Chapitre 9

Verset 27

J’ai déjà eu l’occasion de mentionner Nostradamus (1503-1566), ce médecin astrologue qui s’est rendu célèbre au 16e siècle par ses arts divinatoires et surtout pour ses publications : « Centuries astrologiques » (1555) et « les Prophéties » (1559), qui sont des prédictions en quatrains dont la recherche du sens caché passionne encore aujourd’hui un certain nombre de nos contemporains. Si je mentionne Nostradamus c’est à cause de la complexité de la prophétie du chapitre neuf du livre de Daniel.

Cependant, dans les Textes Sacrés, on ne trouve pas de mystère particulier qui demande le maniement d’une baguette magique ou autre instrument divinatoire. Une étude approfondie et méticuleuse d’un passage même complexe, révèle ses secrets parce que son auteur n’y a pas introduit un sens caché réservé aux initiés. Au contraire, le but de la prophétie donnée à Daniel par l’ange Gabriel, est de nous faire connaître ce que Dieu à l’intention de faire dans l’avenir. La première partie de cette prophétie est du passé par rapport à nous, mais la seconde est encore à venir. Je la rappelle en la résumant.

Une période de soixante-dix septaines a été fixée pour ton peuple et pour ta ville sainte pour expier la faute et pour instaurer une justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie, et pour conférer l’onction au Saint des saints. Depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement d’un chef ayant reçu l’onction, il s’écoulera sept septaines et soixante-deux septaines. Après les soixante-deux septaines, un homme ayant reçu l’onction sera retranché, et il n’aura rien pour lui. Le peuple d’un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation ; et jusqu’à la fin, séviront la guerre et les dévastations qui ont été décrétées (Daniel 9.24-26 ; Autre).

C’est à juste titre que ce passage s’appelle : « la prophétie des soixante-dix septaines ». Elle se compose de trois périodes inégales : sept septaines suivies de soixante-deux septaines suivies d’une septaine. Le compte à rebours commence avec le décret promulgué le 14 mars 445 avant J-C par l’empereur perse Artaxerxés (465-425), décret qui ordonne de restaurer et de rebâtir Jérusalem. Sept septaines + soixante-deux septaines, donc soixante-neuf septaines d’années de 360 jours plus tard, soit 483 ans, nous transporte au 6 avril 32 de notre ère, ce qui correspond à l’Entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem aussi appelée « Jour des rameaux » (Matthieu 21.5 ; Zacharie 9.9). Il existe deux preuves chronologiques différentes qui prouvent que cette date est exacte. La démonstration est un peu fastidieuse, alors il faut se cramponner aux ridelles.

Premièrement, Luc déclare que le ministère de Jean-Baptiste a commencé la quinzième année du règne de l’empereur Tibère (Luc 3.1-3). Or, sa première année est l’an 14 de notre ère ce qui fait que la quinzième année de son règne est l’an 28 de notre ère.

D’après un certain nombre d’indices qui concernent Jean Baptiste, il semble avoir commencé son ministère au printemps de l’an 28. Or, comme il est déjà devenu célèbre quand Jésus vient le voir pour se faire baptiser par lui (Marc 1.5-9), il est probable que le Seigneur a commencé à proclamer le royaume de Dieu l’automne de l’an 38. Epiphanius qui est évêque de Chypre au 4e siècle écrit que Jésus fut baptisé en novembre 28 mais il ne donne pas ses sources. Comme le ministère de Jésus a duré un peu plus de trois ans, sa crucifixion a certainement eu lieu au printemps de l’an 32 ; c’est aussi ce que dit Epiphanius que j’ai cité.

Deuxièmement, pendant la première Pâque de son ministère, en l’an 29, Jésus se rend au Temple que Hérode est en train de construire et chasse les marchands ambulants et les cambistes de l’époque (Jean 2.13-16). À cette occasion, Jésus a une altercation avec les Juifs et leur dit :

Démolissez ce Temple, et en trois jours, je le relèverai. – Comment ? répondirent-ils. Il a fallu quarante-six ans pour reconstruire le Temple, et toi, tu serais capable de le relever en trois jours ! (Jean 2.19-20).

Or, le Temple d’Hérode ne sera terminé qu’un quart de siècle plus tard, en l’an 64 de notre ère. Tout ça pour dire que le Temple est bel et bien dans sa quarante-sixième année de construction quand les Juifs ont déclaré avec étonnement : « Comment ? Il a fallu quarante-six ans pour reconstruire le Temple ! » Hérode a débuté ce projet grandiose en l’an 18 avant notre ère. Si on y ajoute 46 années, on arrive à l’an 29 et non pas 28 parce qu’une seule année sépare l’an un avant Jésus-Christ de l’an un de notre ère. Comptez sur vos doigts et vous verrez que j’ai raison.

Jésus a donc célébré sa première Pâque au printemps de l’an 29. Or, son ministère a inclus quatre Pâques et la dernière fut celle du printemps de l’an 32. C’est à ce moment-là qu’il fait son entrée triomphale dans Jérusalem avant d’être crucifié le vendredi qui précède la Pâque juive.

Ces deux chronologies montrent que la date du 6 avril 32 convient parfaitement pour le Jour des rameaux.

Revenons à la prophétie de Daniel qui continue et dit qu’après les soixante-deux septaines qui ont suivi les sept premières, c’est-à-dire : « après les soixante-neuf septaines, un homme ayant reçu l’onction sera retranché, et il n’aura rien pour lui ».

La première remarque à faire est que cette mise à mort n’a pas eu lieu pendant la soixante-dixième septaine, mais après les soixante-neuf septaines. Il y a donc une coupure entre la soixante-neuvième et la soixante-dixième septaine. C’est important à noter surtout que Jésus a anticipé cet intervalle quand il a dit à l’apôtre Pierre : « Je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18 ; LSG). Ces tangente et parenthèse dans le plan de Dieu étaient totalement inconnues des prophètes de l’Ancien Testament (Éphésiens 3.1-12 ; 1Pierre 1.10-12).

La constitution de l’Église rend nécessaire une pause dans le programme de Dieu avec Israël, ce que Jésus a prophétisé quand il a dit aux Juifs :

N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre principale, à l’angle de l’édifice. C’est le Seigneur qui l’a voulu ainsi et c’est un prodige à nos yeux. Voilà pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits (Matthieu 21.42-43).

Ce nouveau peuple est constitué par les croyants de la Nouvelle Alliance et nous vivons actuellement le temps de l’Église ou temps de la grâce qui correspond à l’intervalle entre la soixante-neuvième et la soixante-dixième septaine.

Qu’il y ait cette coupure est évident pour plusieurs raisons. Premièrement, si elle n’existait pas, tout ce qui doit arriver à Israël après les 483 années qui ont suivi le décret d’Artaxerxés (Daniel 9.24), comme l’abominable profanation ainsi que la destruction de Jérusalem et du Temple, des événements annoncés par Jésus (Matthieu 24.2, 15-21, 29-31), auraient dû arriver entre l’an 32 et l’an 39, or rien de tout cela n’a eu lieu. Par ailleurs, les décalages temporels sont courants dans les prophéties de l’Ancien Testament. Par exemple, Ésaïe écrit d’une seule traite :

Car pour nous un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale… Il étendra sans fin la souveraineté et donnera la paix qui durera toujours au trône de David et à tout son royaume. Sa royauté sera solidement fondée sur le droit et sur la justice, dès à présent et pour l’éternité (Ésaïe 9.5-6).

Il est évident que la première affirmation : « un enfant est né, un fils nous est donné » concerne la première venue de Jésus, tandis que les autres affirmations d’Ésaïe ne s’accompliront que lorsque Jésus aura établi son royaume terrestre.

Pareillement, le prophète Zacharie écrit : « Ton roi vient vers toi… monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse », qui décrit l’entrée triomphale. Mais quand il dit : « sa domination s’étendra d’une mer jusqu’à l’autre, et depuis le grand fleuve jusqu’aux confins du monde » (Zacharie 9.9-10), il fait référence au millénium.

Dans la prophétie de Daniel, « l’homme ayant reçu l’onction » est évidemment Jésus-Christ, car Ésaïe écit :

L’Esprit de l’Éternel, du Seigneur, est sur moi car l’Éternel m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle (Ésaïe 61.1).

« Un homme sera retranché » ; le mot pour « retranché » veut dire exécuter, ce qui fait évidemment référence à la crucifixion du Christ, sa mort violente ayant été prophétisée à maintes reprises. Ésaïe écrit :

Il a été arraché à la vie par la contrainte, suite à un jugement. Et qui, parmi les gens de sa génération, s’est soucié de son sort, lorsqu’on l’a retranché du pays des vivants ? (Ésaïe 53.8).

Retranché, cet homme « n’aura rien pour lui ». Une fois le Messie crucifié, ce qu’il voulait accomplir semble être anéanti et voué aux oubliettes de l’histoire, car personne ne se lève pour reprendre le flambeau et continuer son œuvre ; au contraire, la majorité de ses disciples disparaissent dans la nature. Jésus ayant été rejeté par les siens (Jean 1.11), le royaume qu’il venait offrir à la nation d’Israël n’est plus qu’un lointain souvenir et son couronnement sur le trône de David, un rêve évanoui. Du moins, c’est ainsi que ses contemporains, ses ennemis et même certains de ses disciples ont considéré sa mort. Pourtant, sa vie et son supplice se sont déroulés comme prévu et selon ce qui avait été prophétisé. L’ange continue son discours et dit à Daniel : « Le peuple d’un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire » (Daniel 9.26). « Le prince qui viendra » est le dernier Führer de la troisième phase de l’empire romain reconstitué. Daniel l’appelle « la petite corne » (Daniel 7.7-8, 20-21, 24-26) car il s’agit de l’Antichrist qui viendra à la fin des temps.

La conséquence de l’assassinat du Christ par le peuple juif est âpre et sanglante. Une fois la théocratie privée de celui qui a reçu l’onction et qui en est l’âme, cette théocratie ne peut que s’écrouler. Quand Jésus a pleuré sur la ville sainte, il a dit :

Ah, Jérusalem ! Jérusalem! Toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu ! Eh bien, maintenant, votre maison va être livrée à l’abandon. Oui, je vous le déclare : dorénavant vous ne me verrez plus jusqu’à ce que le temps soit arrivé où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! (Luc 13.34-35).

Assassiner le Messie, c’est détruire le Temple, Jérusalem et la nation d’Israël.

Selon la prophétie de Gabriel à Daniel, ce n’est pas « le prince qui viendra » qui détruira la ville et le Temple, mais son peuple ; il s’agit donc des Romains. Quand les dirigeants de la nation d’Israël ont officiellement rejeté le Christ en attribuant son pouvoir à Béelzébul, le chef des démons (Matthieu 12.24), Jésus les a mis en garde et leur a dit que Jérusalem serait détruite par les païens (Luc 21.24), abandonnée (Matthieu 23.38) et que sa destruction serait telle qu’il ne resterait pas une pierre sur une autre (Matthieu 24.2). Or, d’après les livres d’histoire, on sait que le général Titus a rasé Jérusalem et le Temple en l’an 70 de notre ère, et que des dizaines de milliers de Juifs furent massacrés.

Mais aussi loin dans l’horreur que fut cet événement, il n’a pas mis un terme aux souffrances de la nation, car la prophétie continue disant : « et (la fin du peuple et du prince) sa fin arrivera (arriveront) comme par une inondation ». En ce qui concerne le peuple de Titus, c’est la première forme de l’empire romain représenté par les jambes de fer de la quatrième bête des deux visions de Nabuchodonosor.

La prophétie précise que l’empire romain et le prince sont détruits « comme par une inondation ». Ce mot (schéteph, en hébreu) sert souvent à désigner soit des invasions ennemies (comparez Daniel 11.20, 22, 26 ; Ésaïe 8.8) soit la colère de Dieu (Nahum 1.8). Or, on sait qu’au 5e siècle de notre ère, des hordes barbares venant du nord attaquent sans répit les postes avancés de l’empire romain. Mais à cause de sa dépravation interne, le pouvoir politique n’est pas en mesure de faire face à ces menaces et d’assumer le ravitaillement de ses fameuses légions. Celles-ci sont finalement taillées en pièces ce qui met fin à l’hégémonie de l’empire romain mais non pas à son existence, comme je l’ai déjà dit, puisqu’il continue à survivre en une multitude de nations dont la France.

Concernant « le prince qui viendra » qui est aussi appelé « la petite corne » et qui représente l’Antichrist, comme cela a déjà été dit à Daniel (Daniel 7.26), il sera jeté par Dieu dans l’étang de feu pour l’éternité.

La prophétie continue et dit que « jusqu’à la fin séviront la guerre et les dévastations qui ont été décrétées ». Jusqu’à la fin des soixante-dix septaines, Israël subira des persécutions, des guerres et la destruction ; et on sait combien cela s’est vérifié jusqu’à présent, se vérifie encore aujourd’hui et ce n’est pas fini. Je finis maintenant de lire le chapitre 9 de Daniel.

Il conclura une alliance ferme avec un grand nombre pendant une septaine et, à la moitié de la septaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande. Dans le Temple sera établie l’abominable profanation, et cela durera jusqu’à ce que l’entière destruction qui a été décrétée s’abatte sur le dévastateur (Daniel 9.27).

Avec ce verset on se rapproche encore davantage des quatrains de Nostradamus. Mais en l’étudiant de près, on va le comprendre parce que l’ange Gabriel ne joue pas à cache-cache avec Daniel. Ce passage concerne la soixante-dixième septaine d’années de la prophétie.

Quand l’ange dit : « Il conclura une alliance ferme avec un grand nombre », l’antécédent de « Il » est « le prince qui doit venir », c’est-à-dire le dernier Führer, l’Antichrist. Et le « grand nombre » est la majorité du peuple de Daniel, c’est-à-dire les Juifs, car il est toujours et uniquement question de l’avenir d’Israël.

L’événement central qui va marquer la dernière septaine d’années de la fin des temps est la conclusion d’une alliance ferme entre le prince qui viendra (Daniel 9.27) et Israël. Ce Führer sera le dernier César (la petite corne de la quatrième bête ; Daniel 7.8) de l’empire romain reconstitué. L’Antichrist conclura une alliance de paix et d’assistance militaire par laquelle il se portera garant de la sécurité d’Israël dans son pays. On déduit de cette prophétie qu’à cette époque future, les États-Unis ne seront plus les protecteurs d’Israël et la nation juive n’aura plus les moyens de se battre et de se défendre ce qui, j’en conviens, semble impensable aujourd’hui. Cela dit, il faut garder à l’esprit combien les choses peuvent aller très vite dans le monde.

En tout cas, suite à des événements qui ne nous sont pas rapportés, Israël se trouve dans une situation critique et accueille les bras ouverts l’offre que lui fait le dernier César de l’empire romain. Par cet acte apparemment bienveillant, l’Antichrist se déclare prince de paix. Mais subitement au milieu de la dernière septaine, c’est-à-dire après trois ans et demi, il retourne sa veste et révèle sa fourberie ; il rompt l’alliance qu’il a conclue avec Israël, et suite à une guerre, il décide de rester en Israël. En effet, plus loin, Daniel dit :

Il dressera les tentes royales entre les mers, sur la magnifique montagne sainte (Daniel 11.45).

La prophétie précise aussi qu’il « fera cesser le sacrifice et l’offrande », une expression qui décrit tout le système lévitique. Cette précision sous-entend qu’au début de la dernière septaine d’années, Israël a remis en fonction le culte de l’Éternel de l’Ancienne Alliance et donc reconstruit le Temple.

Une fois que ce dernier Führer réussit à devenir la plus grande puissance mondiale politique et militaire, il veut aussi le pouvoir dans le domaine religieux, et demande l’adoration qui ne revient de droit qu’à l’Éternel le seul Dieu véritable (comparez 2Thessaloniciens 2.4 ; Apocalypse 13.8). Afin d’être reconnu comme dieu, l’Antichrist s’attaque à toutes les religions mais surtout aux Juifs (comparez Apocalypse 12.13-17).

La prophétie continue et confirme la présence du Temple puisqu’elle dit que c’est là que sera établie « l’abominable profanation ». Quand Jésus-Christ était sur terre, il a parlé de cet événement gravissime et averti ses contemporains en disant :

Quand donc vous verrez l’abominable profanation annoncée par le prophète Daniel s’établir dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne (Matthieu 24.15).

Dès que les Juifs auront vent de ce qu’a fait l’Antichrist, ils devront fuir au plus vite et quitter Israël parce que, précise Jésus :

À ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance (Matthieu 24.21).

Cette « abominable profanation » est décrite par l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse où il dit que le faux prophète (une autre bête) au service de l’Antichrist (la première bête) installe une image de ce dernier dans le Temple et oblige le monde entier à l’adorer (Apocalypse 13.14-15).

L’apôtre Jean écrit aussi qu’Israël, symbolisé par une belle femme, devra se réfugier dans le désert pendant « un temps, deux temps, et la moitié d’un temps » (Apocalypse 12.6, 14), soit1 260 jours. Cette période de trois ans et demi s’appelle « la Grande Tribulation ». Le prophète Jérémie la décrit, disant :

Ainsi parle l’Éternel : Nous entendons des bruits de trouble ; C’est la peur, ce n’est pas la paix. Pourquoi tous les visages sont-ils devenus livides ? Malheur ! Car ce jour est grand, aucun autre n’est comme lui. C’est un temps d’angoisse pour Jacob (Jérémie 30.5-7 ; SER).

Il faut remarquer que tout au long de cette prophétie de Gabriel à Daniel, il n’est jamais question de l’Église parce qu’ayant été enlevée dans les cieux, elle n’est plus présente sur terre.

La fin de cette prophétie remarquable est que « cette abominable profanation… durera jusqu’à ce que l’entière destruction qui a été décrétée s’abatte sur le dévastateur ». Quand Jésus-Christ reviendra, l’Antichrist et le faux prophète qui sont représentés par les deux bêtes de l’Apocalypse, seront jetés dans l’étang de feu (Apocalypse 19.20 ; comparez Daniel 7.11, 26).

La nation d’Israël a déjà souffert le martyre, mais malheureusement le pire est encore à venir parce que dans sa souveraineté, l’Éternel va utiliser l’Antichrist pour briser et extirper l’esprit de révolte de son peuple rebelle, et l’amener à la foi en son Messie Jésus-Christ afin qu’il puisse le bénir, ce qui a toujours été et reste encore son objectif ultime.