Les émissions

13 avril 2023

Deutéronome 22.1 – 23.18

Chapitre 22

Introduction

Par notre éducation de type cartésien quand on écoute un discours, on s’attend à ce qu’il soit bien encadré et bien ficelé selon des critères rationnels. Mais c’est seulement l’une des façons possibles de s’exprimer sans pour autant qu’elle soit la meilleure. Moïse ne connaissait pas Descartes mais il avait été formé dans la sagesse des Égyptiens. Dans le chapitre 22 du Deutéronome, il se lance dans un discours à bâtons rompus selon l’inspiration du moment ou plutôt comme le Saint Esprit lui donne de parler. On y trouve en vrac des exhortations qui concernent la vie sociale et familiale, des manifestations concrètes de l’amour du prochain et des règles de pureté. Je commence à le lire.

Versets 1-4

Si tu vois errer à l’aventure le bœuf de ton compatriote ou son mouton, ne t’en désintéresse pas ; au contraire, tu ne manqueras pas de le ramener à son propriétaire. Si celui-ci habite trop loin de toi ou si tu ne sais qui est le propriétaire, tu prendras l’animal chez toi, et tu le garderas dans ta maison jusqu’à ce que son propriétaire vienne le réclamer, et alors tu le lui rendras. Tu agiras de même si tu trouves son âne, son manteau ou tout autre objet que ton compatriote aura perdu et que tu trouveras : tu n’as pas le droit de t’en désintéresser. Si tu vois l’âne de ton compatriote ou son bœuf tomber sur un chemin, ne t’en désintéresse pas, va aider son propriétaire à relever l’animal (Deutéronome 22.1-4).

L’entraide n’est pas une option, mais une exigence de la Loi, et selon un texte parallèle, je dois même venir en aide à celui que je considère comme un ennemi (Exode 23.4,5). Cette ordonnance découle de la loi relative à l’amour du prochain. Par contre, je ne suis pas tenu d’aller par monts et par vaux pour trouver le propriétaire et lui ramener son bien; c’est son problème. Je le garderai donc jusqu’à ce qu’il me le réclame et alors je le lui rendrai, sinon ce serait du vol.

Verset 5

Je continue.

Une femme ne portera pas des habits d’homme, ni un homme des vêtements féminins, car l’Éternel a en abomination ceux qui agissent ainsi (Deutéronome 22.5).

Ce qui est en vu ici, ce n’est pas une femme qui porte des pantalons pour des raisons pratiques, mais certaines perversions sexuelles comme le travestisme, l’homosexualité et les modes de vie transsexuels, qui de surcroît étaient souvent liés à des pratiques idolâtres et occultes. Les distinctions qui sont propres à la Création doivent être respectées, ce qui fait que les Écritures condamnent ce qui tend à effacer les différences entre les sexes.

Versets 6-7

Je continue.

Si tu trouves en chemin un nid d’oiseau sur un arbre ou par terre, un nid avec une mère couvant des œufs ou abritant des oisillons, tu ne prendras pas la mère avec sa couvée ; laisse s’envoler la mère, et tu pourras prendre les petits. Si tu agis ainsi, tu seras heureux et tu vivras longtemps (Deutéronome 22.6-7).

Le législateur ne veut pas interdire d’user des petits comme nourriture, mais il veut enseigner à l’Israélite à se modérer et à respecter la nature. Cette loi est destinée à éviter l’extinction de certaines espèces. L’Éternel s’intéresse à tous les aspects de sa Création. Comme je l’ai déjà dit, il est le premier et le porte-parole des écologistes. Il s’oppose à toute exploitation sauvage des êtres vivants et de la nature, que ce soient les baleines ou la forêt tropicale. Jésus a enseigné que Dieu se soucie même des petits oiseaux. Je cite le passage :

Ne vend-on pas une paire de moineaux pour un sou ? Et pourtant, pas un seul d’entre eux ne tombe à terre sans le consentement de votre Père (Matthieu 10.29).

Verset 8

Je continue.

Si tu construis une nouvelle maison, tu installeras une balustrade autour de ton toit en terrasse, pour que tu ne sois pas responsable de la mort de quelqu’un qui tomberait du toit (Deutéronome 22.8).

Au Proche-Orient ancien, les toits étaient des terrasses sur lesquelles on pouvait vivre et même dormir quand les nuits étaient trop chaudes. L’absence de balustrade, ce qu’on appelle des garde-fous, les rendrait évidemment dangereux. Si quelqu’un se blesse chez moi à cause de ma négligence, je suis responsable.

Versets 9-11

Je continue.

Tu ne sèmeras pas d’autres plantes dans ta vigne ; tu ne mélangeras pas les raisins avec la récolte des autres graines. Tu ne laboureras pas en attelant un bœuf et un âne ensemble à la même charrue. Tu ne porteras pas de vêtement coupé dans un tissu de laine et de lin mélangés (Deutéronome 22.9-11).

Cette loi appliquée à l’ordre de la nature exige que l’homme respecte les spécificités établies par le Créateur. Son but est d’enseigner à l’Israélite que « tout le monde il n’est pas pareil ». De plus, à cette époque, les mélanges étaient couramment liés à des pratiques magiques. Par ailleurs, il serait cruel d’atteler ensemble un animal faible et un fort. Les soins protecteurs de Dieu s’étendent à toute sa création.

Ces principes s’appliquent au domaine moral car l’Israélite, comme vous et moi devons apprendre à distinguer entre le bien et le mal, la vérité et le mensonge.

Verset 12

Je continue.

Tu mettras des cordons aux quatre coins du vêtement dont tu t’envelopperas (Deutéronome 22.12).

Ce précepte enseigne lui aussi l’idée d’une séparation à maintenir, cette fois-ci entre l’Israélite au bénéfice de l’alliance avec Dieu et les autres peuples qui n’ont pas ce privilège. Cette règle est à l’origine de la pratique des Juifs pieux de porter le châle de prière ainsi que des franges au bas de leurs vêtements comme signes distinctifs de leur appartenance à l’Éternel (Nombres 15.37-41).

Versets 13-15

Je continue le texte qui devient très cru.

Supposons qu’un homme ait épousé une femme, qu’il se soit uni à elle et que, par la suite, il la prenne en aversion et invente contre elle une fausse accusation et lui fasse une mauvaise réputation, en disant qu’il ne l’a pas trouvée vierge quand il l’a épousée et s’est approché d’elle. Dans ce cas, les parents de la jeune femme apporteront aux responsables de la ville qui siègent aux portes de la cité les preuves de sa virginité (Deutéronome 22.13-15).

Cette loi a pour but de protéger l’épouse des diffamations d’un méchant mari. Si elle est prouvée innocente, le sale type devra donner 100 pièces d’argent aux parents de l’épouse et d’après le Talmud, il recevra 39 coups de fouet.

Selon une coutume qu’on retrouve chez divers peuples, les parents de la mariée conservaient le drap de la nuit de noces avec les taches de sang qui prouvent la virginité de leur fille.

Versets 20-27

Je continue plus loin.

Si, au contraire, l’accusation s’avère fondée et si la virginité de la jeune femme n’est pas prouvée, on l’amènera à l’entrée de la maison de son père, ses concitoyens la feront mourir à coups de pierres parce qu’elle a commis une chose infâme en Israël en se déshonorant lorsqu’elle vivait encore dans la maison de son père. Ainsi vous ferez disparaître du milieu de vous la souillure qu’entraîne le mal. Si l’on surprend un homme en train de coucher avec une femme mariée, tous les deux, l’homme et la femme, seront mis à mort. Ainsi vous ferez disparaître du milieu d’Israël la souillure qu’entraîne le mal. Si une jeune fille vierge est légalement mariée à quelqu’un et qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous les deux à la porte de la ville et vous les ferez mourir à coups de pierres. La jeune fille mourra parce qu’elle n’a pas appelé au secours, bien que cela se soit passé en ville, et l’homme parce qu’il a déshonoré la femme de son prochain. Ainsi vous ferez disparaître du milieu de vous la souillure qu’entraîne le mal. Mais si c’est en pleine campagne que l’homme trouve la jeune fille fiancée et qu’il la viole, lui seul sera mis à mort. Vous ne ferez rien à la jeune fille, car elle n’a pas commis de faute qui mérite la mort. En effet, elle s’est trouvée dans le même cas que lorsqu’un homme attaque son prochain et le tue. Puisque c’est en plein champ que l’homme l’a rencontrée, elle aura eu beau crier, personne n’est venu à son secours (Deutéronome 22.20-27).

Il va sans dire qu’aujourd’hui dans notre culture, un tel châtiment est très anachronique et barbare. Ce passage met l’accent sur la sainteté du mariage et la pureté sexuelle qui sont enseignées tout au long des pages des Textes Sacrés. Quelqu’un a fait la remarque que si une telle législation était en vigueur dans notre monde, il serait impossible de circuler dans la plupart des pays à cause des amoncellements de pierres dus aux lapidations. Mais d’un autre côté, si le viol et l’adultère étaient sévèrement réprimés, il y aurait bien moins de scandales.

Versets 28-30

Je finis ce chapitre 22.

Si un homme rencontre une jeune fille qui n’est pas légalement mariée, qu’il s’empare d’elle et couche avec elle et qu’on les prenne sur le fait, l’homme qui a couché avec elle versera au père de la jeune fille cinquante pièces d’argent et devra l’épouser puisqu’il l’a violée. De plus, il ne pourra jamais la renvoyer tant qu’il vivra. Personne ne prendra pour épouse l’une des femmes de son père et ne portera ainsi atteinte à son père (Deutéronome 22.28-23.1 version semeur).

Heureusement, d’après un texte parallèle, le père de la fille violée pouvait refuser ce mariage qui semblerait plutôt mal parti. L’inceste est traité dans le livre du Lévitique (18.6-13).

Chapitre 23

Verset 2

Après avoir défini les conduites morales personnelles et domestiques, nous arrivons au chapitre 23 où le législateur explique ce que sont les comportements justes par rapport à Dieu, ou entre les membres de la communauté. Je commence à le lire.

Aucun homme dont les testicules ont été écrasés, ou dont le membre viril a été mutilé, ne sera admis dans l’assemblée de l’Éternel (Deutéronome 23.2 version semeur).

Cette interdiction empêche les eunuques de jouer un rôle cultuel prédominant, comme cela se passait dans les religions païennes où l’ascétisme comme la licence sexuelle d’ailleurs, faisaient partie des pratiques religieuses. À première vue, cette ordonnance semble injuste alors qu’en fait elle a un but humanitaire. En effet, cette loi s’oppose à l’usage cruel de castration fort répandu chez les peuples orientaux.

Verset 3

Je continue.

L’homme né d’une union illicite, et ses descendants jusqu’à la dixième génération ne seront pas admis dans l’assemblée de l’Éternel (Deutéronome 23.2).

La Loi est dure. Les bâtards, issus de relations incestueuses ou adultérines, sont exclus du culte. Ici, la faute des parents retombe sur les enfants. Aujourd’hui, les bâtards spirituels sont fort répandus car il s’agit de ceux qui se disent croyants sans l’être vraiment. Ils sont peut-être bien gentils, voire même religieux et pratiquants, mais selon les Écritures ce sont des bâtards, des  chrétiens illégitimes. On ne devient enfant de Dieu que d’une seule manière, en acceptant Jésus-Christ comme son Sauveur. Je cite un passage de l’Évangile selon Jean.

À tous ceux qui l’ont accueilli, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. Ce n’est pas par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus ; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés (Jean 1.12-13).

Versets 4-7

Je continue le texte.

Les Ammonites et les Moabites ne seront jamais admis dans l’assemblée de l’Éternel pas même leurs descendants de la dixième génération. En effet, lorsque vous êtes sortis d’Égypte, ils ne sont pas venus vous accueillir sur votre route avec du pain et de l’eau. Au contraire, ils ont soudoyé contre vous Balaam, fils de Beor, et l’ont fait venir de Petor en Mésopotamie pour vous maudire. Mais l’Éternel votre Dieu a refusé d’écouter Balaam et il a changé pour vous la malédiction en bénédiction, car l’Éternel votre Dieu vous aime. Tant que vous vivrez, vous ne conclurez pas de traité de paix et d’amitié avec eux (Deutéronome 23.4-7).

Comme la désignation est au genre masculin, ce sont les hommes qui sont visés. Ces peuples voisins et parents d’Israël ne sont pas admis dans la communauté israélite pour deux raisons. Tout d’abord, ils sont issus d’une relation incestueuse. Moab et Ammon sont nés des deux filles de Lot, le neveu d’Abraham. Elles ont, chacune à leur tour, enivré leur père puis couché avec lui. Cette histoire saugrenue est racontée dans le livre de la Genèse (19.30-38).

En second lieu, ces deux peuples auraient pu se montrer bienveillants à l’égard d’Israël et laver la tache de leur origine. Mais ils n’ont fait que l’aggraver en s’attaquant au peuple élu. De plus, et selon des découvertes archéologiques, c’étaient de vrais suppôts du diable, car extrêmement dévoués à l’idole Baal. Ces deux peuples étaient tellement corrompus qu’Israël, tout en s’abstenant de les détruire comme les Cananéens, ne devait entretenir aucun contact avec eux.

Les peuples anciens étaient tous très religieux adorant de nombreuses divinités car l’athéisme n’existait pour ainsi dire pas. Aujourd’hui, les gens qui se croient modernes et plus évolués que les autres sont athées ou au moins agnostiques. Quant aux bien-pensants qui veulent assurer leurs arrières, ils fréquentent un lieu de culte de temps en temps histoire de tranquilliser leur conscience. D’autres personnes très dévotes sont toujours fourrées au presbytère. Eh bien il vaut beaucoup mieux pour quelqu’un de ne rien pratiquer du tout que d’être simplement religieux car au moins il sait qu’il est païen, un vrai, et s’il est exposé à la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, peut-être qu’il se tournera vers lui et l’acceptera comme son Sauveur.

Le grand drame dans nos pays de tradition chrétienne est que la plupart des gens se croient en règle avec Dieu uniquement parce qu’ils ont été baptisés étant bébés, et à cause de cela, ils sont imperméables à l’évangile; ça, c’est un véritable drame.

Versets 8-9

Je continue le texte.

Vous ne considérerez pas les Édomites comme abominables, car c’est un peuple frère. Vous ne tiendrez pas non plus les Égyptiens pour abominables, car vous avez séjourné dans leur pays. Les membres de ces deux peuples pourront entrer dans l’assemblée de l’Éternel à partir de la troisième génération (Deutéronome 23.8-9).

Les Édomites descendent d’Ésaü, frère de Jacob dont le nom fut changé en Israël. C’est donc un parent encore plus proche que Moab et Ammon et il ne porte pas une tache incestueuse. Quant aux Égyptiens, avant qu’ils ne deviennent les esclavagistes d’Israël, ils ont été leurs amis en accueillant Jacob et toute sa famille chez eux alors que la famine régnait partout ailleurs. En conséquence, Israël ne doit se souvenir que du bien qui leur a été fait.

Versets 10-15

Je continue.

Lorsque vous partirez en campagne pour faire la guerre à vos ennemis, vous éviterez avec soin tout ce qui est mal. Si l’un des hommes devient rituellement impur pendant la nuit par suite d’une émission séminale, il se retirera du camp et n’y rentrera pas pendant la journée. À l’approche du soir, il se lavera et au coucher du soleil il pourra réintégrer le camp. Vous désignerez un endroit, à l’extérieur du camp, où vous pourrez vous retirer pour satisfaire vos besoins naturels. Chaque soldat aura une pelle dans son équipement et, lorsqu’il se rendra à l’écart, il creusera d’abord un trou et, en partant, il recouvrira ses excréments. Car l’Éternel votre Dieu parcourt votre camp pour vous protéger et pour vous donner la victoire sur vos ennemis. Tout votre camp doit donc être tenu pour saint et Dieu ne doit y voir rien d’inconvenant qui l’obligerait à se détourner de vous (Deutéronome 23.10-15).

La propreté fait partie de la sainteté. L’Europe du Moyen-Âge était un immense tas d’immondices et un vrai bouillon de culture pour les pires maladies infectieuses. Les Israélites en recouvrant leurs excréments se garderont de bien des affections qui affligent les habitants des pays chauds. Même en temps de guerre, où on se croit tout permis, les règles d’hygiène, de la décence et du bon ordre doivent être respectées, car ces exigences sont liées à la présence et à la protection de l’Éternel qui est au milieu de son peuple et combat pour lui.

Versets 16-17

Je continue.

Si un esclave s’enfuit de chez son maître et vient se réfugier dans votre pays, vous ne le ramènerez pas à son maître. Il pourra demeurer parmi vous dans votre pays, à l’endroit qui lui plaira, dans l’une de vos villes où il se trouvera bien. Vous ne l’exploiterez pas (Deutéronome 23.16-17).

Un esclave étranger issu d’une nation voisine qui se réfugie au pays d’Israël doit être accueilli à bras ouverts. Cette mesure humanitaire se justifie à cause du traitement cruel infligé aux esclaves chez les autres peuples.

Versets 18-19

Je continue.

Il n’y aura pas de prostituées sacrées parmi les filles d’Israël, ni d’homme qui se livre à la prostitution sacrée parmi les Israélites. Vous n’apporterez jamais dans la maison de l’Éternel votre Dieu, pour l’accomplissement d’un vœu, le salaire de la prostitution d’une femme ou d’un chien, car l’un et l’autre sont en horreur à l’Éternel votre Dieu (Deutéronome 23.18-19).

Une inscription égyptienne donne le nom de « chien » aux prostitués entretenus par les sanctuaires païens et les Juifs appelaient « chien » un sodomite. De plus, le chien fait partie des animaux dits impurs selon la loi de Moïse. Le meilleur ami de l’homme est ainsi traîné dans la boue. Les prostitués sacrés, autant hommes que femmes, étaient l’un des aspects dégradants de la religion cananéenne. Ils exerçaient leur profession dans le cadre du culte de la déesse Astarté. C’était aussi la principale source de revenus des temples phéniciens. Mais Israël ne doit absolument pas tolérer qu’un membre de son peuple vive du salaire d’un tel commerce, ni accepter pour le sanctuaire de l’Éternel de l’argent ainsi souillé. On dit que « l’argent n’a pas d’odeur », mais c’est faux car il est presque toujours sale.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

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