Chapitre 3

Introduction

Afin de s’élever au-dessus des autres et de se faire mousser, beaucoup sont prêts à faire n’importe quoi parce que pour eux, s’abaisser et s’humilier n’est rien d’autre qu’une preuve de faiblesse; ça tombe sous le sens n’est-ce pas ? En fait, ce n’est pas aussi évident que ça. Dans les Pensées, Pascal écrit : « La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable ». Qu’y a-t-il d’avilissant dans la position à genoux, surtout devant Dieu ? C’est peut-être ce que sous-entendait Victor Hugo dans la légende des siècles, quand il a écrit : « La prière est la sœur tremblante de l’amour ».

Verset 14

Je continue à lire dans le chapitre 3 de l’épître aux Éphésiens.

C’est pourquoi je me mets à genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ (Éphésiens 3.14).

Paul reprend la première pensée de ce début de chapitre ; il s’apprêtait alors à remercier Dieu pour ses lecteurs, pour les grâces immenses accordées aux chrétiens de la province d’Asie convertis du paganisme, mais il a interrompu sa requête pour ouvrir une longue parenthèse, qui est un discours en une seule phrase dans lequel l’apôtre a parlé de son ministère qui consiste à annoncer le mystère du corps de Christ qui est l’Église.

Dans le texte originel grec, d’ici, à partir du verset 14 et jusqu’au 19, nous avons une autre des huit longues phrases de cette épître écrites par Paul. Lorsqu’il dit se mettre à genoux, ce n’est pas un faux-semblant, une façon pieuse de parler, mais une réalité, une des positions que Paul adopte fréquemment pour invoquer Dieu.

Dans les Écritures les personnes pieuses prient en se prosternant ou en restant tout simplement debout et souvent aussi, en élevant les mains. Toutes ces positions sont acceptables bien que se mettre à plat ventre ou au moins à genoux est une marque de respect appropriée pour une créature qui s’adresse à son Créateur. Paul nous donne ici un bon exemple à suivre. De plus, l’Évangile nous informe que, dans le Jardin des Oliviers, Jésus qui est pourtant le Fils éternel de Dieu s’est « laissé tomber face contre terre » devant son Dieu et devant son Père (Matthieu 26.39).

Dans la vie, parfois, on peut avoir l’impression d’être quelqu’un de bien par rapport à d’autres. Cette suffisance est au mieux une fierté mal placée et au pire de l’arrogance brute. La meilleure évaluation que je puisse faire de soi-même est de prendre ma vraie place devant Dieu, face contre terre. Ensuite, j’adopterai naturellement la bonne attitude vis-à-vis de mes semblables.

Paul va prier pour le bien-être spirituel des Éphésiens parce qu’il leur témoigne une très grande affection. En fait, l’apôtre a le cœur sur la main ; il est prêt à tout jusqu’à sacrifier sa vie pour le bien-être des croyants en général et surtout pour ceux qu’il à amenés à Jésus-Christ. Il désire que touts les chrétiens comprennent les grandes vérités qu’il leur a communiquées comme le fait que l’Église est le chef-d’œuvre de Dieu, le mystère caché des siècles, et que ses membres sont le temple du Saint-Esprit. Il veut aussi que les croyants expérimentent pleinement les richesses de la grâce de Dieu. Comme je l’ai dit, Paul est un homme de prière et c’est déjà ici la seconde fois qu’on le voit prier dans cette épître.

Un autre point à remarquer est que l’apôtre s’adresse souvent à Dieu en soulignant le lien filial entre le Fils et le Père, qu’il a précédemment appelé : « Dieu et Père de Jésus-Christ » (Éphésiens 1.3), et une autre fois, « Père de Jésus-Christ » (Éphésiens 1.17). Plus loin, il exhorte les Éphésiens à rendre grâces au « Père au nom de Jésus-Christ » (Éphésiens 5.20). Dans ses prières, Paul mentionne toujours qu’il vient à Dieu au nom de Jésus-christ. Il n’essaie pas de couper les cheveux en quatre et ce n’est pas non plus un simple détail pour la bonne raison qu’on n’entre pas dans le royaume des cieux comme dans un moulin. Étant donné qu’à cause de sa nature corrompue, aucun être humain n’a directement accès auprès de Dieu, il lui faut impérativement être introduit. Or, parce qu’il est Dieu fait homme, a effacé notre péché en mourant sur la croix, Jésus est le seul intermédiaire possible. Dans sa première épître à Timothée, Paul écrit :

Car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme (1Timothée 2.5).

Et Jésus a dit à ses disciples :

Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera (Jean 16.23).

Le Seigneur a cheminé avec ses disciples, hommes et femmes, pendant 3 ans, puis un jour il leur dit qu’il va les quitter ce qui évidemment les plonge dans une grande tristesse. Mais il les console en leur promettant qu’ils le reverraient, ce qui est une allusion à sa résurrection, et puis il a ajouté :

En ce jour-là, à moi vous ne poserez plus de question. Oui, vraiment, je vous l’assure : tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera (Jean 16.23).

Jésus est le pont entre Dieu et nous, notre intermédiaire, notre médiateur et aussi notre intercesseur. Comment devons nous prier ? Il est bien d’insister mais pas de radoter. Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a dit :

Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles Dieu les entendra. Ne les imitez pas, car votre Père sait ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez (Matthieu 6.7-8).

Dieu ne veut pas que je tourne en rond, que je répète inlassablement la même chose comme dans certaines religions où les adeptes utilisent un moulin à prière pour la forme ; c’est un rite sans plus, car leur cœur est froid et indifférent.

Toutes les fois que Paul s’adresse à Dieu, il est très bref ; il ne se perd pas en d’interminables palabres. Il en est d’ailleurs de même pour la plupart des prières des grands hommes des Écritures. Il y a des exceptions bien sûr comme les prières de repentance du roi David ou la prière d’intercession du prophète Daniel. Cependant, la célèbre intercession de Moïse pour Israël tient en 3 versets et celle d’Élie est encore plus courte bien qu’il ait confronté en duel 450 prophètes de l’idole Baal et 400 de celle d’Astarté. Le contraste entre les deux camps est d’ailleurs saisissant. Je lis le passage en le compressant :

Les prophètes de Baal l’invoquèrent du matin jusqu’à midi en répétant : — Ô Baal, réponds-nous ! Mais il n’y eut ni voix ni réponse. Les prophètes crièrent à tue-tête et se firent, selon leur coutume, des incisions dans la peau à coups d’épées et de lances jusqu’à ce que le sang ruisselle sur leur corps. À l’heure habituelle de l’offrande du soir, le prophète Élie s’approcha de l’autel et pria : — Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, que l’on sache aujourd’hui que c’est toi qui es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que j’ai fait tout cela sur ton ordre ! Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple sache que c’est toi, Éternel, qui es le vrai Dieu, et que c’est toi qui veux ramener leurs cœurs à toi comme autrefois. Le feu de l’Éternel tomba du ciel, et consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre (1Rois 18.26-38).

Alors qu’il est échanson du roi de Perse, le futur gouverneur Néhémie adresse à Dieu une intercession modèle qui se trouve au début du livre qui porte son nom et ne fait que 7 versets (Néhémie 1.5-11). Par contre, à plusieurs reprises, il a émis de brefs appels du genre :

Maintenant, ô Dieu, fortifie-moi ! Souviens-toi favorablement de moi, ô mon Dieu !(Néhémie 6.9 ;13.31).

Cela dit, c’est probablement l’apôtre Pierre qui détient la palme de la plus courte prière des Écritures. En effet, alors qu’il est en train de sombrer dans le lac de Galilée, il s’est écrié :

Seigneur sauve-moi ! (Matthieu 14.30).

Et immédiatement, Jésus a répondu à son appel de détresse. Si Pierre avait essayé d’être éloquent et de mettre toutes sortes d’enjolivures dans ses paroles, il serait mort noyé avant de formuler sa requête. Même s’il est vrai que Dieu a tout le temps du monde, d’une manière générale, quand on s’adresse à lui, il est bien d’être bref et précis. Maintenant, il peut arriver qu’en période difficile, on ait besoin d’épancher sa douleur devant lui. David gémissait fréquemment devant l’Éternel qui l’a toujours écouté et lui a souvent accordé sa requête.

Verset 15

Je continue le texte de Paul aux Éphésiens.

Le Père de qui dépendent, comme d’un modèle, toutes les familles des cieux et de la terre (Éphésiens 3.15).

Dans le monde antique, le mot « Père » représente à la fois l’intimité et l’autorité. Le texte grec contient un jeu de mots entre « Père » qui se dit « pater » et « familles » qui se dit « patria » , les deux mots ayant la même racine. C’est pour Paul une façon de souligner de deux gros traits que toutes les familles de la création ont pour modèle et origine le Père céleste qui est aussi le Créateur de l’univers. Dieu est le seul dont la paternité ne vienne de nulle part ; il est non seulement le prototype du père, mais aussi la source d’existence de tous les êtres vivants et l’explication de tout ce qui existe.

Paul inclut le monde angélique dans « les familles des cieux et de la terre » parce qu’aucune puissance n’échappe à la souveraineté de Dieu. Que ce soient les créatures d’en-haut ou d’en bas, toutes sont redevables à l’Éternel, le Seigneur du ciel et de la terre.

Dans cette épître, l’apôtre a déjà dit aux chrétiens d’origine païenne qu’avec les croyants issus du judaïsme, ils constituent ensemble la famille intime de Dieu, ses enfants en quelque sorte (Éphésiens 2.19). Il ne parle évidemment pas d’un clocher ou d’un groupe particulier, mais de l’Église universelle avec un E majuscule, celle qui s’étend sur la terre entière et comprend tous ceux qui ont placé leur foi personnelle en Jésus-Christ.

Versets 16-17

Je continue le texte.

Je demande au Père qu’il vous accorde, à la mesure de ses glorieuses richesses, d’être fortifiés avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur. Que le Christ fasse sa demeure dans votre cœur par la foi (Éphésiens 3.16-17).

C’est ici la sixième fois dans cette épître que Paul fait référence à la Trinité (Éphésiens 1.13-14 ; 1.17 ; 2.18 ; 2.22 ; 3.4-5). Il est intéressant de noter que l’apôtre ne demande pas à Dieu de faire un petit quelque chose pour les Éphésiens, de leur donner avec parcimonie quelques miettes de pain pour ainsi dire. Non, il désire que Dieu les bénisse à la pelle pour ainsi dire, en fonction, à l’image et en miroir de l’immensité infinie de ses richesses.

Selon la petite histoire, un jour que Napoléon traversait un village, il a eu un coup de faim. Il s’arrête alors dans une auberge et se fait servir deux œufs sur le plat. Puis arrive l’addition particulièrement salée de deux écus d’or. Surpris, Napoléon demande si les poules sont rares dans la région, à quoi l’aubergiste répond : « Non Sire, pas les poules, mais les empereurs ».

Paul va faire 4 requêtes en faveur des Éphésiens. La première est que Dieu leur donne le pouvoir de surmonter les épreuves par la force dynamique du Saint-Esprit qui est en eux. Nous sommes par nature des êtres très terre-à-terre et je sais pour ma part que je me soucie de ma personne physique, de ma santé de mon bien-être, et comment je me sens est important. Mais Paul donne l’exemple de priorités arrangées dans le bon ordre. Il sait bien que l’aspect extérieur ne dure pas, mais s’étiole avec le temps et la maladie, ou il est détruit par une tragédie. Les croyants ne doivent donc pas négliger leur nature spirituelle en se consacrant aux préoccupations mondaines ; au contraire ils sont appelés à vivre d’une manière digne de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Cela ne veut pas dire qu’on ne doive pas prier pour ses besoins physiques, Paul l’a bien fait, mais si on néglige le spirituel, Dieu risque de nous rappeler à l’ordre par le biais d’une épreuve.

La seconde requête de Paul en faveur des Éphésiens est pour que Jésus soit profondément enraciné dans leur vie et donc pour qu’ils le laissent devenir le maître de leurs attitudes et de leur comportement. Dans son épître aux Galates, Paul écrit :

Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu’homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu (Galates 2.20).

Paul décrit ici la maturité chrétienne de la foi. Notre position est d’être « en Christ » et notre possession, c’est « Christ en nous » (Colossiens 1.27). Jésus ne rend pas simplement visite à ceux qui croient en lui comme un général inspecte ses troupes ; par l’intermédiaire du Saint-Esprit, il s’est établi chez les croyants afin de poursuivre l’œuvre qu’il a commencée quand il était sur terre. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jean 15.5).

Versets 18-19

Je continue de lire dans le chapitre trois de l’épître aux Éphésiens.

Ayant été enracinés et solidement fondés dans l’amour, vous serez ainsi à même de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l’amour du Christ est large, long, élevé et profond. Oui, vous serez à même de connaître cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut en connaître, et vous serez ainsi remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu (Éphésiens 3.18-19).

Paul utilise une double métaphore. Il demande que par rapport à l’amour, les Éphésiens soient, d’une part, comme une plante à qui la vie est conférée par sa racine, et d’autre part, comme un édifice qui doit sa stabilité à ses fondations. Une fois les Éphésiens ainsi enracinés et fondés, leur amour fera boule de neige car l’amour engendre l’amour.

La troisième requête de Paul en faveur des Éphésiens est qu’ils découvrent l’étendue de cet amour que Jésus a témoigné au monde et qui va bien au-delà de l’amour humain. Les substantifs « large, long, élevé et profond » décrivent le caractère infini et inépuisable de l’amour de Dieu. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit :

L’amour ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra (1Corinthiens 13.8).

Plus le croyant apprend à connaître Jésus, et plus il est émerveillé de l’amour que Dieu lui porte. Tout d’abord, cet amour est grand parce qu’il s’étend à tous les hommes. Dans son évangile, Jean écrit :

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils… (Jean 3.16).

Et Jésus a dit :

C’est moi qui suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé ; je ne repousserai pas celui qui vient à moi (Jean 19.9 ; 6.37).

Dieu ne cesse jamais d’aimer et son amour est long, très long même puisqu’il a débuté dans l’éternité et donc bien avant la fondation du monde quand dans le plan et l’esprit de Dieu l’Agneau était immolé (Apocalypse 13.8), et cet amour continuera indéfiniment dans l’éternité à venir. En effet, comme Paul le dit dans sa première épître aux Corinthiens, même si la foi et l’espérance sont capitales dans la vie du croyant, elles n’auront plus raison d’être dans les cieux parce qu’elles seront entièrement accomplies. Par contre, l’amour qui est un attribut divin durera toujours (1Corinthiens 13.13). L’amour de Dieu est profond parce qu’il est descendu sur terre en Jésus christ qui s’est offert en sacrifice pour racheter l’homme perdu. Aux Philippiens, Paul écrit :

Jésus s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.8).

Troisièmement, l’amour de Dieu est immensément élevé, car il a été conçu là-haut dans les cieux sur le trône de Dieu d’où Jésus est descendu. Je lis deux passages :

Entrant dans le monde, Jésus a dit à son Père : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande : tu m’as formé un corps. Alors j’ai dit : Voici je viens (Hébreux 10.6, 8). Lui qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même… (Philippiens 2.6-7).

Quatrièmement, l’abîme insondable de la miséricorde divine descend tout en bas dans la fosse de la corruption pour en retirer le dernier des pécheurs. L’amour de Dieu pour ses créatures va bien au-delà de notre compréhension naturelle et de tout ce qu’on peut penser ou imaginer, mais grâce à l’action du Saint Esprit dans sa vie, le croyant peut en saisir quelques parcelles. Si nous ne comprenons pas le mystère de l’amour infini de Dieu, nous pouvons essayer de l’imiter en ne regardant que lui, en n’agissant que par lui, et en rapportant tout à lui. Dans la pratique, cela veut aussi dire secourir ceux qui sont dans la misère, en aimant indistinctement tous les hommes, même ceux qui le méritent le moins, et sans jamais se lasser.

La quatrième requête de Paul en faveur des Éphésiens est qu’ils soient remplis jusqu’à la plénitude de Dieu, plénitude qui ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Or le croyant est rempli du Saint-Esprit en proportion de sa compréhension de l’amour du Christ. Par leur foi personnelle en Jésus, les Juifs et les païens sont un en lui et unis entre eux. Si dans leur vie quotidienne, ils mettent en pratique les commandements de Jésus, leur animosité ancestrale fondra comme neige au soleil, et alors, Juifs et païens expérimenteront un amour sincère et véritable les uns pour les autres. Soit dit en passant qu’il en est de même pour n’importe quel groupe ethnique ; les croyants sont tous appelés à devenir des artisans de paix quelles que soient leur origine ou leur culture. Tous les êtres humains qui sont en Christ ont en eux le potentiel de manifester un amour surnaturel les uns pour les autres. C’est d’ailleurs la seule solution au terrorisme et aux conflits de tous ordres qui sévissent sur notre planète. Un jour, cet idéal sera réalisé par le Christ durant son règne de 1 000 ans sur terre.

Versets 20-21

Je finis de lire le chapitre 3 aux Éphésiens.

À celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ pour toutes les générations et pour l’éternité. Amen ! (Éphésiens 3.20-21).

Paul termine sa prière par une doxologie où il monte en puissance dans un élan de louanges à Dieu. Cette prière sert aussi de conclusion à la partie doctrinale de l’épître aux Éphésiens. L’apôtre utilise deux mots qui ont donné en français : « dynamisme et énergie ». Il dit que par le dynamisme du Saint-Esprit, Dieu donne aux croyants une énergie spirituelle qui va au-delà de tout ce qu’ils peuvent demander ou penser.

L’apôtre a probablement à l’esprit l’exemple des Juifs et des païens. En effet, nul n’aurait jamais pu imaginer que ces deux groupes qui étaient enracinés dans une animosité ancestrale, puisse un jour être unis et oeuvrer ensemble dans l’Église. Ce miracle qui ne pouvait pas se faire par l’homme, Dieu l’a réalisé. Paul affirme donc en toute confiance que Juifs et païens peuvent désormais aller au-delà de toutes leurs différences et s’aimer mutuellement.

Dieu est immensément grand et bon. Nous pouvons à peine entrevoir toutes les bénédictions qu’il est prêt à déverser sur les siens. Voilà pourquoi Paul lui rend grâces et gloire avec tant de ferveur. Le miracle d’amour entre les croyants de toutes origines s’accomplit en Jésus-Christ et par Jésus-Christ.