Chapitre 1

Introduction

De nos jours, les documents scellés d’une estampille font partie d’une époque révolue, du folklore et des films à grand spectacle. Mais pendant longtemps, lorsqu’un cachet officiel est apposé sur un acte, la lettre ainsi authentiquée commande le respect. À l’époque du Nouveau Testament, l’administration romaine utilise le sceau de l’empereur dans ses correspondances, mais les commerçants aussi apposent leur propre estampille sur les marchandises qu’ils viennent d’acquérir pour indiquer qu’ils sont les nouveaux propriétaires de ces biens. Dans les Écritures, le sceau a 3 significations :

  1. il indique qu’une transaction a déjà été réalisée (Jérémie 32.9-10 ; Jean 17.4 ; 19.30) ;
  2. et comme je l’ai dit précédemment, c’est une marque de propriété (Jérémie 32.11-12 ; 2Corinthiens 1.22 ; 2Timothée 2.19 ; Apocalypse 9.4) ;
  3. il garantit l’inviolabilité d’un document et sa validation par son auteur (Esther 8.8 ; Daniel 6.17 ; Matthieu 27.66 ; Jean 6.27).

Verset 13

Je continue à lire dans le 1er chapitre de l’épître de Paul aux Éphésiens.

Et en Christ, vous aussi, vous avez entendu le message de vérité, cet Évangile qui vous apportait le salut ; oui, c’est aussi en Christ que vous qui avez cru, vous avez obtenu de Dieu l’Esprit Saint qu’il avait promis et par lequel il vous a marqués de son sceau pour lui appartenir (Éphésiens 1.13).

À partir d’ici, Paul passe de l’œuvre de Dieu pour le croyant à son action en lui par le Saint-Esprit. « Vous aussi » s’adresse aux Éphésiens, c’est à dire les croyants de la province romaine d’Asie, qui pour la plupart d’entre eux sont d’origine païenne. Tous les croyants, quelles que soient leurs origines ethniques, sont scellés du Saint-Esprit au moment même où ils entendent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et placent leur confiance en lui. C’est Dieu le Père qui applique le sceau du Saint-Esprit sur le croyant.

Dans la suite de cette épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul détaille les dons que les croyants reçoivent de lui. Je les cite pour mémoire :

  • sagesse et révélation (Éphésiens 1.17-20),
  • l’accès auprès du Père (Éphésiens 2.18),
  • une force intérieure (Éphésiens 3.16),
  • la présence de Dieu et du Christ à leurs côtés (Éphésiens 2.22 ; 3.16-17),
  • l’unité entre eux (Éphésiens 4.3-4),
  • la capacité d’être reconnaissant,
  • la soumission mutuelle (Éphésiens 5.18-20),
  • et enfin l’assistance dans la prière (Éphésiens 6.18).

L’action du Père céleste qui a planifié l’Église ainsi que son achat par le sacrifice de son Fils sur la croix est une œuvre objective. Celle du Saint-Esprit qui garde et conduit les croyants est subjective, car elle se manifeste dans leur âme et for intérieur. La première action du Saint-Esprit en faveur d’un être humain est de faire en sorte qu’il entende le message de la Bonne Nouvelle de façon à ce qu’il le comprenne. Cette compréhension va au-delà des mots et des phrases et de ce qu’ils veulent dire ; elle signifie saisir leur ramification spirituelle, et surtout les implications de ce que Dieu demande, et les éprouver avec ses tripes. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit :

Nous, nous prêchons un Christ mis en croix. Les Juifs crient au scandale. Les Grecs, à l’absurdité. Mais pour tous ceux que Dieu a appelés, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Christ que nous prêchons manifeste la puissance et la sagesse de Dieu (1Corinthiens 1.23-24).

Tous ceux à qui Jésus-Christ est présenté et quelle que soit la décision qu’ils prennent, sont de toute façon engagés vis-à-vis de lui. Quand le Saint-Esprit fait son œuvre de conviction chez un être humain, celui-ci se sent personnellement concerné par le message de la Bonne Nouvelle ; il réalise sa culpabilité devant Dieu et la planche de salut qui lui est offerte en Jésus-Christ. S’il l’accepte et place sa confiance en lui, il devient un enfant de Dieu. Au début de son évangile, Jean écrit :

Certains ont accueilli Jésus ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu (Jean 1.12).

On devient enfant de Dieu par la nouvelle naissance et elle est indispensable pour être sauvé et obtenir la vie éternelle. Jésus a dit à l’un des principaux chefs religieux de son époque :

Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu (Jean 3.3).

Et dans sa première épître, l’apôtre Pierre écrit :

Car vous êtes nés à une vie nouvelle, non d’un homme mortel, mais d’une semence immortelle : la Parole vivante et éternelle de Dieu (1Pierre 1.23).

La Parole de Dieu affirme que Jésus est mort pour le salut de tous les hommes, et quiconque met en lui sa confiance reçoit la vie éternelle. C’est quand on entend le message de la Bonne Nouvelle de Jésus qu’on peut y répondre et l’accepter comme son Sauveur. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

La foi naît du message que l’on entend, et ce message c’est celui qui s’appuie sur la parole du Christ (Romains 10.17).

Malheureusement, la majorité des gens qui entendent la Bonne Nouvelle restent de marbre, totalement indifférents. Logiquement, tous ceux qui comprennent le sens d’un message aussi extraordinaire devraient l’accepter. Oui, mais la réalité est tout autre. En fait, l’être humain ne peut placer sa confiance en Jésus que si le Saint-Esprit agit dans son cœur. Alors, il expérimente la naissance d’en-haut, naissance opérée par Dieu.

Quand Paul explique comment quelqu’un devient croyant, il n’utilise pas de causalité temporelle, je veux dire par là qu’il n’y a pas d’enchaînement chronologique, car tout arrive en même temps. Très littéralement, mais en bon français, voilà exactement ce qu’il dit :

En Christ, alors que vous entendiez la parole de la vérité, la bonne nouvelle qui vous apportait le salut, en lui vous avez donc crû et avez été par là même scellé du Saint-Esprit qui avait été promis.

Les verbes « croire » et « scellés » expriment des actions simultanées. C’est aussi à ce moment-là et en même temps que le croyant est baptisé du Saint-Esprit, ce qui veut dire qu’il entre en relation vivante avec son Créateur et avec tous les autres croyants de l’Église de Jésus-Christ. C’est le Saint-Esprit qui ouvre l’esprit de l’homme, son entendement, sa compréhension spirituelle, qui crée la foi en lui, puis le scelle en lui apposant son imprimatur.

Pour Israël, le sceau était la circoncision (Romains 4:11) et c’est aussi ce qui explique pourquoi depuis le IIe siècle, beaucoup de théologiens considèrent que le sceau du Saint Esprit est une référence au baptême d’eau. Aujourd’hui encore, les arguments concernant l’œuvre du Saint-Esprit vont bon train. Certains avancent que c’est le Père ou Jésus qui scelle le croyant du Saint-Esprit tandis que d’autres disent que l’Esprit le fait de lui-même. Ce genre de polémique qui coupe les cheveux en quatre, fait penser aux discussions des théologiens du Moyen-Âge qui essayaient de déterminer combien d’anges pouvaient danser sur l’extrémité d’une aiguille. Ces arguments vains et futiles sont seulement bons pour les désœuvrés qui s’ennuient à mourir. Les Écritures disent simplement que le Saint-Esprit est le sceau. Quant au Père, on sait qu’il a donné son Fils pour qu’il meure sur la croix, mais on sait aussi que Jésus s’est offert lui-même puisqu’il a dit :

Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père (Jean 10.17-18).

Dieu Père et Fils ont tous deux envoyé le Saint-Esprit pour qu’il accomplisse une certaine mission dans le monde, auprès des hommes, des croyants, de l’Église, mais c’est l’Esprit lui-même qui fait les œuvres. Le pécheur repentant qui place sa confiance en Jésus est régénéré et scellé par le Saint-Esprit. Or, tout sceau porte l’effigie de son propriétaire. Cela veut dire que le Saint-Esprit imprime l’image spirituelle de Dieu dans le cœur du croyant afin que Dieu qui était jusqu’à présent une idée abstraite, devienne réel pour lui. C’est l’un des buts du sceau du Saint-Esprit chez un croyant. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit :

Celui qui a reçu le témoignage de celui qui vient d’en-haut (c’est-à-dire Jésus) a scellé en lui-même que Dieu est véritable (Jean 3.33).

En d’autres mots, le croyant peut expérimenter la réalité de Dieu dans sa vie parce qu’il a reçu un implant de lui dans son cœur.

Un deuxième objectif du sceau du Saint-Esprit est de certifier que Dieu s’est acquis ce croyant et donc, que désormais, il lui appartient. Dans sa seconde lettre à Timothée, Paul écrit :

Le solide fondement posé par Dieu demeure ; il porte, en guise de sceau, les inscriptions suivantes : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent et “ Qu’il se détourne du mal, celui qui affirme qu’il appartient au Seigneur ” (2Timothée 2.19).

Un véritable croyant appartient à Dieu pour toujours. Mais cette sécurité ne lui donne pas la liberté de mener une vie de bâton de chaise ; au contraire, celui qui dit s’être identifié au Christ a une responsabilité morale envers lui. Il doit lui faire honneur en se détournant de tout ce que Dieu considère comme mal. Si sa vie ne reflète pas les valeurs que Jésus et les apôtres ont enseignées, c’est peut-être parce qu’il n’a jamais été régénéré et ne connaît donc pas Dieu.

Le troisième objectif du sceau du Saint-Esprit est de garantir que le croyant ne sera jamais condamné, que le moment venu il ira au paradis, et qu’il fera donc partie des convives aux noces de l’Agneau quand le Christ épousera son Église. Le vrai croyant est comme un de ces documents importants sur lequel jadis on appose un sceau, et qu’un coursier spécial délivre en personne. Aujourd’hui, on peut le comparer à une lettre envoyée en recommandée et que la Poste garantit, arrivera à bon port.

Verset 14

Je continue de lire dans le premier chapitre aux Éphésiens.

C’est cet Esprit qui constitue le gage de notre héritage en attendant la délivrance du peuple que Dieu s’est acquis. Ainsi tout aboutit à célébrer sa gloire (Éphésiens 1.14).

Le mot traduit par « gage » est un terme commercial qui désigne le premier versement d’une dette. Quand nous avons acheté une maison, nous sommes allés devant un notaire avec le vendeur ; nous avons signé un compromis de vente et avons dû verser des arrhes qui représentaient 10 % du prix convenu. Cet acompte était un engagement sérieux de notre part, car il servait de garantie que nous paierions les 90 % de la somme restante. Pour sa part, le vendeur déclarait qu’il nous réservait cette maison. Si avant le contrat final on s’était défilé, nous aurions perdu nos arrhes.

Pareillement, le sceau du Saint-Esprit est un avant-goût de l’avenir et un engagement de Dieu vis-à-vis du croyant ; c’est comme s’il lui donnait une parcelle du ciel. Pour le croyant, le Saint-Esprit constitue un bien qui est équivalent à la Palestine pour les Israélites. Le Saint-Esprit est aussi la preuve que pour lui l’éternité avec Dieu a déjà commencé et la garantie que le salut dans sa totalité lui sera octroyé. Ce salut dans l’au-delà inclut une longue liste de bénédictions spirituelles et peut-être aussi semi-matérielles, on ne sait pas trop. Jean rapporte dans son évangile que Jésus a dit à ses disciples :

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit ; je vais vous préparer une place (Jean 14.2).

Ceux qui ont placé leur foi en Jésus recevront non seulement la vie éternelle, mais aussi un nouveau corps, un patrimoine et la gloire avec le Christ. J’aligne des mots dont chacun représente une certaine bénédiction, mais en réalité, je ne suis pas du tout capable de traiter ce genre d’information parce qu’il est incommensurable et qu’il appartient au monde spirituel qui est dans une autre dimension que le bocal espace-temps présent. Comparé à cet avenir fantasmagorique, notre état présent est plus que pitoyable et miteux, et c’est pourquoi Paul parle de délivrance. Dans son épître aux Romains, il écrit :

Nous gémissons du fond du cœur, en attendant d’être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu quand notre corps sera délivré. Car nous sommes sauvés, mais c’est seulement en espérance (Romains 8.23-24).

Si Dieu donne tout cela à ceux qui ont fait confiance à son Fils, c’est pour qu’ils célèbrent sa gloire. C’est ici la troisième fois que Paul mentionne la gloire de Dieu (1:6,12,14). Gardons-nous donc bien de la lui disputer ou de ne pas la lui donner tout entière. L’apôtre mentionne cette gloire après avoir décrit l’œuvre du salut réalisée par chaque personne de la Trinité.

Cette œuvre divine trinitaire du salut chez le croyant peut être résumée de la façon suivante. Il a premièrement, été de toute éternité élu par le Père (Éphésiens 1:4,11) ; deuxièmement, il a été racheté par le sang de Jésus-Christ (Éphésiens 1:7) ; et troisièmement, il a reçu le sceau de l’Esprit (Éphésiens 1:13). Toute l’Écriture et en particulier le Nouveau Testament, contient cette profonde révélation du Dieu trois fois saint, mais ceux-là seuls la reçoivent qui font de ce salut une expérience personnelle, car ce mystère n’est pas accessible à la spéculation.

Versets 15-16

Je continue le texte.

Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu, je ne cesse de dire ma reconnaissance à Dieu à votre sujet quand je fais mention de vous dans mes prières (Éphésiens 1.15-16).

En grec, le passage, qui commence ici et qui va jusqu’à la fin du premier chapitre, constitue une seule et même phrase, tout comme le texte des versets 3 à 14. Quand Paul dit : « Pour toutes ces raisons », il se réfère aux bénédictions spirituelles que les croyants ont reçues, qu’il a énumérées, et qui inclues le sceau du Saint-Esprit et l’héritage faramineux qui les attend dans le royaume de Dieu. L’apôtre exprime sa gratitude à Dieu aussi et surtout parce que les croyants de la province d’Asie étaient connus pour leur amour et leur foi. En effet, pour eux, l’amour n’était pas une simple devise ou un autocollant qu’ils apposaient sur leur chariot. Il était réel et découlait de leur foi ardente en Jésus-Christ.

Dans le livre de l’Apocalypse, les Éphésiens représentent l’Église idéale et c’est ce qui motive Paul à prier pour qu’ils puissent encore mieux connaître Dieu d’une manière personnelle et intime. L’attitude reconnaissante de Paul est exemplaire parce que pour la plupart d’entre nous, la prière est principalement un appel au secours à cause de la maladie ou d’une difficulté quelconque. Cela dit, il n’y a aucun mal à chercher Dieu en temps de crise, mais il est un peu triste que notre plus grande motivation pour invoquer Dieu est quand ça va mal. Je suis coupable aussi car mes prières consistent beaucoup à demander ça et encore ça, et puis de pouvoir faire ceci et puis cela ; en plus, j’ai aussi une liste de gens pour qui je demande quelque chose à Dieu. Alors finalement, Dieu est un peu comme un Père Noël ou un grand magasin où je vais faire des emplettes, je prends ceci et cela et je remplis mon cabas. Par contre, remercier Dieu ne me vient pas aussi spontanément à l’esprit, ça m’arrive, mais le plus souvent, il faut que je me discipline, que je fasse un effort, pour louer le Seigneur.

Les Textes Sacrés ne manquent pourtant pas d’exemples d’hommes pieux qui valent d’être imités, comme le roi David, qui malgré des ennuis par-dessus la tête, sait vraiment rendre grâces à Dieu. J’imagine qu’une réunion de prières où personne ne demanderait rien, mais où tout le monde remercierait le Seigneur serait des plus brèves. Par contraste, les prières de Paul sont essentiellement des expressions de reconnaissance. c’était un homme exceptionnel doté de qualités extraordinaires, incontestablement un apôtre idéal et un prédicateur remarquable, sans doute même le meilleur que le monde ait connu hormis Jésus, puisque par lui : « la grâce et la vérité sont venues » et de lui, ses ennemis ont dit : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » (Jean 1.17 ; 7.46).

En plus, Paul est un pasteur exemplaire parce qu’il aime les croyants passionnément, pleurant avec ceux qui pleurent et se réjouissant avec ceux qui se réjouissent, et donnant l’exemple en menant une vie impeccable à tous les niveaux. En tant que serviteur et ambassadeur fidèle de Jésus-Christ, il s’assure que ceux qu’il amène à la foi restent attachés au Seigneur et à sa Parole plutôt qu’à Paul. Ce n’est pas tout, car l’apôtre est également un homme exceptionnel dans sa vie de prières, ce qui le range parmi les grands intercesseurs des siècles passés. Le premier est peut-être bien Moïse, car par ses supplications, il a réussi un tour de force, humainement parlant bien sûr, en détournant la colère ardente de l’Éternel qui voulait consumer son peuple rebelle.

Le roi David aussi est un homme de prière. Dans le livre des Psaumes, il décrit sa passion pour l’Éternel, l’appelle constamment à l’aide et confesse ses terribles fautes.

Il y a aussi le prophète Élie qui a tenu tête à 450 prophètes idolâtres (1Rois 18.19). Il faut encore mentionner le courage du prophète Daniel qui a continué à invoquer l’Éternel malgré l’interdiction du roi. Je lis le passage :

Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant (Daniel 6.11).

Bien entendu, il y a aussi Jésus ; d’ailleurs, ses disciples lui ont demandé de leur enseigner comment prier (Luc 11.1). Mais étant le Fils de Dieu, il ne fait pas partie de la même ligue que les apôtres, les prophètes, ou vous et moi. Mis à part le Seigneur, je pense que c’est Paul le plus grand intercesseur du Nouveau Testament, car c’est lui qui a la plus longue liste de prières.

L’Épître aux Éphésiens mentionne deux prières. Comme je l’ai déjà dit, la première exprime les actions de grâces de l’apôtre à cause de toutes les bénédictions spirituelles que les Éphésiens et chrétiens d’Asie ont reçues et aussi pour l’amour et la foi qu’ils manifestent. Paul a franchement et vraiment à cœur le bien-être spirituel de tous ceux qu’il rencontre, mais il dépend entièrement de Dieu pour lui-même et pour eux.

Les Éphésiens, comme les membres des autres églises qu’il a fondées, sont sur la liste de prières de l’apôtre. Cela veut dire qu’il mentionne un à un les noms de tous ceux qu’il connaît personnellement et présente à Dieu leurs besoins particuliers. Paul donne l’exemple de « comment prier », d’abord en remerciant Dieu, puis en intercédant pour les autres.

J’ai entendu des invocations du genre : « Seigneur, bénis les Chinois ». Ça ne fait pas sérieux. Mais d’autre part, il est bien dommage que l’Église de Jésus-Christ soit trop petite et trop faible pour pouvoir prier pour tous les êtres humains de la planète. Pour bien faire, l’ONU devrait comprendre un département « prières », mais je doute fort que ce soit pour demain.