comment l’homme est sauvé par la foi en Jésus-Christ et acquiert le statut de juste devant Dieu. Puis avec une allégorie il défend avec force la liberté dont jouissent les croyants, liberté qu’il compare à la servitude de ceux qui sont sous la Loi.

Cette 3e partie est l’aspect pratique de l’enseignement de Paul, à savoir la sanctification qui s’opère dans la vie du croyant par le Saint-Esprit. Mais ce processus, par lequel celui qui a foi en Jésus devient davantage comme son maître, s’étend sur toute la vie, et bien sûr, même le plus consacré des croyants n’atteint jamais la perfection, ce qui veut dire qu’il ne pourra donc jamais se présenter devant le Créateur du ciel et de la terre revêtu de ses propres mérites. Jésus est le seul être dont le Père a dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur (Matthieu 3.17). C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est écrit que le Christ est, et a été fait pour les chrétiens authentiques, tout ce dont ils ont besoin. Paul écrit aux Corinthiens : Par lui, vous êtes unis au Christ, qui est devenu pour nous cette sagesse qui vient de Dieu : en Christ, en effet, se trouvent pour nous l’acquittement, la purification et la libération du péché (1Corinthiens 1.30). Cela veut dire que Dieu considère les croyants unis au Christ et donc parfaitement justes.

Dans son exposé, l’apôtre va opposer l’Esprit à la nature pécheresse de l’homme, c’est à dire, le mal qui habite chacun de nous. Soit le croyant s’appuie sur ses propres ressources et part à la dérive, soit il laisse à Dieu la direction de sa vie et devient sanctifié. Paul va aussi comparer la liberté de l’enfant de Dieu à l’asservissement que subissent les légalistes. Ils sont esclaves de la Loi qui est inflexible, qui ne connaît ni exception ni miséricorde et qui exige une obéissance sans faille. Je vais illustrer mes dires.

Un dimanche matin d’assez bonne heure, alors que tout le monde semblait encore dormir, je me trouvais sur une petite route de campagne qui m’a conduit à un stop. J’ai ralenti, bien regardé à droite et à gauche et continué au pas, mais sans m’arrêter. Tout à coup, un gendarme est sorti de nulle part et m’a fait signe de m’arrêter. Il m’a demandé : N’avez-vous pas vu le stop ? Si je l’ai vu ! Puis il a ajouté : Savez-vous ce que ce panneau veut dire ? Et il a commencé à me sermonner, disant qu’un stop ne veut pas dire ralentir, mais s’arrêter complètement. Je le savais bien, mais je ne l’ai pas strictement respecté, ce qui revient à dire que je l’ai grillé. Puis il a dit : D’accord, il n’y a personne sur la route un dimanche de grand matin, mais ce n’est pas une raison. Ça va pour cette fois, mais à l’avenir vous vous arrêterez, n’est-ce pas ? J’ai eu chaud et depuis, je m’arrête toujours aux stops, ou presque. Mais voyez-vous, presque est insuffisant au regard de la loi. C’est peut-être tatillon, mais c’est ça le légalisme puéril de la loi et surtout de celle de Moïse.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 5 de l’épître de Paul aux Galates.

Le Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous laissez pas mettre à nouveau sous le joug de l’esclavage (Galates 5.1).

Littéralement : « Dans la liberté Christ nous a affranchis, demeurez fermes ». en d’autres mots : « Le Christ nous a libérés pour la liberté ; c’est pourquoi demeurez fermes et ne vous soumettez pas de nouveau à l’esclavage. » Voilà ce qu’est la liberté qui repose sur la rédemption par grâce, et qu’il est utile de mettre en contraste avec la condition des hommes qui, comme les Juifs du temps de Paul, sont enchaînés à la meule de la religion rituelle.

D’une part, ce verset fait partie du chapitre 4 parce qu’il conclut la section précédente, dans laquelle Paul a montré aux Galates qui désirent se soumettre à la Loi, qu’ils doivent au contraire se séparer des Judaïsants qui sèment la zizanie parmi eux, qui veulent les priver de leur liberté en les assujettissant à la Loi et à leur autorité. Mais d’autre part, comme ce verset a un lien avec l’exhortation qui va suivre, il sert aussi de transition naturelle.

Paul a expliqué que par la foi, non seulement les croyants deviennent justes devant Dieu, mais la Loi ne doit pas être non plus leur règle de vie. Ils ont obtenu la vie éternelle par la foi et c’est sur cette même base qu’ils doivent marcher en nouveauté de vie. C’est par grâce que le Saint-Esprit conduit le croyant et lui permet de vivre à un niveau plus élevé que celui de la Loi. Comme le chrétien a reçu tout ce dont il a besoin quand il a cru en Jésus-Christ, il n’a pas besoin d’une seconde bénédiction. Aux Éphésiens, Paul écrit : Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! (Éphésiens 1.3). Dieu nous demande simplement de croire ce qu’il dit et de lui faire confiance pour notre vie de tous les jours. Le croyant ne doit pas être dirigé par des commandements, surtout ceux de la Loi de Moïse, car il est appelé à vivre à un plus haut niveau moral et vertueux. Sa conduite doit être dictée par l’ardent désir de se rendre agréable au Seigneur, pas de se faire plaisir ou de plaire à quelqu’un, mais de Lui plaire. Voilà le noble appel de tous ceux qui ont mis leur foi en Jésus-Christ.