Chapitre 53

Introduction

La philosophie de l’homme moderne enseigne que la mort avec son cortège de souffrances fait partie de la vie. Mais une telle déclaration n’explique absolument rien sinon qu’elle nous enfonce dans une vision de l’univers qui est absurde. Il est beaucoup plus cohérent avec l’esprit humain cartésien de croire que le mal sous toutes ses formes est une anomalie qui un jour prendra fin. C’est en tout cas l’enseignement du livre d’Ésaïe.

Verset 4

Je continue de lire dans le chapitre 53 avec la troisième strophe (Ésaïe 53.4-6) du 4e « chant du Serviteur » (Ésaïe 52.13-53.12 ; qui compte 5 strophes de 3 versets chacune). Parlant du Messie, le texte dit :

(Il était méprisé, et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur.) Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié (Ésaïe 53.4).

Ce passage énonce le sens théologique du sacrifice du Christ. Jésus a porté les conséquences du péché de l’homme, ses souffrances de l’âme, ses maladies, les chagrins et les peines de la vie. Les guérisons que Jésus opéraient étaient un des accomplissements de cette prophétie (Comparez Matthieu 8.17).

Le verbe hébreu traduit par « frappé » (par Dieu) veut dire : « puni de lèpre » (2Rois 15.5), une maladie qui sous l’Ancienne Alliance est considérée comme le châtiment du péché. Les contemporains de Jésus n’ont pas compris le sens de sa mort ; ils croyaient qu’il subissait la colère de Dieu parce qu’il s’était rendu coupable d’une faute grave. Il est bien vrai que Dieu a frappé Jésus, mais la raison en incombe aux péchés de la race humaine qui ont été placés sur lui et qu’il a dû expier sur la croix. Après avoir été arrêté, Jésus est livré à Ponce Pilate qui comprend tout de suite que Jésus est victime d’une machination. Alors il tente vaguement de le libérer, puis par opportunisme politique, il le fait exécuter. Les soldats romains l’insultent, le frappent au visage, tirent sur sa barbe, lui crachent au visage puis le fouettent jusqu’au sang avant de le crucifier.

À midi, après trois heures d’agonie, Dieu couvre toute la région de ténèbres afin de cacher aux hommes le déversement de son courroux sur son Fils bien-aimé. La croix devient un autel sur lequel Jésus est l’Agneau de Dieu immolé en sacrifice qui ôte le péché du monde. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, Paul écrit :

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu (2Corinthiens 5.21).

Pour se rendre compte de l’intensité de la haine que Dieu voue au péché, il suffit de regarder à la croix. Pour savoir la sévérité avec laquelle Dieu punit le péché, regardez à Jésus pendu à la croix alors que le Père lui voue toute son affection. Sur la croix, Jésus est mort pour quelqu’un d’autre que lui ; c’est pour toi, c’est pour moi qu’il a souffert ainsi.

Le texte dit : « c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui » ; Jésus n’a aucune maladie et il ne souffre de rien ; il est au contraire très épanoui parce qu’il fait toujours la volonté de Dieu son Père. Même la perspective du calvaire, qu’il sait incontournable, ne le stresse pas outre mesure. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice (Hébreux 12.2).

Les tableaux de Maîtres qui représentent Jésus l’air austère ne lui font pas justice. C’est de sa propre volonté qu’il a donné sa vie en sacrifice sur la croix pour en faire un autel sur lequel il a payé le prix, le salaire de votre péché et du mien.

Verset 5

Je continue le texte.

Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris (Ésaïe 53.5).

le prophète Zacharie écrit :

(La famille de David et ceux qui habitent Jérusalem) tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé (Zacharie 12.10).

L’accomplissement de cette prophétie est la mise en croix du Christ mais aussi le coup de lance. Dans son évangile, l’apôtre Jean écrit :

Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang (Jean 19.34).

La mort du Messie sur la croix n’est pas un accident de parcours mais un acte volontaire de sa part conforme au plan de Dieu (Ésaïe 50.6), et qui a valeur de sacrifice pour les péchés des hommes ; le Christ s’est substitué aux coupables afin de prendre sur lui la condamnation qu’ils méritent, et leur procurer la paix et la guérison des conséquences de leurs fautes, et en particulier le châtiment éternel. L’apôtre Pierre écrit :

Il a pris nos péchés sur lui et les a portés dans son corps, sur la croix. Oui, c’est par ses blessures que vous avez été guéris (1Pierre 2.24).

La mort expiatoire du Fils de Dieu à la place des pécheurs a satisfait la Justice de Dieu et sa colère contre nous. Dorénavant, ceux qui placent leur foi en Jésus héritent le salut et entreront dans le royaume des cieux.

Verset 6

Je continue.

Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin : l’Éternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous (Ésaïe 53.6).

Ce verset commence et finit par « nous tous ». Le problème de base des êtres humains est qu’ils vont leur propre chemin ; il en font à leur tête, et tels des moutons, ils se perdent (Proverbes 14.12). Au lieu d’obéir à la Loi de Moïse, le peuple d’Israël a vécu comme bon lui semble (comparez Jérémie 50.6). Même chose pour les non-Juifs qui se moquent des lois morales établies par Dieu et vivent comme ils l’entendent.

Cette indifférence des créatures envers leur Créateur est un état de péché que le Christ a pris sur lui comme s’il en était lui-même coupable. Il a fait cette expiation d’abord pour le bénéfice des Juifs, mais ensuite également pour les non-Juifs (comparez Matthieu 15.24 ; Luc 15.4 ; 1Pierre 2.25).

La Justice exige que le péché revienne sur le pécheur sous forme de châtiment. Mais dans sa miséricorde, l’Éternel a eu pitié des hommes et a fait retomber la faute de tous sur le seul Juste, Jésus-Christ. Ésaïe met bien l’accent sur le fait que le Messie s’est substitué aux pécheurs.

À moins d’avoir un cœur de pierre, nous éprouvons de la sympathie pour le Christ qui a dû subir une telle injustice. Quand on a expliqué la crucifixion à Clovis, roi des Francs, il a été très affecté ; il a sauté sur ses pieds, tiré son épée et s’est exclamé : « Ah, si seulement j’avais pu être là-bas avec mes Francs ». C’est touchant, mais Jésus n’a que faire de notre mansuétude ; il n’est pas mort pour qu’on s’apitoie sur son sort. D’ailleurs, alors qu’il porte sa croix en direction du calvaire, une foule de gens du peuple le suit dont beaucoup de femmes en larmes qui se lamentent à cause de lui. Alors, se tournant vers elles, Jésus leur dit :

Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas à cause de moi ! Pleurez plutôt à cause de vous-mêmes et de vos enfants (Luc 23.28).

Jésus n’est pas mort en martyr pour une bonne cause ; il est mort rejeté par Dieu qui lui a tourné le dos au point où sur la croix, il s’est écrié :

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Matthieu 27.46).

Jésus-Christ est mort seul, rejeté de tous et de Dieu, avec le fardeau des péchés du monde sur ses épaules.

Verset 7

Je continue.

On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot (Ésaïe 53.7).

Ici, débute la quatrième strophe (Ésaïe 53.7-9) du 4e chant du Serviteur (Ésaïe 52.13-53.12). Elle décrit la mort et la mise en tombe du Messie. Face aux prêtres juifs qui ont monté une fausse accusation contre lui devant le roi Hérode et le gouverneur Ponce Pilate, Jésus ne cherche pas à se défendre parce qu’il faut qu’il devienne l’Agneau de Dieu (comparez Jean 1.29 ; 1Pierre 1.18-19 ; 2.23 ; Actes 8.32-35) qui enlève les péchés du monde. Le silence de Jésus devant ses tortionnaires n’est pas inspiré par la faiblesse ou la prudence mais par l’amour et la foi. Voilà pourquoi il est doux devant la brutalité de ses persécuteurs et il se soumet comme l’agneau pascal qu’on égorge (Exode 12.3), et la brebis que l’on tond.

Un jour, quelqu’un m’a dit : « Mais je n’ai jamais demandé à Dieu de se sacrifier pour moi ». C’est exact. Cependant, il faut reconnaître que Dieu a accompli une œuvre extraordinaire en envoyant son Fils mourir pour nous. D’autre part, même Dieu, qui ne connaît aucune limite à son pouvoir, ne pouvait rien faire de mieux ; il est allé à l’extrême limite de son amour, de sa sagesse infinie et de sa puissance. Après avoir tout donné, Dieu attend maintenant, patiemment que nous venions à lui. Que peut-il encore faire pour quelqu’un qui rejette son Fils ? Refuser le don de sa grâce et la vie éternelle en Jésus est une insulte grave, un crime de lèse-majesté. Comment échapperez-vous au châtiment éternel si vous méprisez le sacrifice du Christ ?

Versets 8-9

Je continue.

Il a été arraché à la vie par la contrainte, suite à un jugement. Et qui, parmi les gens de sa génération, s’est soucié de son sort, lorsqu’on l’a retranché du pays des vivants ? Il a été frappé à mort à cause des péchés que mon peuple a commis. On a mis son tombeau parmi les criminels et son sépulcre parmi les riches, alors qu’il n’avait pas commis d’acte de violence et que jamais ses lèvres n’avaient prononcé de mensonge (Ésaïe 53.8-9).

Dans sa première épître (2.22), l’apôtre Pierre décrit la conduite irréprochable de Jésus persécuté pour exhorter ses lecteurs à le prendre comme modèle de vie. Ceux qui l’ont exécuté lui destinaient la fosse commune honteuse réservée aux criminels, mais comme il est parfaitement juste, Dieu a fait en sorte qu’il soit enterré dans une sépulture de luxe. Cette précision resta une énigme jusqu’à l’événement et elle embarrasse encore ceux qui n’acceptent pas les prédictions détaillées. Jésus est mort entre deux malfaiteurs, mais il a été enseveli dans le tombeau qu’un homme fort riche s’était fait tailler dans le roc (Matthieu 27.57).

Verset 10

Je continue.

Mais il a plu à Dieu de le briser par la souffrance. Bien que toi, Dieu, tu aies livré sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance. Il vivra de longs jours et il accomplira avec succès ce que désire l’Éternel (Ésaïe 53.10).

Nous arrivons à la 5e strophe (Ésaïe 53.10-12) du 4e « chant du Serviteur » qui le présente comme acquittant la dette que les pécheurs ne sont pas en mesure de payer eux-mêmes (Matthieu 20.28). Jésus est le sacrifice qui répare et compense les péchés. Sous l’Ancienne Alliance, c’est le sang des animaux qui purifie, ou plus exactement qui couvre le péché, parce que dans le sang réside la vie et l’âme de la victime (Lévitique 17.11). Jésus est l’accomplissement actuel de ce qui est préfiguré dans les rites lévitiques de l’Ancien Testament.

Le Messie reçoit une triple récompense : une postérité constituée par tous les croyants que sa mort fait vivre (Jean 12.24) ; une vie qui se prolonge éternellement (Apocalypse 1.18 ; Romains 6.9-10 ; Hébreux 7.16-24), et troisièmement, son sacrifice permet à la volonté de Dieu de s’accomplir sur terre au travers de l’Église qui sera suivi par le règne de Jésus-Christ et la soumission de toute l’humanité à son empire (Philippiens 2.9-11).

Verset 11

Je continue de lire dans le chapitre 53 du livre d’Ésaïe.

Car après avoir tant souffert, il verra la lumière, et il sera comblé. Et parce que beaucoup de gens le connaîtront, mon serviteur, le Juste, les déclarera justes et se chargera de leurs fautes (Ésaïe 53.11).

Le Messie qui « verra la lumière » est une référence à sa résurrection. « Il sera alors comblé » parce que le problème du péché est définitivement réglé et qu’au fil des siècles, des multitudes trouvent en lui le pardon de leurs fautes et la paix de l’âme. L’évangile selon Luc (15.10) rapporte que Jésus a dit qu’il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. Or beaucoup d’hommes (Matthieu 20.28 ; 26.28 ; Romains 5.15-19 ; Hébreux 9.28), des millions de gens ont cru en Jésus et constituent sa postérité, ce qui doit effectivement le combler de joie. C’est à cause de cette joie qu’il anticipait, qu’il a enduré la mort sur la croix, méprisant la honte attachée à un tel supplice (comparez Hébreux 12.2). Jésus a pris notre enfer afin que nous possédions son ciel ; il nous délivre de notre dette à l’égard de la Loi et de la justice divine parce qu’il est parfaitement Juste (Romains 3.21-26 ; 5.19 ; Philippiens 3.9). Jésus est à la fois prêtre et sacrifice et c’est en vertu de sa sainteté qu’il a pu offrir sa vie en rançon pour les pécheurs, et comme il est ressuscité, il peut lui-même appliquer les bénéfices de sa mort à ceux qui lui font confiance, ce que l’apôtre Paul écrit dans son épître aux Romains (4.25). Ésaïe présente ici le concept de la justification par la foi.

Verset 12

Je finis de lire le chapitre 53.

Voilà pourquoi je lui donnerai une part avec ces gens nombreux : il partagera le butin avec la multitude, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort et s’est laissé compter parmi les malfaiteurs, car il a pris sur lui les fautes d’un grand nombre, il est intervenu en faveur des coupables (Ésaïe 53.12).

Crucifié entre deux criminels (Luc 22.37), Jésus a volontairement donné sa vie (Jean 10.18). En intercédant pour les coupables, il remplit la fonction du grand-prêtre de l’Ancien Testament qui pénétrait dans le sanctuaire pour offrir à Dieu le sang de la victime et réclamer, en vertu de ce sang, la grâce du pécheur.

Pareillement, le Messie glorifié fait valoir devant Dieu son propre sacrifice pour obtenir le pardon des hommes coupables qui se confient en lui. Le ministère sacerdotal de Jésus débuta sur la croix (Luc 23.34) et se poursuit encore aujourd’hui dans les cieux (comparez Hébreux 7.25 ; 9.24).

Chapitre 54

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 54 qui, par des chants joyeux, célèbre les bénédictions liées au sacrifice du Messie, qui s’étendent autant aux Israélites qu’aux non-Juifs. Ce chapitre décrit la gloire de Jérusalem repeuplée et restaurée. Je commence à le lire.

Pousse des cris de joie, toi qui étais stérile, toi qui n’enfantais pas ! Éclate en chants joyeux, crie d’allégresse, toi qui n’as pas connu les douleurs de l’enfantement ! Car l’Éternel déclare : Les enfants de la délaissée seront bien plus nombreux que ceux de la femme mariée (Ésaïe 54.1 ; Comparez Ésaïe 49.14 ; 20-21).

Ces cris de louanges émanent des rachetés qui célèbrent leur salut. Les croyants ont de bonnes raisons de chanter parce qu’ils reçoivent la vie éternelle (Apocalypse 9.5-10). Tout ce passage est un peu compliqué parce que le langage est en partie allégorique.

Jérusalem, personnifiée sous les traits d’une femme, a été abandonnée par l’Éternel, son époux (comparez Osée 2.21-22), à cause de son infidélité, en particulier l’idolâtrie. Israël a été dispersé et exilé. La théocratie juive a disparu mais elle renaît sous une autre forme ; du noyau fidèle de l’ancien Israël surgit un nouveau peuple de Dieu. Aujourd’hui, c’est l’Église qui est aussi l’épouse de Jésus-Christ.

Tous ses enfants, c’est-à-dire les croyants de tous les temps, constituent la postérité qui a été promise au Christ, le Messie, le Serviteur de l’Éternel (comparez Ésaïe 53.10). Ces enfants seront bien plus nombreux que ne le furent jamais les anciens Israélites (comparez Galates 4.26-27).

Dans ce passage, les thèmes de la stérilité et de la nombreuse postérité rappellent l’histoire d’Abraham et de Sara qui ne pouvaient pas avoir d’enfants. L’apôtre Paul applique cette prophétie à la Jérusalem céleste, mère de tous les croyants qu’ils soient Juifs ou d’origine païenne (Galates 4.27).

Versets 2-3

Je continue le texte.

C’est pourquoi, élargis l’espace de ta tente (comparez Ésaïe 33.20) et déploie largement les toiles qui t’abritent. Ne les ménage pas, allonge tes cordages, assure tes piquets, car tu te répandras sur ta droite et ta gauche, et ta postérité conquerra des nations et peuplera des villes devenues solitaires (Ésaïe 54.2-3).

Jérusalem personnifiée est invitée à s’agrandir afin de recevoir tous les peuples, car le royaume messianique sera mondial. Les nations païennes seront soumises à Jérusalem et tous les croyants seront incorporés au reste fidèle d’Israël (comparez Ésaïe 45.14, 25 ; 49.18-23).

Versets 4-8

Je continue en compressant.

Ne sois pas effrayée car tu ne seras plus honteuse, et ne sois pas confuse car tu n’auras plus à rougir. Tu oublieras la honte de ton adolescence et tu ne te souviendras plus du déshonneur de ton veuvage, car celui qui t’a faite c’est ton époux. L’Éternel te rappelle comme un époux rappelle la femme abandonnée. Dans le déchaînement de mon indignation, je t’ai caché ma face pour un petit instant, mais dans mon amour éternel, j’ai de la tendresse pour toi. C’est là ce que déclare ton libérateur, l’Éternel (Ésaïe 54.4-8).

L’adolescence d’Israël correspond à l’esclavage en Égypte, alors que le veuvage et l’abandon représentent l’exil babylonien et la diaspora actuelle. Mais un jour, l’Éternel relèvera son épouse éplorée et la gloire du royaume messianique à venir éclipsera tous les échecs du passé.

Versets 9-10

Je continue en compressant.

Car il en est pour moi comme au temps de Noé. J’avais juré alors que les eaux du déluge ne submergeraient plus la terre. De même, je fais le serment de ne plus m’irriter à ton encontre. Même si les montagnes se mettaient à bouger, mon amour envers toi ne bougera jamais ; mon alliance de paix ne chancellera pas (Ésaïe 54.9-10).

Le châtiment subi par Jérusalem est comparé au déluge. Mais au moment de l’établissement du royaume messianique, l’Éternel promet de ne plus jamais punir son peuple (comparez Jérémie 31.35-37).

Versets 11-12

Je continue.

Ô cité malheureuse, battue par la tempête, privée de réconfort : dans un mortier de jaspe, j’enchâsserai tes pierres et je te fonderai sur des saphirs. Je sertirai tes tours de créneaux en rubis, je te ferai des portes en pierres d’escarboucle et je t’entourerai d’un rempart de pierres précieuses (Ésaïe 54.11-12).

Jérusalem, capitale à venir du règne messianique de 1 000 ans, sera une merveille. Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean décrit ce décor paradisiaque (comparez Apocalypse 21.18-21).

Le mal et la mort ne font pas partie de l’ordre normal des choses ; un jour, le monde sera délivré de la malédiction et tous ceux qui ont foi en Jésus-Christ jouiront de la bénédiction de Dieu à tout jamais.