Chapitre 4

Introduction

Depuis que j’ai mon permis et que je conduis, j’ai eu un certain nombre d’accidents de voitures, jamais très graves, mais assez pour démolir les bagnoles, et plusieurs étaient de ma faute parce que je suis de nature distraite.

Il existe au moins deux catégories de fautes, celles qui engagent ma responsabilité civile et d’autres plus sérieuses qui ont une composante morale. Et nous connaissons tous des gens qui ont commis l’irréparable, entraînés par des copains, ou par lâcheté, ou dans un accès de panique, un moment de colère ou par arrogance. Et maintenant ces coupables regrettent, parfois amèrement en se répétant :« Mais comment ai-je pu commettre une chose pareille ? » La raison tient au fait que nous avons tous un mauvais fond, un cœur méchant et tortueux dit le prophète Jérémie (17.9). Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître aux Éphésiens.

Versets 22-24

En Christ, vous avez été instruits à vous débarrasser de votre ancienne manière de vivre, celle de l’homme que vous étiez autrefois, et que les désirs trompeurs mènent à la ruine, à être renouvelés par le changement de ce qui oriente votre pensée intelligente, et à vous revêtir de l’homme nouveau, créé conformément à la pensée de Dieu, pour mener la vie juste et sainte que produit la vérité (Éphésiens 4.22-24).

Littéralement : « vous avez appris Christ ». Voilà une locution remarquable car elle signifie : « l’avoir écouté, avoir été instruit en lui par lui, et s’être pénétré de la parfaite vérité qui est en lui. »

Ce passage comprend trois mouvements qui s’appuient sur les verbes « vous débarrasser, être renouvelés et vous revêtir ». Paul ne donne pas ici de commandements, car aucun de ces verbes n’est à l’impératif. Il présente plutôt des faits que les croyants doivent connaître et dont ils leur faut tenir compte. La plupart des chrétiens de la province romaine d’Asie sont d’origine païenne. Autrefois, leur manière de vivre était conforme à la description à grands traits qu’en a faite l’apôtre Paul et sur laquelle il va encore s’étendre plus loin. Cependant, dans leur nouvelle vie, ces jeunes croyants apportent avec eux de vieilles habitudes dont ils doivent maintenant se débarrasser comme on se dépouillerait d’un vêtement usé et crasseux. Mais ils doivent faire plus que se défaire du bagage de leur ancienne vie qu’ils traînent encore comme des boulets aux pieds, car ils sont aussi appelés à revêtir un habit tout beau tout neuf.

Ce double changement d’attitude et de comportement se passe dans la tête du croyant ou plutôt en son âme et conscience au moment de sa conversion, quand il est régénéré par le Saint-Esprit. Aussi appelé « nouvelle naissance ou naissance d’en haut », ce moment est l’étape première et capitale du renouvellement de l’intelligence. Ce changement d’orientation de la pensée se produit quand quelqu’un est confronté à la vérité qui est Jésus-Christ et qui est en lui et qu’il l’accepte. Il devient alors une créature nouvelle unie à Jésus-Christ. Suite à cette expérience, le jeune croyant ne doit plus vivre comme auparavant, comme un païen à l’intelligence obscurcie. La régénération est un événement stratégique qui est à l’origine et le moteur des nouveaux comportements du croyant. Paul écrit ces mêmes vérités dans son épître aux Romains; je lis le passage :

Débarrassons-nous de tout ce qui se fait dans les ténèbres, et revêtons-nous de l’armure de la lumière. Vivons correctement, [..], sans orgies ni beuveries, sans débauche ni immoralité, sans querelle ni jalousie. Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et ne vous préoccupez pas de satisfaire les désirs de l’homme livré à lui-même (Romains 13.12-14).

Cependant, même si le croyant a la volonté de bien faire, cela ne veut pas dire qu’il en a la capacité; vouloir et pouvoir sont deux dynamiques différentes. Il est un peu comme le petit enfant qui ne peut ni quitter ni mettre ses habits tout seul et qui dépend d’une grande personne. Or pour un croyant, tout a été accompli par Jésus sur la croix et par sa résurrection. C’est par le moyen de la foi qu’il est uni au Christ et peut se défaire de ses vieilles habitudes pour en revêtir de nouvelles. Toujours aux Romains, Paul explique comment le mal qui nous habite est détruit. Il écrit :

Comprenons donc que l’homme que nous étions autrefois a été crucifié avec le Christ afin que le péché dans ce qui fait sa force soit réduit à l’impuissance et que nous ne servions plus le péché comme des esclaves (Romains 6.6).

Tant que le croyant sera dans cette vieille nature de misère qu’il a héritée de son ancêtre Adam, ses anciennes habitudes de mal faire seront toujours prêtes à refaire surface, mais il ne doit pas leur laisser le contrôle de sa vie. C’est facile à dire mais pas à faire car ce n’est que par la puissance du Saint-Esprit qu’il peut se défaire des vices, et vivre selon la volonté de Dieu.

Cela dit, et parallèlement à son ancienne nature, depuis que le croyant a été régénéré par le Saint-Esprit, il est également devenu un homme nouveau « créé conformément à la pensée de Dieu », dit Paul. En conséquence, il peut et doit fonctionner en obéissant aux saintes pulsions de sa nouvelle nature. Ceux qui disent connaître Jésus-Christ et la vérité qu’il représente sont mis en demeure de le prouver par une qualité de vie qui correspond au caractère juste et saint de leur Maître. Facile à dire, mais je reconnais que la difficulté est grande, justement parce que le croyant ne doit rien faire, mais laisser l’Esprit agir en lui. Pour cela, il doit acquérir un esprit de soumission et d’obéissance à Dieu.

Verset 25

Je continue de lire le chapitre 4 aux Éphésiens.

C’est pourquoi, débarrassés du mensonge, que chacun de vous dise la vérité à son prochain. Ne sommes-nous pas membres les uns des autres ? (Éphésiens 4.25).

Aux Colossiens, Paul écrit :

Ne mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés de l’homme que vous étiez autrefois avec tous ses agissements, et vous avez revêtu l’homme nouveau (Colossiens 3.9-10).

À partir d’ici et jusqu’à la fin de l’épître, Paul énumère des interdits, des comportements inacceptables pour celui qui se dit croyant. La première caractéristique de l’homme nouveau est qu’il ne doit pas mentir, mais conformer ses paroles à la réalité. À ce sujet, il est intéressant de remarquer que selon le Nouveau Testament, le diable séduit, tend des pièges et qu’il est pécheur dès l’origine, mais il n’est coupable que de deux des 7 péchés capitaux. Jean écrit :

c’est un meurtrier depuis le commencement et le père du mensonge (Jean 8.44).

Un des maux principaux qui afflige l’humanité est le mensonge. Le roi David a dit :

Tout homme est menteur (Psaumes 116.11).

Entre les politiciens et la publicité on n’est pas sûr qui remporte la palme dans ce domaine.

Dès qu’un petit enfant se sait découvert en quelque faute, comme pris la main dans la boîte à gâteaux, il essaie d’abord de se sortir de ce mauvais pas, par le mensonge ; c’est un réflexe naturel qui n’a besoin d’aucune réflexion.

Il faut rappeler que c’est dans le contexte de l’Église et des efforts que les croyants doivent fournir pour conserver son unité, que Paul exhorte les croyants à dire la vérité, à être droits les uns avec les autres afin de conserver la cohésion du groupe, ce qui est capital pour sa survie parce que « l’union fait la force ». Il faut en effet savoir que faillir à sa parole provoque une brèche dans la communion chrétienne, engendre méfiance et suspicion, ce qui détruit l’unité du Corps de Christ (Romains 12:5). Chrysostome, un Père de l’Église l’a expliquée de la façon suivante :

Que l’œil ne mente pas au pied ni le pied à l’œil. S’il y avait une fosse profonde recouverte de roseaux et d’argile afin de donner à l’œil l’apparence d’une terre battue et sûre, l’œil ne va-t-il pas utiliser le pied pour tester le sol afin de déterminer s’il est creux en dessous ou s’il est dur et résistera à la pression ? Est-ce que le pied dira un mensonge et non la pure vérité ? Et encore, si l’œil voyait un serpent ou une bête sauvage, mentirait-il au pied ?

Tous les membres et organes d’un même corps doivent marcher au même rythme, car le bien-être de tout l’organisme en dépend. C’est la même chose dans une église où ses membres se doivent la vérité et le soutien mutuel.

Versets 26-27

Je continue le texte aux Éphésiens.

Mettez-vous en colère, mais ne commettez pas de péché ; que votre colère s’apaise avant le coucher du soleil. Ne donnez aucune prise au diable (Éphésiens 4.26-27).

Paul cite un passage du livre des Psaumes (Psaumes 4.5) selon l’ancienne version grecque qui s’appelle « la septante ».

D’une façon générale, face aux injustices et au mal gratuit, la colère est légitime et même nécessaire. Un croyant n’est pas quelqu’un qui se ballade avec un grand sourire, indifférent à ce qui se passe autour de lui. Il n’y a pas de neutralité possible dans la bataille entre le bien et le mal, entre la vérité et le mensonge, entre Dieu et Satan, face aux médisances et à toutes les formes d’exactions qui sont commises dans le monde. Dans le livre des Proverbes, il est écrit :

Il y a six choses que l’Éternel déteste, et même sept qui lui sont en horreur : les yeux qui regardent les autres de haut, la langue qui répand des mensonges, les mains qui font couler le sang des innocents, le cœur qui médite des projets coupables, les pieds qui se hâtent de courir vers le mal, le faux témoin qui dit des mensonges et l’homme qui sème la discorde entre des frères (Proverbes 6.16-19).

Jésus lui-même s’est fâché à plusieurs reprises. Dans l’évangile selon Marc, on lit :

Un jour il est entré dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme avec la main paralysée. Les religieux (qui l’avaient planté là) le surveillaient attentivement pour voir si Jésus le guérirait un jour de sabbat : ils voulaient ainsi pouvoir l’accuser. Jésus leur demanda : — Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal ? A-t-on le droit de sauver une vie ou faut-il la laisser se détruire ? Mais personne ne dit mot. Jésus promena sur eux un regard de grande indignation. Profondément attristé par la dureté de leur cœur, il dit à l’homme : — Étends la main. Il la tendit et elle fut guérie (Marc 3.1-5 ; comparer Marc 10.14 ; Jean 11.33 ; Matthieu 21.12-13 ; Jean 2.13-16).

Paul continue à suivre son fil conducteur qui est l’unité de l’Église. Si je suis en colère contre un frère croyant, il faut que je règle le problème au plus vite afin que la situation ne s’envenime et que je devienne amer. L’auteur de l’épître aux Hébreux et l’apôtre Pierre écrivent respectivement :

Veillez à ce que personne ne passe à côté de la grâce de Dieu, qu’aucune racine d’amertume ne pousse et ne cause du trouble en empoisonnant plusieurs d’entre vous (Hébreux 12.15). Rejetez donc toute malice et toute fourberie, hypocrisies, jalousies et toute sorte de médisances (1Pierre 2.1).

Le croyant doit s’abstenir de laisser sa colère mûrir et gronder en sourdine, car elle finira par le contrôler et lui risque de chercher à nuire à son prochain par des voies détournées. Agir ainsi au sein de l’Église permet au diable, mot qui signifie « diviser », de la détruire de l’intérieur. On dit parfois que « la vengeance est un plat qui se mange froid », mais Dieu dit :

Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû. Le Seigneur jugera son peuple (Romains 12.19 ; Hébreux 10.30).

« Pardonne et oublie » doit être le principe directeur du croyant offensé.

Verset 28

Je continue l’Épître aux Éphésiens.

Que le voleur cesse de dérober ; qu’il se donne plutôt de la peine et travaille honnêtement de ses mains pour qu’il ait de quoi secourir ceux qui sont dans le besoin (Éphésiens 4.28).

C’est le huitième Commandement mis en pratique. Quand j’étais jeune adolescent, avec les copains on s’était spécialisé dans la maraude aux cerises bien que les pommes ou les pêches de vigne faisaient également notre affaire. Aucun d’entre nous n’était dans le besoin, mais les fruits dérobés sur l’arbre sont toujours meilleurs, c’est bien connu. Après avoir accepté Jésus-Christ, j’étais toujours aussi tenté par un beau cerisier croulant sous des bigarreaux noirs, mais je pouvais résister, du moins le plus souvent.

C’est dans notre nature non seulement de mentir, mais aussi de voler ainsi que de commettre toutes sortes d’autres fautes. Alors que le voleur s’empare des biens d’autrui pour son propre bénéfice, le croyant est exhorté à gagner sa vie honnêtement par son travail et ainsi pouvoir aider les nécessiteux. C’est ça la véritable charité chrétienne.

Verset 29

Je continue le texte.

Ne laissez aucune parole malsaine franchir vos lèvres, mais seulement des paroles qui procurent un avantage. Qu’elles répondent à un besoin et aident les autres à grandir dans la foi. Ainsi elles feront du bien à ceux qui vous entendent (Éphésiens 4.29).

Paul a déjà parlé du mensonge et il a exhorté les croyants à dire la vérité. Matthieu nous informe que Jésus a même précisé qu’on ne doit pas tergiverser ou noyer le poisson. Je lis le passage :

Que votre parole soit : Oui, oui, Non, non ; ce qu’on dit de plus, vient du Malin (Matthieu 5.37).

A ceux qui se mettent en colère, Paul a recommandé de la régler au plus vite, et aux voleurs, il demande d’utiliser leurs mains non plus pour dérober, mais pour aider leur prochain. Maintenant, il s’adresse à la langue, non pas la diseuse de mensonges, mais celle qui blesse comme un glaive ou qui prononce des malédictions et des paroles indécentes.

Le mot grec traduit par « malsain » était utilisé pour dire que du poisson ou des fruits étaient pourris ou des matériaux étaient inutilisables. Au sens figuré, ce mot veut dire « mauvais ou méchant ». Une langue vile et grossière et qui dit des propos scandaleux est le signe d’une vie corrompue, car ce qui est au fond de soi, ce qu’on est vraiment, finit toujours par remonter à la surface. Jésus a dit :

C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle (Matthieu 12.34).

Paul exhorte donc les croyants à utiliser leur langue pour guérir, édifier et faire le bien.

Verset 30

Je continue le texte.

N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu car, par cet Esprit, Dieu vous a marqués de son sceau comme sa propriété pour le jour de la délivrance finale (Éphésiens 4.30).

Le Saint-Esprit peut être attristé, car ce n’est pas une force, mais une personne. On sait aussi que Jésus souffre avec les siens et Dieu s’attribue l’amour d’un Père. Le Dieu de la Bible n’est pas cet Être froidement impassible dans son immensité, que nous décrit la philosophie. Déjà en créant l’homme à son image, Dieu a trouvé dans cette créature un objet d’amour et de joie. Pour cette raison, l’ingratitude et le péché de ceux que Dieu aime le mettent en colère, tandis que leur repentance émeut sa miséricorde et ses compassions.

Le Saint-Esprit est lié au croyant à tout jamais jusqu’au jour où ce dernier recevra un nouveau corps semblable à celui du Christ ressuscité. Donc si je mens, vole, me fâche égoïstement ou prononce des paroles malsaines, j’attriste le Saint-Esprit, car de tels comportements s’opposent à la sainteté de Dieu et à son œuvre de réconciliation et d’unité des hommes dans l’Église. De plus, les paroles mauvaises vont à l’encontre de l’enseignement du Christ et sont un témoignage déplorable envers les non-croyants.

Verset 31

Je continue.

Amertume, emportements enragés, colère chronique, éclats de voix, insultes méchantes : faites disparaître une fois pour toutes ces choses du milieu de vous, ainsi que toute forme de méchanceté (Éphésiens 4.31).

Plusieurs de ces vices sont également mentionnés dans l’épître aux Colossiens. Je les lis :

Renoncez pour de bon à .. la colère chronique, à l’amertume, à la méchanceté, aux insultes méchantes, aux paroles grossières qui pourraient sortir de votre bouche (Colossiens 3.8).

Cette colère n’est pas une indignation justifiée mais la fureur pour raison personnelle, une vendetta en puissance qui cherche à faire du mal. Dans l’exhortation aux Éphésiens, Paul établit une gradation qui va de l’amertume aux insultes. Une fois la pompe à purin enclenchée, rien ne l’arrête et on passe facilement des mots aux mains.

Verset 32

Je finis de lire le chapitre 4.

Et devenez bons et compatissants les uns envers les autres. Pardonnez-vous réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ (Éphésiens 4.32).

Paul cite trois comportements à adopter. Le mot traduit par « bons » signifie « qui convient à un besoin, qui est prêt à rendre service ». Il y a des gens qui ont vraiment le cœur sur la main.

La seconde vertu, la compassion, est un sentiment d’affection et de miséricorde envers celui qui souffre.

Le mot pour « pardonner » veut dire « accorder inconditionnellement comme une faveur ». La raison de ce pardon n’est pas une obligation légale, mais une grâce au même titre que celle que Dieu accorde dans sa miséricorde à tous ceux qui acceptent Jésus comme leur Sauveur. Le croyant doit pardonner à ses oppresseurs parce que lui-même a été pardonné, et non pas afin que son ardoise soit effacée. Par contre dans la prière modèle du « Notre Père » que Jésus a donnée à ses disciples dans son Sermon sur la Montagne, la règle est différente parce que pendant le ministère de Jésus sur terre, l’humanité est encore sous le régime de la loi de Moïse. Voilà pourquoi le Christ a ordonné à ses disciples de dire :

Pardonne-nous nos torts envers toi comme nous pardonnons nous-mêmes les torts des autres envers nous (Matthieu 6.12).

Ici, Jésus donne les bases d’ordre légal sur lesquelles quelqu’un peut recevoir le pardon de Dieu. En effet, il a ensuite précisé :

Si vous pardonnez aux autres leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes (Matthieu 6.14-15).

Sous le régime de la loi, le pardon est conditionnel ; il dépend non de la grâce de Dieu, mais du comportement du demandeur. D’ailleurs plus loin dans l’évangile selon Matthieu, Jésus enfonce le clou avec une parabole dont je lis un extrait.

Alors le maître fit convoquer le serviteur et lui dit : “ Tu es vraiment odieux ! Tout ce que tu me devais, je te l’avais remis parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? ” Et, dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait remboursé toute sa dette. Voilà comment mon Père céleste vous traitera, vous aussi, si chacun de vous ne pardonne pas du fond du cœur à son frère (Matthieu 18.32-35).

La grâce et la Loi sont deux types d’administration divine de l’humanité qui sont fondamentalement différents. Je ne sais pas vous, mais moi je préfère de loin le régime de la grâce en acceptant le pardon gratuit de Dieu en Jésus-Christ.