Chapitre 5

Introduction

Je crois bien ne pas me tromper en disant que nous désirons tous que les choses se déroulent paisiblement. Moi, je n’aime pas les imprévus et je préfère être bercé par le train-train quotidien qui alourdit les paupières. Seulement voilà, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, alors quand des difficultés surgissent, je me sens vite frustré et c’est la panique à bord. Ma première réaction est de tout arrêter, de résoudre ou de contourner le problème le plus rapidement possible. Le hic est que quand il s’agit de faire ce qui est juste et droit, adopter la solution la plus facile est rarement la bonne.

Depuis que l’homme est sur terre, il a toujours eu beaucoup de mal à obéir à son Créateur et a souvent eu besoin d’un coup de pouce. C’est pourquoi Dieu a envoyé des prophètes qui étant animés de son Esprit motivaient son peuple à suivre la bonne voie. Les Israélites rapatriés qui sont retournés en Palestine ont quitté la Babylonie gonflés à bloc, remplis d’enthousiasme pour la reconstruction du Temple et des murs de Jérusalem. Oui, mais ils ont dû faire face à une opposition farouche et permanente des populations du pays qui ont réussi à dresser l’administration locale perse contre eux. Alors, découragés, ils ont arrêté les travaux. C’est là que deux prophètes de l’Éternel montent à la brèche.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 5 du livre d’Esdras en compressant.

Le prophète Aggée et le prophète Zacharie, s’adressèrent aux Juifs établis en Juda et à Jérusalem de la part du Dieu d’Israël qui était en eux (Esdras 5.1).

Cela fait bien une quinzaine d’années que le travail de réfection du Temple a cessé quand Dieu décide d’intervenir. Le prophète Aggée n’a exercé sa fonction que les 4 derniers mois de l’année 520 av. J-C. Deux mois après son premier discours, il est rejoint par Zacharie qui lui, a continué son ministère pendant deux ans. Le rôle de ces deux hommes est bien sûr d’encourager le peuple à reprendre la reconstruction du Temple. Ces deux prophètes sont très différents l’un de l’autre, mais ils se complètent plutôt bien.

Aggée a un bon sens pratique et les pieds sur terre. Stable et solide, il a de la jugeote et on peut compter sur lui. Il veut voir du concret et passer aux actes. Il se balade avec un mètre étalon pour s’assurer que tout se fait selon les règles de l’art et il parle à la conscience du peuple. Ses exhortations pénètrent les esprits et font naître la conviction qu’il faut aller de l’avant et foncer.

Zacharie a plutôt la tête dans les nuages. Ayant reçu des visions fantasmagoriques de Dieu, ses messages nourrissent l’imagination. Il est du genre à chauffer une salle en faisant appel aux sentiments de ses auditeurs. Ensemble, ces deux hommes forment une équipe qui s’adresse à la fois à la conscience et au cœur des rapatriés. Leur ministère est primordial, car bien que l’autel des holocaustes soit en fonctionnement, sans le Temple, il n’est pas possible de rétablir le culte à l’Éternel comme il se doit et aucune fête ne peut être célébrée.

Versets 2-4

Je continue le texte.

Alors Zorobabel, et Josué, se mirent au travail et reprirent la reconstruction du Temple de Dieu à Jérusalem avec l’assistance des prophètes de Dieu. Aussitôt, Thathnaï, gouverneur de la province et ses collègues vinrent les trouver et leur demandèrent : — Qui vous a donné l’autorisation de rebâtir ce sanctuaire et de relever ces murs ? Quels sont les noms des hommes qui construisent cet édifice ? (Esdras 5.2-4).

Sur les ordres de l’empereur perse Cyrus, les fondations du Temple avaient été posées 15 ans plus tôt, ce qui avait d’ailleurs donné lieu à de grandes célébrations. Maintenant, c’est la reconstruction de l’édifice lui-même qui débute. L’histoire se situe au début du règne de Darius (521-486). D’après une tablette babylonienne datant de cette époque (502), ce Thathnaï est le gouverneur de la Palestine et de la Syrie.

Après la mort de l’empereur Cambyse (522) des dissensions et des mouvements nationalistes ont surgi ce qui fait que la situation politique de l’empire est plutôt houleuse. Alors en toute logique ce brave Thathnaï pense que la reconstruction du Temple risque de déclencher une rébellion en bonne et due forme contre la Perse ce qui n’est bon ni pour le commerce ni pour sa future promotion. Inquiet, il va voir sur place ce qui se passe.

Verset 5

Je continue.

Mais Dieu veillait sur les responsables des Juifs et on ne les obligea pas à interrompre leurs travaux en attendant que Darius ait reçu un rapport à ce sujet et que la réponse revienne (Esdras 5.5).

Tout comme Cyrus son ancêtre, Darius a rompu avec la pratique assyrienne et babylonienne qui consiste à fondre les races qui peuplent leur empire. Au contraire, les dirigeants perses encouragent les population à conserver leur langue, leurs us et coutumes et leur religion. Le gouverneur Thathnaï le sait bien et permet donc aux Juifs de poursuivre les travaux jusqu’à nouvel ordre. Mais derrière cette politique, c’est bien sûr l’intervention du Dieu souverain qui est souligné.

Versets 6-10

Je continue.

Voici une copie de la lettre envoyée à l’empereur Darius par Thathnaï, gouverneur de la province et ses collègues. “ À l’empereur Darius, tous nos vœux de prospérité ! Que le roi sache que nous nous sommes rendus dans la province de Juda jusqu’au grand temple de Dieu. Cet édifice est en cours de reconstruction en pierres de taille. Du bois est encastré dans les murs. Ce travail se poursuit avec soin et progresse bien grâce aux efforts des constructeurs. Nous avons interrogé les responsables parmi eux et nous leur avons demandé : Qui vous a donné l’autorisation de rebâtir ce sanctuaire et de relever ces murs ? Nous leur avons aussi demandé leurs noms pour te les faire connaître, et nous avons noté par écrit ces noms des hommes qui sont à leur tête ” (Esdras 5.6-10).

Dans l’ancien Proche-Orient, la croyance est que chaque peuple possède ses propres divinités locales et qu’ils n’interviennent que dans une sphère géographique limitée. Le gouverneur pense donc que ce Temple est dédié à l’Éternel, le Dieu de Jérusalem.

Versets 11-12

Je continue.

Voici la réponse que les colons juifs nous ont faite : Nous sommes les serviteurs du Dieu du ciel et de la terre et nous reconstruisons le temple qui avait été bâti et achevé il y a bien longtemps par un grand roi d’Israël. Mais nos ancêtres ont irrité le Dieu du ciel qui les a livrés au pouvoir du Chaldéen Nabuchodonosor, roi de Babylone. Ce roi a détruit ce temple et déporté la population à Babylone (Esdras 5.11-12).

Cela faisait 4 siècles et demi que Salomon avait construit ce Temple qui d’ailleurs porte son nom. Les Chaldéens sont les habitants du sud de la Mésopotamie, une région qu’on dit être le berceau des civilisations et qui se situe entre les deux fleuves Tigre et Euphrate, c’est-à-dire en Irak aujourd’hui. Les Chaldéens étaient sous la domination des Assyriens jusqu’à la fin du 7e siècle av. J-C. C’est alors que Nabopolassar fonde l’empire de Babylone et c’est son fils Nabuchodonosor qui détruisit Jérusalem, le Temple et déporta les Israélites. Ce fut un jugement de l’Éternel parce qu’ils avaient rompu son alliance. Cet exil devait purifier la nation de sorte qu’un certain nombre de Juifs reviennent en Palestine avec la bonne attitude de crainte révérencielle envers l’Éternel. La fin de Juda est envisagée selon une perspective théologique qui répond à la question : « Comment un Dieu aussi grand a-t-il pu laisser détruire son temple.

Versets 13-17

Je finis ce chapitre 5.

Cependant, la première année du règne de Cyrus, roi de Babylone, le roi a donné par un édit l’ordre de rebâtir ce temple. Et même, Cyrus a retiré du temple de Babylone les objets d’or et d’argent que Nabuchodonosor avait emportés et qu’il avait transférés dans le temple de Babylone. Il les a donnés au nommé Chechbatsar qu’il avait désigné comme gouverneur, et il lui a ordonné d’emporter ces objets et de les déposer dans le temple de Jérusalem, en stipulant que le temple devait être rebâti sur son ancien emplacement. Ce Chechbatsar est donc venu ici et il a posé les nouvelles fondations du temple de Dieu qui est à Jérusalem. Depuis lors, et jusqu’à ce jour, ce temple est en reconstruction mais les travaux ne sont pas encore achevés. Maintenant, si l’empereur le trouve bon, que l’on fasse des recherches dans les archives royales là-bas, à Babylone pour voir s’il y a bien eu de la part de Cyrus un édit ordonnant la reconstruction de ce temple à Jérusalem. Puis que le roi veuille nous communiquer sa volonté à ce sujet (Esdras 5.13-17).

Cette lettre est très correcte et même un modèle d’impartialité et de droiture.

Cyrus, l’empereur des Perses, s’était aussi fait sacré roi de Babylone. C’est ce qu’on peut appeler l’accumulation des mandats, comme ça se fait encore bien de nos jours. Zorobabel et Josué, les responsables juifs, font valoir la légalité de leur projet en disant que c’est Cyrus lui-même qui leur a ordonné de reconstruire le Temple. La preuve est qu’il avait aussi rendu aux colons israélites tout ce qui faisait partie du Temple et qui avait été emmené à Babylone.

Non seulement les empereurs perses encourageaient la restauration des sanctuaires religieux, mais ils les subventionnaient aussi, ce que des documents de cette époque montrent bien. Comme je l’ai déjà dit, Chechbatsar est probablement le nom Chaldéen de Zorobabel.

Chapitre 6

Introduction

Nous arrivons au chapitre six qui continue l’histoire des rapatriés juifs. Obéissant à la volonté de Dieu, ils sont revenus au pays de leurs ancêtres dans le but de reconstruire le Temple. L’empereur Cyrus qui promulgua le décret autorisant ce projet n’est qu’un exécutant politique de l’Éternel sur l’échiquier du monde. Cela dit, la situation actuelle des colons israélites n’est pas très viable car ayant subi une opposition farouche de la part des habitants du pays, ils sont découragés et ont voulu tout abandonner. C’est alors que Dieu est intervenu, envoyant deux prophètes pour les encourager et les exhorter à tenir bon. Il faut remarquer ici, qu’il est tout à fait possible de faire la volonté de Dieu tout en étant confronté à des difficultés sans nombre.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 6 en compressant.

Là-dessus, l’empereur Darius donna l’ordre de faire des recherches dans la bibliothèque où étaient déposés les trésors à Babylone. Et l’on trouva dans Echbatane, la capitale de la province de Médie, un rouleau sur lequel il était écrit (Esdras 6.1-2).

À cette époque, l’Empire perse a 4 capitales (Suze, Babylone, Perpépolis) dont Echbatane qui est aujourd’hui la ville moderne de Hamadan, située à environ 300 km au sud-ouest de Téhéran. C’était la résidence d’été des empereurs perses qui fuyaient la chaleur oppressante de la plaine du fleuve Tigre où se trouve Suse la capitale d’hiver.

Versets 3-5

Je continue.

La première année du roi Cyrus, le roi a promulgué ce décret : Le temple de Jérusalem doit être reconstruit pour être un lieu où l’on offre des sacrifices. Ses fondements seront rétablis. Il aura trente mètres de haut et autant de large. On fera alterner trois rangées de pierres de taille et une rangée de poutres de bois. Les frais seront couverts par la trésorerie royale. De plus, les objets d’or et d’argent du temple que Nabuchodonosor a enlevés doivent être restitués. Qu’ils soient rapportés au temple de Jérusalem où ils étaient (Esdras 6.3-5).

Cyrus se trouvait à Echbatane, sa capitale d’été, quand il a promulgué le décret de restauration du Temple de l’Éternel. Un édit similaire, au style dépouillé, a été trouvé à Éléphantine en Haute-Égypte, parmi des papyrus araméens du 5e siècle autorisant la restauration d’un temple juif. Cyrus avait même précisé les dimensions de l’ouvrage ainsi que certaines modalités de construction. La mention de 30 mètres de hauteur est le double de celle du Temple de Salomon (1Rois 6:2), il est probable qu’elle indique la longueur, la hauteur étant omise.

La technique qui consiste à alterner 3 rangées de pierres de taille avec une de bois doit permettre à l’édifice de résister à un tremblement de terre. Le décret précise aussi que le coût de la construction doit être pris en charge par la trésorerie impériale. En fait, même le fonctionnement des temples est aux frais de l’empereur.

En 1973, des archéologues ont retrouvé en Turquie une charte du temps de la domination perse dans laquelle l’empereur énonce les conditions à remplir par le culte afin de bénéficier des subventions impériales.

Versets 6-10

Je continue.

Maintenant toi, Thathnaï, gouverneur de la province située à l’ouest de l’Euphrate, et tes collègues, n’intervenez plus dans cette affaire. Vous adopterez la ligne de conduite suivante vis-à-vis des responsables des Juifs en vue de la reconstruction de ce temple : Les dépenses seront couvertes par les recettes royales provenant des impôts de la province. Elles seront payées à ces hommes sans interruption des versements. Vous fournirez aussi chaque jour aux prêtres de Jérusalem tout ce qui est nécessaire pour les holocaustes du Dieu du ciel : de jeunes taureaux, des béliers et des agneaux, ainsi que du froment, du sel, du vin et de l’huile. Vous le leur remettrez selon leur demande et sans négligence, afin qu’ils offrent des sacrifices apaisants au Dieu du ciel et qu’ils prient pour la vie du roi et de ses fils (Esdras 6.6-10).

Le moins qu’on puisse dire est qu’à cette époque, il n’y a pas de séparation entre l’État et la religion. L’offre de Darius de fournir lui-même les animaux des sacrifices n’est pas gratuite mais intéressée. Il veut par là attirer la bénédiction « du Dieu du ciel » sur lui et ses fils.  Sur une inscription d’un cylindre d’argile dictée par Cyrus, le roi demande :

Puissent les dieux que j’ai réinstallés dans leurs villes sacrées demander journellement à Bel et à Nebo (des divinités perses) une longue vie pour moi.

Pour montrer leur reconnaissance envers le gouverneur de la Judée, les Juifs d’Éléphantine en Égypte, priaient pour lui, et une prière de la liturgie de la synagogue était adressée à l’Éternel pour la famille impériale.

Versets 11-12

Je continue.

Voici mes ordres concernant quiconque transgressera cet édit : qu’on arrache un pieu de bois de sa maison et qu’on l’empale tout droit dessus ; en outre qu’on transforme sa maison en tas d’ordures. Que le Dieu qui réside là détruise tout roi et tout peuple qui osera faire un geste pour passer outre à ce décret en détruisant ce temple qui est à Jérusalem ; Moi, Darius, j’ai promulgué ce décret. Qu’il soit exactement exécuté (Esdras 6.11-12).

Darius n’est pas d’humeur à plaisanter et on ne rigole pas avec les décrets royaux. Ceux-ci se terminent toujours par une liste de menaces à l’encontre de ceux qui oseraient les transgresser. L’empalement est un supplice pratiqué par les Assyriens, les Babylonien et les Perses.

Il faut remarquer que Darius a non seulement suivi, mais également développé la ligne de conduite inaugurée par Cyrus, qui consiste à encourager les religions indigènes de ses sujets. L’attention et l’application qu’il manifeste font honneur à l’administration perse.

Versets 13-15

Je continue.

Alors Thathnaï, gouverneur de la province à l’ouest de l’Euphrate et ses collègues se conformèrent exactement aux instructions envoyées par le roi Darius. Les responsables des Juifs continuèrent à bâtir et réussirent dans leur entreprise, stimulés par les messages des prophètes Aggée et Zacharie. Ils achevèrent la construction conformément à l’ordre du Dieu d’Israël et aux ordres de Cyrus, de Darius et d’Artaxerxès, empereur de Perse. Le Temple fut terminé le troisième jour du mois d’Adar, la sixième année du règne de l’empereur Darius (Esdras 6.13-15).

Adar est le dernier mois de l’année. La reconstruction a commencé le 24me jour du 6me mois de la 2me année de Darius (Agée 1.15) ce qui fait qu’elle a duré presque 4 ans et demi.

La mention d’Artaxerxès est un anachronisme (Darius 521-485; Xerxès 485-465; Artaxerxès 465-425) parce qu’il est arrivé au pouvoir 50 ans après l’achèvement du Temple qu’il fit embellir. C’est un copiste zélé qui, plus tard, a introduit ce troisième bienfaiteur. L’attitude hostile d’Artaxerxès décrite dans le  chapitre 4 est postérieure à son attitude favorable dont il sera question au chapitre suivant. Dans l’intervalle, cet empereur a été influencé par les ennemis du peuple de Dieu.

Versets 16-18

Je continue.

Les Israélites, les prêtres, les lévites et tous ceux qui étaient revenus de l’exil célébrèrent dans la joie l’inauguration du Temple. Ils offrirent cent taureaux, deux cents béliers, quatre cents agneaux et, en sacrifices pour le péché (Lévitique 4.1-5.13) de tout Israël, douze boucs, selon le nombre des tribus d’Israël. On répartit aussi les prêtres selon leurs divisions et les lévites selon leurs classes pour le service de Dieu à Jérusalem, conformément à ce qui est écrit dans le livre de Moïse (Esdras 6.16-18).

Les Israélites s’humilient devant Dieu tout en étant joyeux, comme quoi on peut être les deux.

Versets 19-22

Je finis le chapitre 6.

Les rapatriés célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois. Ils mangèrent la Pâque avec tous ceux qui s’étaient séparés des nations impures du pays et s’étaient associés à eux pour se tourner vers l’Éternel, le Dieu d’Israël. Ensuite, ils célébrèrent dans la joie la fête des pains sans levain pendant sept jours, car l’Éternel les avait réjouis en disposant favorablement à leur égard l’empereur d’Assyrie de manière à les encourager dans le travail de reconstruction du Temple du Dieu d’Israël (Esdras 6.19-22).

Depuis l’échange de lettres concernant les murs de Jérusalem, le texte est en araméen, mais à partir d’ici, il est à nouveau en hébreu. Darius porte les titres d’empereur de Perse, de Babylone et d’Assyrie. C’est un peu comme le nombre de médailles qui garnissaient les poitrines des membres du bureau politique russe. C’est la première fois en 70 ans que les Israélites et des étrangers attirés par l’Éternel célèbrent à nouveau la Pâque. Les rapatriés sont soucieux d’obéir à la Loi de Moïse car ils ont enfin compris que se rebeller contre l’Éternel est une très mauvaise idée. Ils se réjouissent du fait que le Dieu du ciel œuvre au travers des grands de ce monde. Il a forcé le Pharaon à laisser les Hébreux quitter l’Égypte et maintenant au travers des empereurs perses, il a permis à une partie de son peuple de retourner dans le pays promis et de reconstruire le Temple à sa gloire.