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03 oct. 2025

Daniel 10.1-10

Chapitre 10

Introduction

Une fois, j’ai parlé à une veuve qui m’a expliqué comment elle s’y prenait pour que son mari défunt lui apparaisse. Mais elle était troublée parce qu’il se manifestait sous une forme extrêmement grotesque qu’elle m’a décrite et qui je dois le dire m’a fait froid dans le dos. Le prophète Daniel aussi a reçu plusieurs visites d’esprits et une fois il a même été terrassé par la vision d’un ange. Cependant, quand ils lui parlent, ils prennent l’aspect d’un homme ordinaire. Nous arrivons au chapitre dix de Daniel où commence la dernière prophétie du livre. Comme dans le chapitre précédent, c’est un ange qui annonce à Daniel l’avenir de son peuple. Ici, il lui parle en termes légèrement voilés et un peu plus mystérieux qu’auparavant. Le contenu de cette nouvelle révélation qui couvre les trois derniers chapitres du livre, est essentiellement le même que le contenu de la vision du chapitre 8 qui prédit la lutte entre le bélier et le bouc, entre la Perse et la Grèce, et le triomphe de cette dernière ainsi que des monarchies qui seront issues de l’empire d’Alexandre le Grand.

Cependant ici, la vision est beaucoup plus développée que dans le chapitre 8, en particulier en ce qui concerne les monarchies égyptienne et syrienne, toutes deux issues de l’empire grec, et plus spécialement la dynastie des Séleucides d’où sort l’infâme Antiochus IV Épiphane qui règne sur la Syrie.

Ce que le chapitre 8 révèle concernant la Perse ainsi que l’apparition et la dislocation de l’empire grec, n’est rappelé que très sommairement pour devenir le point de départ de l’histoire des luttes entre l’Égypte et la Syrie, jusqu’à la venue de la « petite corne », le roi Antiochus qui a été surnommé l’Antichrist de l’Ancien Testament à cause de son hostilité viscérale contre le Temple de Jérusalem et la nation juive.

Le thème central du livre de Daniel, à savoir la souveraineté de Dieu et l’antagonisme entre son royaume et les empires de ce monde, est encore la trame qui sous-tend cette dernière révélation. Mais ici, on est surpris par le caractère détaillé et même minutieux des prédictions. En effet, ce genre prophétique est tout à fait unique car il ne se retrouve nulle part ailleurs dans l’Ancien Testament ou dans les visions précédentes.

Le chapitre 10 prépare la révélation du chapitre suivant en indiquant les circonstances dans lesquelles cette révélation s’est produite et en présentant plusieurs personnages célestes qui sont impliqués dans la vision.

Les chapitres 10 et 11 nous transportent dans l’Au-delà où se joue véritablement l’histoire humaine. Le rideau qui nous cache le monde invisible est partiellement et momentanément levé, et on découvre les esprits qui orchestrent ici-bas les destinées des dirigeants, des peuples et des royaumes.

L’objectif de ces prophéties n’est pas de satisfaire la curiosité morbide d’un amateur de sensations fortes, car cet enseignement est destiné aux croyants afin qu’ils sachent que le combat qui se livre sur la terre entre la lumière et les ténèbres, entre le peuple de Dieu et les puissances de ce monde, correspond à une lutte analogue et parallèle qui se déroule dans le monde spirituel, entre les démons et les anges qui sont restés fidèles à Dieu.

Il faut en effet savoir que dans l’éternité passée, à un moment donné et une seule fois, les êtres célestes ont eu la possibilité de choisir entre le bien et le mal. Certains décident alors de se rebeller contre l’Éternel et de suivre Satan quand il tente un coup d’État contre Dieu. Ils deviennent alors ce qu’on appelle des démons. Cependant, ils conservent le rang hiérarchique qu’ils occupaient en tant qu’anges. Ces esprits qui sont dits méchants, impurs ou mauvais, apparaissent souvent dans les évangiles car Jésus les chasse partout où il va.

Tous les êtres célestes invisibles qu’ils soient bons ou mauvais, sont répartis en hiérarchies et chaque ordre a ses propre autorité, compétence et degré de pouvoir. Dans son épître aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit :

Car c’est en lui (Jésus-Christ) qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les trônes et les seigneuries, les autorités, les puissances (Colossiens 1.16).

Ce qui est « visible » est sur la terre et les êtres « invisibles » sont dans les cieux. « Les trônes » correspondent peut-être aux archanges comme Michel et Gabriel, « les seigneuries », aux chérubins et séraphins, « les autorités » sont des chefs de troupes et « les puissances », sont des anges ordinaires bien que tous les êtres de lumières sont plutôt extraordinaires, et certains sont des anges gardiens.

La vision que reçoit Daniel et qui inclut ce qui se passe dans le monde invisible a pour but de fortifier et d’encourager les Israélites pieux, en leur montrant qu’ils ne sont pas livrés à leurs seules ressources pour lutter et vaincre, que derrière leurs ennemis visibles se cachent des esprits méchants, et qu’ils peuvent compter comme alliés, des principautés et des puissances célestes fidèles à l’Éternel. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Principautés, contre les Autorités, contre les Princes de ce monde des ténèbres, et contre les esprits du mal dans le monde céleste (Éphésiens 6.12 ; Autre).

Tout comme les anges au service de Dieu, les puissances du mal sont organisées selon un ordre hiérarchique. Au sommet se trouvent les chefs ; ils fréquentent les couloirs des chancelleries et sont chargés d’orienter la politique des nations. Leurs sous-fifres s’occupent des affaires courantes d’un pays dans tous les domaines ; d’autres encore supervisent les religions du monde. A ce sujet, beaucoup de gens pensent que Satan est contre tout ce qui est religieux, mais c’est absolument faux puisque c’est lui qui les a toutes inventées et qui fait leur promotion. Avec les religieux il est tranquille, car ils ont leur besoin spirituel plus ou moins satisfait par leurs fausses croyances. Par contre, il n’a guère confiance dans les athées parce qu’il sait que s’ils se mettent à réfléchir sérieusement et qu’ils considèrent l’univers tel qu’il est, ils risquent de se rendre compte que de ne pas accepter l’existence d’un Dieu créateur est absurde. C’est vrai qu’il a réussi un coup de maître en convainquant la plupart des scientifiques que les êtres vivants ne sont rien d’autre qu’un ramassis d’atomes qui a évolué à partir de rien. Comme lavage de cerveau, on ne fait pas mieux.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre 10 du livre de Daniel.

Durant la troisième année du règne de Cyrus (en 536 ou 535), empereur de Perse, un message fut révélé à Daniel, nommé aussi Beltchatsar. Cette révélation est authentique, elle annonce de grandes calamités. Daniel fut attentif à la parole, et il en reçut la compréhension dans une vision (Daniel 10.1).

Dans le verset suivant, l’auteur s’identifie en disant « En ces jours-là, moi, Daniel », ce qui semble indiquer que ce premier verset est une introduction qui a probablement été écrite par la personne qui a rassemblé les prophéties pour en faire un livre et le publier. En tout cas, cet éditeur veut qu’on sache avec certitude que les prophéties qui vont suivre sont la vérité, même si elles annoncent « de grandes calamités », littéralement « une grande guerre ».

Nous sommes dans la troisième année depuis l’intronisation de Cyrus roi de Babylone et environ deux ans après qu’il ait signé le décret autorisant les Juifs à rentrer chez eux. Un premier contingent d’environ 50 000 hommes avec leur famille a fait le voyage sous la conduite d’un certain Zorobabel.

Daniel a décidé de ne pas retourner dans son pays, ce qui se comprend facilement du fait qu’il occupe des hautes fonctions dans l’état et qu’il est donc plus utile à son peuple à Babylone qu’à Jérusalem en train de déblayer les gravats, surtout qu’à cette époque, il doit avoir au moins 85 ans.

Verset 2

Je continue.

En ces jours-là, moi, Daniel, je fus plongé dans le deuil durant trois semaines entières. Je ne touchai à aucun mets délicat ; je ne pris ni viande, ni vin, et je ne me frottai d’aucune huile parfumée pendant ces trois semaines (Daniel 10.2).

L’huile odoriférante sert à adoucir et parfumer la peau ; cette pratique est répandue dans tout l’Orient et surtout pour les fêtes, les banquets, les célébrations et pour mettre fin à un jeûne (comparez 2Samuel 12.20 ; Psaumes 23.5 ; Ecclésiaste 9.8 ; Ésaïe 61.3), mais on ne se parfume jamais en période de détresse.

Maintenant que les Israélites ont reçu l’autorisation de retourner chez eux et de reconstruire le Temple, un avenir serein s’ouvre devant eux et Daniel aurait dû baigner dans le bonheur. Malheureusement, il est de courte durée. En effet, selon ce que raconte le livre du prêtre Esdras, dès que les Israélites commencent à rebâtir Jérusalem (Esdras 3.8), les non-Juifs qui habitent la Palestine s’opposent à eux de toutes les manières possibles et imaginables (ch. 4). Je lis un passage du livre d’Esdras :

Alors les gens du pays découragèrent les Judéens et les effrayèrent pour qu’ils cessent de bâtir (Esdras 4.4).

Le plus douloureux est que ces trouble-fête bénéficient de l’aval des autorités perses. Ce n’est pas tout ; selon les Annales de Nabonide, dont j’ai déjà parlé (4.33-34), Cambyse II, le fils de Cyrus, devient roi de Babylone le 4 du mois de Nisan en 535 avant J-C, cinq ans avant de succéder à son père comme empereur. Cette date pourrait coïncider avec le début du jeûne de trois semaines de Daniel qui craint pour son peuple, car ce Cambyse est un méchant homme, particulièrement hostile aux cultes étrangers et donc à la reconstruction du Temple de Jérusalem. Tous ces événements sont suffisamment graves pour perturber Daniel au point où il prend le deuil et s’humilie devant Dieu dans la prière, ce qui est précisé plus loin (Daniel 10.12).

Il faut remarquer que quand les choses vont mal, Daniel se tourne vers l’Éternel et persévère dans la prière ; il insiste et tambourine à la porte des cieux jusqu’à ce qu’elle s’ouvre. À lire le comportement de Daniel, je me sens réprimandé par son exemple, car combien de fois je fais une petite prière à la va-vite parce que j’ai soi-disant des choses importantes à faire. Il est probable qu’il m’arrive de faire des commentaires qui vous agacent, mais pensez à ma situation, j’étudie la Parole de Dieu en détail et je ne saurais dire le nombre de fois où elle pointe son doigt accusateur dans ma direction.

Verset 4

Je continue le texte.

Le vingt-quatrième jour du premier mois, je me trouvai sur la rive du grand fleuve, le Tigre (Daniel 10.4).

Les Juifs possèdent deux calendriers, un pour l’année religieuse et un autre pour l’année civile. L’année religieuse commence au mois de Nisan qui est à cheval sur mars-avril, et le 15 de Nisan les Juifs célèbrent la Pâque.

L’année civile commence au mois de Tischri qui est à cheval sur septembre-octobre, et le 10 de Tischri est le Jour du grand pardon ou Yom Kippour. Que ce soit le premier mois de l’année religieuse ou de l’année civile, il débute avec la nouvelle lune et donne lieu à des festivités qui durent deux jours (1Samuel 20.27).

Au moment de cette vision, Daniel se trouve physiquement présent au bord du fleuve Tigre le vingt-quatrième jour du premier mois, mais il ne dit pas s’il s’agit de l’année religieuse ou civile. Nous sommes soit le dernier jour des trois semaines de deuil qui aurait donc commencé le 3 ou le 4 du mois, soit trois ou quatre jours après la fin du deuil. Le texte donne beaucoup de détails mais pas suffisamment, et de plus il nous manque le contexte de tous ces événements pour qu’on puisse les situer dans le temps avec exactitude.

Verset 5

Je continue.

Je levai les yeux, et j’aperçus un homme vêtu d’habits de lin qui portait une ceinture d’or d’Ouphaz autour des reins (Daniel 10.5).

Cette manifestation surnaturelle est une théophanie qui a lieu au-dessus des eaux du fleuve (comparez Daniel 12.6). L’habit de lin est le vêtement officiel des prêtres et représente la sainteté, et la ceinture d’or est un emblème de royauté. Ouphaz (Ophir) est réputé pour son or fin, mais sa localisation est incertaine.

Verset 6

Je continue.

Son corps luisait comme de la topaze, son visage flamboyait comme l’éclair, ses yeux étaient pareils à des flammes ardentes, ses bras et ses pieds avaient l’éclat du bronze poli. Quand il parlait, le son de sa voix retentissait comme le bruit d’une grande foule (Daniel 10.6).

La topaze, aussi appelée chrysolite (en grec), est d’un jaune d’ambre pareil à de l’or transparent mais d’une couleur plus riche et plus éclatante.

La description de cet être de lumière dont le corps resplendit à travers le vêtement de lin rappelle celle des quatre êtres vivants qu’a vus Ézéchiel (Ézéchiel 1.7, 13, 16, 24), ainsi que la transfiguration de Jésus (Matthieu 17.2) et surtout la vision de l’apôtre Jean du Christ ressuscité ; je lis ce passage :

(Je vis) au milieu des chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un homme. Il portait une longue tunique, et une ceinture d’or lui entourait la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, oui, comme la neige. Ses yeux étaient comme une flamme ardente et ses pieds étincelaient comme du bronze incandescent au sortir d’un creuset. Sa voix retentissait comme celle des grandes eaux. Dans sa main droite, il tenait sept étoiles, et de sa bouche sortait une épée aiguisée à double tranchant. Son visage était éblouissant comme le soleil quand il brille de tout son éclat. Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort. Alors il posa sa main droite sur moi en disant : – N’aie pas peur. Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! (Apocalypse 1.13-18).

Daniel aura la même réaction que l’apôtre Jean ; il tombe face contre terre (Daniel 10.9). Cette apparition appelée simplement « un homme » est un être dont la dignité est bien supérieure aux anges ordinaires. Ce ne peut pas être l’archange Michel qui est mentionné plus loin car il doit venir porter main forte à l’ange qui a été envoyé à Daniel (Daniel 10.13, 21). Cet homme céleste est probablement le même que celui qui du milieu du fleuve Oulaï a ordonné à Gabriel d’expliquer la vision à Daniel (8.11, 25) et qui précédemment est appelé respectivement « prince de l’armée céleste » puis « Prince des princes (Daniel 8.11, 16).

En comparant ce texte à d’autres comme je l’ai fait, on peut être quasiment certain qu’il s’agit de l’Ange de l’Éternel sous une forme glorifiée ce qui correspond à une pré-incarnation de Jésus-Christ et à son état actuel après sa résurrection dans son rôle de Prêtre intercesseur et de Juge comme l’a vu l’apôtre Jean.

Il est intéressant de noter dans le livre de Daniel, la progression dans la façon dont sont transmises les prophéties concernant le futur d’Israël et de l’humanité. D’abord c’est en songe que Nabuchodonosor, un roi païen découvre les empires qui suivront le sien, puis c’est une parole écrite par une main invisible qui révèle à Balthazar, un autre roi païen, la fin de son empire.

Ensuite, l’avenir est révélé à Daniel lui-même par un songe (ch. 7), puis c’est un ange qui entoure le vieillard âgé de nombreux jours (Daniel 7.16) qui explique la vision à Daniel.

Plus tard, Daniel a une nouvelle vision alors qu’il est en transe prophétique et l’Ange de l’Éternel, qui reste caché, ordonne alors à Gabriel de la lui expliquer (Daniel 8.16). Ensuite Gabriel vient en personne en réponse à la prière de Daniel pour lui révéler la prophétie des soixante-dix septaines (Daniel 9.21ss.). Enfin, un peu plus loin, cet homme céleste qui n’est autre que l’Ange de l’Éternel apparaît à Daniel, mais il ne lui parlera pas directement (ch. 10 – 12).

Verset 7

Je continue le texte.

Moi, Daniel, je fus seul à voir cette apparition, les gens qui étaient avec moi ne la virent pas, ils furent soudain saisis d’une grande frayeur et coururent se cacher (Daniel 10.7).

Daniel est probablement en voyage d’affaires, et comme il occupe un très haut rang dans l’empire, il doit avoir une suite nombreuse composée de gardes du corps, de secrétaires et toute une intendance.

Cet incident fait penser à l’histoire de Saul de Tarse, le futur apôtre Paul, alors qu’il est en route pour Damas avec des intentions fort malveillantes à l’égard des chrétiens. Lui et ceux qui l’accompagnent font une expérience similaire à celle de Daniel. Je lis le passage qui se trouve dans le livre des Actes :

(Les compagnons de voyage de Paul) restèrent figés sur place, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais ne voyaient personne. (Actes 9.7).

Versets 8-9

Je continue le texte de Daniel.

Je demeurai donc seul à contempler cette apparition grandiose. J’en perdis mes forces, je devins tout pâle et mes traits se décomposèrent ; je me sentais défaillir. J’entendis le personnage prononcer des paroles et, en entendant sa voix, je m’évanouis et je tombai la face contre terre (Daniel 10.8-9).

Le mot hébreu rendu par « mes traits se décomposèrent » est traduit par « visage défiguré » dans le passage d’Ésaïe qui prophétise la crucifixion du Christ (Ésaïe 52.14).

À la vue de cet être majestueux, Daniel se sent d’abord défaillir puis dès qu’il entend sa voix, il perd connaissance et s’effondre anéanti. Cette apparition grandiose produit sur lui un effet beaucoup plus marquant que celui qu’il a ressenti devant l’ange Gabriel (Daniel 8.17) et la suite du texte nous dit qu’il a beaucoup de mal à s’en remettre (Daniel 10.10-19). Pourtant, Daniel est un géant spirituel et un homme pieux qui a peu d’égal car il mène une vie tellement droite que personne ne peut trouver le moindre squelette dans l’un de ses placards ni lui faire le moindre reproche, et pourtant, devant cette vision de la gloire divine, Daniel perd tous ses moyens et il est littéralement terrassé.

Eh bien moi, ce passage m’effraie car je suis loin d’avoir la carrure de Daniel, et puis entre vous et moi, je me demande aussi quel sera la réaction d’un homme pécheur incrédule et non repentant quand il comparaîtra devant son Créateur.

Verset 10

Je continue le texte.

Alors, une main me toucha, elle me fit me redresser tout tremblant sur mes genoux et sur les paumes de mes mains (Daniel 10.10).

Daniel sent le contact d’une main qui en le touchant le fait sortir de sa torpeur. Cet être angélique qui vient réconforter Daniel ne peut pas être celui qui par sa gloire resplendissante, sa simple présence et le son de sa voix, a terrassé Daniel. De toute façon, le passage dit « une main » et non pas « sa main ». L’Ange de l’Éternel qui a tant impressionné Daniel ne voulant pas l’effrayer davantage, il envoie son aide de camp pour parler d’homme à homme avec Daniel ou quelque chose comme ça.

Il serait logique de penser qu’ici encore il s’agit de l’archange Gabriel, car après tout Daniel est habitué à lui et n’en a pas peur, seulement le texte ne dit rien à ce sujet. Tout ce qu’on sait d’après la suite est que cet être céleste est très puissant. Comme je l’ai déjà dit, cette prophétie entrouvre la porte de l’Au-delà et nous autorise à quelques regards furtifs, alors profitons-en !

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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