Chapitre 8

Introduction

La vie est quelquefois difficile à cause des problèmes qui s’amoncellent, des plus petits aux plus grands. Ceux-ci peuvent être de tous ordres : tracasseries administratives, déceptions sentimentales, problèmes d’argent ou pire, de santé. Ce fut le cas du célèbre compositeur allemand Friedrich Händel, qui en 1742, au sommet de sa carrière musicale, a une attaque cardiaque. Mais heureusement, il en réchappe.

Quand je me trouve dans une mauvaise passe ou que je broie du noir, je m’écarquille toujours les yeux, espérant voir le plus tôt possible la lumière au fond du tunnel.

Sous le règne de l’infâme Ahaz, roi de Juda, Ésaïe décrit la situation dramatique dans laquelle se trouve le royaume de Juda à cause de l’infidélité du roi à l’Éternel. Mais comme il le fait souvent dans ses prophéties, Ésaïe nous transporte maintenant très loin dans l’avenir au-delà même du châtiment divin.

Au sein des plus épaisses ténèbres, soudainement s’éclaire la lumière vive du salut ; Israël est délivré de ses ennemis et toute trace d’oppression a disparu. Cette victoire est due à un enfant divin, héritier du grand roi David, qui relève le trône de son ancêtre pour y régner éternellement. Plus loin, Ésaïe écrit :

Car pour nous un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale, il sera appelé Merveilleux Conseiller, Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix. Il étendra sans fin la souveraineté et donnera la paix qui durera toujours au trône de David et à tout son royaume. Sa royauté sera solidement fondée sur le droit et sur la justice, dès à présent et pour l’éternité (Ésaïe 9.5-6).

Après avoir fait son infarctus, Händel retrouve la foi de sa jeunesse et c’est dans cette prophétie d’Ésaïe qu’il puise son inspiration pour composer son célèbre oratorio « Le Messie ».

Versets 8.23-9.1

Je finis maintenant de lire le chapitre 8 d’Ésaïe et je commence le 9e.

Mais il n’y aura pas pour toujours des ténèbres sur ce pays envahi par l’angoisse. Si, dans les temps passés, Dieu a couvert d’opprobre tout le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, dans les temps à venir, il couvrira de gloire la route de la mer, au-delà du Jourdain, le district des nations païennes. Le peuple qui vivait dans les ténèbres verra briller une grande lumière : la lumière resplendira sur ceux qui habitaient le pays dominé par d’épaisses ténèbres (Ésaïe 8.23-9.1).

Zabulon et Nephtali sont situés dans le nord de la Palestine autour de la mer de Galilée. Ces deux tribus font partie des 10 qui constituent le royaume israélite du nord suite à la scission d’Israël en deux nations. Zabulon et Nephtali font aussi partie de la région que les Assyriens ont annexée en 732 avant J-C après la victoire du roi Tiglath-Piléser sur la coalition formée par la Syrie et le royaume israélite du nord (2Rois 15.29 ; 16.9).

À cause des guerres, déportations et des fluctuations de populations, à l’époque du Nouveau Testament il n’existe plus aucune distinction frontalière entre les tribus originelles d’Israël. En fait, les Juifs qui se considèrent purs sont dans le sud de la Palestine, dans ce qui était à l’origine le territoire de Juda avec Jérusalem pour capitale. Au nord de Juda se trouve la Samarie habitée par une population métissée juive et païenne suite aux déportations massives faites par les Assyriens. Comme les Juifs vouent aux Samaritains une haine féroce et que ces derniers la leur rendent, ces deux groupes ne se fréquentent absolument pas.

Quand un Israélite qui habite quelque part au nord retourne chez lui après être venu assister à une fête au temple de Jérusalem, il évite de prendre la route la plus directe parce qu’elle traverse la Samarie et emprunte celle qui longe la Méditerranée.

Au nord de la Samarie se trouve la Galilée qui s’appelle « le district des nations païennes ». Ce territoire compte une majorité de non-Juifs y compris les descendants des Cananéens qui n’ont jamais été chassés par les Israélites quand ils ont conquis la Palestine (Juges 1.33). La Galilée est mal placée, car elle est en plein milieu de la route que prennent tous les envahisseurs qui viennent du nord ou de l’est.

Or, déjà dans l’antiquité, les gens cherchent un petit coin de paradis en dehors des sentiers battus, un havre de paix où ils peuvent vivre tranquilles ; on les comprend. Mais quand Salomon donna au roi de Tyr une partie de la Galilée, son geste ne fut guère apprécié. Dans le premier livre des Rois, on lit :

Comme Hiram, le roi de Tyr, lui avait fourni autant d’or et de bois de cèdre et de cyprès qu’il avait voulu, Salomon lui céda vingt villes dans la région de Galilée. Hiram vint de Tyr pour examiner les villes que lui donnait Salomon. Mais elles ne lui plurent pas et il s’exclama : — Qu’est-ce que ces villes que tu m’as données là, mon allié ? Et il les appela pays de Kaboul (Sans valeur), nom qu’elles ont conservé jusqu’à ce jour (1Rois 9.11-13).

Il vaut la peine de remarquer que la vie de Jésus est étroitement liée à la Galilée. C’est vrai qu’il est né en Judée, à Bethlehem, mais c’était uniquement pour confirmer qu’il est l’héritier légal du grand roi David.

Au premier siècle de notre ère, Jérusalem est le centre d’un snobisme religieux et Dieu l’a complètement rejetée. Non seulement le Messie a passé sa jeunesse en Galilée, mais c’est dans ce territoire qu’il a concentré la plus grande partie de son ministère. Nazareth où il a grandi, se trouve dans le territoire de Zabulon et avait mauvaise réputation à cause de la présence d’une garnison romaine (Jean 1.46 ; 7.41, 52).

Adulte, Jésus s’installe en Galilée et fait de Capernaüm son quartier général (Matthieu 9.1 ; Marc 2.1). Bien que cette ville soit située au bord de la mer, ce n’est pas une station balnéaire car elle abrite un poste militaire romain (Matthieu 8.5-13 ; Luc 7.1-10) et un percepteur d’impôts au service des Romains (Marc 2.1, 14), mais qui deviendra l’apôtre Matthieu.

Ésaïe promet que dans l’avenir l’opprobre qui pèse sur la Galilée sera levé et changé en gloire. Effectivement dans l’évangile selon Matthieu, on lit l’accomplissement de cette prophétie ; je la lis

:

Quand Jésus apprit que Jean avait été emprisonné, il regagna la Galilée, mais il ne resta pas à Nazareth. Il alla s’établir à Capernaüm, une ville située au bord du lac, aux confins des territoires de Zabulon et de Nephtali. Ainsi s’accomplit cette parole du prophète Ésaïe qui avait annoncé : Écoute, ô toi, terre de Zabulon et toi, terre de Nephtali, contrée voisine de la mer, située au-delà du Jourdain, ô toi, Galilée des nations païennes : Le peuple qui vivait dans les ténèbres a vu briller une grande lumière, et sur ceux qui habitaient dans le pays sur lequel planait l’ombre de la mort, une lumière s’est levée (Matthieu 4.12-16).

S’appuyant sur la prophétie d’Ésaïe, la tradition juive consignée dans le Talmud dit que le Messie se manifestera en Galilée. On sait comment cette promesse s’est accomplie au point où au début de l’ère chrétienne, Galiléen est synonyme de chrétien.

Dans l’Ancien Testament, et fréquemment chez Ésaïe, la lumière sert à représenter le règne de justice et de paix que le Messie établira sur terre pendant le Millénium.

Dans le Nouveau Testament, la lumière symbolise Jésus, et la vie éternelle qu’il apporte par sa présence et son sacrifice. Quand le Christ est né, toute la Palestine pour ne pas dire le monde entier, est dans les ténèbres spirituelles les plus épaisses qu’on puisse imaginer. Il y règne à la fois un paganisme dur, la tradition juive la plus inflexible, ainsi qu’un mélange des deux. Tous les habitants vivent à l’ombre de la mort et c’est pour eux, ainsi que vous et moi, que Jésus est venu. Dans son évangile, Jean rapporte que le Seigneur a dit :

Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie (Jean 8.12 ; comparez Jean 9.5).

Après avoir annoncé la première venue du Christ qui apporte la lumière de Dieu aux nations, sans aucune transition, Ésaïe parle de sa seconde venue quand il établira son règne de 1 000 ans sur terre. Cela fait maintenant 2 000 ans que nous l’attendons. Ni Ésaïe ni aucun autre prophète n’a prédit cet intervalle qui est « le temps de l’Église », parce que c’est une discontinuité dans le plan de Dieu pour Israël, et elle ne leur avait pas été révélée. Les prophètes proclament la venue du Messie, mais ils ignorent qu’elle se fera en deux étapes et qu’entre les deux il y a cette parenthèse eschatologique qui s’appelle « le temps de l’Église » ou « le temps la grâce ». Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

La Bonne Nouvelle que je prêche dévoile le plan de Dieu, tenu secret pendant les siècles passés et qui s’accomplit de façon manifeste de nos jours… il est porté par les écrits des prophètes à la connaissance de tous les peuples… (Romains 16.25-26 ; abrégé).

Alors que la prophétie d’Ésaïe concerne Israël, sous le régime de la Nouvelle Alliance où nous sommes actuellement, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ s’adresse à tous les hommes, à tous les peuples et à toutes les religions. Que quelqu’un soit de tradition catholique ou musulmane, hindoue ou animiste, Jésus est le seul et unique Sauveur pour tous. Sur la place publique d’Athènes, l’apôtre Paul a proclamé haut et fort :

C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12).

Chapitre 9

Verset 2

Je continue de lire dans le chapitre 9 du livre d’Ésaïe.

Tu rends la nation nombreuse, tu lui dispenses la joie. Elle se réjouit devant toi de la joie des moissons, comme on pousse des cris d’allégresse au partage du butin (Ésaïe 9.2 ; SER).

À la fin des temps, quand Jésus reviendra pour établir son royaume terrestre, Israël le reconnaîtra pour son Messie et sera à nouveau béni de Dieu. Alors, les Israélites se réjouiront comme jadis, quand ils célébraient les fêtes, ou quand la moisson était abondante, ou qu’ils s’enrichissaient suite à des victoires militaires. Mentionnée plus de 20 fois, la joie tient une place importante dans le livre d’Ésaïe.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Car le joug qui pesait sur lui, le bâton qui frappait son dos, le gourdin de son oppresseur, toi, tu les a brisés tout comme au jour de la défaite de Madian. Toute chaussure de guerrier qui martèle le sol, et tout manteau que l’on a roulé dans le sang seront livrés aux flammes, pour être consumés (Ésaïe 9.3-4).

Israël est comparé à une bête de somme maltraitée. Le persécuteur est d’abord l’Assyrien (Ésaïe 10.5, 24 ; comparez Michée 5.5-6), mais il représente aussi tous les ennemis du peuple de Dieu.

La victoire soudaine et inespérée du juge Gédéon sur les Madianites (Juges 7, 8 ; Ésaïe 10.26) fut due à une intervention de Dieu. Ce succès préfigure la fin de l’humiliation d’Israël et la manifestation du salut de Dieu.

Mais les Juifs ne connaîtront une paix durable que lorsqu’ils accepteront Jésus comme leur Messie. Une fois que le Christ aura vaincu les ennemis d’Israël, il instaurera le Millénium. Alors les équipements militaires étant devenus inutiles, ils seront détruits.

Verset 5

Je continue.

Car pour nous un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale, il sera appelé Merveilleux Conseiller, Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix (Ésaïe 9.5).

Cet enfant et ce fils, c’est Emmanuel (Ésaïe 7.14) qui signifie « Dieu avec nous » et c’est grâce à lui qu’à la fin des temps, Israël sera victorieux sur ses ennemis. C’est ici la première fois qu’il est dit que cet Emmanuel est l’héritier du trône du grand roi David selon la promesse que l’Éternel lui avait faite (2Samuel 7.12-16 ; Psaumes 2.7 ; Luc 1.32).

Cet enfant a 4 titres, chacun composé de deux mots.

C’est un merveilleux conseiller doté d’une sagesse extraordinaire et infaillible, car l’Esprit de Dieu repose sur lui (Ésaïe 11.2). Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul pose cette question de rhétorique :

Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? (Romains 11.34).

La réponse est évidemment : « Personne ». Jésus n’a jamais rassemblé ses disciples pour leur demander : « Dites-moi, les gars, qu’est-ce que vous pensez de cette idée ? » Non ! Il leur disait : « Voilà ce que je vais faire, parce que c’est la volonté de mon Père ».

Jésus est un « merveilleux conseiller », la sagesse de Dieu personnifiée. Dans sa première épître aux Corinthiens (1.30), Paul dit de Jésus « qu’il a été fait pour nous sagesse ».

Il est « le Dieu fort ». Plus loin, cette expression est appliquée à l’Éternel (Ésaïe 10.21 ; comparez Deutéronome 10.17 ; Jérémie 32.18 ; Psaumes 24.8). On ne peut donc pas traduire le texte hébreu autrement comme par « vaillant héros ou héros divin », par exemple. Le prophète Jérémie (23.6) appelle le Messie : « l’Éternel notre justice », et pour Malachie (3.1) : « il est le Seigneur qui entre dans son temple »

Jésus-Christ est aussi « le Père à jamais ». Les rois israélites portaient le titre de « Père » (Ésaïe 22.21). Mais le Messie sera sur le trône de David à tout jamais parce que le règne éternel de Dieu lui appartient. L’expression « Père à jamais » pourrait aussi être traduite par « Père de l’éternité » dans le sens que l’éternité tire son origine de lui. Effectivement, il est le Créateur de toutes choses, de l’espace-temps, des âges et des époques (Jean 1.3 ; Colossiens 1.16 ; Hébreux 1.1-2).

Son 4e titre est : « le Prince de la Paix », parce qu’il vaincra tous les ennemis de Dieu et il instaurera une paix durable sur terre pendant 1 000 ans (Ésaïe 11.5-9 ; comparez Michée 5.4). En hébreu, « paix » signifie à la fois tranquillité et prospérité. La suite du texte confirme le caractère extraordinaire de cet enfant divin.

Verset 6

Je continue.

Il étendra sans fin la souveraineté et donnera la paix qui durera toujours au trône de David et à tout son royaume. Sa royauté sera solidement fondée sur le droit et sur la justice, dès à présent et pour l’éternité. Voilà ce que fera le zèle du Seigneur des armées célestes dans son ardent amour (Ésaïe 9.6).

Ce passage explique les titres du Messie. Parce qu’il est « le Prince de la Paix », son règne de paix s’étendra sur toute la terre. En tant que « Merveilleux Conseiller », il établira le droit et la justice, et sa royauté sera éternelle parce qu’il est le « Père à jamais ». Le « zèle du Seigneur » (Ésaïe 37.32) signifie que sa décision est prise et irrévocable. Il réalisera les objectifs qu’il a fixés selon le conseil de sa seule volonté, et rien, ni personne ne l’arrêtera. Ce zèle n’est pas en conflit avec la patience de Dieu car il en fait partie. Mais à la fin de l’épopée humaine, une fois le rideau tiré, tout le monde reconnaîtra que la souveraineté de Dieu est absolue.

La portée messianique de cette première partie du chapitre 9 (v. 1-6) était reconnue par les anciens interprètes juifs eux-mêmes. Ce n’est que plus tard, à cause des controverses entre le judaïsme et le christianisme, que les rabbins ont abandonné cette interprétation et affaibli le sens du texte afin de l’appliquer au roi Ézéchias. Mais ce point de vue est impossible à soutenir à cause de la similarité entre le message d’Ésaïe et celui des autres prophètes dont le caractère messianique n’est absolument pas contestable.

Quant à la tradition chrétienne, elle a toujours discerné dans cette prophétie d’Ésaïe, Jésus le Messie. D’ailleurs dans son évangile, Luc le confirme. Je lis le passage :

Il sera grand. Il sera appelé “ Fils du Très-Haut ”, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin (Luc 1.32-33).

Jésus est le Père éternel et son règne sans fin comme Messie a commencé quand il est ressuscité (Actes 2.30-36 ; 13.32-37 ; Romains 1.3-4), et confirmé quand il est monté au ciel et qu’il s’est assis à la droite de la majesté divine (Hébreux 1.3 ; 8.1), mais il ne sera évident au monde entier que lors de sa seconde venue.

Après cette parenthèse prophétique, Ésaïe revient sur terre, pour ainsi dire, et se concentre sur les problèmes de son temps. Cette alternance entre des messages de jugement et de bénédictions futures est fréquente chez les prophètes. Ésaïe va maintenant s’en prendre aux deux royaumes alliés contre Juda : les Israélites des X tribus du nord et la Syrie dont il a peu parlé jusqu’ici (Ésaïe 7.16 ; 8.4).

Versets 7-11

Je continue de lire dans le chapitre 9 du livre d’Ésaïe.

Le Seigneur a lancé un message contre Jacob, et il s’abat sur Israël. Le peuple tout entier en aura connaissance, le peuple d’Éphraïm, les habitants de Samarie qui disent, pleins d’orgueil et le cœur arrogant : Les briques sont tombées, mais nous reconstruirons en pierres bien taillées ; les sycomores ont été abattus, nous les remplacerons par des forêts de cèdres. L’Éternel a dressé contre eux les adversaires de Retsîn et il a excité leurs ennemis : les Syriens qui sont à l’orient, les Philistins à l’occident ; ils dévoreront Israël à belles dents. Mais malgré tout cela, son courroux ne s’apaise pas, sa main reste levée (Ésaïe 9.7-11).

Cette dernière phrase est un refrain qui est répété encore 3 fois (Ésaïe 9.17, 21 ; 10.4). Comme des coups de poing donnés sur la table, ils ponctuent la colère de Dieu. Ce discours, qui continue jusque dans le prochain chapitre, a été prononcé avant la destruction totale du royaume d’Israël nord par les Assyriens, mais après qu’ils aient pris Damas, la Galilée et les territoires appartenant aux X tribus situées à l’est du Jourdain.

Malgré cette première défaite, au lieu de se repentir de leurs fautes, les Israélites du nord défient l’Éternel en lançant un grand programme de reconstruction. Alors les coups de Dieu vont redoubler au point où des peuples habituellement à couteaux tirés vont s’allier pour attaquer le royaume d’Israël Nord de tous côtés.

Versets 12-16

Je continue.

Le peuple n’est pas revenu à l’Éternel qui le frappait, il ne s’est pas tourné vers l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. C’est pourquoi l’Éternel ôtera d’Israël la tête avec la queue, la palme et le roseau en un seul jour. Le responsable et le notable sont la tête du peuple, et le prophète enseignant le mensonge en est la queue. Les guides de ce peuple l’égarent, et ceux qui sont guidés cheminent vers la ruine. C’est pourquoi le Seigneur ne sera pas clément envers ses jeunes gens, il n’aura pas pitié des orphelins, des veuves. Car tous méprisent Dieu et font le mal, tous ils profèrent des propos insensés. Mais, malgré tout cela, son courroux ne s’apaise pas, sa main reste levée (Ésaïe 9.12-16).

Les chefs, les princes, les magistrats, les faux prophètes, qui conduisent Israël à la ruine (Ésaïe 3.2-3, 12), et le bas peuple, que ce soient les petits ou les grands, les jeunes, les veuves et les orphelins, tous sont rebelles, et seront jugés ensemble d’un coup, d’un seul. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Dieu est patient, mais quand sa patience arrive à son terme, le couperet du jugement tombe, et comme la guillotine, il est brusque et brutal.