Chapitre 11

Versets 17-18

Depuis la nuit des temps, des populations sont déplacées suite à des conquêtes guerrières. Le 20e siècle a vu les camps de réfugiés se multiplier et aujourd’hui ils sont plus nombreux que jamais. Les Juifs aussi ont connu des exils à répétition. Cependant, à la différence des autres peuples, l’Éternel leur a promis qu’il les ramènerait dans le pays qu’il a donné à leurs ancêtres. Je continue de lire dans le chapitre 11 d’Ézéchiel.

Dis-leur donc : “ Le Seigneur, l’Éternel, vous déclare : Je vous rassemblerai du milieu des nations, je vous recueillerai des pays étrangers dans lesquels vous avez été dispersés, et je vous donnerai le pays d’Israël. ” Alors ils y viendront et ils en ôteront tous les objets abominables et toutes les idoles (Ézéchiel 11.17-18).

Le pays que l’Éternel a promis à Abraham et qu’il a donné une première fois aux Hébreux, il en fera don une seconde fois aux Israélites qui reviendront de captivité. Après leur retour, ceux-ci ne pratiqueront plus l’idolâtrie qui fut la cause première de leur jugement.

Versets 19-20

Je continue.

Je leur donnerai un cœur qui me sera entièrement dévoué et je mettrai en eux un esprit nouveau, j’ôterai de leur être leur cœur dur comme la pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils vivent selon mes ordonnances, qu’ils obéissent à mes lois, et les appliquent. Ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu (Ézéchiel 11.19-20).

L’expression : « Ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu » est la formule classique qui exprime l’alliance entre l’Éternel et son peuple (comparez Jérémie 32.38-40). Alors qu’un « cœur de pierre » est insensible aux bienfaits de Dieu et ne cherche que son propre intérêt, un « cœur de chair » est tendre à son égard, sensible à son amour et à son action (comparez Ézéchiel 36.26 ; Jérémie 31.31 ; Sophonie 3.9).

Le nouvel Israël connaît une transformation intérieure ; il n’est plus partagé entre l’Éternel et les fausses divinités, mais lui est entièrement consacré. Cette promesse s’est partiellement réalisée au retour d’exil, car l’idolâtrie qui était un vice national est alors extirpée d’Israël, ce qui se reflète dans la conduite morale.

Cependant, l’accomplissement de cette prophétie a vraiment eu lieu à la Pentecôte quand le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres. Cette grâce qui est le privilège de l’Église sera un jour étendue à tout Israël.

Verset 21

Je continue.

Quant à ceux dont le cœur s’attache à leurs idoles, qui continuent à suivre leurs abominations, je ferai retomber sur eux ce que mérite leur conduite. C’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 11.21).

C’est le dernier avertissement adressé à ceux qui en Juda continuent à s’adonner à l’idolâtrie.

Versets 22-23

Je continue.

À ce moment, les chérubins déployèrent leurs ailes et les roues se mirent en mouvement avec eux. La gloire de Dieu était au-dessus d’eux, tout en haut. Ensuite, la gloire de Dieu s’éleva du milieu de la ville et se tint sur le mont qui se trouve à l’est de Jérusalem (Ézéchiel 11.22-23).

Ici a lieu le départ définitif de l’Éternel qui s’arrête sur le mont des Oliviers comme s’il attendait que les jugements qu’il a prononcés contre la ville sainte profanée s’accomplissent. Jérusalem et le Temple sont désormais privés de la présence et donc de la protection de l’Éternel.

Versets 24-25

Je finis de lire le chapitre 11.

Alors l’Esprit me souleva et me ramena en Chaldée auprès des exilés. Cela se passait dans la vision donnée par l’Esprit de Dieu, et la vision qui m’avait été accordée s’éleva au-dessus de moi. Je racontai aux déportés tout ce que l’Éternel m’avait fait voir (Ézéchiel 11.24-25).

Avant de sortir de son état de transe, Ézéchiel est ramené en Babylonie par le même souffle divin qui l’a transporté à Jérusalem, puis il raconte à ceux qui l’entourent tout ce qu’il a vu.

Nous avons suivi des yeux le progrès de l’illumination d’Ézéchiel. Aucun prophète n’a jamais été témoin d’un pareil spectacle : voir la gloire de Dieu quitter successivement le Temple, la cour extérieure, puis la ville elle-même, pour aller se fixer auprès des captifs de Babylone, sur qui repose dorénavant l’avenir du règne de Dieu.

Chapitre 12

Introduction

Nous arrivons au chapitre douze dans lequel le prophète reçoit l’ordre de mimer la fuite humiliante du roi Sédécias (12.1-16), avant de décrire les malheurs qui vont fondre sur Juda (12.17-20). Enfin, il dénonce les fausses espérances de ceux qui croient que le jugement sera encore une fois repoussé (12.21-28).

Quand Ézéchiel écrit ces lignes, la plupart des Israélites sont à mettre dans le même panier, car les exilés ne présentent pas de meilleures dispositions que ceux qui sont en Juda. À cause de leur insensibilité morale, l’Éternel leur parle par des mimes prophétiques.

Versets 1-2

Je commence de lire le chapitre 12.

L’Éternel m’adressa la parole en ces termes : Fils d’homme, tu habites au milieu d’une communauté rebelle : ils ont des yeux pour voir, mais ils ne voient pas ; ils ont des oreilles pour entendre, mais ils n’entendent pas, car ce sont des rebelles (Ézéchiel 12.1-2).

Dans ce chapitre, Ézéchiel dit cinq fois : « L’Éternel m’adressa la parole » (12.1, 8, 17, 21, 26). Dieu veut que le peuple sache sans l’ombre d’un doute que c’est lui qui parle au travers de son prophète.

Ce n’est pas la première fois que Dieu avertit Ézéchiel que ses contemporains sont une race de rebelles. Il l’a déjà dit aux prophètes Ésaïe (Ésaïe 6.9-10) et Jérémie (Jérémie 5.21). Non seulement ce n’est pas nouveau, mais la rébellion est une attitude distinctive d’Israël. En effet, dès leur sortie d’Égypte, et pendant quarante ans, ils ont vu, entendu et expérimenté la puissance de Dieu. Cependant, à la veille d’entrer dans le pays de Canaan, Moïse leur a dit :

Vous avez été témoins des signes miraculeux et des prodiges que l’Éternel a accomplis. Pourtant, jusqu’à ce jour, l’Éternel ne vous a pas donné un cœur capable de comprendre, ni des yeux pour voir ou des oreilles pour entendre (Deutéronome 29.2-3).

À moins que Dieu n’ouvre miraculeusement nos yeux et nos oreilles, nous sommes spirituellement aveugles et sourds. 15 siècles après Moïse, on lit dans le livre des Actes que l’apôtre Paul dit aux Juifs :

Elles sont bien vraies ces paroles que le Saint-Esprit a dites à vos ancêtres, par la bouche du prophète Ésaïe : Va trouver ce peuple et dis-lui : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau voir, vous ne saisirez pas. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible, ils ont fait la sourde oreille et ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, de peur qu’ils ne comprennent, qu’ils ne se tournent vers moi et que je ne les guérisse (Actes 28.25 b-27 ; comparez Ésaïe 6.9-10).

La condition morale et spirituelle d’Israël durant toute son histoire est un microcosme, une image réduite de notre monde actuel. Quand quelqu’un dit qu’il n’arrive pas à croire en Jésus-Christ, en réalité c’est qu’il ne veut pas croire. Certains disent qu’ils ont des hésitations d’ordre intellectuel. Cependant, leur problème ne vient pas de la tête mais du cœur et de leur façon de vivre ; ils ne veulent pas que Dieu mette son nez dans leurs petites affaires. Mais lorsque quelqu’un accepte en toute sincérité de regarder de près la personne de Jésus-Christ, alors Dieu ouvre les yeux et les oreilles de son cœur.

Versets 3-4

Je continue le texte du chapitre 12 d’Ézéchiel.

Fils d’homme, fais tes bagages comme pour partir en déportation, puis pars comme en déportation en plein jour sous leurs yeux. Que tout le monde te voie partir en exil de l’endroit où tu habites vers un autre lieu. Peut-être comprendront-ils qu’ils sont une communauté rebelle. Dépose ton baluchon d’exilé dehors, en plein jour, pour que tout le monde le voie. Le soir, tu sortiras sous leurs yeux, comme pour un départ en exil (Ézéchiel 12.3-4).

En Orient, on voyage généralement le soir afin de profiter de la fraîcheur. Le baluchon d’exilé comprend des hardes, des provisions et des ustensiles de voyage comme la gourde et le bâton de marche. Ézéchiel doit porter ces bagages dans la rue en plein jour et aux yeux de tous. Ce mime montre que dans sa grâce, Dieu veut encore interpeller son peuple rebelle.

Versets 5-6

Je continue.

Sous leurs yeux, tu creuseras un trou dans la muraille de la ville, et tu feras passer ton ballot par là. Sous leurs yeux, tu le chargeras sur ton épaule et tu l’emporteras dans la nuit noire ; tu te cacheras le visage en sorte que tu ne puisses pas voir le pays. Car je fais de toi un signe pour la communauté d’Israël (Ézéchiel 12.5-6).

Ici, la maison d’Ézéchiel représente la ville de Jérusalem.

Ézéchiel ne doit pas sortir par la porte mais par un trou creusé dans le mur de sa maison. C’est une fuite nocturne et la face voilée symbolise la douleur, l’humiliation et la honte (comparez 2Samuel 15.30).

Ce mime, d’une part, décrit la fuite du roi Sédécias et de ses mignons par une brèche dans la muraille de Jérusalem (2Rois 25.4-7 ; Jérémie 39.4-7), et d’autre part, prédit que les Babyloniens vont crever les yeux du roi. Cette mise en scène a dû faire une forte impression sur les assistants, car ce n’est pas tous les jours que quelqu’un sort de sa maison, baluchon sur le dos, après avoir percé un trou dans le mur.

Verset 7

Je continue.

Je fis ce qui m’avait été ordonné : je sortis en plein jour mes affaires arrangées comme un bagage d’exilé ; et le soir, je creusai, à la main, un trou dans le mur, puis, dans la nuit noire, je les fis passer par là et je les chargeai sur l’épaule sous leurs yeux (Ézéchiel 12.7).

La répétition des expressions « sous leurs yeux, dans la nuit noire » et plus loin la mention « le lendemain matin » signifie que Jérémie a littéralement accompli ces mimes, surtout qu’il n’est plus en état de transe prophétique.

Versets 8-12

Je continue.

Le lendemain matin, l’Éternel m’adressa la parole en ces termes : Fils d’homme, les Israélites, ces gens rebelles, ne t’ont-ils pas demandé : Que fais-tu ? Réponds-leur : Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Cette prophétie concerne le prince qui est à Jérusalem et toute la communauté israélite qui se trouve à l’intérieur de cette ville. Dis-leur : Je suis pour vous un signe, car il leur sera fait selon ce que j’ai fait : ils iront en déportation, ils iront en exil. Le prince qui se trouve au milieu d’eux mettra son baluchon, en pleine nuit, sur son épaule et quittera la ville par un trou dans le mur que l’on aura percé pour le faire sortir. Il se cachera le visage pour qu’il ne voie pas le pays (Ézéchiel 12.8-12).

Sédécias est toujours appelé « prince » parce que le roi légitime est Yehoyakîn bien qu’il soit à Babylone.

Versets 13-14

Je continue.

J’étendrai mon filet sur lui et il sera pris dans mon piège, je le ferai partir pour Babylone dans le pays des Chaldéens, qu’il ne verra pas de ses yeux, et c’est là qu’il mourra. Je disperserai à tout vent tous les gens de son entourage, son personnel et tous ses bataillons, et je les poursuivrai avec l’épée (Ézéchiel 12.13-14).

Sédécias, sa famille et ses grands furent capturés, emmenés en Syrie. Ses fils et ses grand furent égorgés, puis on lui a crevé les yeux, et on l’a emmené enchaîné à Babylone où il mourut (comparez Jérémie 52.11).

Versets 15-16

Je continue.

Et ils reconnaîtront que je suis l’Éternel quand je les aurai dispersés au milieu des nations, quand je les aurai répandus dans différents pays. Mais je conserverai un petit nombre d’hommes qui échapperont à l’épée, à la famine et à la peste, afin de raconter toutes leurs abominations au milieu des nations où ils iront. Et l’on reconnaîtra que je suis l’Éternel (Ézéchiel 12.15-16).

En se reconnaissant coupables devant Dieu, les survivants israélites témoignent aux nations païennes que ce n’est pas par faiblesse, mais à cause de leurs fautes, que l’Éternel a permis à l’ennemi de détruire Jérusalem. Ils proclament ainsi que Dieu est juste dans ses jugements, qu’il est saint et doit punir le péché.

En avouant humblement ses fautes, l’homme rend à Dieu l’hommage qu’il lui doit et qu’il lui a refusé par son péché.

Versets 17-20

Je continue.

L’Éternel m’adressa la parole et me dit : Fils d’homme, tu mangeras ton pain en tremblant pour ta vie, et tu boiras ton eau au milieu de l’angoisse et de l’agitation. Tu diras au peuple du pays : Habitants de Jérusalem, voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel, contre le pays d’Israël : Ils mangeront leur pain au milieu de l’angoisse, et ils boiront leur eau dans la désolation, parce que le pays va être dévasté, privé de tous ses biens, à cause des violences de tous ceux qui l’habitent. Toutes les cités peuplées seront détruites, le pays sera dévasté, et vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel (Ézéchiel 12.17-20).

En mangeant dans la rue debout et dans un état de grande agitation, Ézéchiel communique aux exilés l’angoisse des habitants de Jérusalem qui sont assiégés, conquis, tués ou déportés. La colonie juive en Babylonie doit ainsi reconnaître les avantages de sa position privilégiée, car elle est dans une région fertile et libre de construire des maisons alors que leurs frères encore au pays vont subir la roche tarpéienne, une épreuve interminable.

Versets 21-23

Je continue.

L’Éternel m’adressa la parole et me dit : Fils d’homme, quel est donc le dicton qui a cours parmi vous au sujet du pays d’Israël : Le temps se fait bien long et aucune vision ne s’accomplit ? C’est pourquoi dis-leur donc : Voici comment vous parle le Seigneur, l’Éternel : Je ferai taire ce dicton et il n’aura plus jamais cours en Israël. Dis-leur donc : Au contraire, voici : le temps s’approche où toutes les visions se réaliseront (Ézéchiel 12.21-23).

Le proverbe ironique des exilés exprime leur scepticisme concernant la prophétie de jugement d’Ézéchiel qui ne s’accomplit pas (comparez 2Pierre 3.3-4).

Versets 24-25

Je continue.

Car il n’y aura plus de vision mensongère, de prédiction trompeuse, au milieu d’Israël. Car moi, l’Éternel, je dirai ce que j’ai à dire, et puis cela s’accomplira sans être encore différé. C’est de votre vivant, communauté rebelle, que je prononcerai cette parole, et que je l’accomplirai. C’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 12.24-25).

Les paroles mensongères des faux prophètes discréditent les menaces que prononcent Ézéchiel et Jérémie (Comparez lamentations 2.14). Mais la patience de Dieu ayant atteint ses limites, l’arrivée des Babyloniens est imminente.

Versets 26-28

Je finis de lire le chapitre 12.

L’Éternel m’adressa la parole et me dit : Fils d’homme, la communauté d’Israël déclare à ton sujet : La vision de cet homme concerne des jours très lointains, et ce qu’il prophétise est pour beaucoup plus tard. C’est pourquoi dis-leur donc : Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Aucune des paroles que, moi, j’ai prononcées ne tardera à s’accomplir. C’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 12.26-28).

Certains Israélites ne mettent pas en doute les menaces d’Ézéchiel, mais pensent qu’elles sont renvoyées aux calendes grecques. Grossière erreur annonce le prophète, car il n’y aura plus de délai.

Tout le monde veut croire que l’avenir sera meilleur et que les hommes finiront par réaliser qu’ils sont tous frères et instaurer le paradis sur terre. Là encore : grossière erreur, car le seul événement merveilleux qui se dessine à l’horizon est l’enlèvement de l’Église que Jésus va venir chercher ; c’est l’espérance des croyants. Quant au reste du monde, les choses ne vont pas aller en s’améliorant et il n’y aura de paix universelle que lorsqu’elle sera imposée par le Christ quand il prendra le pouvoir lors de sa seconde venue sur terre.

Chapitre 13

Introduction

Nous arrivons au chapitre 13 qui décrit le châtiment des faux prophètes (Ézéchiel 13.1-16 ; 17-23). Ils ont fait partie de la charrette avec le roi Yehoyakîn (Jérémie 29.8 et suivant) et leur spécialité est d’annoncer la fin imminente de l’exil (Ézéchiel 13.8-9). Ézéchiel s’en prend surtout à eux, mais indirectement il condamne également ceux qui sévissent à Jérusalem, ce qui montre que la colonie juive expatriée entretient des rapports relativement étroits avec la mère patrie.

Versets 1-6

Je commence de lire le chapitre 13 en compressant le texte.

L’Éternel m’adressa la parole et me dit : Fils d’homme, prophétise sur les prophètes d’Israël qui n’apportent que des prophéties de leur propre cru. Dis-leur : Malheur à vous, prophètes insensés, car vous suivez votre propre inspiration et vous n’avez reçu aucune révélation. Ô peuple d’Israël, tes prophètes ressemblent aux chacals dans les ruines. Vous, prophètes, vous n’êtes pas montés pour colmater les brèches, vous n’avez pas construit de rempart tout autour de la communauté d’Israël pour qu’elle puisse résister dans la bataille au jour de l’Éternel. Ils ont des visions fausses, des oracles trompeurs, tous ceux qui disent : “ L’Éternel le déclare ”, alors que l’Éternel ne les a pas envoyés, et ils espèrent voir leur parole confirmée (Ézéchiel 13.1-6).

La comparaison des faux prophètes à des chacals n’est pas très flatteuse car ce sont des charognards qui rôdent en bandes, qui se nourrissent de cadavres et profitent donc du malheur des autres. Pareillement, les prophètes de mensonge se remplissent les poches en caressant les oreilles de leurs auditeurs. Ils annoncent ce qui leur semble logique et rationnel. Ne pouvant accepter que l’Éternel détruira Jérusalem et le Temple, ces êtres malsains ont décidé que d’ici peu, les exilés reviendront dans leur pays et tout rentrera dans l’ordre.

Bien que le royaume de Juda soit dans un état avancé de délabrement moral et spirituel, les faux prophètes n’apportent pas un message qui permettrait d’éviter sa ruine. Au contraire, ils prophétisent au petit bonheur la chance, en espérant voir se réaliser leurs fausses illusions.

Notre monde compte aussi de nombreux faux prophètes bien-pensants qui, croyant que Dieu ne punit pas, disent : « Ne vous en faites pas, tout ce que le bon Dieu demande est que vous fassiez de votre mieux. » Sauf que l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi il est jugé par Dieu-(Hébreux 9.27).

Verset 9

Je continue le texte plus loin.

Voilà ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais faire peser ma main sur les prophètes qui ont des révélations fausses et qui prononcent des oracles trompeurs. Ils ne siégeront pas au conseil de mon peuple, ni ne seront inscrits sur la liste des membres de la communauté israélite, ils ne rentreront pas au pays d’Israël. Et vous reconnaîtrez que je suis, moi, le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 13.9).

Les faux prophètes vont subir un jugement à trois volets. Ils vont tomber de leur piédestal, leurs noms seront effacés des registres des citoyens d’Israël où ils n’auront plus aucun statut, et enfin, ni eux ni leurs descendants ne reverront leur pays.

Versets 10-14

Je continue en compressant.

Car ils égarent mon peuple en annonçant la paix quand il n’y a pas la paix. Ils se contentent de crépir le mur que mon peuple a bâti. Dis à ces gens qui mettent du crépi, que le mur tombera. Une pluie torrentielle s’abattra soudain, les grêlons tomberont, un vent d’ouragan éclatera, et j’abattrai le mur enduit de crépi ; oui, je le raserai jusqu’en ses fondements qui seront mis à nu. Il tombera, vous périrez au milieu des décombres, et vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel (Ézéchiel 13.10-14).

Comme les passagers du Titanic, les habitants de Jérusalem baignent dans une fausse assurance. Ils croient que par leurs alliances et défenses militaires, ils échapperont aux envahisseurs. En les encourageant dans cette voie, les faux prophètes plâtrent un mur fissuré ; ils donnent aux Israélites une fausse espérance au lieu de leur dire, comme Jérémie et Ézéchiel, que les magouilles humaines sont inutiles et que le salut est en l’Éternel seul.

En ce qui nous concerne, c’est pareil ; il n’y a de salut en aucun autre que Jésus-Christ (Actes 4.12).