Chapitre 5

Introduction

Dans la culture grecque antique, l’humilité est considérée comme un gros défaut, une tare même et une attitude qui convient uniquement à l’état d’esclave. C’est ce qui explique pourquoi pour les Grecs, le message de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est scandaleux. En effet, sur la croix, le condamné subit une impuissance complète et meurt de la manière la plus déshonorante possible. Or, puisque Jésus a subi un tel supplice, le présenter comme Dieu fait homme est pour les anciens Grecs la plus grande des folies. Et il en est évidemment de même de l’enseignement des apôtres qui prônent l’humilité et la soumission à l’exemple de leur Maître.

Verset 21

Je continue à lire dans le chapitre 5 de l’épître aux Éphésiens.

Soyez rempli du Saint-Esprit, vous soumettant les uns aux autres par crainte respectueuse de Dieu (Éphésiens 5.21 ; Auteur).

Paul a déjà mentionné trois conséquences ou plutôt trois fruits de la plénitude de l’Esprit. Au moyen des chants et de la musique, les croyants, d’une part, s’édifient et s’encouragent les uns les autres, et d’autre part, ils célèbrent et louent leur Seigneur. En troisième lieu, ils sont reconnaissants et disposés à rendre grâces en toutes choses, même en cas de tragédie.

Le quatrième fruit de la plénitude de l’Esprit est la soumission mutuelle motivée par la crainte respectueuse de Dieu.

Le participe : « Vous soumettant les uns aux autres », clôt la série des participes qui précèdent (depuis Éphésiens 5:16), et le principe de la soumission est à la base des exhortations qui suivent et qui concernent les rapports mutuels des croyants entre eux, rapports importants puisqu’ils constituent le tissu journalier de la vie. En effet, pour le fidèle, être rempli du Saint-Esprit ne concerne pas seulement le culte et sa vie personnelle, mais aussi les relations humaines. Paul va développer ce thème et montrer comment son exhortation est mise en pratique dans la vie familiale. La forme que revêt la soumission dépend du rôle de la personne dans sa situation sociale particulière et la soumission est l’une des deux composantes principales d’une relation. Paul va successivement traiter les tandems : soumission et amour entre mari et femme, obéissance et éducation avec sagesse dans la relation enfants-parents, et troisièmement obéissance et respect d’autrui dans le cas des esclaves et de leurs maîtres.

Le mot grec « upotasso » traduit par « soumission » ne veut pas dire obéir au doigt et à l’oeil. Paul n’enseigne pas que le croyant est tout en bas de l’échelle et qu’il reçoit des ordres de tous ceux qui se prennent pour l’adjudant de service. Par contre et bien évidemment, une obéissance absolue est due au Seigneur.

Josué avait été choisi et nommé général des forces armées des 12 tribus d’Israël, mais il a dû apprendre qu’il était lui-même sous les ordres d’un plus grand que lui. Alors qu’il est en reconnaissance dans les environs de la forteresse de Jéricho qui barre la route aux Hébreux, il rencontre quelqu’un qui est en réalité une pré-incarnation de Jésus-Christ. Je lis le passage :

Josué vit soudain un homme qui se tenait debout devant lui, avec son épée dégainée à la main. Il s’avança vers lui et lui demanda : — Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? (Josué 5.13).

En d’autres mots, Josué dit : « Pour qui te prends-tu donc, c’est moi qui commande ici ». Je lis la suite :

Non, répondit l’homme. Je suis le chef de l’armée de l’Éternel et je viens d’arriver (Josué 5.14).

En d’autres mots : « Tu fais erreur Josué, car c’est moi le chef ». Je continue ce texte.

Alors Josué se prosterna, le visage contre terre, et lui dit : — Seigneur, je suis ton serviteur, quels sont tes ordres ? Le chef de l’armée de l’Éternel lui répondit : — Ôte tes sandales de tes pieds, car l’endroit où tu te tiens est un lieu saint. Et Josué obéit (Josué 5.14-15).

Tous les croyants ont Jésus-Christ comme capitaine, cependant la relation ne repose pas sur le rang militaire mais sur l’amour. L’évangile selon Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Si vous m’aimez, gardez mes commandements (Jean 14.15).

On peut dire que le contraire est tout aussi vrai : « Si vous ne m’aimez pas, oubliez mes commandements ».

L’apôtre exhorte les croyants à ne pas chercher un vain prestige, mais à adopter l’attitude humble qui considère les autres supérieurs à soi. Mais il ne faut évidemment pas que ce soit un artifice pour paraître ou manipuler son entourage. Dieu nous demande d’aimer notre prochain et de le servir de tout cœur, corps et âme. Au début du chapitre 4, Paul a déjà dit :

Je vous exhorte donc de vous conduire d’une manière digne de l’appel qui vous a été adressé : soyez toujours humbles, aimables et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour (Éphésiens 4.1-2).

Et aux Philippiens, il écrit :

Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus : Lui étant dans la forme de Dieu n’a pas usé de son droit d’être traité comme un dieu mais il s’est dépouillé prenant la forme d’esclave. Il s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort à la mort sur une croix (Philippiens 2.5-8).

L’apôtre supplie plus qu’il n’ordonne, et dans toutes ses épîtres il parle en termes d’amour. Quand l’Éternel a donné la Loi à son peuple, les éclairs et le tonnerre grondaient de façon menaçante sur le mont Sinaï, mais aujourd’hui, ce tumulte a cessé. Depuis que Jésus est mort et ressuscité, le temps est au beau fixe et la relation que Dieu entretient avec l’humanité est basée sur la grâce.

Versets 22-24

Je continue de lire dans le chapitre 5 de l’épître de Paul aux Éphésiens.

Vous femmes, en particulier, soyez soumises chacune à son mari, et cela par égard pour le Seigneur. Le mari, en effet, est le chef de sa femme comme le Christ est le chef, la tête de l’Église qui est son corps et dont il est le Sauveur. Mais comme l’Église se soumet au Christ, de même la femme se soumet en toute circonstance à son mari (Éphésiens 5.22-24).

Déjà sous l’Ancienne Alliance, la relation entre l’Éternel et son peuple est représentée par l’union conjugale. Combien plus, depuis que ce rapport est entre Jésus et son Église.

Dans l’épître aux Colossiens, Paul écrit :

Femmes, soyez soumises chacune à son mari, comme il convient à des femmes qui appartiennent au Seigneur (Colossiens 3.18).

On a fait dire à ces passages toutes sortes d’inepties, un peu comme dans la première épître aux Corinthiens où Paul dit :

La femme doit porter sur la tête un signe de son autorité (1Corinthiens 11.10).

Mais qu’est ce que ça veut dire ? Louis Segond s’est loupé dans sa traduction, car il a interprété ce verset comme s’il disait que la femme doit porter sur la tête « une marque de l’autorité dont elle dépend », c’est-à-dire soit son mari, soit son père. Le gros hic est que le mot grec « Exousia » traduit par « autorité » n’exprime pas une idée négative, mais toujours une idée positive et doit donc être traduit par : « un signe de l’autorité qu’elle exerce » ou encore, « un signe de sa liberté », ce qui non seulement ne correspond pas à une autorité dont elle dépend, mais c’est exactement l’inverse.

Comme je l’ai déjà dit, le mot grec « upotasso » rendu par « soumis » ne veut pas dire obéir. Par contre, plus loin Paul ordonne bel et bien aux enfants et aux esclaves d’obéir à leurs parents ou à leurs maîtres. A l’origine, « upotasso » est un terme militaire qui signifie : « arrangé en dessous de ». Ce n’est pas un mot dur. Paul dit aux femmes d’agir envers leur mari comme elles le font vis à vis du Seigneur. Or tous les croyants, et pas seulement ces dames, sont censés avoir une relation d’amour avec Jésus-Christ parce que nous savons et selon ce qu’écrit Jean dans sa première épître : « il nous a aimés le premier » (1Jean 4.19).

Paul dit donc que la soumission de l’épouse a pour but d’honorer le Seigneur, et cet ordre des choses tient au fait que le mari a été désigné par Dieu comme le chef hiérarchique de la femme au même titre que Jésus est le chef et la tête de l’Église. Comme cette dernière est sous l’autorité du Christ, l’épouse est aussi sous l’autorité de son mari. C’est une affaire d’ordre, car la soumission n’est pas synonyme d’infériorité, mais signifie plutôt que la femme reconnaît que son mari est le chef du foyer et le traite comme tel sans essayer d’usurper son autorité. Lorsqu’un système composé d’êtres vivants, n’importe lesquels, rejette l’autorité qui fait régner l’ordre, c’est l’anarchie ou la loi de la jungle qui amène la désintégration du groupe. Chez les humains, c’est la famille ou la société qui part en déconfiture.

Bien entendu, selon les Écritures, la soumission doit avoir lieu dans un climat d’amour. En effet, non seulement la femme est l’égale de l’homme, et ce dernier ne doit pas la traiter comme une enfant ou une servante, mais l’homme est responsable devant Dieu de protéger son épouse et de pourvoir à ses besoins. Paul enseigne donc que le foyer d’un couple, dont mari et femme sont croyants, doit être un reflet de la relation d’amour perpétuelle et indissoluble qui existe entre Jésus et son Église. La différence est que le Christ est le Sauveur des croyants qui forment son corps, alors que le mari ne peut pas sauver sa femme. Cependant, l’époux doit protéger son épouse, car selon les Écritures, ils forment une seule chair. Cette union d’un homme et d’une femme a été voulue par Dieu. Dans le livre de la Genèse, on lit :

C’est pourquoi un homme se séparera de son père et de sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne feront plus qu’un (Genèse 2.24).

Dans le couple, l’homme est celui des deux conjoints qui est responsable de la famille, de son bien-être à tous les niveaux, sur le plan affectif bien sûr, mais aussi sur le plan financier. Jadis, les rôles étaient bien définis puisque le mari partait chaque matin pour aller gagner sa croûte, c’est-à-dire l’argent nécessaire au foyer. Mais cela ne lui a jamais donné le droit de se comporter comme un sergent-chef et de faire claquer le fouet.

Lorsqu’un mari se plaint de sa femme disant qu’elle est distante et insoumise, il fait un constat d’échec de son rôle de mari. Comment se conduit-il donc pour qu’elle réagisse ainsi ? C’est à l’homme de prouver le premier qu’il aime sa femme tout comme Jésus a aimé l’Église avant même qu’elle ne soit constituée. C’est au mari de s’assurer que la flamme de l’amour de leur couple continue à brûler ; c’est à lui de prendre l’initiative et de faire des propositions. S’il agit ainsi, l’épouse répondra d’une façon douce et aimante et acceptera volontiers de se placer sous l’autorité de son mari.

Dans le livre : « Cantique des cantiques » de l’Ancien Testament, Salomon donne un modèle du mariage. Bien que le mari fut roi, sa relation avec sa femme est uniquement basée sur l’amour et le respect mutuel. L’époux dit à son épouse :

Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux ressemblent à des colombes (Cantique 1.15).

Et elle répond :

Que tu es beau, mon bien-aimé, tu es superbe ! Notre lieu de repos est un lit verdoyant. Comme un pommier parmi les arbres de la forêt est mon bien-aimé parmi les jeunes gens, j’ai grand plaisir à m’asseoir à son ombre. Combien son fruit est doux à mon palais. Il m’a conduite dans la maison du vin et il a déployé sur moi, l’étendard de l’amour. Restaurez-moi avec des gâteaux de raisins, soutenez-moi avec des pommes, car je suis malade d’amour. Son bras gauche soutient ma tête, et son bras droit m’enlace. Mon bien-aimé, il est à moi, et moi, je suis à lui (Cantique 1.16 ; 2.3-6, 16).

Dans cette relation, on est à des années lumière de la femme froide et distante. Je vous entends penser que c’est très idéaliste et romantique tout ça. Certes, mais quand Dieu a créé l’homme et la femme pour qu’ils forment un couple, c’est exactement ce qu’il voulait.

Lorsque Adam a considéré tous les animaux, il s’est rendu compte qu’aucun d’eux ne lui correspondait et pouvait le seconder. Alors il s’est senti très seul. Je lis ce texte de la Genèse :

L’homme donna donc un nom à tous les animaux domestiques, à tous les oiseaux du ciel et aux animaux sauvages. Mais il ne trouva pas d’aide qui soit son vis-à-vis, qui lui soit assortie. Alors l’Éternel Dieu plongea l’homme dans un profond sommeil. Pendant que celui-ci dormait, il prit une de ses côtes et referma la chair à la place. Puis l’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena à l’homme. Alors l’homme s’écria : Voici bien cette fois celle qui est os de mes os, chair de ma chair (Genèse 2.20-23).

Dans le jardin d’Éden, le choix d’Adam était limité à Ève, cependant, on peut être sûr que l’Éternel s’est assuré qu’ils se plaisaient mutuellement. Mais notre vie se passe hors de ce jardin fabuleux ce qui fait que les rencontres entre sexe opposé sont moins évidentes. Dans le meilleur des cas, des jeunes gens se fréquentent, d’abord sur un plan amical, puis un jour une étincelle se produit et deux âmes sœurs se reconnaissent. On peut toujours expliquer ce phénomène selon une perspective naturaliste psychologique ou chimique, mais peu importe, ce qui compte est que Dieu nous a conçus, du moins ceux d’entre nous qui sommes normalement constitués, de telle sorte que nous pouvons rencontrer une personne du sexe opposé qui nous est assortie.

Maintenant, il peut arriver qu’une jeune fille ait peu de charme, qu’elle n’en ait pas du tout et soit du genre « un chiffon, un os, et un paquet de cheveux », comme le dit si bien le romancier britannique Kipling, pourtant, il y aura toujours un jeune homme qui verra en elle son vis-à-vis, son âme soeur, et elle pourra aussi devenir pour lui l’inspiration de sa vie. Ce genre de situation n’arrive pas seulement dans les contes à l’eau de rose, mais aussi dans la réalité.

En plaisantant, on entend parfois dire que derrière tout homme qui réussit dans la vie se trouve une femme. Eh bien ce trait d’esprit a du vrai. Avant d’être reconnu comme un romancier de talent, Nathaniel Hawthorne est un gratte-papier insignifiant dans un bureau miteux des douanes de New York. Il est tellement incompétent qu’il se fait licencier. Il rentre chez lui profondément découragé, mais après l’avoir écouté, sa femme l’entoure de ses bras et lui dit : « Maintenant, Nathaniel, tu peux faire ce que tu as toujours voulu : tu peux écrire ». L’optimisme de son épouse l’inspire et il se met à écrire le roman « La lettre écarlate », qui fait l’effet d’une bombe parce qu’il y dénonce l’obscurantisme d’une Nouvelle-Angleterre figée dans des traditions puritaines hypocrites, dont les règles cachent des consciences perverses. Ce premier ouvrage est un triomphe parce que Hawthorne ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il est évident que cet homme avait du talent, mais c’est son épouse qui a su exploiter une situation fâcheuse pour l’encourager à prendre un nouveau départ, un envol qui fait de lui le fondateur de la littérature américaine au même titre que Mark Twain.

Verset 25

Je continue maintenant de lire le chapitre 5 de l’épître aux Éphésiens.

Quant à vous, maris, que chacun de vous aime sa femme comme le Christ a aimé l’Église : il a donné sa vie pour elle (Éphésiens 5.25).

Après avoir brièvement parlé du rôle de la femme dans le couple, Paul s’adresse maintenant aux maris qu’il va sermonner deux fois plus longtemps. Il leur ordonne d’aimer leur femme de la même façon que Jésus a aimé l’Église. Or il s’agit d’un amour sacrificiel puisque le Seigneur a donné sa vie sur la croix pour l’humanité en général et les croyants en particulier.

Dans le monde antique, l’autorité du mari sur son foyer et sa maisonnée est incontestable, mais la façon dont Paul la présente en change profondément le sens. L’image du rapport entre le Christ et l’Église oblige le mari à aimer d’un amour qui est un don de soi total. Paul établit un lien entre la soumission de la femme et l’amour du mari pour elle, ce qui interdit évidemment à ce dernier tout comportement despotique. Au contraire, le type de relation « soumission/amour-sacrifice », ne peut que produire l’harmonie au sein du couple.

Verset 26

Je continue le texte.

Le Christ a donné sa vie pour l’Église afin de la mettre à part pour lui-même après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial (Éphésiens 5.26).

L’un des buts de la mort du Christ est de se constituer un peuple qui lui appartienne : l’Église universelle qui comprend tous les croyants authentiques. Paul utilise ici une métaphore d’une coutume de la Grèce antique qui veut qu’une femme fiancée se baigne dans la rivière afin de se purifier symboliquement de toute souillure de sa vie passée, après quoi elle est parée pour la cérémonie nuptiale. Ce rite permet à l’épouse d’entrer dans le mariage sans aucune tache morale ou sociale. Cette image que Paul utilise fait référence à l’œuvre de régénération que Dieu accomplit dans la vie d’un croyant par les Écritures. Le rôle purificateur de la Parole divine est souligné dans d’autres passages. Par exemple, Jésus a dit à ses disciples :

Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée (Jean 15.3).

La Bonne Nouvelle touche toujours quelques personnes qui, quand elles acceptent Jésus comme sauveur, naissent à une vie nouvelle et reçoivent le pardon de leurs fautes. La Parole de Dieu a aussi le pouvoir de préserver les croyants du péché. Le roi David écrit :

Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole (Psaumes 119.9).

Verset 27

Je continue le texte.

Jésus a ainsi voulu se présenter cette Église à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais sainte et irréprochable (Éphésiens 5.27).

Les mots : « Saint et irréprochable » sont mentionnés au début de cette épître comme étant l’objectif final de l’élection. Paul écrit :

En Jésus-Christ, bien avant de poser les fondations du monde, Dieu nous avait choisis pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui (Éphésiens 1.4 ; comparer Colossiens 1.22).

Le but ultime de la mort de Jésus est de se constituer un peuple, l’Église, qui sera un jour à la fois glorieuse, sainte et irréprochable, et sans la moindre flétrissure morale. Paul ne fait évidemment pas référence à un clocher particulier avec son pupitre et son orgue, mais de l’Église universelle composée des croyants du monde entier. Jésus-Christ est en train de préparer chacun d’entre eux pour le plus grand événement de l’histoire de l’humanité. Ce jour nouveau, décrit par l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse, seront célébrées les Noces de l’Agneau. Alors, Jésus-Christ, l’époux, recevra l’Église, l’épouse, toute parée de magnificence.

On ne peut pas dire que toutes les filles à marier sont jolies. Par contre, on peut faire une généralisation et affirmer que le jour de leur mariage, toutes les femmes sont belles, au point que beaucoup de gens se déplacent rien que pour aller voir la mariée tout de blanc vêtue. Pareillement, tout le corps angélique sera présent aux Noces de l’Agneau pour admirer l’Église dans toute sa gloire, et pour assister au plus grand mariage de l’histoire de l’univers.