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27 févr. 2025

Esaïe 7.13-25

Chapitre 7

Introduction

À l’époque, aujourd’hui lointaine, où j’étais au cours élémentaire, on devait se coltiner une récitation par semaine. C’est comme ça que j’ai appris quelques fables de La Fontaine et surtout les morales des histoires comme : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (Le lion et le rat). Cette maxime qui se vérifie dans la vie quotidienne est aussi enseignée plusieurs fois dans les Écritures (Proverbes 14.29 ; 15.18 ; 16.22 ; 19.11 ; 25.15).

Parmi les attributs de Dieu, il est : « compatissant, miséricordieux, riche en bonté et surtout, lent à se mettre en colère » ; heureusement pour nous ! Cependant, sa patience cesse au moment où l’homme endurcit son cœur, ce qui est l’erreur irréparable qu’ont commise tant d’hommes comme le pharaon qui eut maille à partir avec Moïse, ou Ahaz roi de Juda. Non seulement cet homme est un idolâtre ignoble, mais en plus il offense l’Éternel en refusant l’offre de délivrance qu’il lui a faite.

Verset 13

Je continue de lire dans le chapitre 7 du livre d’Ésaïe.

Ésaïe dit alors : — Écoutez donc, dynastie de David. Ne vous suffit-il pas de mettre à dure épreuve la patience des hommes pour qu’il vous faille encore lasser aussi mon Dieu ? (Ésaïe 7.13).

Ésaïe parle de l’Éternel en l’appelant « mon Dieu », parce qu’il est son seul représentant, vu que la royauté et la prêtrise sont devenues les supports d’une idolâtrie grotesque. Il est difficile d’user la patience de Dieu, mais quand elle arrive à son terme, il se fâche et exerce sa justice par un jugement aussi tranchant que la guillotine. En attendant que le châtiment tombe sur le royaume de Juda, ce qui n’aura pas lieu avant un siècle et demi, Ésaïe donne au roi Ahaz une prophétie qui concerne la lignée de la dynastie de David.

Verset 14

Je continue.

C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe : Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom : Emmanuel (Ésaïe 7.14).

Les participes hébreux : « sera enceinte et enfantera » sont indéterminés dans le temps ; ils ne font pas de distinction entre le présent et le futur.

Comme c’est souvent le cas dans l’Ancien Testament, les prophéties ont une application immédiate et une autre éloignée dans le temps. Le mot hébreu « almâh » traduit par « jeune fille » désigne une femme en âge d’être mariée mais qui ne l’est pas avec le sous-entendu qu’elle n’a encore jamais eu de relations sexuelles. On trouve ce mot dans six autres passages de l’Ancien Testament. Il décrit Rebecca au moment où Éliézer, le serviteur d’Abraham, la demande en mariage pour Isaac (Genèse 24.43) ; or le passage précise :

La jeune fille était très belle ; elle était vierge, aucun homme ne s’était encore uni à elle (Genèse 24.16).

« Almah » est aussi appliqué à la sœur de Moïse (Exode 2.8) ; à des jeunes filles jouant d’un instrument de musique pour célébrer l’Éternel (Psaumes 68.26) ; à des jeunes filles présentes à une fête (Cantique des cantiques 1.3) ; aux jeunes filles au service des femmes des guerriers qui forment l’escorte rapprochée de Salomon (Cantique des cantiques 6.8) ; et à une jeune fille à qui un homme fait la cour (Proverbes 30.19). La Septante, l’ancienne version grecque de l’Ancien Testament, traduit toujours « almâh » par vierge.

L’application immédiate de cette prophétie concerne probablement une jeune femme qu’Ésaïe et le roi Ahaz connaissent ; elle est sur le point de se marier, tombera tout de suite enceinte et donnera naissance à un fils qu’elle appellera Emmanuel et qui est une translittération du mot hébreu qui veut dire : « Dieu avec nous ». Dans la culture juive, c’est généralement la mère qui donne le nom à l’enfant (Genèse 29.32 ; 1Samuel 1.20).

Cette prophétie annonce également la naissance d’un autre Emmanuel qui aura lieu dans un avenir éloigné ; mais qui est-il ? Dans le chapitre suivant, on apprend que la Palestine lui appartient et qu’il fera échouer les plans des ennemis du peuple de Dieu ; ici, il s’agit des Assyriens. Je lis le passage :

Voici que le Seigneur fera monter sur eux les grandes eaux du puissant fleuve : le roi d’Assyrie et toute sa puissance. Oui, il sortira partout de son lit, et il débordera au-dessus de toutes ses berges, il pénétrera en Juda, l’inondera et le submergera, il lui montera jusqu’au cou et le déploiement de ses flots couvrira toute l’étendue de ton pays, Emmanuel. Sonnez l’alarme, ô peuples, mais vous serez défaits ! Prêtez l’oreille, vous les pays lointains, soyez prêts au combat, mais vous serez défaits ! Soyez prêts au combat, mais vous serez défaits ! Élaborez toute une stratégie : elle sera anéantie. Concertez-vous sur votre plan : il sera sans effet, car Dieu est avec nous (Ésaïe 8.7-10).

Une jeune fille enfante un fils ; elle l’appelle « Dieu avec nous ». Mais ce n’est pas tout car plus loin dans le livre d’Ésaïe, un personnage apparaît possédant toutes les caractéristiques d’Emmanuel. Je lis le passage :

Car pour nous un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale, il sera appelé Merveilleux Conseiller, Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix (Ésaïe 9.5).

Emmanuel, « Dieu avec nous », est un enfant et un fils qui possède les attributs de la divinité. Alors que le royaume de Juda traverse une crise grave, cette prophétie donnée au roi Ahaz a pour but de redonner espoir et d’encourager les Israélites pieux qui ont placé leur foi et leur espérance en l’Éternel leur Dieu.

Encore plus loin dans le livre d’Ésaïe nous retrouvons à nouveau Emmanuel comme le descendant d’Isaï, le père du grand roi David, à ne pas confondre avec Ésaïe le prophète. Je lis le passage :

Un rameau poussera sur le tronc d’Isaï, un rejeton naîtra de ses racines, et portera du fruit. L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui, et cet Esprit lui donnera le discernement, la sagesse, le conseil et la force ; il lui fera connaître l’Éternel et s’attacher à lui. Son plaisir sera d’obéir à l’Éternel (Ésaïe 11.1-3).

Emmanuel, l’enfant qui est né, le Fils qui est donné et le Messie sont un seul et même personnage. Il s’agit de Jésus qui est venu et qui reviendra un jour pour triompher des ennemis d’Israël et instaurer son règne. Dans le Nouveau Testament, Jésus n’est jamais appelé « Emmanuel », mais pendant son séjour sur terre, il était « Dieu avec nous ». Jésus est également appelé le Christ, cependant ce n’est pas un nom, mais un titre, qui vient du grec « Christos » et qui est la traduction de l’hébreu « Messie ».

Il ne fait aucun doute que la prophétie de la naissance de « Emmanuel » annonce la venue du Messie. Pour Ésaïe, cette réalité encore lointaine est bien présente dans son intuition prophétique. Mais dans quelle mesure réalise-t-il la portée de ce qu’il prédit ? Ésaïe sait bien sûr qu’Isaac, le fils de la promesse fait par l’Éternel à Abraham, était né d’une femme, Sara, qui avait dépassé depuis longtemps l’âge d’avoir des enfants. En conséquence, il est probable que le prophète comprend très bien qu’il attribue une origine miraculeuse à Emmanuel qu’il appelle d’ailleurs « Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix ».

Dans son Évangile, Matthieu affirme sans équivoque possible que la naissance de Jésus est, d’une part, l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe et, d’autre part, que Marie n’a pas eu de relations sexuelles. En effet, il dit qu’elle est « parthenos », qui en grec ne peut signifier que « vierge » . Je lis ce passage :

Voici dans quelles circonstances Jésus-Christ vint au monde : Marie, sa mère, était liée par fiançailles à Joseph ; or elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit, avant qu’ils n’aient vécu ensemble. Joseph, son futur mari, était un homme bon et droit. Il ne voulait pas la livrer au déshonneur. C’est pourquoi il se proposa de rompre ses fiançailles sans en ébruiter la raison. Il réfléchissait à ce projet quand un ange du Seigneur lui apparut en rêve et lui dit : — Joseph, descendant de David, ne crains pas de prendre Marie pour femme, car l’enfant qu’elle porte vient de l’Esprit Saint. Elle donnera naissance à un fils, tu l’appelleras Jésus. C’est lui, en effet, qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva pour que s’accomplisse cette parole du Seigneur transmise par le prophète : Voici, la jeune fille vierge sera enceinte. Et elle enfantera un fils que l’on appellera Emmanuel, ce qui veut dire : Dieu est avec nous (Matthieu 1.18-23).

Ahaz, roi de Juda, a refusé la délivrance que lui offre l’Éternel, mais ce n’est pas ce qui va empêcher Dieu de réaliser en temps voulu le plan du salut de l’humanité par la naissance d’Emmanuel. Seulement, il viendra une première fois sous les traits de Jésus, non pour délivrer Israël de ses ennemis, mais comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29), pour offrir la vie éternelle à l’ensemble de la race humaine. Dans le futur par rapport à nous, Jésus reviendra une seconde fois, mais ce sera alors pour secourir Israël et établir le Millénium, son règne de 1 000 ans sur terre.

Versets 15-16

Je continue de lire le texte du chapitre 7.

Il mangera de la crème et du miel, jusqu’à ce qu’il apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien. Mais avant que l’enfant apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien, les pays des deux rois que tu crains aujourd’hui seront abandonnés (Ésaïe 7.15-16).

Ésaïe a fait cette prophétie en 735 avant. J-C. Ici, il parle évidemment de celle qui s’accomplira dans le futur immédiat. Ce jeune Emmanuel contemporain du prophète va naître alors que le royaume de Juda traverse une période très difficile.

La crème et le miel ne constituent pas du tout un menu de choix mais de disette. En effet, ces aliments signifient qu’il n’y a plus aucune culture parce que le pays est ravagé. Tout ce qui reste, ce sont les produits naturels comme le miel, et ce qu’on peut tirer des animaux qui n’ont pas péri. Cette description correspond à la première dévastation que va subir le pays de Juda envahi par les Syriens et les Israélites des X tribus du nord.

Quand le petit Emmanuel, contemporain d’Ésaïe, commencera à prendre conscience du bien et du mal, il aura environ deux ans et nous serons en 732 avant. J-C. C’est l’année où le roi Assyrien Tiglath-Piléser III détruit Damas, exécute Retsîn son roi, et annexé la Syrie et une partie du royaume israélite des 10 tribus du nord. Quant à Péqah, le roi usurpateur des X tribus du nord, il est assassiné dans un coup d’État.

Verset 17

Je continue le texte du chapitre 7.

L’Éternel fera survenir contre toi et ton peuple, contre ta dynastie, des jours comme jamais il n’y en a eu de tels depuis l’époque où Éphraïm s’est coupé de Juda (Ésaïe 7.17).

Cela fait maintenant presque deux siècles que s’est faite la scission d’Israël en deux royaumes (1Rois 12.19-20 ; 931 av. J-C). L’appel à l’aide que le roi Ahaz a lancé aux Assyriens ne lui apportera qu’un soulagement très éphémère puisque cette stratégie va se retourner contre lui et son successeur Ézéchias pour les mordre cruellement. Dans un premier temps, les Israélites devront payer un lourd tribut aux Assyriens pour ensuite subir leur invasion. Je lis le passage dans le second livre des Chroniques :

Tiglath-Piléser, le roi d’Assyrie, vint attaquer Ahaz et le traita en adversaire. Ahaz avait pris une partie des biens du Temple de l’Éternel, du palais royal et des maisons de ses grands pour faire des présents au roi d’Assyrie : cela ne lui fut d’aucune aide. Même dans sa situation désespérée, le roi Ahaz persista dans sa révolte contre l’Éternel (2Chroniques 28.20-22 ; comparez Ésaïe 8.7-8 ; 36.1).

Versets 18-19

Je continue de lire dans le chapitre 7 du livre d’Ésaïe.

Il adviendra, en ce jour-là, que l’Éternel appellera par un coup de sifflet les mouches qui sont à l’extrémité des fleuves de l’Égypte et les abeilles d’Assyrie. Elles viendront et se poseront toutes dans les ravins abrupts, et dans les fentes des rochers, dans tous les fourrés broussailleux et tous les pâturages (Ésaïe 7.18-19).

Tous les appels à l’aide lancés par Juda aux nations étrangères vont devenir autant de calamités parce que le roi Ahaz est sous la malédiction de Dieu. Le prophète Jérémie écrit :

Voici ce que déclare l’Éternel : Maudit soit l’homme qui compte sur des hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur de l’Éternel (Jérémie 17.5).

Les Égyptiens dont parle Ésaïe sont comparés à une nuée de mouches alors que les Assyriens plus puissants, à un essaim d’abeilles. Mais les uns et les autres obéissent à l’Éternel qui dans sa souveraineté a décidé de les utiliser pour punir son peuple parce qu’il s’est détourné de lui. En 701 av. J-C, alors que les Assyriens encerclent Jérusalem et sont sur le point de la prendre, l’Éternel est miraculeusement intervenu afin d’épargner la ville, parce que n’étant pas encore mûre pour le jugement, l’heure de sa destruction n’avait pas encore sonnée. C’est en 587 avant. J-C que Jérusalem est conquise et brûlée par les Babyloniens.

Verset 20

Je continue le texte.

En ce jour-là, le Seigneur rasera avec un rasoir pris à gage au-delà de l’Euphrate — il s’agit du roi d’Assyrie. Oui, il vous rasera la tête et tous les poils du corps, et il vous coupera aussi la barbe (Ésaïe 7.20).

Changement de scène ! Le pays de Juda est maintenant comparé à un homme et le roi d’Assyrie à un rasoir qui lui dénude la tête. Se raser les poils ou les cheveux était un signe de deuil ou de déshonneur (Ésaïe 15.2 ; 2Samuel 10.4-5 ; Job 1.20 ; Jérémie 47.5 ; 48.37 ; Ézéchiel 7.18 ; Amos 8.10 ; Michée 1.16).

L’expression « pris à gage » est une allusion ironique à l’action d’Ahaz. Tout comme ce roi ignoble a utilisé le trésor du temple qui appartient à l’Éternel pour louer les services de l’Assyrie, le Seigneur loue les services de l’Assyrie pour le punir lui et son peuple.

Versets 21-22

Je continue.

Il adviendra, en ce jour-là, qu’en guise de bétail, une personne élèvera une génisse et deux brebis. Alors la production de lait sera si abondante que l’on se nourrira de crème. Oui, les survivants du pays mangeront tous de la crème et du miel (Ésaïe 7.21-22).

« En ce jour-là » dénote le temps du châtiment pour le royaume de Juda. Cette expression fait souvent référence au « jour de l’Éternel », une longue période qui commence par une série de jugements épouvantables appelés « la grande tribulation » et qui est suivie par le retour du Messie qui instaure son règne de 1 000 ans sur terre appelé « le Millénium » (Ésaïe 4.2). Mais parfois, comme ici, « en ce jour-là » annonce un châtiment qui va se produire à court ou moyen terme. Ces jugements relativement proches présagent celui qui aura lieu à la fin de l’ère dans laquelle nous sommes actuellement et qui s’appelle « le temps de l’Église » ou « temps de la grâce », ou encore « la Nouvelle Alliance ».

Une fois que Juda aura été châtié, les quelques rescapés restés au pays ne cultiveront plus la terre, mais reviendront à l’élevage et se nourriront donc des produits de leur bétail. Ils seront si peu nombreux que malgré un tout petit cheptel, ils auront du lait en abondance. Le miel aussi coulera à flot parce les champs abandonnés seront couverts de fleurs sauvages, ce qui permet aux abeilles de se multiplier et d’établir de nombreuses colonies.

Cette abondance relative est un signe de la grâce de Dieu, qui permet à un petit reste de son peuple de survivre malgré le châtiment encouru. Cette dévastation sera le premier accomplissement, celui à court terme, de la prophétie que Ésaïe a donnée au roi Ahaz concernant Emmanuel dont il a dit :

Il mangera de la crème et du miel, jusqu’à ce qu’il apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien (Ésaïe 7.15).

Ce petit garçon est né et a passé les deux premières années de sa vie dans un pays ravagé par les armées syrienne et israélite du royaume du nord. Mais ce premier malheur sera suivi d’un désastre plus grand encore lorsque les Assyriens envahiront Juda.

Verset 23

Je continue le texte.

Il adviendra encore, en ce jour-là, que tout endroit planté de mille ceps de vigne valant mille pièces d’argent, sera abandonné aux ronces et aux épines (Ésaïe 7.23).

Avant les invasions, chaque cep de vigne vaut un sicle, c’est-à-dire une pièce d’argent, un prix très élevé. Mais il faut savoir qu’en Orient, les ceps sont presque des arbres qui peuvent porter une énorme quantité de grappes.

Les productions agricoles seront remplacées par les ronces et les épines, ce que le prophète Ésaïe mentionne encore deux fois dans les versets suivants. Cette calamité, partout présente, prouve la sévérité du désastre et de la malédiction qui se sont abattus sur Juda.

Verset 24

Je continue.

On y pénétrera armé d’arcs et de flèches, car le pays entier ne sera que ronces et épines (Ésaïe 7.24).

Comme il y aura peu d’habitants et plus de culture, les gens qui s’aventurent hors de leur village doivent s’armer pour se défendre contre les bêtes sauvages qui se sont multipliées et qui ont envahi toute la campagne maintenant en friche. La chasse sera aussi un moyen de subsistance. Après la destruction du royaume israélite des X tribus du nord, les lions firent leur apparition un peu partout. En effet, dans le second livre des Rois, on lit :

Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Kouta, de Avva, de Hamath et de Sepharvaïm et les obligea à s’établir dans les localités de Samarie, à la place des Israélites déportés. Ces gens n’adoraient pas l’Éternel qui envoya contre eux des lions qui tuèrent plusieurs d’entre eux (2Rois 17.24-25).

Verset 25

Je finis maintenant de lire le chapitre 7 du livre d’Ésaïe.

On ne passera plus sur les coteaux fertiles qu’on sarclait à la pioche, par peur des ronces et des épines. Les bovins y paîtront et les moutons en fouleront le sol (Ésaïe 7.25).

Ésaïe a décrit les conséquences de deux jugements successifs : d’une part, l’invasion par les Syriens et les Israélites du nord, et d’autre part, celle bien pire par les Assyriens. Selon Ésaïe, Dieu utilise ces puissances terrestres pour punir son peuple rebelle, mais ensuite et au moment voulu, elles seront elles-mêmes sévèrement jugées et même anéanties.

Plus loin dans le livre (chapitre 39), l’horizon du prophète s’élargit, et Babylone, qui est pour l’instant incluse dans l’Empire assyrien, en sortira et deviendra en 587 avant J-C, le grand exécuteur du jugement divin contre Juda.

Comme je l’ai dit, Dieu est miséricordieux et sa patience est quasi infinie, mais quand elle arrive à sa fin, le jugement tombe et il est terrible, aussi bien au niveau des nations qu’à titre individuel et aucune échappatoire n’est possible. « C’est pourquoi, aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas », écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux (4.7).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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