Les émissions

26 sept. 2024

Éphésiens 4.1-3

Chapitre 4

Introduction

Dans toutes les guerres, il y a des accalmies et même des moments où tous les combats cessent. La trêve la plus courante est celle de Noël. Durant la Première Guerre mondiale, sur certains endroits du front, les soldats qui s’entre-déchiraient un jour ont échangé des cadeaux le lendemain.

Dans le conflit interminable qui oppose les Palestiniens aux Israéliens, un jour j’ai lu qu’un jeune Arabe avait été tué par balle, mais au lieu de crier vengeance, son père a fait un don d’organe du corps de son fils afin qu’un Israélien vive.

Entre des peuples farouchement opposés et qui sont à couteaux tirés, la réconciliation est rare, longue et difficile. C’était la situation des Juifs et des païens qui se vouaient une haine ancestrale. Mais la venue du Christ a révolutionné les données fondamentales de ce problème insoluble. Tous ceux qui placent leur foi en Jésus deviennent en lui un seul corps qui est l’Église universelle. Non seulement ils sont désormais en paix les uns avec les autres, mais ils apprennent aussi à s’aimer mutuellement. C’est une révolution et un miracle.

L’Église dans laquelle s’accomplit l’unité des croyants quels que soient leurs us et coutumes, leurs antécédents et leur culture, manifeste la sagesse de Dieu à toutes les créatures, aux hommes comme aux puissances célestes. Le mystère de l’Église a été révélé aux apôtres, et à Paul en particulier parce que son ministère est spécifiquement orienté vers les païens. Dans le chapitre 3 de l’épître aux Éphésiens, l’apôtre a expliqué comment Juifs et païens constituent un seul peuple en Jésus-Christ. Puis dans sa prière, il a abordé la puissance et l’amour de Dieu, deux thèmes qui dans sa pensée inspirée sont étroitement liés. Contrairement à ce qui avait cours au premier siècle dans le monde païen où la puissance était recherchée pour elle-même dans des pratiques magiques et religieuses, et pour son petit intérêt égoïste, la puissance de Dieu s’est manifestée par le Saint-Esprit dans la vie du croyant afin qu’il connaisse l’amour de Dieu et qu’il apprenne à aimer son prochain. En fait, le mot « amour » est important dans l’épître aux Éphésiens puisqu’il apparaît 19 fois, sous une forme grammaticale ou sous une autre.

Dans les trois premiers chapitres, Paul a donné un enseignement corsé dont le contenu doctrinal est élevé. On peut presque dire qu’il a fait l’ascension du plus haut sommet du Nouveau Testament qui est une sorte de mont de la transfiguration pour ainsi dire. Je n’exagère pas car il est allé jusqu’au trône de Dieu où il a décrit les richesses spirituelles qui appartiennent à tous les croyants. Or, ceux-ci sont associés à Jésus-Christ et assis avec lui dans les cieux. Maintenant, à partir du chapitre quatre et jusqu’à la fin de cette épître, nous retournons sur terre, où Paul devient très pratique. En effet, il va montrer comment, dans sa vie de tous les jours, le croyant doit mettre en application l’enseignement que l’apôtre a donné jusqu’ici, c’est à dire dans la partie doctrinale des trois premiers chapitres. Il explique en quoi consiste la marche du croyant sur terre, comment il doit se conduire en tant que chrétien face au scepticisme ou à l’antagonisme de ses semblables, dans un monde aux mœurs dévolues et où règne l’anarchie religieuse parce qu’il est sous la coupe du diable. Cette marche chrétienne se situe à l’opposé d’une vie mondaine et libertine. Jésus a en effet dit à ses disciples que s’ils étaient dans le monde, ils n’étaient pas du monde (Jean 17.16).

Tous ceux qui placent leur foi personnelle et leur espérance en Jésus-Christ sont appelés à manifester ici-bas les perfections morales de leur Maître et Seigneur. Dans la suite de cette épître aux Éphésiens, Paul compare le croyant à un « homme nouveau » et à un « bon soldat », qui doit mettre en pratique dans sa vie de tous les jours, les vérités qu’il a exposées afin qu’il soit digne de son appel, parce que dans l’éternité à venir, l’ensemble des croyants qui constitue l’Église universelle sera présenté au Christ comme « son épouse » sans tache ni ride.

Si on compare l’épître aux Éphésiens au livre de Josué de l’Ancien Testament, nous arrivons au moment de l’histoire où les Hébreux sont prêts à entrer dans le pays que Dieu a juré de donner à Abraham, Isaac, Jacob et Moïse. La traversée du fleuve Jourdain qui les sépare de la Terre promise représente symboliquement pour le croyant, d’une part, la mort et la mise au tombeau de son vieil homme, et d’autre part, la résurrection en nouveauté de vie du nouvel homme qui est en Christ. Il s’en suit que les fidèles du Seigneur devraient vivre de l’autre côté du Jourdain, dans le Pays promis. En parlant de lui-même, Paul nous explique ce que ce genre de vie signifie quand dans son épître aux Philippiens, il dit :

Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui avec la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître la puissance de sa résurrection (Philippiens 3.8-10).

Josué doit s’approprier la Palestine mais beaucoup d’obstacles se dressent sur sa route : des villes fortifiées et des ennemis qui l’attendent de pied ferme. Mais il a reçu l’ordre d’avancer et de prendre ce pays que Dieu a solennellement juré de donner aux Hébreux en héritage et à perpétuité. « Possession » est le mot clé du livre de Josué.

Dans les trois premiers chapitres qui constituent la partie doctrinale de l’épître aux Éphésiens, le mot clé n’est pas « possession » mais « position », car Paul a dit que « les croyants sont dans le monde céleste en Christ où ils ont été comblés de toutes sortes de bénédictions de l’Esprit » (Éphésiens 1.3). Dieu les leur a données, mais encore faut-il les prendre. L’Éternel a dit à Josué :

Je vous donne tout endroit où vous poserez vos pieds (Josué 1.3).

En d’autres mots : « tout est à toi si tu fais l’effort de le prendre ». Mais aussi longtemps que les Hébreux n’en prenaient pas activement possession, le Pays promis restait un rêve. Dans le même ordre d’idée, le croyant est appelé à saisir toutes les bénédictions que Dieu lui donne, cependant, toutes ces richesses qui se trouvent en Jésus-Christ doivent être activement réclamées par la foi sur la base des promesses de Dieu dans les Écritures.

Jusqu’ici, Paul a fait des déclarations grandioses et retentissantes, mais à partir de maintenant, il va émettre des commandements. Ceux qui ont le privilège d’être assis dans les lieux célestes avec le Christ reçoivent l’ordre de vivre d’une manière qui soit en accord avec leur appel.

Certaines personnes qui se croient hyper-spirituelles s’attardent trop longuement sur les parties doctrinales des épîtres du Nouveau Testament, espérant devenir ainsi supra-spirituelles. J’ai connu une famille qui allait d’un clocher à un autre cherchant l’assemblée authentique et idéale. Finalement, non seulement le couple s’est séparé, mais Madame a retourné sa veste, renié Jésus et s’est convertie au judaïsme. De tels puristes évaporés vivent sur un petit nuage qu’ils se sont fabriqués, mais en eux-mêmes ils n’ont ni racine ni fondation ; ils sont : « semblables au flot de la mer qui est agité par le vent et ballotté çà et là » comme le dit si bien Jacques dans son épître (1.6).

Le vrai croyant, lui, vit sur terre. Il est confronté aux mêmes problèmes que tout le monde. Seulement, nourri par l’enseignement de la Parole de Dieu, il les considère et les traite selon la perspective de l’éternité en épousant les valeurs et les priorités de Dieu.

Dans le chapitre 4 de l’épître aux Éphésiens, Paul compare le croyant à un homme nouveau et différent de Monsieur tout le monde. L’apôtre s’adresse spécifiquement à ceux qui sont nés de nouveau, régénérés et unis au Christ, parce qu’ils l’ont accepté comme leur sauveur. Ces croyants sont capables de marcher en nouveauté de vie, alors que les êtres humains qui sont spirituellement morts à cause de leur corruption innée, leurs vices et leurs péchés, sont impuissants à vivre selon la volonté de Dieu, et de toute façon ça ne les intéresse pas. Un mort ne bouge pas, et quoiqu’on fasse, il reste impassible et ne remuera pas le petit doigt. Avant de pouvoir marcher et faire quoique ce soit, il doit revenir à la vie. La religion dit : « fais quelque chose et tu seras quelqu’un ». Mais Dieu dit l’inverse : « Sois quelqu’un en Jésus-Christ et alors tu pourras faire ma volonté ».

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 4 de l’épître aux Éphésiens.

Je vous exhorte donc, moi qui suis prisonnier à cause du Seigneur, de vous conduire instamment d’une manière digne de l’appel qui vous a été adressé (Éphésiens 4.1).

La doctrine chrétienne, acceptée par le cœur, doit produire des résultats dans la vie pratique. C’est le principe cause-effet selon lequel un bon arbre porte de bons fruits.

Le mot traduit par « exhorte » est utilisé par Paul au début du chapitre 12 de l’épître aux Romains quand il débute l’application pratique en disant :

Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu (Romains 12.1).

L’apôtre adresse donc une supplication qui est une demande affectueuse, une prière, aux Éphésiens. En vertu de ce que j’ai déjà partagé avec vous concernant tout ce que Dieu a fait pour nous et que j’ai expliqué dans les trois premiers chapitres de cette lettre : « Je vous exhorte »..

En se présentant pour la seconde fois comme « prisonnier à cause du Seigneur », Paul veut se donner implicitement en exemple à ses lecteurs en leur montrant jusqu’où doit aller la consécration au service de Dieu. Il espère que ses durs sacrifices vont leur inspirer le courage de subir, eux aussi, les souffrances attachées à la vie chrétienne. Par ailleurs, souffrir pour son Maître donne toujours à un serviteur de Jésus-Christ un degré d’autorité lorsqu’il exhorte ses frères. Paul montre aussi que sa position en Jésus-Christ dans les lieux célestes n’est pas affectée parce qu’il moisit dans une geôle romaine. C’est par la puissance de l’Esprit qu’il peut exercer son ministère et assumer son apostolat.

Les Éphésiens ont reçu pour appel de marcher dans l’unité et de croître ensemble dans la foi et la grâce de Dieu en mettant au service de leur assemblée locale les dons qu’ils ont reçus.

Leur marche doit être « digne », un mot qui veut dire « de poids égal ». Paul l’utilise dans d’autres épîtres, comme aux Philippiens  par exemple à qui il écrit : 7

Menez une vie digne de l’Évangile du Christ, en vrais citoyens de son royaume. Ainsi, [..] je pourrai apprendre que vous tenez bon, unis par un même esprit, luttant ensemble d’un même cœur pour la foi fondée sur la Bonne Nouvelle (Philippiens 1.27 ; comparez Colossiens 1.10).

L’apôtre s’adresse donc à ses lecteurs, qui sont je le rappelle, les croyants des églises de la province romaine d’Asie, pour leur dire qu’il doit exister un équilibre, une égalité, entre l’appel qu’ils ont reçu et leur conduite. Précédemment, il a beaucoup insisté sur l’unité des Juifs et des païens qui forment un seul corps en Jésus-Christ. Il s’en suit que les croyants doivent se conduire d’une manière digne, non seulement dans leur vie personnelle, mais aussi dans leurs rapports les uns vis à vis des autres dans leur église. Pour ce qui est du comportement chrétien, Paul se donne souvent en exemple à ses lecteurs. Aux Thessaloniciens, il écrit :

Vous en êtes témoins, et Dieu aussi : nous nous sommes comportés, envers vous qui croyez, d’une manière pure, juste et irréprochable (1Thessaloniciens 2.10).

Il est vrai que la façon dont quelqu’un se conduit exprime ce qu’il a dans le ventre comme on dit, ou encore que ses actions reflètent qui il est dans son cœur.

Dans une église parisienne, à la fin d’un culte, un bon paroissien a tendu un tract à un Africain qui était de visite et lui a dit que cette documentation explique comment devenir chrétien. Alors, cet homme a répondu : « J’ai toujours voulu devenir chrétien et c’est pour ça que je suis ici, mais je n’ai jamais appris à lire, alors je vais observer comment vous vivez dans l’église. » La façon dont on vit est plus percutant et plus convainquant qu’un long sermon. Cela dit, je sais par expérience qu’un comportement modèle n’est pas sans faille. Un jour et par hasard, j’ai fait la connaissance d’un homme qui m’a impressionné. Il m’a raconté sa vie expliquant qu’étant devenu alcoolique, il avait abandonné femme et enfants. Puis un jour, à moitié ivre mort, il s’est pris en dégoût et de fil en aiguille s’est converti à une certaine secte. Depuis sa vie avait été complètement transformée ; il était devenu un citoyen et un père modèle. Mais dans notre conversation, je me suis vite rendu compte que Jésus-Christ ne tenait aucune place dans sa vie et qu’il suivait seulement un code de bonne conduite. C’est très bien au niveau humain, mais ce brave homme n’avait toujours pas réglé son ardoise céleste. Sa corruption intérieure, sa culpabilité personnelle, ses faux pas et ses manquements n’étaient pas pardonnés et la colère de Dieu pesait encore sur lui. Le pire dans tout ça pour tout homme au comportement moral ou religieux est que son style de vie exemplaire lui fait croire qu’il est quelqu’un de bien en règle avec Dieu et qu’il n’a donc nul besoin d’un sauveur. Cet homme est tombé dans un piège machiavélique dressé par le diable. Son âme est emprisonnée par le mensonge fort répandu qui dit qu’une conduite morale et religieuse vous place sur le chemin qui mène au ciel. Assez curieusement on trouve ce même genre de personne dans les églises évangéliques. En effet, certains paroissiens sont aussi actifs que des termites ; ils oeuvrent pour le Seigneur jour et nuit ou presque, seulement, ils considèrent que leurs accomplissements, par ailleurs fort louables, sont la preuve à leurs yeux que ce sont de bons chrétiens. Le problème bien sûr, est que selon les Écritures, il est tout à fait impossible de mériter le paradis, mais ça, Satan s’arrange pour que le moins de personnes possibles le sachent.

Verset 2

Je continue de lire dans le chapitre 4 aux Éphésiens.

Soyez toujours humbles, doux et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour (Éphésiens 4.2).

Paul mentionne trois vertus qui doivent accompagner la marche du croyant.

Un groupe de touristes faisait le tour de la maison de Beethoven à Vienne. Une fois la visite terminée, le guide a demandé si quelqu’un voulait jouer quelques notes sur le piano du grand maître. Tout le monde se précipite, sauf un vieux monsieur aux cheveux longs et blancs. Le guide s’adresse à lui : « Et vous, ça ne vous intéresse pas de taper quelques touches ? » Le vieil homme répondit : « Non, je ne m’en sens pas digne ». Cet homme s’appelle Paderewski Ignacy, un politicien polonais qui est aussi un virtuose du piano. C’est le seul du groupe qui aurait pu se permettre de jouer du piano du maître, mais il ne l’a pas fait par humilité.

Dans la culture grecque, l’humilité était considérée comme un vice seulement digne d’un esclave. Mais Paul déclare que les croyants doivent se montrer humbles, surtout les uns envers les autres parce que cette vertu favorise l’unité alors que l’orgueil, au contraire, engendre des divisions. Aux Philippiens, l’apôtre écrit :

Ne faites rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant ; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes (Philippiens 2.3).

Soit dit en passant que la fausse humilité est tout aussi mesquine que l’orgueil, car en réalité, c’est une façon subtile de paraître. Toujours aux Philippiens, Paul prend Jésus-Christ comme l’exemple suprême de l’humilité quand il dit :

Lui qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.6-8).

Après l’humilité, le croyant doit manifester de la douceur qui est l’inverse de l’autoritarisme, de l’insolence et de la dureté. En outre, cette vertu suppose que le croyant maîtrise ses émotions. Toutefois, celui qui est doux n’est pas faible pour autant et peut fort bien se mettre en colère. « Méfiez-vous des eaux qui dorment et attention à la main de fer dans des gants de velours. »

Moïse avait la réputation d’être l’homme le plus doux, le plus humble et le plus patient qui n’ait jamais existé (Nombres 12.3), et pourtant il s’est fâché tout rouge quand Israël a fabriqué le veau d’or. Je lis le passage du livre des Nombres :

Moïse s’enflamma de colère ; il jeta de sa main les tables et les brisa au pied de la montagne. Il prit le veau qu’ils avaient fabriqué, le brûla au feu, le moulut en poudre fine, et en saupoudra la surface de l’eau qu’il fit boire aux Israélites (Exode 32.19-20).

Et dans son évangile, Matthieu (11.29) dit de Jésus qu’il est doux et humble de cœur, et pourtant il s’est mis dans une forte colère contre les marchands qui faisaient un fric monstre en rackettant ceux qui venaient au Temple offrir un sacrifice (Matthieu 21.12-13). Moïse et Jésus étaient doux et humbles, mais prêts à défendre l’honneur de Dieu à tout moment.

En troisième lieu, le croyant est appelé à être patient ; il n’abandonne jamais et il supporte tout. L’homme patient ne s’emballe pas ; il ne part pas au quart de tour, mais sait se maîtriser.

Verset 3

Je continue le texte.

Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres (Éphésiens 4.3).

Les deux plus graves dangers qui menacent l’Église sont la discorde et les fausses doctrines. Plus loin, Paul écrit que le rôle des apôtres est d’enseigner les croyants afin qu’ils ne soient plus comme des « petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes de doctrines » (Éphésiens 4.14).

L’unité nous est donnée par le Saint-Esprit et se fonde sur la paix instaurée par le Christ avec Dieu et entre tous ceux qui composent l’Église de Jésus-Christ. Paul exhorte les Éphésiens à faire des efforts pour « conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix ». En fait, les croyants n’ont pas à construire l’unité entre eux, car elle est spontanée, créée par Dieu en réponse à la prière de Jésus qui a dit à son Père :

Je te demande qu’ils soient tous un. Comme toi, Père, tu es en moi et comme moi je suis en toi, qu’ils soient un en nous pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé (Jean 17.21).

La tâche des croyants est de conserver leur unité qui est à la fois normale et surnaturelle, en s’acceptant les uns les autres dans l’amour, en particulier lorsqu’ils ne sont pas du même avis sur un sujet. Aux Colossiens, Paul écrit :

Supportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement ; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez-vous de la même manière (Colossiens 3.13).

L’unité des croyants dans l’amour fraternel est spirituelle et une œuvre de l’Esprit. Ce n’est pas une uniformité extérieure car cette unité existe entre des chrétiens qui entretiennent entre eux des rapports harmonieux bien qu’ils se rattachent à des institutions ecclésiastiques diverses. L’unité des croyants n’exclut donc ni la diversité ni la liberté.

Il fut un temps où je priais avec quelqu’un qui avait de fortes convictions politiques, mais aux antipodes des miennes. À l’écouter, je souriais en me mordant la langue, car essayer de défendre un point de vue sur la façon dont on nous gouverne est vain et ne vaut vraiment pas la peine de se chamailler. Mieux vaut promouvoir l’unité en étant humble, doux et patient, car de telles attitudes font office d’huile dans les rouages des relations humaines.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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