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11 mars 2025

Esaïe 16.6 – 18.7

Chapitre 16

Introduction

L’absinthe est une plante aromatique qui sert à fabriquer une liqueur de couleur verte à la saveur amère et qui est très en vogue à la fin du 19e siècle. Gustave Flaubert l’utilise comme métaphore quand il écrit : « Orgueil ! Ton goût d’absinthe remonte donc dans toutes les bouches et tous les cœurs te ruminent ! » (Par les champs et par les grèves).

L’orgueil comme l’absinthe sont toxiques et des plus néfastes. Louis XI a dit : « Lorsque l’orgueil va devant, honte et dommage le suivent ». Cet avertissement s’adresse à tous, même aux nations car pour l’avoir ignoré, beaucoup ont disparu.

Versets 6-11

Je continue de lire dans le chapitre 16 du livre d’Ésaïe.

Nous avons appris à quel point Moab est orgueilleux, oui, nous savons son arrogance, son orgueil et sa présomption, mais ses discours sont vains. Aussi les Moabites auront lieu de gémir sur le sort de Moab. Tous se lamenteront ; gémissez, consternés, car il n’y aura plus de gâteaux de raisin faits à Qir-Haréseth. Les champs de Hechbôn dépérissent, les maîtres des nations ont brisé tous les ceps des vignes de Sibma qui s’étendaient jusques à Yaezer et qui allaient se perdre jusque dans le désert, et dont les rejetons se répandaient au loin, au-delà de la mer. C’est pourquoi moi, je pleure, oui, je pleure, avec Yaezer, les vignes de Sibma. Je vous arrose de mes larmes, Hechbôn, Élealé, car sur votre moisson et sur votre vendange, les cris de joie se sont éteints. La joie et l’allégresse ont disparu dans les vergers, et, dans les vignes, il n’y a plus de cris de joie, plus de réjouissances, on ne presse plus le raisin dans le pressoir. Je fais cesser les cris de joie. C’est pourquoi je frémis, comme vibre une harpe, en pensant à Moab, mon cœur se serre pour Qir-Harès (Ésaïe 16.6-11).

Qir Harés est un autre nom pour Qir, la capitale de Moab. Les autres villes citées sont dans le nord du pays et donc les premières à subir la pression assyrienne. Dans l’antiquité, la production agricole des campagnes environnant ces villes est phénoménale et même aujourd’hui elle est encore prodigieuse. Moab est couvert de vignes et de vergers depuis les confins du désert jusqu’au bord de la Mer Morte.

Les habitants confectionnent des gâteaux de raisins qu’ils offrent à leurs idoles. Mais comme tout le pays a été mis à sac par les envahisseurs, les festivités habituelles liées aux vendanges n’ont évidemment plus lieu. Dans son intuition prophétique, Ésaïe aperçoit tant de destructions et de malheurs qu’il en est ému ; la détresse émotionnelle qu’il éprouve fait écho aux sentiments de Dieu.

Verset 12

Je continue.

On voit le peuple de Moab se donner de la peine sur les hauts-lieux, et se rendre à son sanctuaire pour prier ses idoles : mais il n’y pourra rien (Ésaïe 16.12).

En hébreu on a un jeu de mots intraduisibles entre « se rendre » et « se donner de la peine ». C’est une façon d’exprimer la futilité des Moabites qui montent en procession aux sanctuaires de leurs idoles et qui se fatiguent en multipliant de vaines prières.

Versets 13-14

Je finis maintenant de lire le chapitre 16.

Voilà ce qu’a dit l’Éternel depuis longtemps sur Moab. Maintenant l’Éternel déclare : — Dans trois années, comptées comme l’on compte l’année d’un mercenaire, l’élite de Moab, avec sa multitude, si nombreuse soit-elle, sera humiliée et il n’en survivra qu’un reste insignifiant et sans aucune force (Ésaïe 16.13-14).

Il semble que cette prophétie contre Moab a déjà été faite sans qu’on en connaisse ni l’époque ni l’auteur. Ésaïe la reprend à son compte mais donne au jour près le moment où elle s’accomplira (en 732 par Tiglath-Piléser). Les années d’un mercenaire étaient mesurées avec précision. Moab n’a pas été entièrement rayé de la carte mais dévasté au point où sa population est considérablement réduite. Un siècle plus tard, Jérémie s’approprie la prophétie d’Ésaïe et annonce une fois encore sa ruine prochaine (Jérémie 48).

Parfois quand Dieu annonce un jugement, il se sert du calendrier, ce qui veut dire que sa patience arrive à son terme, mais elle peut encore durer très longtemps. En ce qui concerne la fin du « temps de l’Église » et son enlèvement dans les cieux, Dieu ne nous a pas révélé la date ; l’apôtre Paul dit seulement que cet événement aura lieu subitement alors que personne ne s’y attend (1Corinthiens 15.52 ; 1Thessaloniciens 4.15-18).

Moab est une très petite nation mais son orgueil démesuré la menée à sa perte. Les Basques disent : « l’orgueilleux ayant pris son vol vers le ciel alla tomber aux enfers ». Ce dicton n’est qu’une image, et pourtant, il s’applique littéralement à un sinistre personnage, à Lucifer dont Ésaïe a décrit la chute spectaculaire. L’orgueil, malheureusement c’est aussi moi, bille en tête.

La plupart des gens veulent une religion faite sur mesure qui les caresse dans le sens du poil, un système qui leur permette de faire quelque chose par eux-mêmes et qui leur procure une satisfaction personnelle. Ceux qui choisissent d’étaler une fierté insolente paient le prix fort ; leur route est jalonnée de malédictions et ils vont à la perdition. Toutes les excuses qu’avancent ceux qui refusent de se soumettre à Jésus-Christ et à l’autorité de la Parole de Dieu, sont autant d’écrans de fumée. En réalité c’est un acte de rébellion car ils font la forte tête par orgueil. Plus loin, Ésaïe dit :

Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin (Ésaïe 53.6).

Chapitre 17

Introduction

Nous arrivons au chapitre 17 dans lequel Ésaïe annonce le jugement de Damas et donc de la Syrie, ainsi que le jugement du royaume israélite des X tribus du Nord. Comme ces deux nations se sont alliées et accordées pour mal faire en attaquant le royaume de Juda, elles seront punies l’une après l’autre. Ésaïe a émis cette prophétie au début de son ministère, avant 732 av. J-C, date à laquelle les Assyriens ont détruit Damas.

Dix ans plus tard, en 722, les Assyriens ont détruit Samarie capitale d’Israël Nord et ont déporté la majeure partie de sa population ; un exil dont ils ne sont pas revenus. C’est essentiellement à cause de leur idolâtrie persistante que Dieu les a aussi sévèrement châtiés.

Verset 1

Je commence de lire le chapitre 17.

Menace sur Damas : Bientôt Damas ne sera plus comptée parmi les villes, elle sera réduite à un monceau de ruines (Ésaïe 17.1).

Damas, capitale de la Syrie, est surnommée la perle du désert. Cette ville est située au nord-est du mont Hermon et sur la route commerciale et stratégique entre l’Égypte, l’Arabie et la Mésopotamie, en gros l’Irak. C’est d’abord contre Damas que l’oracle d’Ésaïe est dirigé, car des deux alliés, la Syrie est le plus important, mais comme le royaume des X tribus s’est mis à sa remorque, il sera éclaboussé par le désastre de Damas.

Cette prophétie s’est accomplie sous le règne de Tiglath-Piléser. Dans l’inscription qui parle de son expédition, le roi assyrien dit avoir détruit le palais du père de Retsîn, roi de la Syrie et réduit en ruines 518 villes de son royaume. Mais Damas se releva puisque un siècle plus tard, au temps de Jérémie, c’est à nouveau une cité importante (Jérémie 49.23-27).

Verset 2

Je continue.

Les villes d’Aroër seront abandonnées et livrées aux troupeaux qui s’y reposeront, sans que nul les inquiète (Ésaïe 17.2).

Situées à l’est de la Mer Morte et au sud de la Syrie, les villes d’Aroër représentent le pays de Galaad à l’est du Jourdain. Ce territoire avait été donné par Moïse à la tribu de Gad (Josué 13.25), l’une des 10 qui constituent le royaume d’Israël Nord. Mais à cette époque, ces villes appartiennent à la Syrie qui les a prises à Israël (2Rois 10.32-33 ; 820 av. J-C). Toute cette région fut ensuite conquise par les Assyriens en même temps qu’ils rasèrent Damas (2Rois 15.29 ; 732 av. J-C). Tout est raconté dans le second livre des Rois.

Verset 3

Je continue.

Les remparts d’Éphraïm disparaîtront alors et il n’y aura plus de royaume à Damas, le reste des Syriens aura le même sort que les Israélites, l’Éternel le déclare, le Seigneur des armées célestes (Ésaïe 17.3).

Éphraïm étant la plus importante des 10 tribus, il donne son nom à tout le royaume du Nord (Osée 4.16-17). Les remparts d’Éphraïm désignent Samarie, la capitale d’Israël Nord ; c’est une forteresse facile à défendre car située au sommet d’une grande colline (1Rois 16.24 ; Ésaïe 28.1 ; Amos 5.9).

Après avoir pris Damas (732), les Assyriens on fait de la Syrie une de leurs provinces et ont déporté une grande partie de sa population. Ils s’étaient déjà emparé de nombreuses villes d’Israël Nord qui composaient la Galilée et qui appartenaient aux tribus de Nephtali et de Zabulon (Ésaïe 7.16 ; 8.4, 23). Dans les inscriptions assyriennes, on lit les exploits guerriers du roi Tiglath-Piléser qui écrit : « J’ai emmené en Assyrie les principaux habitants de la maison d’Omri (c’est-à-dire les grands de la cour du roi) avec leurs biens ; j’ai reçu d’eux dix talents d’or, mille talents d’argent ». Après cette défaite militaire, le royaume israélite des X tribus est fortement affaibli. Sa capitale Samarie est prise et détruite 10 ans plus tard en 722 par le roi assyrien Sargon après un long siège de 3 ans commencé par le roi Salmanasar V.

Versets 4-6

Je continue.

“ En ce jour-là, la gloire de Jacob sera bien amoindrie, Israël perdra l’embonpoint et sera amaigri. Il en sera comme lorsqu’on recueille les blés sur pied à la moisson et qu’on moissonne par brassées les épis, oui, comme on glane les épis dans la vallée des Rephaïm. Il restera un grappillage, comme après le gaulage des fruits de l’olivier, ici deux, trois olives tout en haut de la cime, et quatre ou cinq, sur les meilleures branches. ” C’est là ce que déclare l’Éternel, le Dieu d’Israël (Ésaïe 17.4-6).

C’est le premier passage d’une série de trois qui commencent avec l’expression « En ce jour-là ». Le prophète annonce un jugement de Dieu qui sera suivi d’une bénédiction sur son peuple. Quelques fois, la déclaration « En ce jour-là » a une application immédiate et une lointaine, qui se rapporte à la tribulation et à l’instauration du Millénium par Jésus-Christ. Mais dans les cas présents, il s’agit de l’invasion imminente de la Syrie et du royaume israélite Nord par les Assyriens.

La vallée des Rephaïm située à l’ouest de Jérusalem est très fertile (Josué 15.8), ce qui suscite les trois images de jugement : « un homme fort qui dépérit » ; « des épis qu’on moissonne » et « un olivier gaulé sur lequel il ne reste presque plus rien ». Ésaïe utilise ces métaphores pour dire qu’après le passage des armées assyriennes, le pays sera dépeuplé, car ses habitants seront soit massacrés soit déportés.

Versets 7-8

Je continue.

En ce jour-là, l’homme se tournera vers celui qui l’a fait, et ses yeux se dirigeront vers le Saint d’Israël. Il ne tournera plus ses yeux vers les autels qu’il a faits de ses mains, et il ne regardera plus les objets que ses doigts ont fabriqués, ni les poteaux sacrés de même que les encensoirs (Ésaïe 17.7-8).

Les Israélites rendent un culte à la divinité féminine Achéra ou Astarté, la grande déesse phénicienne. Elle est représentée par un tronc d’arbre planté en terre à côté de la statue de l’idole masculine Baal. Les adorateurs brûlent de l’encens en leur honneur. C’est aussi dans ce lieu de culte qu’on pratique des rites de fécondité, c’est à dire des orgies. Comme je l’ai déjà dit, cette idolâtrie abominable est l’une des principales raisons du jugement de Dieu, mais ce châtiment sévère a pour but de conduire les survivants à la repentance.

Versets 9-11

Je continue.

En ce jour-là, ses villes fortifiées seront abandonnées comme autrefois les villes peuplées par les Héviens ou par les Amoréens furent abandonnées quand les Israélites conquirent le pays : elles seront désertes. Car tu as oublié le Dieu qui t’a sauvé et tu ne t’es pas souvenu du rocher qui faisait ta force. Ainsi tu plantes des jardins de délices pour tes divinités, tu sèmes des graines étrangères. Le jour où tu les sèmes, les plantes sortent de la terre, le lendemain matin, ta semence fleurit. Mais au moment de la moisson, il ne reste plus rien : le mal est sans remède (Ésaïe 17.9-11).

Les Héviens et les Amoréens sont des peuples cananéens qui furent chassés par les Hébreux lors de la conquête de la Palestine par Josué. Le même scénario se répétera, mais en sens inverse puisque ce sont les Israélites qui subiront le sort des Cananéens et qui seront chassés de leur territoire (Lévitique 26).

« Le rocher » désigne souvent l’Éternel (Deutéronome 32.4, 15, 18 ; Ésaïe 26.4 ; 30.29 ; Psaumes 18.3).

« Les jardins de délices » sont des petits vases dans lesquels on cultive des plantes hâtives mais éphémères en l’honneur de la divinité de la végétation (Tammouz-Adonis). Israël s’est confié en des idoles impuissantes et dans des coalitions inutiles. Mais au moment de la moisson c’est-à-dire du jugement, toute cette agitation ne servira à rien car les Israélites du Nord seront vaincus par leurs ennemis et réduits à une peau de chagrin (Ésaïe 17.4).

Versets 12-14

Je finis maintenant de lire le chapitre 17.

Oh ! Quel mugissement de peuples innombrables et qui mugissent comme mugit la mer ! Et quel grondement des nations semblable au grondement des eaux impétueuses : les nations font entendre des grondements pareils à ceux des grandes eaux. L’Éternel les menace et elles fuient au loin. Elles sont dispersées comme des brins de paille par le vent des montagnes, comme de la poussière chassée en tourbillon devant un ouragan. Au soir encore, c’est l’épouvante, mais avant le matin, ils ont tous disparu. Tel sera le destin de ceux qui nous dépouillent, oui, tel sera le sort de tous ceux qui nous pillent (Ésaïe 17.12-14).

L’armée assyrienne se compose de mercenaires de plusieurs nations (Ésaïe 5.26) devenues vassales ou provinces de l’Assyrie. L’invasion à venir est comparée à une inondation (Ésaïe 8.7-8). Mais ici, Ésaïe décrit l’attaque assyrienne contre Juda. Le soir, les habitants de Jérusalem sont épouvantés en voyant le flot incessant des troupes ennemies prendre position contre les murs d’enceinte de la ville (701 av. J-C). Mais le lendemain matin, c’est le grand silence comme après une bataille. En une seule nuit, 185 000 soldats périrent dans leur sommeil, frappés par l’Ange de l’Éternel (comparez Ésaïe 14.24-27 ; 19.35 ; 29.5 ; 37.36-37).

Chapitre 18

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 18 qui annonce le jugement de l’Assyrie. Je commence de le lire.

Terre au bruissement d’ailes, au-delà des fleuves de l’Éthiopie ! Toi qui envoies sur mer des ambassadeurs, dans des embarcations de jonc (voguant) à la surface des eaux ! Retournez, émissaires rapides, vers la nation au corps élancé et luisant, vers le peuple redoutable depuis qu’il existe, nation puissante qui écrase tout, et dont le pays est sillonné par des fleuves (Ésaïe 18.1-2 ; autre).

« Bruissement d’ailes » est proche du mot hébreu « tsé-tsé » qui imite le bourdonnement d’insectes.

L’ancienne Éthiopie, Kouch en hébreu, comprend ce qui est aujourd’hui le sud de l’Égypte, le Soudan et le nord de l’Éthiopie. De plus, à l’époque d’Ésaïe (et depuis 715 av. J-C) la 25e dynastie qui règne sur l’Égypte se compose de pharaons nubiens, c’est-à-dire d’origine kouchite.

Avec les tiges du papyrus, les habitants des bords du Nil fabriquent des embarcations légères pour naviguer sur le fleuve. Les bruissements d’ailes innombrables et bruyantes symbolisent les masses de peuples (Ésaïe 7.18-19) qui s’agitent et se préparent à faire face à une attaque assyrienne (2Rois 19.9).

Les Éthiopiens ont envoyé des messagers à Jérusalem pour faire alliance avec Juda contre les Assyriens qui sont déjà dans le nord de la Palestine et qui menacent l’Égypte et l’ancienne Éthiopie. Ces craintes sont justifiées, car environ un siècle plus tard l’armée assyrienne envahit l’Éthiopie.

Ésaïe s’est vigoureusement opposé à une alliance avec l’Égypte (Ésaïe 20.5-6 ; 30 ; 31) et avec toute autre nation païenne. Ici, en termes poétiques, le prophète s’adresse à la députation éthiopienne pour l’inviter à rentrer dans son pays, porteur d’un autre message.

Verset 3

Je continue.

Vous qui peuplez le monde, habitants de la terre, regardez l’étendard quand on va le dresser au sommet des montagnes, et, quand le cor va sonner écoutez bien ! (Ésaïe 18.3).

Accompagné de la sonnerie du cor, l’étendard évoque le rassemblement d’une armée qui se prépare à l’attaque (comparez Ésaïe 5.26). Mais Ésaïe dit aux Éthiopiens et au monde entier de prendre note de ce qui va arriver à l’Assyrie.

Versets 4-5

Je continue.

Car l’Éternel m’a dit : Je me tiendrai tranquille et je regarderai de ma demeure, pareil à la chaleur dans la lumière éblouissante du soleil, pareil à la nuée formée par la rosée dans la chaleur de la moisson. Car, avant la moisson, quand la floraison est finie, quand la fleur deviendra un raisin qui mûrit, alors on coupera les sarments de la vigne avec une serpette. On enlèvera les sarments et l’on élaguera les branches (Ésaïe 18.4-5).

Par ces images, Ésaïe dit que l’Éternel est le maître de l’histoire des hommes, et même s’il n’intervient pas toujours immédiatement, en son temps il accomplit toujours tous ses objectifs.

Verset 6

Je continue.

Le tout sera abandonné aux oiseaux de proie des montagnes et aux bêtes sauvages : les vautours en feront leur nid pendant l’été, et les bêtes sauvages leur gîte de l’hiver (Ésaïe 18.6).

Les sarments coupés et les branches élaguées (Ésaïe 10.17-19 ; 10.33-34) représentent les 185 000 soldats assyriens tués en une seule nuit (701 av. J-C) et laissés en pâtures aux bêtes sauvages.

Verset 7

Je finis de lire le chapitre 18 du livre d’Ésaïe.

En ce temps-là, le Seigneur des armées célestes recevra un présent de la part de ce peuple au corps élancé et luisant, de ce peuple redoutable depuis qu’il existe, nation puissante qui écrase tout, et dont le pays est sillonné par des fleuves, dans le lieu où réside le nom de l’Éternel, à la montagne de Sion (Ésaïe 18.7 ; autre).

« En ce temps-là », veut dire : suite au jugement de l’Assyrie mais transposé à la fin des temps. En effet, dans la prophétie, cet empire représente le monde hostile à Dieu, et son jugement se confond avec celui de l’humanité. Le prophète annonce la conversion des Éthiopiens (Ésaïe 45.14 ; Sophonie 3.10 ; Psaumes 68.32) et avec eux de tous les peuples de la terre. De plus, il prophétise que pendant le Millénium, tous viendront à Jérusalem pour rendre hommage à l’Éternel en la personne du Messie (Deutéronome 12.5 ; Zacharie 14.16). Cette perspective déjà entrevue dans les chapitres 2 (v. 3) et 11 (v. 10) est développée plus loin dans les chapitres 60-62 ; elle est également exprimée avec allégresse dans les psaumes 68 (v. 31) et 87 (v. 4).

 

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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