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09 oct. 2025

Daniel 11.40 – 12.2

Chapitre 11

Verset 40

La recherche de la vérité n’a jamais été une préoccupation des potentats. Dans leurs chroniques, les rois d’Antan oublient assez systématiquement de consigner les épisodes de leur règne qui leur sont défavorables comme les défaites militaires par exemple. Quant aux historiens anciens, ils cherchent avant tout à plaire à leur maître qui soit paient leurs services soit tranchent leur tête, ce qui fait que leur façon de rapporter les événements est colorée en rose ou en noir selon ce qui plaît à leur employeur. Quand un épisode historique n’est relaté que par un seul auteur, on doit se demander s’il est vraiment digne de foi.

Par exemple, le chapitre onze de Daniel rapporte une quatrième guerre entre l’Égypte et la Syrie, mais le seul historien à mentionner cette campagne est Porphyre, un philosophe grec-syrien du 3e siècle de notre ère, et pour compliquer un peu plus le tableau, nous tenons cette information de Jérôme, un Père de l’Église. Il rapporte que dans la onzième et dernière année de son règne, Antiochus IV Épiphane (175-164) entreprit une nouvelle campagne contre ses neveux Ptolémée VI et VII, rois d’Égypte, avec des chariots, des cavaliers et une flotte considérable, dévastant tout sur son passage.

Oui, sauf qu’à cette époque, l’Égypte est sous le contrôle des Romains et il n’est pas possible de croire qu’ils auraient laissé Antiochus s’approcher de l’Égypte sans intervenir. Il semble donc que l’historien Porphyre a laissé son imagination gambader, et que la dite campagne militaire mentionnée dans le livre de Daniel n’a pas eu lieu en Égypte, mais c’est une prophétie qui s’accomplira à la fin des temps.

Je continue de lire dans le chapitre 11 de Daniel.

Au temps de la fin, le roi du midi se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera (Daniel 11.40 ; LSG).

Le roi du midi est une alliance de peuples au sud d’Israël. Le roi du septentrion est une confédération de nations au nord d’Israël. Les pronoms « lui et il » désignent l’Antichrist, le nouveau César de la troisième phase de l’empire romain. Vers la fin de la première moitié de la soixante-dixième septaine d’années de la prophétie de Daniel (ch. 9), c’est-à-dire à la fin des trois premières années de la Tribulation, des nations au nord et au sud d’Israël vont simultanément attaquer l’Antichrist, mais de façon indirecte en lançant une offensive coordonnée contre Israël avec qui ce Führer des derniers temps a établi une alliance (Daniel 9.27) garantissant sa sécurité.

Cet accord est en béton au point où non seulement Israël est totalement désarmé, mais l’Antichrist le considère comme une extension de son empire au Moyen-Orient. Estimant donc toute menace contre Israël comme un acte d’agression contre lui, l’Antichrist réagit rapidement, violemment, et envahit le Moyen-Orient par le nord.

La recherche de la vérité n’a jamais été une préoccupation des potentats. Dans leurs chroniques, les rois d’Antan oublient assez systématiquement de consigner les épisodes de leur règne qui leur sont défavorables comme les défaites militaires par exemple. Quant aux historiens anciens, ils cherchent avant tout à plaire à leur maître qui soit paient leurs services soit tranchent leur tête, ce qui fait que leur façon de rapporter les événements est colorée en rose ou en noir selon ce qui plaît à leur employeur. Quand un épisode historique n’est relaté que par un seul auteur, on doit se demander s’il est vraiment digne de foi.

Par exemple, le chapitre onze de Daniel rapporte une quatrième guerre entre l’Égypte et la Syrie, mais le seul historien à mentionner cette campagne est Porphyre, un philosophe grec-syrien du 3e siècle de notre ère, et pour compliquer un peu plus le tableau, nous tenons cette information de Jérôme, un Père de l’Église. Il rapporte que dans la onzième et dernière année de son règne, Antiochus IV Épiphane (175-164) entreprit une nouvelle campagne contre ses neveux Ptolémée VI et VII, rois d’Égypte, avec des chariots, des cavaliers et une flotte considérable, dévastant tout sur son passage.

Oui, sauf qu’à cette époque, l’Égypte est sous le contrôle des Romains et il n’est pas possible de croire qu’ils auraient laissé Antiochus s’approcher de l’Égypte sans intervenir. Il semble donc que l’historien Porphyre a laissé son imagination gambader, et que la dite campagne militaire mentionnée dans le livre de Daniel n’a pas eu lieu en Égypte, mais c’est une prophétie qui s’accomplira à la fin des temps.

Je continue de lire dans le chapitre 11 de Daniel.

Au temps de la fin, le roi du midi se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera (Daniel 11.40 ; LSG).

Le roi du midi est une alliance de peuples au sud d’Israël. Le roi du septentrion est une confédération de nations au nord d’Israël. Les pronoms « lui et il » désignent l’Antichrist, le nouveau César de la troisième phase de l’empire romain. Vers la fin de la première moitié de la soixante-dixième septaine d’années de la prophétie de Daniel (ch. 9), c’est-à-dire à la fin des trois premières années de la Tribulation, des nations au nord et au sud d’Israël vont simultanément attaquer l’Antichrist, mais de façon indirecte en lançant une offensive coordonnée contre Israël avec qui ce Führer des derniers temps a établi une alliance (Daniel 9.27) garantissant sa sécurité.

Cet accord est en béton au point où non seulement Israël est totalement désarmé, mais l’Antichrist le considère comme une extension de son empire au Moyen-Orient. Estimant donc toute menace contre Israël comme un acte d’agression contre lui, l’Antichrist réagit rapidement, violemment, et envahit le Moyen-Orient par le nord.

Verset 41

Je continue.

Il entrera dans le plus beau des pays, et plusieurs succomberont ; mais Édom, Moab, et les principaux des enfants d’Ammon seront délivrés de sa main (Daniel 11.41).

Ayant vaincu la confédération du nord, l’Antichrist continue vers le sud, traverse « le plus beau des pays » (comparez Daniel 8.9 ; 11.16) c’est-à-dire Israël, mais évite la Jordanie sans qu’on sache pourquoi.

Versets 42-43

Je continue.

Il étendra sa main sur divers pays, et le pays d’Égypte n’échappera point. Il se rendra maître des trésors d’or et d’argent, et de toutes les choses précieuses de l’Égypte ; les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite (Daniel 11.42-43).

L’Antichrist remporte également la victoire sur la confédération du sud qui comprend les nations arabes du Sinaï et du golfe Persique, et il s’empare de toutes leurs richesses.

Verset 44

Je continue.

Des nouvelles de l’orient et du septentrion viendront l’effrayer, et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes (Daniel 11.44).

Alors que l’Antichrist dirige des opérations en Égypte, il reçoit des nouvelles alarmantes ; il s’agit de forces militaires qui arrivent à la fois du grand nord et de l’est (Apocalypse 9.16) avec l’intention d’en découdre avec lui. La Russie et ses alliés dont l’Iran font partie de ces armées (comparez Ézéchiel 38 – 39). Ce qui se passera alors n’est pas dans la vision de Daniel mais nous est révélé par le prophète Ézéchiel.

Avant que l’Antichrist n’engage le combat avec la Russie et ses alliés du nord et de l’est, ils sont soudainement anéantis par Dieu (Ézéchiel 38.18-39.8) qui utilise probablement un cataclysme naturel. Il est quasi certain que l’Antichrist revendiquera alors la destruction surnaturelle des armées du nord.

Verset 45

Je finis de lire le chapitre onze de Daniel.

Il dressera les tentes de son palais entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne, puis il arrivera à la fin, sans que personne ne lui soit en aide (Daniel 11.45).

N’ayant plus d’adversaires, l’Antichrist a dorénavant les coudées franches. Il décide alors de rester en Palestine et il établit sa capitale à Jérusalem sur le mont Sion appelé « la glorieuse et sainte montagne » et qui est situé entre la Méditerranée et la Mer morte.

Comme je l’ai déjà dit, au milieu de la Tribulation (comparez Apocalypse 17.12-13) qui est la soixante-dixième septaine de la prophétie de Daniel, l’Antichrist rompt son alliance avec Israël et commet « l’abominable profanation » en se proclamant dieu et en installant son effigie dans le Temple reconstruit de Jérusalem. Précédemment et en parlant de ce dictateur, l’ange Gabriel a dit à Daniel :

Le roi agira à sa guise, il s’enorgueillira et se croira plus grand que tous les dieux, même plus grand que le Dieu des dieux, il proférera des blasphèmes inouïs contre lui. Il n’aura de considération ni pour les dieux de ses ancêtres ni pour aucun autre dieu, car il se placera au-dessus de tous (Daniel 11.36-37 ; Autre ; rsm).

Parlant de ce dernier César, dans sa seconde épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit qu’il est « l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le Temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu » (2Thessaloniciens 2.4). L’Antichrist aura un comportement exactement à l’opposé de celui du Christ quand il était sur terre. Alors que ce dernier César n’en fera qu’à sa tête, l’apôtre Jean rapporte les paroles de Jésus qui a dit aux Juifs :

Pour moi, je ne peux rien faire de mon propre chef ; je juge seulement comme le Père me l’indique. Et mon verdict est juste, car je ne cherche pas à réaliser mes propres désirs, mais à faire la volonté de celui qui m’a envoyé (Jean 5.30).

Alors que l’Antichrist s’exaltera au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, aux Philippiens, Paul écrit :

Lui (Jésus) qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.6-8).

L’Antichrist qui est le représentant de Satan sur terre insultera le Dieu unique et véritable, ce qui n’est pas surprenant parce que le blasphème contre Dieu est l’aboutissement logique de l’humanisme parvenu à son apogée. Ce despote établira sa juridiction sur le monde entier qu’il gouvernera d’une poigne de fer aussi bien dans le domaine politique que religieux. Dans le livre de l’Apocalypse, l’Antichrist est appelé « la première bête » tandis que « la seconde bête » est son bras droit. C’est un faux prophète qui détient un pouvoir extraordinaire. Je résume un passage du livre de l’Apocalypse :

Cette nouvelle bête accomplissait des signes miraculeux, faisant tomber le feu du ciel sur la terre à la vue de tout le monde. Par les signes miraculeux qu’il lui fut donné d’accomplir au service de la première bête, elle égarait tous les habitants de la terre. Il lui fut même donné d’animer l’image de la bête, et l’image se mit à parler et elle faisait mourir ceux qui refusaient de l’adorer. Elle amena tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe : soit le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom (Apocalypse 13.13-17).

Sous le règne de l’Antichrist, seuls peuvent prospérer ceux qui prouvent leur allégeance à l’Antichrist en portant son nom, son effigie ou un chiffre numérique qui lui correspond. Il faut donc montrer patte blanche pour participer à n’importe quelle transaction économique ou administrative, pour acheter ne serait-ce qu’un bout de pain, pour vendre, retirer de l’argent, louer une voiture, obtenir un document officiel et ainsi de suite. Ceux qui refusent de se soumettre à la bête sont pourchassés à mort comme du vulgaire gibier, et même en se terrant nuit et jour, il leur est impossible de passer à travers les mailles du filet de l’Antichrist.

Mais dit aussi le texte de la prophétie : « il arrivera à la fin, sans que personne ne lui soit en aide ». Au temps arrêté par Dieu, la bête est jugée et jetée dans l’étang de feu (Apocalypse 20.10).

Chapitre 12

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 12 qui termine cette longue prophétie. Je rappelle que parce que Daniel se fait du souci pour l’avenir de son peuple, il a prié Dieu de lui révéler l’avenir. Seulement la vision qu’il reçoit est particulièrement menaçante pour Israël. Il y a donc tout lieu de croire que Daniel est consterné et même dans une grande détresse. Je commence de lire le chapitre 12.

En ce temps-là, se lèvera Michel, le grand chef qui a pour mission d’aider ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que des nations existent jusqu’à ce moment-là. En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre (Daniel 12.1).

L’archange Michel est le défenseur et le champion d’Israël (Daniel 10.13, 21). Il se transforme en guerrier pour prendre en main la cause du peuple de Dieu dont il a la charge.

Pendant la deuxième moitié de la Grande Tribulation, Israël connaîtra une détresse sans précédent ; ce sera une époque où la chasse aux Juifs est ouverte 24 heures sur 24 et 365 jours par an. Alors qu’en tant que nation, Israël semble voué à l’extinction, le retour triomphant du Messie qui détruira l’Antichrist et tous ceux qui le suivent, mettra une fin abrupte aux persécutions. Matthieu rapporte que Jésus a parlé de ce temps de grand péril quand il a dit :

À ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. Vraiment, si le Seigneur n’avait pas décidé de réduire le nombre de ces jours, personne n’en réchapperait ; mais, à cause de ceux qu’il a choisis, il abrégera ce temps de calamité (Matthieu 24.21-22).

Cette prophétie concerne la nation d’Israël mais aussi les individus puisqu’elle précise :

En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre (Daniel 12.1).

Gabriel a déjà parlé du « livre de vérité » (Daniel 10.21), mais ici, il s’agit du « livre de vie » dans lequel sont consignés les noms de tous ceux qui hériteront le royaume de Dieu ; Ésaïe y fait référence quand il dit :

Alors ceux qui subsisteront, ceux qui resteront à Sion seront appelés saints, tous ceux qui, à Jérusalem, seront inscrits afin d’avoir la vie (Ésaïe 4.3).

Quand les disciples de Jésus reviennent de mission, tout heureux parce que les démons leur obéissent, Jésus les rappelle à l’ordre en leur demandant de garder leurs priorités dans le bon ordre ; il leur a dit :

Ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux (Luc 10.20).

Plusieurs textes font référence au « livre de vie », mais c’est une information annexe plutôt qu’un enseignement spécifique sur ce sujet. Par exemple, il est dit que ceux qui se soumettent à l’Antichrist ne sont pas dans « le livre de vie ». Je lis deux passages tirés du livre de l’Apocalypse :

Tous les habitants de la terre l’adoreront, tous ceux dont le nom n’est pas inscrit, depuis l’origine du monde, dans le livre de vie de l’Agneau égorgé. – Les habitants de la terre dont le nom n’est pas écrit dans le livre de vie depuis la fondation du monde, s’émerveilleront en voyant la bête, car elle était, elle n’est plus et elle viendra (Apocalypse 13.8 ; 17.8).

Quand l’apôtre Jean écrit que le livre de vie a été écrit avant la création, il traite cette information comme si c’est une lapalissade banale, alors que pour nous il fait une déclaration tonitruante. Si ce livre a été composé par le Dieu souverain dans l’éternité passée, on comprend qu’au jour du jugement dernier il servira à déterminer le destin éternel de chaque être humain. Je lis ce passage en le compressant :

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie (Apocalypse 20.12, 14-15).

Le royaume des cieux comprend la Nouvelle Jérusalem. Rien d’impur n’y entrera car seuls ceux qui sont inscrits dans « le livre de vie de l’Agneau » (Apocalypse 21.27 ; rsm) y auront accès.

Verset 2

Je continue le texte de Daniel.

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles (Daniel 12.2).

L’expression « ceux qui dorment dans la poussière de la terre » est une allusion à la malédiction dont Dieu a frappé la race humaine quand il a dit à Adam :

Puisque tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. Oui, tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3.17 rsm, 19).

La résurrection des morts, tout au moins de ceux qui obtiennent la vie éternelle, atteste que la malédiction de Dieu sur la terre, la nature, l’univers, et sur l’homme, est désormais levée.

La promesse de la résurrection des justes est faite de manière plus ou moins explicite au travers des pages de l’Ancien Testament. Je lis deux passages tirés des livres d’Ésaïe et de Job :

Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés. – Après que ma peau aura été détruite ; moi-même en personne, je contemplerai Dieu (Ésaïe 26.19 ; Job 19.26 ; SER ; comparez Ésaïe 25.7-8).

Le passage du livre de Daniel mentionne également « ceux qui se réveilleront pour la honte et l’horreur éternelles ». Dans l’Ancien Testament, le concept d’une condamnation éternelle est rare mais quand même présent. Par exemple le livre du prophète Ésaïe se termine par des paroles particulièrement sinistres que je lis :

Le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant (Ésaïe 66.24).

Ce passage de Daniel est le seul de l’Ancien Testament qui mentionne spécifiquement une résurrection des Juifs infidèles pour une condamnation éternelle. Le Nouveau Testament par contre, nous avertit souvent que deux destinées diamétralement opposées attendent tous les hommes. Par exemple, dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit :

Oui, vraiment, je vous l’assure : l’heure vient, et elle est déjà là, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et tous ceux qui l’auront entendue vivront. Alors, ils en sortiront : ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour être condamnés (Jean 5.25, 29 ; comparez Actes 24.15).

Le jugement éternel n’est pas un sujet de conversation agréable entre gens bien-pensants autour d’une tasse de thé. Pourtant il faut en parler, car on ne doit pas ignorer que comme la félicité éternelle des justes, la condamnation éternelle est une réalité tragique enseignée tout au long des Écritures.

Jusqu’à présent donc, le long exposé prophétique de l’ange Gabriel à Daniel a surtout consisté en une suite de malheurs qui vont frapper son peuple. Après ces révélations terribles, l’ange lui annonce quand même des bonnes nouvelles. Il lui dit d’abord qu’Israël sera délivré des griffes de l’Antichrist par la venue soudaine du Messie (Daniel 12.1). Maintenant, il donne une réponse concernant le sort des hommes et des femmes fidèles à l’Éternel qui sont morts prématurément sous le feu des persécutions (Apocalypse 20.4). Ces Juifs martyrs qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront pour la vie éternelle. Cette résurrection aura lieu à la fin de la Tribulation, au moment du retour glorieux du Messie. Dans l’Apocalypse, Jean écrit :

Ensuite je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. C’est la première résurrection. Les autres morts ne revinrent pas à la vie avant la fin des mille ans. Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux. Ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant les mille ans (Apocalypse 20.4-6).

Ceux qui prennent part à cette « première résurrection » sont tous les croyants de l’Ancienne Alliance, qu’ils soient Israélites ou non-Juifs, ainsi que les martyrs morts pendant les persécutions de l’Antichrist à cause de leur fidélité à l’Éternel.

Par contre, cette résurrection ne concerne pas l’Église du Christ qui a déjà été enlevée dans les cieux avec tous ceux qui ont foi en Jésus, les morts inclus. Dans sa première épître aux Thessaloniciens, Paul écrit :

Puisque nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers (1Thessaloniciens 4.14, 16).

En d’autres mots, lorsque l’Église a été enlevée dans les cieux une première résurrection a eu lieu. Mais ici, elle n’est pas prise en compte parce qu’elle ne concerne pas le programme de Dieu avec Israël. Or, c’est de ce peuple dont il est question dans cette prophétie.

La résurrection des justes mentionnée ici concerne les Juifs et les païens prosélytes qui ont cru en l’Éternel sous le régime de l’Ancienne Alliance ainsi que les croyants assassinés par l’Antichrist. Ils ressuscitent à la fin de la Tribulation afin d’entrer dans le millénium.

À la fin des mille ans de règne du Messie sur terre aura lieu la résurrection de tous ceux qui sont condamnés, qu’ils soient Juifs ou païens (Apocalypse 20.5). Alors se tiendra le jugement du grand trône blanc, autrement dit le jugement dernier (Apocalypse 20.11-15). Assurez-vous de ne pas vous trouver alors sur le banc des accusés.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

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