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28 mars 2025

Esaïe 41.1 – 42.25

Chapitre 41

Introduction

Dès la naissance de leur petit bout de choux, les parents apprennent que le nouveau-né veut qu’on s’occupe de lui ou qu’on le console sans arrêt et ça ne s’arrête pour ainsi dire jamais sauf quand il dort ou est occupé à quelques tâches. Même adulte, l’être humain est de constitution psychique fragile qui fait qu’il se décourage facilement et a donc ce besoin constant d’être réconforté. Dieu nous a ainsi faits et il en tient compte.

Ésaïe a prophétisé toute une série de jugements à l’encontre d’Israël et du monde, mais il consacre une majeure portion de son livre à la consolation. Dans le chapitre 40, il a rappelé le salut promis à son peuple et a montré que ce salut est certain, parce que fondé sur la toute-puissance du Dieu créateur. Il continue sur ce thème en annonçant la venue d’un libérateur envoyé par l’Éternel lui-même. Ésaïe privilégie l’aspect relationnel entre l’homme et Dieu, mais rappelle souvent sa souveraineté sur la création et dans l’histoire.

Verset 1

Je commence de lire le chapitre 41.

Tenez-vous en silence devant moi, vous, les îles et les régions côtières ! Que les peuples lointains raniment leur courage : qu’ils approchent, qu’ils parlent ! Oui, allons ensemble en justice (Ésaïe 41.1).

Cet appel au silence ouvre les délibérations imaginaires d’un tribunal où Dieu fait face au monde païen en lui posant une question qui est une mise à l’épreuve. Les païens sont appelés à la barre pour défendre leurs dieux ; cette confrontation entre la lumière et les ténèbres est inévitable. Les païens ne sont pas invités à une négociation mais à s’humilier devant le Seigneur et à reconnaître sa souveraineté. Aujourd’hui, Dieu nous demande d’accepter le salut qu’il offre gratuitement à tous ceux qui viennent à lui par Jésus-Christ.

Verset 2

Je continue.

Qui a suscité de l’Orient celui que la justice appelle à sa suite, auquel il livre les nations, et assujettit les rois ? Son épée les réduit en poussière et son arc en fait une paille qui s’envole (Ésaïe 41.2 ; JER).

L’Éternel va exercer ses jugements sur les nations, ce qui sera un prélude à la justice qu’il établira sur terre pendant le Millénium. Plus loin, Ésaïe mentionne Cyrus (Ésaïe 44.28 ; 45.1, 13), par qui Dieu va punir Babylone pour avoir déporté le royaume de Juda. Fondateur de l’Empire perse dont il est le premier empereur (559-530 av. J-C), Cyrus fait d’abord la conquête des Mèdes (en 550), un peuple dont le territoire est aux abords de la Mer Caspienne et qui est aujourd’hui en Iran. Cyrus devient alors leur roi et avec leur soutien, il remporte une série de victoires fulgurantes. Cyrus est l’instrument de Dieu pour punir les nations et surtout Babylone qu’il cueille tout en douceur comme un fruit mûr (539) sans tirer une seule flèche. Comme il n’a aucun grief contre les Juifs, il les autorise à retourner dans leur pays (2Chroniques 36.22 ; Esdras 1.1-3).

Verset 4

Je continue le texte en compressant.

Qui accomplit cela ? Moi, l’Éternel, moi, qui suis le premier et qui suis avec les derniers, oui, c’est bien moi ! (Ésaïe 41.4).

Cette affirmation du caractère incomparable de l’Éternel, le seul vrai Dieu (comparez Exode 3.14 ; Deutéronome 6.4) revient plusieurs fois dans les prochains chapitres (Ésaïe 43.10, 13, 25 ; 46.4 ; 48.12 ; 52.6). L’Éternel qui transcende l’espace-temps est le maître de l’histoire et le souverain sur toutes les nations, même celles dirigées par un despote (comparez Daniel 4.17, 25, 32 ; 5.21 ; Apocalypse 1.18 ; 2.8 ; 22.13).

Versets 5-7

Je continue.

Les habitants des îles et des régions côtières ont vu ce que j’ai fait et sont saisis de crainte ; ceux qui ont pour demeure les confins de la terre se sont mis à trembler. Ils approchent, ils viennent, ils s’aident mutuellement, chacun dit à son frère : “ Courage ! ” Le fondeur de l’idole encourage l’orfèvre. Le polisseur soutient celui qui bat l’enclume. Il dit de la soudure : “ Voilà du bon travail ! ” Et il la fixe avec des clous afin qu’elle ne bouge pas (Ésaïe 41.5-7).

Terrorisés par l’avancée perse, les païens se couvrent de ridicule en fabriquant en toute hâte des idoles, afin, espèrent-ils, d’obtenir la faveur de leurs dieux.

Versets 8-9

Je continue.

Quant à toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j’ai choisi, et descendance d’Abraham, qui était mon ami, toi que je suis allé chercher aux confins de la terre et que j’ai appelé de ses extrémités, toi à qui j’avais dit : “ Tu es mon serviteur ”, je t’ai choisi et non pas rejeté (Ésaïe 41.8-9).

« Quant à toi » dénote une chaleur soudaine qui contraste avec le paragraphe précédent. Les paroles que le prophète adresse à Israël sont pleines de tendresse afin de le rassurer.

L’expression « mon serviteur » reviendra plusieurs fois et désigne soit le peuple d’Israël soit le Messie. Abraham, Jacob et ses descendants ont effectivement été choisis par l’Éternel pour être son peuple (Genèse 26.24 ; Deutéronome 7.6 ; 14.2), et pourtant, on sait combien les patriarches et surtout Jacob étaient tordus, roublards, mais Dieu les a bénis malgré tous leurs travers. C’est de bonne augure pour moi.

Abraham est appelé « l’ami de Dieu » (2Chroniques 20.7 ; Jacques 2.23) dans les Écritures et aussi par les Arabes. Le Coran le nomme « l’ami », et la ville d’Hébron où il habitait s’appelle El-Châlil qui veut dire : « le bien-aimé ».

Versets 10-13

Je continue en compressant.

Ne sois pas effrayé, car je suis avec toi ; ne sois pas angoissé, car moi je suis ton Dieu. Je t’affermis, je viens à ton secours, pour sûr, je te soutiens de mon bras droit qui fait justice (Genèse 26.24). Car c’est moi, l’Éternel, qui suis ton Dieu, je saisis ta main droite, je te dis : Sois sans crainte, je suis là pour t’aider (Ésaïe 41.10-13).

La longue chaîne de promesses montre qu’Israël n’a rien à craindre, surtout que dans le passé, l’Éternel a prouvé sa fidélité à son peuple et un jour il le rétablira dans son pays.

Au travers des siècles, ce verset a été une source d’encouragement et de réconfort pour les croyants. Dieu désire qu’on lui fasse confiance, marche avec lui et apprenne à le connaître en toute simplicité de cœur.

Verset 14

Je continue.

Sois donc sans crainte, vermisseau (ou pou) de Jacob, ô petit Israël, car je viens à ton aide, l’Éternel le déclare ; ton sauveur c’est le Saint d’Israël (Ésaïe 41.14 ; autre).

Le vermisseau ou le pou est un insecte vil et négligeable qu’on écrase du pied. Tel est Israël, craintif et chétif, impuissant et misérable exilé à Babylone, mais l’Éternel est son sauveur ; le mot ainsi traduit désigne un champion, un défenseur, celui qui prend en mains la cause de quelqu’un (comparez Job 19.25).

Quand on y réfléchit, nous sommes tous de misérables vermisseaux, des quantités insignifiantes, des riens-du-tout. L’homme s’agite comme un pantin sur la scène de la vie ; il gonfle la poitrine et souffle de toutes ses forces comme le loup dans l’histoire des trois petits cochons. Mais au juste, à quoi ça le mène tout ce qu’il fait ? Devant la futilité de la vie, certains choisissent la mort. Je les comprend dans la mesure où sans Dieu, effectivement, la vie n’a aucun sens. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit aux Juifs :

Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante (Jean 10.10).

Versets 15-17

Je continue.

Voici : je fais de toi un traîneau de battage tout neuf, armé de pointes, tu battras les montagnes, tu les broieras, tu rendras les collines semblables à la paille. Oui, tu les vanneras, et le vent les emportera, l’ouragan les dispersera. Mais toi, tu placeras ta joie en l’Éternel, et ta fierté dans le Saint d’Israël. Les opprimés, les pauvres cherchent de l’eau sans en trouver, et la soif dessèche leur langue. Moi, l’Éternel, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les délaisserai pas (Ésaïe 41.15-17).

Juste avant d’établir son royaume sur terre, le Seigneur vaincra les nations qui persécutent les Israélites partout dans le monde. Mais ensuite, de retour dans leur pays, ils seront abondamment bénis.

Versets 21-24

Je continue plus loin en compressant.

Vous, les dieux des nations, présentez votre cause, dit l’Éternel, et exposez vos arguments, dit le roi de Jacob. Annoncez-nous les choses qui doivent survenir plus tard, et nous saurons que vous êtes des dieux. Oui, faites quelque chose, que ce soit bien ou mal, afin qu’en le voyant la crainte nous remplisse. Mais vous, vous êtes moins que rien ! Et toutes vos actions sont moins que du néant ! Celui qui vous choisit se rend abominable  (Ésaïe 41.21-24 ; Comparez Deutéronome 12.31 ; 18.12 ; Romains 1.18-32).

Après une pause, le procès contre les idoles reprend. L’Éternel les accuse d’être incapables de prédire l’avenir ou de faire quoi que ce soit prouvant au minimum qu’elles existent (comparez Jérémie 10.5).

Seul le vrai Dieu peut intervenir dans le cours de l’histoire et seuls ses prophètes sont capables d’annoncer l’avenir sans erreur (Deutéronome 18.21-22 ; Jérémie 28.9). Une idole n’est pas forcément une figurine mais tout ce qui se met entre le Créateur et sa créature ; ce peut être l’argent, le travail, la famille, les loisirs, une personne, un hobby, une religion, peu importe ; tout ce qui prend la place de Dieu dans la vie d’un être humain est son idole. L’homme moderne est en adoration devant la raison et la science, mais celui qui fait confiance à sa propre jugeote ne peut connaître ni ses origines ni son avenir, alors il invente des trucs farfelus et essaie ensuite de prouver que ses théories sont justes.

Les scientifiques sont forts sur les détails mais incapables de faire un lien entre eux. L’ophtalmologue connaît très bien l’œil humain, mais il n’a pas la moindre idée d’où il vient, pourquoi il y en a deux et comment il se sont greffés en bas du front.

Un étudiant en anatomie animale faisait sa thèse de doctorat sur l’œil du moustique. Voilà un sujet inhabituel ! C’est certainement passionnant, pendant 5 minutes ! Un jour dans son laboratoire, il s’est dit : « je ne vais quand même pas passer le reste de ma vie dans l’œil d’une bestiole ». À la fin de ses études, il s’est converti à Jésus-Christ et depuis il est prédicateur de la Bonne Nouvelle. Sa vie a maintenant un sens.

Verset 25

Je continue.

Je l’ai suscité du nord, et il est venu de l’orient, il invoque mon nom ; il piétine les dirigeants comme de la boue, comme de l’argile que foule un potier (Ésaïe 41.25 ; SER).

L’Éternel a choisi Cyrus pour punir les nations idolâtres. Bien que polythéiste, Cyrus honore l’Éternel et le considère comme un Dieu puissant, mais un dieu parmi d’autres (2Chroniques 36.23 ; Esdras 1.2-3) tout comme d’autres rois païens comme Nabuchodonosor par exemple (Daniel 2.47 ; 4.34 ; 6.26).

Versets 26-29

Je finis de lire le chapitre 41 en compressant.

Qui a prédit cela dès le commencement pour que nous le sachions ? Non, personne ne l’a prédit, personne n’a rien annoncé et personne n’a entendu des paroles venant de vous. Mais moi, j’ai donné à Jérusalem un messager, porteur de la bonne nouvelle. Alors que parmi ces dieux-là je n’ai pas trouvé un seul conseiller. Si je les interroge, ils ne répondent pas. Eux tous, ils ne sont rien, leurs œuvres sont néant, et leurs statues de fonte : du vent, du vide (Ésaïe 41.26-29).

Ésaïe conclut la polémique contre les idoles en faisant le constat qu’elles sont totalement inutiles. Elles sont incapables de prédire quoi que ce soit alors que l’Éternel annonce longtemps à l’avance les événements à venir parce que c’est lui qui les produit. « La bonne nouvelle » est le décret de Cyrus qui permet aux Israélites de retourner dans leur pays (Esdras 1.2-3). Ce long discours du prophète concernant les faux dieux était nécessaire parce que l’idolâtrie a toujours exercé une forte attraction sur le peuple de Juda.

Chapitre 42

Introduction

Nous arrivons au chapitre 42 qui nous présente « le serviteur de l’Éternel ». Ésaïe a déjà utilisé ce titre pour désigner Israël, car c’est ce qu’il est en vertu de son appel. Mais ici, à cause des qualités attribuées à ce « Serviteur », il est évident qu’il s’agit du Messie, la révélation parfaite de l’Éternel et l’exécuteur de ses desseins. Dans l’évangile selon Marc, Jésus a clairement expliqué sa mission sur terre quand il a dit :

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10.45).

Verset 1

Je commence de lire le chapitre 42.

Voici mon serviteur, que je soutiens, celui que j’ai choisi, qui fait toute ma joie. Je lui ai donné mon Esprit et il établira la justice pour les nations (Ésaïe 42.1).

La justice sera la caractéristique première du royaume que le Christ établira sur terre. Tous ceux que dans le passé Dieu a choisir pour le servir recevaient l’Esprit, mais en plus, Jésus fait aussi toute la joie du Père, une parole qui est reprise plusieurs fois dans les évangiles (Matthieu 3.17 ; 17.5 ; Marc 1.11 ; Luc 3.22 ; 9.35).

Versets 2-3

Je continue.

Mais il ne criera pas, il n’élèvera pas la voix, il ne la fera pas entendre dans les rues. Il ne brisera pas le roseau qui se ploie et il n’éteindra pas la flamme qui faiblit, mais il établira le droit selon la vérité  (Ésaïe 42.2-3 ; Comparez Matthieu 12.15-20).

Confiant dans la puissance de la vérité, Jésus remplit son ministère sur terre sans violence (comparez Jean 18.10-11 ; 36-37). Bienveillant et tendre, il prend soin des faibles et des opprimés. Indulgent, il ne condamne pas et s’il bouscule ceux qui ont peu de foi, il les conduit avec douceur (comparez 1Rois 19.12).

La bonté envers les petits et les faibles est l’une des caractéristiques du Messie (Ésaïe 11.4 ; Ésaïe 57.15 ; 61.1 ; Psaumes 72.4 ; 12-14 ; Matthieu 11.28-29 ; 5.3-6).

Verset 4

Je continue.

Il ne faiblira pas, et il ne ploiera pas jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur terre, jusqu’à ce que les îles et les régions côtières mettent leur espoir en sa loi (Ésaïe 42.4).

Jésus est persévérant, patient et il poursuit ses objectifs jusqu’au bout. Sa loi est la Nouvelle Alliance qui a remplacé celle de la loi de Moïse (Ésaïe 42.6 ; comparez Jérémie 31.33).

Versets 6-7

Je continue plus loin.

Moi, l’Éternel, moi, je t’ai appelé dans un juste dessein et je te tiendrai par la main ; je te protégerai et je t’établirai pour conclure une alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour tirer du cachot les prisonniers, de la maison d’arrêt ceux qui habitent les ténèbres (Ésaïe 42.6-7).

Jésus est en lui-même le médiateur de l’alliance entre l’Éternel et son peuple ; il est un nouveau Moïse et sa mission s’étend à toutes les nations. Il est venu nous apporter la lumière (comparez Jean 8.12 ; Luc 2.32) et il a ouvert les yeux de ceux qui étaient physiquement et spirituellement aveugles (comparez Ésaïe 8.23-9.1 ; Matthieu 4.13-16 ; 11.5 ; Luc 4.18), prouvant ainsi qu’il était bien le Messie promis.

Versets 8-9

Je continue.

Moi, je suis l’Éternel, tel est mon nom. Et je ne donnerai ma gloire à aucun autre. Je ne livrerai pas mon honneur aux idoles. Les prophéties anciennes se sont réalisées. Et maintenant, j’annonce des événements tout nouveaux ; et avant qu’ils ne germent, je vous les fais connaître (Ésaïe 42.8-9).

Le nom « Éternel » exprime qu’il est la source de toute vie (comparez Exode 3.15), que sa souveraineté est absolue et qu’il ne se laisse pas supplanter par quiconque. Les « événements nouveaux » sont la captivité babylonienne, la libération par Cyrus, et les prédictions concernant l’établissement du royaume messianique.

Versets 10-12

Je continue.

Chantez à l’Éternel un cantique nouveau, entonnez sa louange aux confins de la terre, vous qui voguez sur mer, et vous qui la peuplez, vous les îles et les régions côtières, vous qui les habitez ! Désert et villes du désert, campements de Qédar, élevez votre voix ! Habitants de Séla (ou : habitants des rochers), exultez d’allégresse ! Du sommet des montagnes, poussez des cris de joie, et rendez gloire à l’Éternel ! Que jusque dans les îles et les régions côtières, on publie sa louange ! (Ésaïe 42.10-12).

Séla ou Pétra est la capitale des Édomites et Qédar représente les tribus d’Arabie. À la fin des temps, des hommes de toutes les nations seront sauvés et entreront dans le royaume messianique et entonneront un cantique nouveau (comparez Ésaïe 12).

Versets 13-14

Je continue.

L’Éternel sortira comme un héros, comme un homme de guerre, il réveillera son ardeur, il poussera des cris de guerre, des cris terribles, et il triomphera contre ses ennemis (comparez Exode 14.14). Je me suis tu pendant longtemps, j’ai gardé le silence, je me suis contenu mais maintenant, comme une femme qui enfante, je pousse des gémissements, et je respire en haletant (Ésaïe 42.13-14).

À cause de son amour passionné pour son peuple captif de Babylone, l’Éternel a du mal à se contenir, mais maintenant sa patience est à bout, l’heure de la délivrance a sonné et c’est avec violence qu’il va intervenir, ce qu’exprime bien le vocabulaire : « homme de guerre, cris de guerre, femme qui enfante ». Cette dernière image est unique dans les Écritures, et s’accorde aussi avec le Messie souffrant qui expie les péchés (ch. 53).

Versets 15-17

Je continue le texte.

Je m’en vais dévaster montagnes et collines et j’en dessécherai toute végétation, je changerai les fleuves et j’en ferai des îles, j’assécherai les lacs, les aveugles, je les ferai marcher sur une route qu’ils ne connaissent pas. Oui, je les conduirai sur des sentiers dont ils ignorent tout. Je transformerai devant eux leur obscurité en lumière et leurs parcours accidentés en terrains plats. Tout cela, je l’accomplirai sans rien laisser d’inachevé. Mais ceux qui se fient aux idoles, qui disent aux statues de fonte : « Nos dieux, c’est vous ! » devront se retirer couverts de honte.(Ésaïe 42.15-17).

À la fin des temps, l’Éternel anéantira les oppresseurs de son peuple (comparez Ésaïe 11.15 ; 40.7) et Israël reconnaîtra enfin Jésus comme son Messie ; alors sa misère sera changée en bénédiction et toutes ses difficultés seront aplanies (comparez Ésaïe 40.4).

Versets 18-20

Je continue.

Vous les sourds, écoutez ! Vous, les aveugles (Ésaïe 43.8), regardez et voyez ! Qui est aveugle, sinon mon serviteur ? Et qui est sourd, sinon mon messager, mon envoyé ? Qui est aveugle sinon celui que l’Éternel réhabilite, et qui est sourd sinon le serviteur de l’Éternel ? Tu as vu bien des choses, tu n’as rien retenu. Tu as l’oreille ouverte, tu n’as rien entendu (Ésaïe 42.18-20).

Ici, « le serviteur » représente les Israélites et ces paroles, d’une part, font le portrait inverse du « vrai serviteur » qui est le Messie, et d’autre part, anticipent leur question: « Pourquoi sommes nous oppressés par Babylone ». C’est parce qu’ils ont été rebelles et n’ont pas écouté les avertissements des prophètes.

Versets 21-22

Je continue en compressant.

Mais à cause de sa justice (voir SEM, notes), l’Éternel a voulu rendre sa Loi magnifique et sublime. Et cependant, voilà un peuple pillé et dépouillé (Ésaïe 42.21-22).

Les stipulations de la loi de Moïse sont extraordinaires par l’ampleur des bénédictions et malédictions qui lui sont attachées et qui découlent de la justice de Dieu. Le pire est arrivé ; les Israélites se sont révoltés contre leur Dieu et ont dû subir son châtiment et l’exil.

Versets 23-25

Je finis de lire le chapitre 42 en compressant.

Qui, parmi vous, prêtera donc l’oreille pour écouter, à l’avenir ? Qui a livré Jacob à ceux qui le dépouillent ? N’est-ce pas l’Éternel, envers qui nous avons péché, et dont nous avons refusé de suivre les sentiers qu’il nous avait prescrits ? Oui, ils n’ont pas obéi à sa Loi. Alors, il a versé sur Israël l’ardeur de son courroux, il a fait déferler sur lui de violents combats. Sa colère a flambé autour de lui sans qu’Israël le reconnaisse, le feu l’a embrasé sans qu’il y prenne garde (Ésaïe 42.23-25).

Les Israélites ont systématiquement désobéi à la Loi (comparez Ésaïe 5.24 ; 28.12). Même punis, la plupart dut temps, ils refusaient de se repentir, et après avoir été détruits les uns par les Assyriens les autres par les Babyloniens, et avoir vu Jérusalem détruite, ils sont restés indifférents à l’Éternel. À cause de sa justice, Dieu doit juger le mal, mais heureusement il est aussi riche en grâce.

 

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

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