Chapitre 2

Introduction

Quelqu’un a dit : « Le temps et l’usage rendent l’homme sage ». Le meilleur moyen de tester un tel proverbe est sur quelqu’un d’imprévisible et capricieux et il se trouve que l’empereur perse Xerxès est le candidat idéal. Sur un coup de tête il a destitué sa reine par un décret béton, selon une loi qui soi-disant ne peut pas être changée. Mais il est fort connu qu’un tyran au pouvoir illimité fait ce qu’il veut et renverse n’importe quel décret qui ne peut être abrogé et c’est ce qui risque fort de se produire à la cour du roi.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 2 du livre d’Esther.

Au bout d’un certain temps, la colère de l’empereur Xerxès se calma. Il repensa à ce qu’avait fait Vasthi, et il réfléchit à la décision qui avait été prise à son sujet. Alors les courtisans attachés à son service lui dirent : — Que l’on recherche pour l’empereur des jeunes filles vierges et belles (Esther 2.1-2).

Vasthi a été renvoyée chez sa mère en l’an 482, la troisième année du règne de Xerxès. Ensuite a eu lieu la longue expédition militaire contre la Grèce qui se termina par un désastre. Le roi revient donc dans ses foyers 4 ans plus tard (vers l’an 479) après avoir subi une défaite particulièrement humiliante parce que son armée considérable a été battue par un nombre bien inférieur de soldats et de triades de combat. Il faut dire qu’à cette époque, les Grecs savent se battre ; ils placent l’accent sur l’individu et chaque combattant est parfaitement entraîné, bien armé ce qui fait qu’il vaut 10 combattants perses.

Le roi arrive donc à son palais la mine déconfite. À son malheur s’ajoute le fait qu’il n’a plus de reine puisqu’il l’a congédiée ; tout ça fait vraiment désordre, alors il déprime. Et puis il repense à Vasthi ; 4 années ont passé et sa colère s’est dissipée. Il arpente son palais de long en large et se dit qu’il n’aurait peut-être pas dû agir aussi précipitamment. Après tout, la désobéissance dont la reine s’est rendue coupable repose sur un sentiment honorable ; elle n’a pas voulu être traitée de manière dégradante par des hommes ivres ; la punition a été excessive et il songe à lui pardonner et à la reprendre. Il en parle donc à ses conseillers qui ont des sueurs froides. En effet, si Vasthi rentre en faveur, tous ceux qui ont voté pour son renvoi passent à l’échafaud.

Un historien raconte qu’après avoir perdu la guerre contre la Grèce, Xerxès s’est consolé en se livrant de plus en plus à ses passions licencieuses, alors bien sûr, ses conseillers vont exploiter cette faiblesse. Du début à la fin du livre, il apparaît nettement qu’au travers de toutes leurs courbettes, les sages mènent le roi par le bout du nez. Il faut dire que les gens impétueux, capricieux et indisciplinés sont des faibles plutôt faciles à manipuler.

Versets 3-4

Je continue.

Que l’empereur désigne donc des fonctionnaires chargés de sélectionner dans toutes les provinces de son empire toutes les jeunes filles vierges et belles et de les amener dans le harem de la citadelle de Suse pour les confier à Hégué, l’eunuque de l’empereur qui a la garde des femmes. On leur fournira tous les produits de beauté nécessaires. La jeune fille qui aura la préférence de l’empereur succédera comme impératrice à Vasthi. Cette proposition plut à l’empereur qui la fit mettre à exécution (Esther 2.3-4).

De nouvelles jeunes filles sont constamment introduites dans le harem pour remplacer celles qui sont trop âgées au goût du roi ou qui lui déplaisent pour une raison ou pour une autre. Mais cette fois-ci, c’est une reine qu’on recherche et il faudra qu’elle rivalise en grâces avec Vasthi la très belle ; on organise donc un gigantesque concours de beauté.

Versets 5-6

Je continue.

Or, dans la citadelle de Suse, vivait un Juif nommé Mardochée. Il était fils de Yaïr, et descendant de Chimeï et de Qich de la tribu de Benjamin. Sa famille avait été déportée de Jérusalem avec les autres exilés emmenés par Nabuchodonosor, roi de Babylone, en même temps que Yekonia, roi de Juda (Esther 2.5-6).

Jusque-là, l’auteur a planté le décor. Il a présenté le cadre du récit : l’époque, le lieu et le contexte politique. Il nous a introduit dans le palais d’un roi païen au caractère exécrable qui est dominé par ses passions, et ce sont ses conseillers qui dirigent un empire décadent. On a assisté à des beuveries, à une guerre désastreuse, et à la politique des couloirs. Mais en filigrane, derrière toutes ces situations, dans sa souveraineté, c’est l’Éternel qui tire les ficelles.  Maintenant on entre dans le vif du sujet avec les deux personnages principaux qui prennent soudainement le devant de la scène. L’auteur aime introduire les faits nouveaux d’une manière abrupte. Comme dans un jeu d’échecs, Dieu avance les pions ; il met en place les événements et les personnages qui vont contribuer à prouver qu’il est l’Éternel et qu’il protège son peuple.

Qu’est-ce que fait ce Mardochée ici ? Sa lignée montre que lui et Esther sont probablement de la famille de Saül, premier roi d’Israël. Un peu plus loin, on apprend que son arrière-grand-père Qich fut déporté en 597 avant J-C. Cependant, après que Cyrus devient le nouvel homme fort du Moyen-Orient, il décrète que tous les Juifs de son empire peuvent, s’ils le désirent, regagner leur pays d’origine. Mais la plupart d’entre eux choisissent de rester en terre d’exil parce qu’ils s’y trouvent très bien ayant été bénis par Dieu. En effet, après la conquête de la Babylonie par Cyrus en 539 av. J-C, certains Juifs s’installent au milieu des Mèdes ou en territoire perse comme l’attestent des textes datant du 5e siècle découverts en Mésopotamie, en Irak. Ces archives contiennent les noms d’une centaine de Juifs vivant dans la ville de Suse, dont plusieurs sont de hauts fonctionnaires du royaume.

La suite du récit nous fait découvrir que Mardochée occupe une fonction gouvernementale et que sa vie est plutôt confortable. Il est Juif d’origine et croit que l’Éternel est le seul vrai Dieu, mais c’est à peu près tout ce qui lui reste de son héritage religieux. C’est un peu comme ceux qui aujourd’hui se disent catholiques, mais ne pratiquent pas. Mardochée signifie « dévoué à Mardouk », qui est la principale divinité babylonienne. Ce nom lui a été donné par le roi mais comme son nom hébreu ne nous est pas donné, c’est qu’il est davantage perse qu’Israélite.

Une tablette cunéiforme découverte près de Babylone et datant du début du règne de Xerxès mentionne un fonctionnaire de la cour impériale de Suse du nom de Marduka ; il est possible qu’il s’agisse de Mardochée, car il était fréquent que la même personne porte plusieurs noms à consonances similaires.

Verset 7

Je continue.

Mardochée avait élevé sa cousine Hadassa, c’est-à-dire Esther, orpheline de père et de mère. Cette jeune fille était bien faite et d’une grande beauté. À la mort de ses parents, Mardochée l’avait adoptée comme sa fille (Esther 2.7).

Le nom juif Hadassa signifie myrte, un arbuste dont les feuilles odoriférantes sont toujours verdoyantes. Esther veut dire étoile, à moins que ce nom ne dérive du mot isthar, la déesse babylonienne de l’amour et de la guerre correspondant à Astarté chez les Phéniciens.

Versets 8-9

Je continue.

Après la proclamation de l’ordonnance de l’empereur et de son décret, de nombreuses jeunes filles furent rassemblées dans la citadelle de Suse, sous la surveillance de Hégué. Esther fut aussi emmenée au palais impérial et confiée aux soins de Hégué, le responsable du harem. La jeune fille lui plut et gagna sa faveur. Il se mit en peine de lui fournir tout ce qu’il fallait en produits de beauté et pour son régime. Il mit à sa disposition sept jeunes servantes, sélectionnées parmi le personnel du palais impérial, et il la transféra, elle et ses servantes, dans le meilleur appartement du harem (Esther 2.8-9).

Étant donné que Mardochée habite dans la citadelle, il ne lui est pas possible de cacher sa cousine et de toute façon elle entre dans le plan de Dieu. Comme c’est une très belle fille, elle fait aussi partie de la rafle et du concours de beauté, et c’est ainsi qu’elle se retrouve dans le harem en attendant son tour de passer une nuit avec le roi. C’est peut-être une prison, mais dorée, d’un très grand luxe au point où on met 7 servantes à sa disposition. De plus, les jeunes filles qui seront introduites les premières auprès du roi, reçoivent une nourriture plus délicate et sont promues aux meilleurs appartements.

Contrairement au prophète Daniel, Esther ne se soumet pas aux lois alimentaires ordonnées par Moïse, soit parce que de toute façon elle ne s’y conforme pas, soit parce que si elle est choisie comme reine, elle devra partager la table du roi, et lui ne mange pas Kascher. Si l’eunuque avait su qu’elle était juive, elle n’aurait certainement pas été aussi bien traitée.

Tout au long du livre, l’auteur met bien en avant le fait que Dieu va protéger et utiliser Esther et Mardochée, malgré le fait que ni l’un ni l’autre ne respectent la Loi donnée par l’Éternel à Israël. Selon ses préceptes, Esther ne doit pas se marier avec un païen ni avoir de relations sexuelles avec un homme qui n’est pas légalement son mari. L’eunuque, patron du harem, tombe sous les charmes d’Esther et il en est de même pour tous ceux qui s’approchent d’elle, l’empereur inclut bien sûr.

Versets 10-11

Je continue.

Esther n’avait révélé ni sa nation ni sa famille d’origine, car Mardochée le lui avait interdit. Chaque jour, il se rendait devant la cour du harem pour prendre des nouvelles d’Esther et savoir comment on la traitait (Esther 2.10-11).

Mardochée a ses entrées au palais parce qu’il fait partie des officiels. La suite du texte sous-entend qu’il occupe une charge importante au palais impérial, sans doute portier. Comme il ne peut pas se rendre à l’intérieur du harem, c’est probablement par l’intermédiaire d’une servante qu’il reçoit des nouvelles de sa cousine. Maintenant qu’Esther fait partie du concours, Mardochée ne veut toujours pas qu’elle révèle son origine juive afin de ne pas recevoir un moins bon traitement et ainsi compromettre ses chances de devenir reine. Si par hasard elle le devient, Mardochée compte peut-être en tirer parti. Par ailleurs, comme il veut la meilleure vie possible pour sa cousine, il va sans dire qu’il est préférable d’être reine que concubine, c’est à dire un simple objet, relégué dans un coin, et qui attend le bon plaisir du monarque.

Soit dit en passant que l’antisémitisme n’est pas un phénomène nouveau ; il existe depuis toujours dans toutes les nations. En taisant leur nationalité, Mardochée et Esther expriment aussi la gêne de faire partie du peuple élu. Il semble que tous deux ne sont pas très pieux ou tout au moins ne se confient pas au Dieu de leurs ancêtres. L’auteur relève bien leurs défauts afin de mettre en valeur la fidélité de Dieu à son alliance et sa providence envers son peuple.

Verset 12

Je continue.

Les jeunes filles se rendaient chacune à son tour chez l’empereur Xerxès, au terme du traitement de beauté prescrit pour douze mois par le protocole des femmes. Pour ce traitement, on utilisait pendant six mois de l’huile de myrrhe, et pendant six autres mois des baumes aromatiques et divers produits de beauté employés par les femmes (Esther 2.12).

Tous ces traitements de beauté ont pour seul but de rendre chaque femme davantage attrayante et agréable au roi. Elles nagent dans l’huile, les crèmes et le parfum. Toute cette importance accordée à l’aspect physique est typique d’une vision très païenne de la vie où ce qui compte est le plaisir de l’instant qui passe trop vite. Plus une culture s’éloigne du Dieu du ciel et plus les salons féminins se multiplient. L’intérêt spirituel des gens est, semble-t-il, inversement proportionnel au nombre de produits de beauté sur le marché. Jadis, Madame allait de temps en temps chez le coiffeur pour une permanente ; c’était en tout cas ce que faisais ma mère quand j’étais enfant. Mais aujourd’hui c’est tout le corps qu’il faut traiter, améliorer, sculpter. À côté du maquillage traditionnel, de plus en plus élaboré, on se fait les ongles, un petit bronzage artificiel, étirer la peau pour supprimer les rides, réduire les contours adipeux excessifs par liposuccion. Et bien sûr, il y a les rajouts indispensables comme les extensions pour cheveux, les faux ongles, les faux cils et les faux seins sous forme d’implants gélatineux. On en rajoute quelque part et on en enlève ailleurs. J’en oublie, c’est sûr, mais ça fait marcher le commerce et a permis une formidable avancée de la chirurgie esthétique.

Cela dit, il faut de la mesure en tout ; un peu de maquillage pour les femmes qui ont atteint l’âge mûr n’est pas mal en soi ; c’est à chaque dame de décider pour elle-même.

Bref, quelle que soit l’époque, les empereurs ne se refusent rien et en Orient ils sont très raffinés. A la cour perse, on prend une jeune fille déjà éminemment belle à croquer, et on la fait mijoter pendant un an dans l’huile et des baumes parfumés. Je m’imagine que le résultat est à vous couper le souffle et les lauréates, dignes de n’importe quel conte des mille et une nuits.

Versets 13-14

Je continue le texte.

Puis, lorsque venait le tour d’une jeune fille de se rendre chez l’empereur, on lui donnait tout ce qu’elle demandait pour emporter du harem au palais impérial. Elle s’y rendait le soir, et le lendemain matin, elle était conduite dans un second harem et confiée à la responsabilité de Chachgaz, l’eunuque de l’empereur chargé de la garde des épouses de second rang. Elle ne retournait plus chez l’empereur, à moins que celui-ci n’en manifeste le désir et ne la fasse appeler par son nom (Esther 2.13-14).

Entendons-nous bien ! Cette année de préparation de la jeune fille a pour seul et unique objectif le plaisir de l’empereur pendant une nuit ; il y a des coups de fusil qui se perdent. En parallèle, c’est un concours de beauté parce qu’il choisira la plus belle ou la plus séduisante pour être sa reine, une figurine décorative certes, mais qui dispose quand même d’un grand pouvoir et de privilèges à n’en plus finir. Alors évidemment, ces ravissantes jeunes filles désirent toutes devenir l’impératrice. Donc pour cette seule nuit avec Xerxès, la jeune fille se pare le mieux possible, porte des vêtements de soie magnifiques et les plus beaux bijoux du royaume. Chacune choisit ce qui à ses yeux mettra le mieux en valeur ses charmes féminins naturels. Une fois passée la nuit avec l’empereur, la femme devient une épouse de second rang. Elle est mise au placard, mais de luxe il faut bien préciser. En effet, les concubines ne manquent de rien et n’ont qu’une seule responsabilité : entretenir leur beauté au cas où le despote la désire à nouveau, ce qui est plutôt rare parce qu’elles sont nombreuses et lui, le tyran, il préfère le neuf à l’occasion.

Le temps passe vite et voilà que c’est le tour d’Esther. Mardochée a misé gros, façon de parler parce qu’en réalité, il n’avait pas le choix. Comme je l’ai dit, si elle n’est pas choisie comme reine, elle finira ses jours au rebut, dans le harem d’un roi païen, ce qui pour une jeune fille juive est scandaleux, une honte, et va à l’encontre de sa culture et de la Loi de Moïse.

Verset 15

Je continue.

Quand vint le tour d’Esther, fille d’Abichaïl, l’oncle de Mardochée, qui l’avait adoptée comme sa fille, d’aller chez l’empereur, elle ne demanda rien d’autre que ce qu’avait indiqué Hégué, l’eunuque de l’empereur, gardien des femmes. Elle gagnait la faveur de tous ceux qui la voyaient (Esther 2.15).

Esther est devenue très populaire pendant cette année de préparation. Étant naturellement très belle, elle aurait pu faire des jalouses, mais apparemment tout le monde l’aime bien. Elle est naturellement belle, mais sans doute aussi aimable, douce, humble et vertueuse. L’Éternel s’est déjà arrangé pour que Hégué, l’eunuque en chef, la préfère entre toutes, mais aussi pour qu’elle soit déjà reconnue par tous comme la future gagnante du concours de beauté. Dieu avance ses pions sur l’échiquier du Moyen Orient ; il se prépare à défendre son peuple contre le sinistre complot que le grand vizir Haman, va organiser contre les Juifs. L’Éternel va respecter les engagements qu’il a pris et toutes les promesses qu’il a faites aux ancêtres d’Israël depuis Abraham jusqu’à David ; son peuple ne sera pas anéanti.

Lorsque le jour fatidique arrive pour une jeune fille de passer la nuit avec l’empereur, elle profite de cette occasion unique pour se faire donner des vêtements somptueux et les plus beaux ornements. Esther a bien l’intention de remporter la palme d’or et devenir l’impératrice, mais elle est à la fois modeste et sage en s’en remettant au jugement de l’eunuque Hégué. En tant que gardien du harem, il connaît parfaitement bien son maître et ses goûts en matière d’habillement et de froufrous pour ses femmes.

Versets 16-17

Je continue.

C’est le dixième mois, c’est-à-dire au mois de Tébeth de la septième année du règne, que l’on vint prendre Esther pour l’emmener chez l’empereur au palais impérial. L’empereur aima Esther plus que toutes les autres femmes et elle gagna sa faveur et sa bienveillance mieux que toutes les autres jeunes filles. Alors il mit sur sa tête la couronne impériale et la fit proclamer impératrice à la place de Vasthi (Esther 2.16-17).

Pendant l’exil les Juifs ont adopté les noms babyloniens pour les mois de l’année. Tébeth est à cheval sur décembre et janvier. Nous sommes donc soit à la fin de l’an 479 ou au début de 478 avant Jésus-Christ.

Tout comme Hégué, le chef eunuque précédemment, l’empereur est ébloui par Esther, mais en réalité c’est Dieu qui lui en met plein la vue parce que ce roi païen et paillard n’est rien d’autre qu’une marionnette entre ses mains. Il a préféré Esther à toutes les autres pour des raisons qui ne nous sont pas données et qui importent peu parce que dans sa souveraineté, l’Éternel a jeté les dés d’avance ; il a décidé qu’Esther occupera la position stratégique d’impératrice, car il aura bientôt besoin d’elle à ce poste.

Cela dit, il est quand même émouvant de lire cette histoire et de voir ce qui est arrivé à cette petite Juive orpheline dont les ancêtres ont été déportés à Babylone. Dans le livre de Samuel, et en parlant de l’Éternel, on lit : De la poussière, il arrache le pauvre, et il relève l’indigent de la fange pour l’installer au milieu des puissants et lui donner une place d’honneur (1Samuel 2.8).

De façon soudaine et inattendue, Esther devient la reine de ce qui est alors la première puissance du Moyen-Orient. Sa venue au pouvoir enseigne qu’en filigrane, dans les coulisses, derrière les comportements aberrants et méchants des hommes, l’Éternel veille et agit. Il fait ce qu’il veut selon le conseil de sa seule volonté. Moi, je trouve ça réconfortant.