Les émissions

28 févr. 2025

Esaïe 8.1-22

Chapitre 8

Introduction

Parmi les nombreuses détresses que nous voyons presque quotidiennement sur notre petit écran ou que nous lisons dans notre quotidien, les épurations ethniques et les guerres fratricides sont les plus terribles. Mais ce phénomène n’est pas nouveau. Au cours de leur histoire mouvementée, même les Juifs se sont entre-déchirés à plusieurs reprises. Après que les 12 tribus d’Israël se soient scindées en deux royaumes, ils étaient le plus souvent à couteaux tirés l’un envers l’autre.

Dans le chapitre 8 de son livre, Ésaïe donne une nouvelle prophétie qui s’ajoute à la précédente et qui annonce la double invasion du royaume de Juda, d’abord par la coalition composée des Syriens et des Israélites du nord, et ensuite par les Assyriens. Ces événements sont certes déprimants, mais le point central de la prophétie est que le peuple de Juda sera délivré de ses ennemis par une intervention de l’Éternel.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre 8.

L’Éternel me dit : — Prends une grande tablette et écris-y-en caractères intelligibles : Maher Chalal Hach-Baz c’est-à-dire Hâtez le pillage, emportez promptement le butin (Ésaïe 8.1 ; autre).

À cette époque, pour écrire, on se sert de petites tablettes en bois ou en métal, enduites de cire, sur lesquelles on trace les caractères avec un poinçon (Luc 1.63). Ici, c’est du bois, car l’inscription est en gros caractères pour attirer l’attention du public sur la place où elle est exposée, à l’entrée de Jérusalem (Ézéchiel 37.16).

Ésaïe doit utiliser une écriture que tout le monde connaît afin que chacun, du roi Ahaz au serviteur le plus humble, puisse lire et comprendre le message qu’il va rédiger et qui prédit la prochaine dévastation des royaumes de Syrie et des X tribus israélites du nord, qui ont attaqué Juda. Alors que les Assyriens mettront à feu et à sac ces deux nations, ils crieront l’un à l’autre : « Hâtez le pillage, emportez promptement le butin. »

Mais ce n’est pas tout. Plus loin, on apprend que ces deux petites phrases sont en fait le nom personnel du second fils d’Ésaïe ; cette appellation est sans conteste la plus longue attribuée à un personnage des Textes Sacrés. Il témoigne du fait que Dieu défend son peuple même coupable, contre ses ennemis. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? (Romains 8.31 ; LSG).

Il n’empêche que le nom du second fils du prophète Ésaïe est lourd à porter par sa longueur et sa signification, mais ce garçon a probablement aussi un nom d’usage bien plus court et anodin, cependant, le texte n’en parle pas. Le fils aîné d’Ésaïe a lui aussi reçu un nom symbolique puisqu’il s’appelait « Chear-Yachoub » qui signifie « un reste se convertira ». Plus loin, Ésaïe dit :

Me voici avec les enfants qui m’ont été donnés par l’Éternel. Nous servons de signes et de présages en Israël (Ésaïe 8.18 ; autre).

Les noms du prophète Ésaïe et de ses deux fils sont des messages d’espoir qui montrent que Dieu n’a pas abandonné son peuple bien qu’il soit en train de le châtier par des invasions étrangères.

Les Israélites, comme les autres peuples antiques, attachent beaucoup plus d’importance que nous aux noms, ce qui explique qu’ils sont souvent lourds de sens, ce qui parle à l’imagination des gens. Ils peuvent rappeler un événement heureux ou douloureux, ou bien en annoncer un comme c’est le cas pour les fils d’Ésaïe.

Verset 2

Je continue le texte.

Je pris pour moi des témoins dignes de foi : le prêtre Urie, et Zacharie, fils de Yebérékiahou (Ésaïe 8.2).

Il faut que des témoins dignes de confiance attestent que l’inscription sur ce grand tableau a bien été rédigée avant que les événements prophétisés n’aient lieu. Ésaïe remet à l’avenir le soin de prouver la véracité de ses dires, mais il prend ses précautions pour que, le moment venu, la démonstration ne laisse pas subsister le moindre doute (comparez Jérémie 32.10-15).

Les témoins choisis sont deux hommes importants. Urie, dont le nom signifie : « L’Éternel est ma lumière », est alors le grand-prêtre en fonction ; malheureusement, plus tard, il se rendra complice de l’idolâtrie du roi Ahaz (2Rois 16.10-16). Zacharie veut dire : « L’Éternel se souvient ». On ne sait rien de cet homme sinon que c’est peut-être un Lévite influent (2Chroniques 29.13).

Verset 3

Je continue.

Je m’approchai de ma femme, la prophétesse, elle devint enceinte et mit au monde un fils. Et l’Éternel me dit : — Appelle-le : Maher Chalal-Hach-Baz (Ésaïe 8.3).

Comme je l’ai déjà dit, l’inscription sur le grand tableau est la même que le nom du deuxième fils d’Ésaïe et signifie : « Hâtez le pillage, emportez promptement le butin ». Cet enfant est le signe vivant de la prophétie de son père.

Verset 4

Je continue.

Car avant que l’enfant sache appeler : Papa, Maman, on emportera les richesses de Damas et le butin de Samarie devant le roi d’Assyrie (Ésaïe 8.4).

Ce second fils d’Ésaïe sert de point de repère chronologique. Ses premiers mots annonceront la délivrance de Juda de ses deux ennemis, la Syrie et les Israélites des X tribus du nord. Entre la prophétie et son accomplissement, le délai est de moins de deux ans si on considère le temps de la grossesse plus un an qui est environ l’âge où un enfant commence presque à dire papa, maman.

Cette délivrance n’a rien à voir avec le génie militaire du roi Ahaz ou la bravoure de ses soldats ; elle sera uniquement due à la grâce de Dieu envers son peuple. C’est en 732 avant J-C que Tiglath-Piléser roi d’Assyrie prend Damas après un long siège. Il conquiert la Syrie, déporte ses habitants et met à mort Retsîn son roi (2Rois 16.9). Mais avant cela, il attaque le royaume des X tribus du nord, s’empare de la Galilée et des territoires israélites situés à l’est du Jourdain. Il déporte leurs habitants (2Rois 15.29) et fait main basse sur toutes leurs richesses appelées ici : « le butin de Samarie ».

En outre, d’après des inscriptions découvertes à Ninive, la capitale de l’Assyrie, Tiglath-Piléser impose à ce qui reste du royaume israélite des X tribus du nord, un tribut annuel énorme de 40 talents d’or, chacun pesant 86 kg, plus 1 000 talents d’argent, chacun pesant 43 kg. C’est en 722 avant J-C que tout le royaume des 10 tribus avec Samarie, sa capitale, est conquis par l’Assyrie.

Versets 5-6a

Je continue.

L’Éternel me parla encore en ces termes : Puisque ce peuple a méprisé les eaux de Siloé qui coulent doucement (Ésaïe 8.5-6a).

Les eaux de Siloé coulent dans un fossé à ciel ouvert de 500 mètres de long, qui partant de la source de Guihon (2Chroniques 32.4, 30), longe la muraille de la Cité de David, et va jusqu’à l’extrémité sud de la colline du temple. Cette eau se déverse dans le réservoir de Siloé afin d’alimenter Jérusalem. Il en est question dans l’évangile selon Jean (9.7).

Les eaux du réservoir de Siloé coulent doucement au pied même du temple qui est la résidence terrestre de l’Éternel. Il est construit sur le mont Moriya qui symbolise la grâce de Dieu, ce qui contraste avec le mont Sinaï où la Loi de Moïse qui est impitoyable fut donnée au peuple d’Israël. C’est sur le mont Moriya que Abraham a offert son fils Isaac en sacrifice. À l’une des extrémités du mont Moriya se trouve Golgotha, un ensemble rocheux où Jésus fut crucifié afin de devenir « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ».

Les eaux paisibles de Siloé représentent la foi confiante en Dieu qui bénit, agit et sauve de manière invisible et sans bruit. Ce ruisseau qui coule au pied du mont Moriya répand partout l’eau bienfaisante de la grâce de Dieu. Mais le roi Ahaz et le peuple de Juda n’en ont pas voulu ; ils ont méprisé l’aide que l’Éternel leur a offerte et ils ont choisi de recourir au soutien de l’Assyrie contre leurs ennemis (Jérémie 2.13).

Versets 6b-8

Je continue de lire dans le chapitre 8 du livre d’Ésaïe.

Puisque ce peuple a méprisé les eaux de Siloé qui coulent doucement. Puisque ce peuple tremblé devant Retsîn et le fils de Remaliahou, à cause de cela, voici que le Seigneur fera monter sur eux les grandes eaux du puissant fleuve : ce sera le roi d’Assyrie et toute sa puissance. Oui, il sortira partout de son lit, et il débordera au-dessus de toutes ses berges, il pénétrera en Juda, l’inondera et le submergera, il lui montera jusqu’au cou et le déploiement de ses flots couvrira toute l’étendue de ton pays, Emmanuel (Ésaïe 8.6-8).

Le prophète contraste les eaux paisibles de Siloé avec les eaux puissantes de l’Euphrate qui traversent l’Assyrie. La crue débordante de ce fleuve représente l’armée conquérante.

Ayant méprisé Siloé et appelé l’Euphrate à son secours, le royaume de Juda est comparé à un homme submergé qui a de l’eau jusqu’au cou et dont seule la tête, c’est-à-dire sa capitale Jérusalem, est épargnée par les flots. Cette invasion eut lieu en 701 avant J-C.

Ce passage mentionne à nouveau « Emmanuel », nom qui signifie « Dieu avec nous » et qui correspond au Messie, c’est-à-dire à Jésus-Christ. Ésaïe a déjà prophétisé sa naissance et ici il est désigné comme le propriétaire de la Terre Sainte.

Si « Emmanuel » est mentionné, c’est parce que son droit a été violé par l’Assyrie, ce qui suggère que l’Éternel va s’opposer à cette invasion. Son intervention annonce aussi qu’à la fin des temps, Dieu délivrera Israël des griffes de l’Antichrist. Ni l’Assyrie ni aucune autre puissance n’aura le dernier mot ; l’Éternel triomphe toujours au profit de son peuple.

Versets 9-10

Je continue le texte.

Sonnez l’alarme, ô peuples, mais vous serez défaits ! Prêtez l’oreille, vous les pays lointains, soyez prêts au combat, mais vous serez défaits ! Soyez prêts au combat, mais vous serez défaits ! Élaborez toute une stratégie : elle sera anéantie. Concertez-vous sur votre plan : il sera sans effet, car Dieu est avec nous (Ésaïe 8.9-10).

Parce que Dieu est avec nous, son action en faveur du peuple de Dieu le différencie de toutes les autres nations. Ici, l’Éternel lance un défi aux ennemis de Juda. Malgré leurs préparations minutieuses et une bonne stratégie, ils seront défaits, ce qui est répété trois fois pour bien en souligner la certitude. Ici, ce sont les Assyriens qui sont dans le collimateur parce que leur projet ne visait rien de moins que l’anéantissement total de Juda, ce qui était leur façon habituelle d’agir (Ésaïe 10.7).

La cruauté des Assyriens était légendaire et elle a fait des émules, entre autres chez les Huns, des brutes épaisses aux méthodes impitoyables. Attila, leur roi (434-453), fut surnommé « le fléau de Dieu », et c’est aussi lui, qui a dit : « Là où mon cheval passe, l’herbe ne repousse pas ».

Versets 11-12

Je continue le texte.

Car voici ce que l’Éternel m’a déclaré lorsque, par sa puissance, il m’a saisi et qu’il m’a averti de ne pas suivre le chemin emprunté par ce peuple : Ne dites pas complot pour tout ce que ce peuple nomme complot ; ne craignez pas tout ce qu’il craint, ne le redoutez pas (Ésaïe 8.11-12).

Ésaïe rappelle comment l’Esprit de Dieu l’a saisi pour faire de lui son porte-parole. L’Éternel lui a révélé que les habitants de Juda font fausse route avec le roi Ahaz qui se confie dans une délivrance assyrienne. De plus, le peuple de Dieu a tort de trembler quand il apprend l’alliance entre la Syrie et le royaume israélite des X tribus du nord.

Verset 13

Je continue.

Reconnaissez comme le saint le Seigneur des armées célestes, c’est lui que vous révérerez, lui qu’il faut redouter (Ésaïe 8.13).

Dans sa première épître, l’apôtre Pierre applique ces paroles à Jésus-Christ. Je lis le passage :

Reconnaissez, dans votre cœur, le Seigneur c’est-à-dire le Christ comme le Saint (1Pierre 3.15).

L’être humain a pour devoir de donner à l’Éternel, dans son cœur et dans sa vie, la place souveraine qui lui revient. C’est Dieu seul qu’on doit révérer. Le prophète Habakuk écrit :

L’Éternel, lui, se tient dans son saint Temple. Que le monde entier fasse silence devant lui ! (Habaquq 2.20).

Mais au lieu d’honorer Dieu, des multitudes utilisent couramment son nom pour jurer. Et même parmi ceux qui se disent croyants, beaucoup lui manquent de respect.

Versets 14-15

Je continue.

Il est un sanctuaire, mais il sera aussi une pierre qu’on heurte, un rocher qui fait trébucher pour les deux royaumes israélites, un piège et un filet pour les habitants de Jérusalem. Beaucoup d’entre eux s’y heurteront et tomberont et ils se briseront, ils seront pris au piège et capturés (Ésaïe 8.14-15).

Celui qui éprouve une crainte révérencieuse de l’Éternel ne craint rien ni personne. Pour ceux qui se confient en lui, il est un sanctuaire, un refuge sûr au jour du malheur. Pour les autres, il est un écueil contre lequel ils viendront se briser (Ésaïe 28.16 ; 30.15-16 ; Jérémie 1.17 ; Osée 14.9). Comme les habitants de Juda sont infidèles à Dieu, leur sort ne sera pas différent de celui du royaume israélite du nord.

Dans leur incrédulité, ils croient échapper au péril grâce au secours des Assyriens, mais ils se trompent lourdement et tomberont de Charybde en Scylla en se heurtant à la justice de Dieu.

L’image de la pierre est reprise dans le Nouveau Testament par les apôtres Pierre et Paul qui l’appliquent au Christ (1Pierre 2.8 ; Romains 9.33), et dans l’évangile selon Matthieu, où Jésus compare le royaume de Dieu à une pierre. Aux religieux qui le poursuivent sans relâche, il a dit :

Je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre-là, se brisera la nuque, et si elle tombe sur quelqu’un, elle l’écrasera (Matthieu 21.43,44).

Or, comme le Seigneur parlait de lui-même, il a fait grincer des dents ses auditeurs hostiles.

Versets 16-17

Je continue le texte.

Lie cet oracle et scelle l’instruction parmi ceux qui sont mes disciples. Moi je m’attends à l’Éternel, qui se détourne du peuple de Jacob ; je me confie en lui (Ésaïe 8.16-17).

Ésaïe est le représentant de l’Éternel ; il a pour devoir d’enseigner la Parole de Dieu au groupe de fidèles qui s’est séparé de la masse du peuple incrédule. Au sein d’Israël, il a toujours existé une communauté plus ou moins invisible de croyants qui font confiance à Dieu et qui ont à cœur de lui obéir.

Verset 18

Je continue.

Me voici avec les enfants qui m’ont été donnés par l’Éternel. Nous servons de signes et de présages en Israël. Cela est dû à l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, dont la demeure est sur le mont Sion (Ésaïe 8.18 ; autre).

Ésaïe et ses deux fils sont des signes (Ésaïe 7.3 ; 8.3) à cause de la signification de leurs noms ; ce sont des paraboles vivantes pour les habitants de Juda. Ésaïe signifie que l’Éternel délivrera son peuple ; le nom de son fils aîné veut dire qu’un reste d’Israélites se convertira à l’Éternel, et celui de son second fils, que la Syrie et le royaume israélite du nord seront détruits par les Assyriens.

La déclaration : « Moi je m’attends à l’Éternel ; je me confie en lui. Me voici avec les enfants qui m’ont été donnés par l’Éternel » sont appliquées à Jésus par l’auteur de l’épître aux Hébreux. Je lis le passage :

Jésus dit aussi : Pour moi, je mettrai toute ma confiance en Dieu, et encore : Me voici avec les enfants que Dieu m’a donnés (Hébreux 2.13).

Ces paroles considèrent Ésaïe comme une typologie du Christ et ses fils, une typologie des croyants qui font confiance à Jésus-Christ.

Versets 19-20

Je continue le texte.

Lorsqu’on viendra vous dire : “ Allez donc consulter ceux qui évoquent les esprits, ceux qui prédisent l’avenir, ceux qui chuchotent et marmottent ! Les peuples ne doivent-ils pas consulter leurs dieux et les morts en faveur des vivants ? ” Alors vous répondrez : “ À la Loi et à l’acte de l’alliance, si l’on ne parle pas ainsi, pas d’aurore pour eux ! ” (Ésaïe 8.19-20).

Ici, Ésaïe condamne la nécromancie, l’évocation des esprits des morts, une pratique formellement interdite par la loi de Moïse. Je lis le passage du livre du Deutéronome :

Qu’on ne trouve chez vous personne qui immole son fils ou sa fille par le feu, personne qui pratique la divination, qui recherche les présages, consulte les augures ou s’adonne à la magie, personne qui jette des sorts, consulte les spirites et les devins ou interroge les morts (Deutéronome 18.10-11).

Pourtant, toutes les formes d’occultisme étaient répandues dans le royaume de Juda, ce que le prophète a déjà souligné au début du livre (Ésaïe 2.6).

Le terme hébreu traduit par « ceux qui évoquent les esprits » est « outre », c’est-à-dire la peau de bouc qu’on utilise comme récipient. Le mot « outre » est tiré du latin et veut dire « ventre ». Ceux qui interrogent les morts sont appelés « outre », parce que les gens de cette époque croient que l’esprit du mort évoqué habite dans le ventre du médium. De plus, la ventriloquie joue un grand rôle dans ces cérémonies lugubres où ceux qui évoquent les morts s’efforcent d’imiter la voix faible et sourde que l’on attribue aux morts (vox exigua des ombres, dans Virgile, Énéide, VI, 493).

Selon la loi de Moïse, ceux qui s’adonnent à de telles pratiques doivent être mis à mort (Lévitique 20.27). Une telle sanction prouve que les moyens employés pour se mettre en relation avec le monde des esprits ne sont pas de simples tromperies de la part de ceux qui exercent un pareil métier, même si par ailleurs ce sont des ventriloques accomplis. Le monde des ténèbres est très dangereux ; il faut s’en garder surtout que Dieu ne veut pas qu’on magouille avec les démons.

Ésaïe exhorte donc ses disciples en disant qu’au lieu de s’adresser aux morts, les vivants doivent invoquer l’Éternel, obéir à son prophète et à la loi de Moïse. La seule voie du salut est de revenir à la Parole de Dieu car les incrédules n’ont rien à attendre qu’une nuit sans matin, des ténèbres sans lumière, un châtiment permanent sans aucune consolation.

Versets 21-22

Je continue.

On traversera le pays, pressé et affamé, et il arrivera, sous l’effet de la faim, qu’exaspéré on maudira son roi, on maudira son Dieu. Levant les yeux en haut, puis regardant la terre : on n’y trouvera que détresse, obscurité, ténèbres de l’angoisse, et l’on sera poussé dans la nuit la plus noire (Ésaïe 8.21-22).

Le peuple de Juda est décrit sous les traits d’un homme hagard pourchassé, errant çà et là, tiraillé par l’angoisse et la faim à travers le pays ravagé par l’ennemi. Mais au lieu de se repentir, les Israélites s’en prennent au roi et à Dieu (comparez Apocalypse 16.9, 11, 21). Mais où que se porte leur regard, vers les astres du ciel qu’ils ont adorés ou autour d’eux sur terre, il n’y aura aucun secours (Ésaïe 5.30). Les incrédules et ceux qui évoquent les esprits seront jugés et finiront dans le royaume des morts.

 

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 06 2023

Émission du jour | Jean 3.1-13

Jésus et Nicodème : la nouvelle naissance

Nos partenaires