Les émissions

01 août 2025

Ézéchiel 16.15 – 18.3

Chapitre 16

Versets 15-18

Dans n’importe quelle agence de voyages, vous trouvez une brochure qui vante Jérusalem, parle de son histoire, son archéologie, sa position géographique, etc. Mais jamais vous ne lirez : « tu grandis, tu devins d’une beauté parfaite ; tes seins se formèrent, ta chevelure se développa ». Et pourtant, c’est bien ainsi que le prophète Ézéchiel décrit la ville sainte personnifiée (Ézéchiel 16.7 ; LSG). Je continue de lire dans le chapitre 16.

Mais tu t’es confiée en ta beauté, et tu as profité de ta renommée pour te prostituer, tu as prodigué tes débauches à tous les passants, et tu t’es donnée à eux. Tu as pris certains de tes vêtements, tu les as cousus ensemble pour orner tes hauts-lieux et tu t’es prostituée dessus. Jamais rien de tel ne s’était produit, jamais cela ne se reproduira. Tu as pris tes magnifiques bijoux faits de mon or et de mon argent que je t’avais donnés, tu en as fait des statues d’hommes et tu t’es livrée avec elles à la prostitution. Tu as pris tes vêtements brodés pour couvrir tes idoles, et tu leur as offert mon huile et mon encens (Ézéchiel 16.15-18).

C’est avec l’Éternel et sur le mont Sinaï que le peuple élu a conclu une alliance qui fut scellée par la loi de Moïse. Mais Israël est devenu arrogant et infidèle à l’Éternel en adoptant les fausses divinités des nations environnantes. Moïse puis tous les prophètes comparent cette idolâtrie à une prostitution religieuse (comparez Exode 34.16 ; Ésaïe 1.21 ; 57.7-9). Ces faux dieux sont des statues (Exode 32.1-4) fabriquées en bois plaqué d’or ou d’argent que l’on revêt d’habits à l’occasion des fêtes. Ces idoles sont généralement dressées sur les collines ou sous des arbres, et les Israélites viennent les adorer de diverses manières, ce qui peut inclure des partouzes avec des prostituées sacrées ou des sacrifices d’enfants.

Versets 20-21

Je continue plus loin.

Tu as même pris tes fils et tes filles que tu m’avais enfantés, et tu les as offerts en sacrifice à ces images pour qu’elles les dévorent, comme s’il n’était pas suffisant de te livrer à la prostitution. Tu as égorgé mes fils et tu les as offerts à ces idoles (Ézéchiel 16.20-21).

Ces horreurs font surtout partie du culte à l’idole Molok (Ézéchiel 20.26 ; 23.27 ; Lévitique 18.21 ; 2Rois 3.27 ; 16.3 ; 23.10 ; Jérémie 32.35). Dans les cultes païens, la cruauté et la débauche vont de pair. Plusieurs rois pieux de Juda avaient aboli cette coutume odieuse (2 Rois 23.10), mais elle revenait sans cesse.

Verset 27

Je continue plus loin.

Alors je suis intervenu contre toi, je t’ai coupé les vivres et je t’ai livrée au bon plaisir de tes ennemies, les villes philistines, elles-mêmes indignées par ta conduite infâme (Ézéchiel 16.27).

La confédération des Philistins qui se composait de cinq villes situées dans l’actuelle bande de Gaza avait annexé une partie du territoire de Juda (Ézéchiel 25.15-17 ; 2Chroniques 28.18).

Verset 32

Je continue plus loin.

Tu as été comme une femme adultère qui accueille d’autres hommes à la place de son mari (Ézéchiel 16.32).

Alors qu’il possédait pourtant le culte du vrai Dieu, Israël a préféré se tourner vers les idoles.

Verset 33

Je continue.

En effet, toutes les prostituées reçoivent des présents, mais toi, tu as fait des cadeaux à tous tes amants, tu les as achetés pour qu’ils viennent de partout se livrer à la prostitution avec toi (Ézéchiel 16.33).

Israël était prêt à tous les sacrifices pour conclure une alliance militaire avec des peuples païens (comparez 2Rois 16.7-8), et c’est par leur intermédiaire que l’idolâtrie pénétrait dans le pays.

Verset 37

Je continue plus loin.

Je vais rassembler tous tes amants auxquels tu t’es offerte, tous ceux que tu as aimés, auxquels je joindrai tous ceux que tu as haïs, je les rassemblerai de tous côtés contre toi, je découvrirai ta nudité devant eux pour qu’ils la voient tout entière (Ézéchiel 16.37).

Quand l’Éternel a quitté le Temple, il a rompu son mariage avec son peuple qui redevenait nu pour ainsi dire (Ézéchiel 16.7), c’est-à-dire sans protection. Les Israélites adoptent toutes les idoles qu’ils trouvent, même celles des peuples voisins (Ammonites, Moabites, Édomites) qui sont pourtant ses ennemis héréditaires.

Verset 38

Je continue.

Je te condamnerai au châtiment des femmes adultères et de celles qui ont commis un meurtre : dans la colère et la fureur de l’amour bafoué, je te le ferai payer de ton sang (Ézéchiel 16.38).

En ayant sacrifié des enfants et massacré des innocents, Jérusalem est doublement coupable de meurtre. Or, selon la Loi, ces crimes sont punis de mort par l’épée, et l’adultère par lapidation (Lévitique 20.10 ; Deutéronome 22.22). La colère de Dieu est proportionnelle à la force de son amour trahi.

Versets 41-42

Je continue en compressant.

Ils (tes amants) brûleront tes maisons et, sous les yeux de beaucoup de femmes, ils exécuteront la sentence contre toi. Je mettrai ainsi un terme à tes prostitutions : désormais, tu n’offriras plus de cadeaux à tes amants. J’assouvirai ma colère contre toi, et la fureur de mon amour bafoué se détournera de toi ; je garderai le silence et je ne m’irriterai plus (Ézéchiel 16.41-42).

Toutes les nations seront témoins de l’opprobre subi par les Israélites, mais l’exil aura du bon puisqu’elle les guérira de l’idolâtrie. Dieu n’oubliera pas son peuple, car une fois sa justice satisfaite, le jugement cessera.

Verset 45

Je continue plus loin.

Tu es bien la fille de ta mère qui a pris en dégoût son mari et ses enfants, et tu es bien la sœur de tes sœurs qui ont rejeté leurs maris et leurs enfants. Votre mère était une Hittite et votre père un Amoréen (Ézéchiel 16.45).

Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul définit le paganisme comme une ingratitude et un refus volontaire de rendre à l’Éternel la gloire qui lui revient (Romains 3.28 ; 1.18-25). Comme Israël s’est rendu coupable de ces deux fautes, il est mis au même niveau que les peuples païens (Ézéchiel 16.3).

Versets 49-51

Je continue plus loin en compressant.

Voici quel était le crime de Sodome, ta sœur : elle et ses filles étaient devenues orgueilleuses parce qu’elles vivaient dans l’abondance et dans une tranquille insouciance. Elles n’ont pas secouru les pauvres et les malheureux. Quant à Samarie, elle n’a pas commis la moitié de tes péchés et tu as accumulé plus d’actions abominables qu’elle ; en comparaison avec toi et tous les actes abominables que tu as commis, tes sœurs paraissent justes (Ézéchiel 16.49-51).

La méchanceté de Sodome et Gomorrhe sont légendaire (Deutéronome 29.22) et on apprend ici que ce sont l’orgueil et l’injustice sociale qui sont à l’origine des autres vices de Sodome et de son châtiment.

Versets 53-55

Je continue plus loin.

Aussi je les restaurerai ; je restaurerai Sodome et ses filles, et je restaurerai Samarie et ses filles, et toi, je te restaurerai au milieu d’elles pour que tu portes ta honte et que tu rougisses de tout ce que tu as fait. Cela les consolera. Ta sœur Sodome et ses filles seront rétablies dans leur état d’autrefois. Samarie et ses filles seront rétablies dans leur état d’autrefois. Toi aussi (Jérusalem) et tes filles, vous serez rétablies dans votre état d’autrefois (Ézéchiel 16.53-55).

Les trois villes mentionnées représentent un certain type de population. Sodome est le monde païen ; Samarie, capitale du royaume israélite des X tribus du Nord, c’est Israël rebelle, et Jérusalem représente le petit reste fidèle du peuple de Dieu. Le retour des Israélites de l’exil babylonien est une image du salut universel qui est offert à tous les hommes.

Lors de l’établissement de l’Église, Juifs, Samaritains et païens entrèrent tous dans l’alliance de la grâce et sous la même condition de foi en Jésus-Christ (Ézéchiel 47 ; Actes 2.41 ; 8.5-25 ; 10.34-48). Ce passage fait aussi référence au millénium car n’y entreront que des croyants, et tous ceux qui sont d’origine païenne retrouveront leur identité originelle, mais les détails de ce rétablissement national ne nous sont pas donnés.

Verset 57

Je continue plus loin.

Maintenant, c’est ton tour d’être déshonorée par les filles de la Syrie et toutes celles qui l’entourent, par les filles des Philistins qui te méprisent tout autour de toi (Ézéchiel 16.57).

La Syrie fut la première nation païenne du nord à attaquer Israël. Le bâton du pouvoir passa ensuite aux Assyriens puis aux Babyloniens qui sont appelés ici « filles de la Syrie ». Quant aux Philistins, ils essayaient toujours d’agrandir leur territoire aux dépens de Juda quand il était envahi par une puissance étrangère.

Versets 59-60

Je continue plus loin.

Car voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : J’agirai envers toi comme tu as toi-même agi : tu as fait peu de cas du serment et tu as violé l’alliance. Cependant moi, je me souviendrai de l’alliance que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai avec toi une alliance éternelle (Ézéchiel 16.59-60).

Pendant les 70 années d’exil, l’Éternel a mis de côté l’alliance avec son peuple, mais dans la suite du temps, il en conclura une autre qui continuera l’œuvre de rédemption commencée par la loi de Moïse. Il s’agit de la Nouvelle Alliance, qui n’a plus un caractère national, mais qui est universelle et éternelle. C’est le seul rayon de lumière de ce passage, par ailleurs d’une couleur noir encre.

Verset 61

Je continue.

De ton côté, tu te souviendras de ta conduite et tu en auras honte, quand tu accueilleras auprès de toi tes sœurs aînées et cadettes, et je te les donnerai pour filles, sans que cela soit inscrit dans mon alliance avec toi (Ézéchiel 16.61).

Cette prophétie est accomplie par l’Église universelle qui a vu le jour à Jérusalem. Son noyau originel était formé de Juifs auxquels se sont rattachés les croyants des autres peuples (Romains 11.17-18).

Comme « le salut vient des Juifs » dit Jésus (Jean 4.22), on peut dire que la nouvelle Jérusalem est la mère des villes et nations païennes converties, une situation qui n’est pas prévue par la loi de Moïse car elle fut donnée aux seuls Israélites. La Nouvelle Alliance repose sur le sacrifice de Jésus-Christ et non sur la Loi.

Versets 62-63

Je finis de lire le chapitre 16.

Et j’établirai mon alliance avec toi et tu reconnaîtras que je suis l’Éternel. Alors tu te souviendras de ta conduite passée et tu seras saisie de honte, tu seras si confuse que tu n’oseras plus ouvrir la bouche lorsque je te pardonnerai tout ce que tu as fait. Le Seigneur, l’Éternel, le déclare (Ézéchiel 16.62-63).

Israël passera par une profonde humiliation. La nation juive sera non seulement sur le même pied d’égalité que les autres peuples, mais surtout, s’étant rendue davantage coupable qu’eux, elle sera plus consciente de son indignité et de l’immensité de la miséricorde dont elle sera l’objet.

Chapitre 17

Versets 1-4

Nous arrivons au chapitre 17 qui raconte les récents événements ainsi que les projets de Sédécias, dernier roi de Juda, de se révolter contre Babylone qui est son suzerain. Je commence à le lire.

L’Éternel m’adressa la parole et me dit : Fils d’homme, propose une énigme, raconte une parabole à la communauté d’Israël. Dis-leur : Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Le grand aigle survint. Ses ailes étaient grandes, son envergure était très large, il était couvert d’un plumage épais, multicolore. L’aigle se rendit au Liban et saisit la cime d’un cèdre, puis arracha son rameau le plus élevé. Il l’emporta dans un pays de commerçants, et il le déposa dans une ville de marchands (Ézéchiel 17.1-4).

Plus loin nous est donnée l’interprétation que je lis :

Le roi de Babylone est venu à Jérusalem, il a capturé son roi et les chefs de la ville, et les a emmenés chez lui à Babylone (Ézéchiel 17.12).

L’aigle, c’est Nabuchodonosor (Jérémie 48.40 ; 49.22 ; Daniel 7.4). Les grandes ailes indiquent la rapidité de ses conquêtes, et la large envergure l’immensité de son empire. Le plumage varié représente les peuples nombreux qui le composent. Le cèdre symbolise la dynastie royale issue de David et sa cime est le roi Yehoyakîn. Il fut déporté par Nabuchodonosor (597 avant J-C) à Babylone appelée « ville de marchands », car à cette époque c’est le grand centre international du commerce.

Versets 5-6

Je continue.

Puis il prit un plant du pays et le planta dans une pépinière. Il le mit comme un saule près des eaux abondantes. Le plant poussa et il devint un cep étendant ses sarments, mais il était de taille bien modeste ; ses sarments se tournaient vers l’aigle et ses racines restaient sous lui. Il se développa, produisit des rameaux et poussa des sarments (Ézéchiel 17.5-6).

Ici encore, l’explication est donnée un peu plus loin :

Puis il a pris un rejeton de la race royale, il a conclu une alliance avec lui en lui faisant prêter serment. Il a emmené les notables du pays, pour que le royaume demeure dans l’abaissement, incapable de se relever, et qu’il reste fidèle à son alliance pour subsister (Ézéchiel 17.13-14 ; comparez 2Rois 24.14-16).

Au lieu d’imposer à Juda un gouverneur babylonien, Nabuchodonosor choisit Sédécias, l’oncle du roi Yehoyakîn qu’il a déporté. Bien que vassal de Babylone, Sédécias peut administrer Juda à sa guise.

Versets 7-10

Je continue en compressant.

Puis survint un autre grand aigle aux larges ailes, au plumage abondant. Et voici que la vigne, du champ où elle était plantée, étendit vers lui ses racines et tendit ses sarments de son côté, pour se faire arroser par lui. Mais elle avait été plantée dans un bon champ, près des eaux abondantes où elle poussait des rameaux et produisait du fruit et où elle était devenue une superbe vigne. Dis-leur : “ Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel. Va-t-elle (cette vigne) prospérer ? Le premier aigle ne va-t-il pas arracher ses racines, et la dépouiller de ses fruits pour les laisser sécher ? Il ne faudra ni grands efforts ni une armée nombreuse pour la déraciner complètement. Dès que le vent d’orient se mettra à souffler sur elle, ne desséchera-t-elle pas entièrement ? Oui, sur le terrain même où elle avait poussé, elle desséchera ” (Ézéchiel 17.7-10).

Je lis l’explication.

Mais celui-ci (Sédécias) s’est révolté contre le roi de Babylone, il a envoyé des messagers en Égypte pour se procurer des chevaux et un grand nombre de soldats. Réussira-t-il ? Celui qui agit de la sorte s’en sortira-t-il ? Il a rompu l’alliance, et il s’en tirerait ? (Ézéchiel 17.15).

Nabuchodonosor a respecté le traité qu’il a établi avec Sédécias. Juda n’est ni opprimé ni dans la misère puisque sa situation est comparée a une superbe vigne. Mais piqué dans son amour-propre (2Chroniques 36.13), Sédécias décide de s’allier au pharaon Hophra (589-570) qui règne sur l’Égypte (Jérémie 44.30). Or, selon l’historien grec Diodore, à cette époque, les Égyptiens peuvent armer 20 000 chariots de guerre. Mais il est facile aux armées de Babylone appelées « vent d’Orient », d’en finir une fois pour toutes avec la rébellion de Juda. Cette prophétie d’Ézéchiel fut donnée trois à quatre ans avant la révolte de Sédécias.

Versets 16, 18-19

Je continue en compressant.

Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Éternel, le déclare, il mourra dans la ville du roi qui l’a appelé à régner, car il a violé son serment et il a rompu l’alliance conclue avec lui. Il mourra au milieu de Babylone. Il n’a pas respecté le serment, il a violé l’alliance, et pourtant, il avait bien donné son accord. Après avoir agi ainsi, il n’en réchappera pas. C’est pourquoi, parce qu’il a méprisé le serment prêté en mon nom et qu’il a violé mon alliance, je le lui ferai payer (Ézéchiel 17.16, 18-19).

Selon les pratiques de l’époque, Sédécias, en tant que roi d’un peuple vaincu, a juré, au non de l’Éternel son Dieu, obéissance et fidélité à Nabuchodonosor le vainqueur. Un traité de suzeraineté régit alors leurs rapports ; si le vassal rompt le traité, il s’expose aux malédictions et aux châtiments prévus par ledit traité. Mais en rejetant le serment au nom de l’Éternel, Sédécias a trahi Dieu. Alors qu’il tente de s’échapper de Jérusalem assiégée, il est saisi, ses fils sont massacrés, on lui crève les yeux puis on l’emmène à Babylone où il meurt.

Versets 22-23

Je continue plus loin en compressant.

Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je prendrai moi-même un rameau tendre de la cime du cèdre élevé et je le mettrai en terre. Je couperai un tendre rejeton du haut de ses branches et je le planterai moi-même sur une très haute montagne et il deviendra un cèdre magnifique ; toutes sortes d’oiseaux habiteront dans sa ramure et viendront nicher à l’ombre de ses branches (Ézéchiel 17.22-23).

Dieu lui-même va choisir un membre de la dynastie de David et l’établir sur son peuple (Ésaïe 11.1 ; 53.2) ; il s’agit du Messie qui régnera sur le monde entier. Alors, tous les peuples viendront auprès de lui.

Verset 24

Je finis de lire le chapitre 17.

Alors tous les arbres de la campagne reconnaîtront que moi, je suis l’Éternel, qui abaisse l’arbre élevé et qui élève celui qui était abaissé, qui fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Moi l’Éternel, je le déclare et je le ferai (Ézéchiel 17.24).

Toutes les autorités de ce monde reconnaîtront dans le Messie le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. L’arbre élevé abaissé est la dynastie de David, qui est abaissée plus bas que terre. L’arbre abaissé est cette dynastie, mais elle sera relevée en la personne du Messie. L’arbre desséché est Yehoyakîn qui n’aura pas de successeur sur le trône, et Sédécias dont tous les fils furent égorgés par Nabuchodonosor (2Rois 25.7). L’arbre sec qui verdit est le Messie qui mourut crucifié mais ressuscita et qui reviendra pour régner.

Chapitre 18

Versets 1-3

Nous arrivons maintenant au chapitre 18 que je commence à lire.

L’Éternel m’adressa la parole et me dit : Qu’avez-vous à répéter ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, mais ce sont les dents des enfants qui en sont abîmées ? Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Éternel, le déclare, vous n’aurez plus lieu de répéter ce proverbe en Israël (Ézéchiel 18.1-3).

Dans le second des X commandements de la Loi, il est écrit :

Moi, l’Éternel, ton Dieu, je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent (Exode 20.5).

Sur cette base, les Israélites ont conçu un proverbe qui apparaît aussi dans les écrits de Jérémie mais sous une forme légèrement modifiée (Jérémie 31.29 ; Lamentations 5.7). Les reproches et les menaces d’Ézéchiel tels qu’ils sont donnés dans les discours précédents provoquent de la part des contemporains impénitents du prophète cette objection : « Dieu n’est pas juste : nos pères ont commis des péchés et c’est nous leurs enfants qui en pâtissent ». En réalité, Moïse a rapporté les paroles de l’Éternel qui a dit : « moi, je punis les fils pour la faute de leur père de ceux qui me haïssent. » Oui, mais seulement si les enfants persistent dans la révolte de leurs pères. Moïse confirme cette interprétation quand il dit :

Les parents ne seront pas mis à mort pour les crimes commis par leurs enfants, ni les enfants pour ceux de leurs parents : si quelqu’un doit être mis à mort, ce sera pour son propre péché (Deutéronome 24.16).

Dans le chapitre 18, Ézéchiel va expliquer que, d’une part, si le fils du père rebelle rompt avec la faute paternelle et revient à l’Éternel, il ne portera pas la punition du péché familial, et d’autre part, ce n’est que si les fils continuent dans la mauvaise voie des pères qu’ils porteront, en plus de leur propre faute, celle des générations précédentes accumulée sur leurs têtes (comparez Luc 11.47-51).

Je ne peux pas échapper au fait que je suis le fils de mon père. Par contre, je ne suis pas obligé de répéter ses fautes. Devant Dieu, chacun d’entre nous est responsable de lui-même.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

Émission du jour | Nombres 31.1 – 35.8

Victoire sur Madian - Partage du Pays

Nos partenaires