Verset 10

Le premier conflit mondial était principalement une guerre de tranchées. Une armée attaque et au mieux prend un petit bout de territoire tout en se faisant massacrer. Ensuite l’armée adverse fait de même et on recommence. C’est aussi un peu ce qui s’est passé en Palestine pendant très longtemps entre la dynastie des Ptolémées en Égypte et celle des Séleucides en Syrie. Ces guerres sont prophétisées parce que le territoire d’Israël fait partie des enjeux des deux adversaires. Sur le terrain, le roi de Syrie (Séleucus II Callinicus) a attaqué l’Égypte mais ayant subi une cuisante défaite, il doit rentrer chez lui où il meurt d’un accident.

Je continue de lire dans le chapitre onze de Daniel.

Ses fils se rassembleront et mobiliseront une armée très nombreuse qui submergera tout sur son passage, ils inonderont le pays. Sur le chemin du retour, ils attaqueront la forteresse (Daniel 11.10).

Les fils du roi de Syrie (Séleucus II Callinicus) sont Séleucus III (Céraunus ; 226-223) et Antiochus III le Grand (223-187) à ne pas confondre avec Antiochus IV Épiphane dont il a déjà été beaucoup question. Le premier des deux frères étant mort au combat en Asie Mineure, Antiochus III poursuit seul la préparation d’une nouvelle guerre (de 219 à 217) contre le roi d’Égypte Ptolémée IV [Philopator (221-203) fils de Ptolémée III Évergète]. Les Égyptiens qui occupent alors la Palestine jusqu’à la frontière de la Syrie sont repoussés par Antiochus qui envahit également la Phénicie et s’avance, menaçant la forteresse de Raphia au sud de la bande de Gaza, pratiquement à la frontière de l’Égypte.

Verset 11

Je continue.

C’est alors que le roi du Midi, exaspéré, lancera une offensive contre le roi du Nord, il mettra sur pied une grande armée et il aura la victoire sur les troupes adverses (Daniel 11.11).

Irrité par les succès de son adversaire, le roi d’Égypte (Ptolémée IV Philopator) se secoue les puces, aligne ses troupes, et attaque Antiochus qu’il écrase à la bataille de Raphia (217 avant J-C).

Verset 12

Je continue.

Une fois ces troupes vaincues, il s’enorgueillira et fera tomber des milliers d’hommes, mais ses triomphes seront de courte durée (Daniel 11.12).

Les Égyptiens tuent dix mille soldats syriens et font quatre mille prisonniers. Mais au lieu de profiter de ce succès militaire et de conquérir la Syrie, Ptolémée (IV Philopator) fait la fête, une indolence voluptueuse qui lui fait perdre les fruits de sa victoire.

Verset 13

Je continue.

Car le roi du Nord mobilisera de nouveau des troupes, plus nombreuses que les premières, et, après quelques années, il retournera en Égypte avec une immense armée et beaucoup de matériel de guerre (Daniel 11.13).

Quatorze ans après la bataille de Raphia, Antiochus, fortifié et enrichi par des campagnes victorieuses en Perse et en Asie Mineure, rassemble encore une fois une armée considérable et attaque le nouveau roi d’Égypte Ptolémée V [Épiphane (203-181), fils de Philopator] qui n’a que cinq ans, et parvient à reconquérir la Palestine qu’il avait perdue.

Verset 14

Je continue.

En ce temps-là, beaucoup s’élèveront contre le roi du sud, et des hommes violents parmi ton peuple se soulèveront pour accomplir la vision, mais ils trébucheront (Daniel 11.14).

Des soulèvements éclatent dans plusieurs pays soumis à l’Égypte. Philippe V de Macédoine se joint à la Syrie contre Ptolémée V. Une partie des Juifs de Judée soutient Antiochus espérant sans doute se débarrasser de toute tutelle. Mais ce sera le début des malheurs qui affligeront Israël sous la domination syrienne.

Verset 15

Je continue.

Le roi du Nord viendra donc, il dressera des remblais de siège contre une ville fortifiée et s’en emparera. Les armées du roi du Midi ne résisteront pas au choc, même sa troupe d’élite ne tiendra pas (Daniel 11.15).

Le général égyptien Scopas se réfugie dans la ville fortifiée de Sidon, mais il est assiégé. L’Égypte envoie alors trois généraux différents pour le secourir mais ils sont repoussés l’un après l’autre par les Syriens et au final, Scopas doit se rendre. Cette victoire permet à Antiochus de récupérer toutes les possessions égyptiennes en Asie et à partir de l’an 198 avant J-C, c’est la Syrie qui contrôle la Palestine.

Verset 16

Je continue.

L’envahisseur avancera à sa guise et personne ne pourra lui résister. Il prendra ensuite position dans le Pays Magnifique (comparez Daniel 8.9 ; 11.41) la destruction dans sa main (Daniel 11.16 ; Autre).

Antiochus III décime les Égyptiens, mais il est bienveillant envers les Juifs et contribue même à l’entretien du Temple de Jérusalem.

Verset 17

Je continue.

Il entreprendra alors de venir avec toutes les forces de son royaume et il conclura une alliance avec le roi du Midi. Il lui donnera sa fille en mariage dans le but de détruire son royaume, mais ce plan ne réussira pas et ce royaume ne lui appartiendra pas (Daniel 11.17).

Nous sommes en 194 avant J-C et Rome commence à montrer les dents. Antiochus ne veut pas provoquer cette puissance montante en s’emparant de l’Égypte, alors il ruse. Il offre sa fille Cléopâtre en mariage au jeune roi d’Égypte Ptolémée V Épiphane qui n’a que neuf ans, espérant ainsi pouvoir se rendre maître de son pays, mais Cléopâtre prend le parti de son mari contre son père, ce qui fait échouer son plan.

Verset 18

Je continue.

Alors il se tournera du côté des îles et s’emparera de beaucoup d’entre elles, mais un général mettra un terme à son arrogance injurieuse sans que le roi du Nord puisse le lui rendre (Daniel 11.18).

Antiochus envahit plusieurs îles de la mer Égée (Rhodes, Samos) qui sont alliées à Rome, occupe les rives du Bosphore et la ville d’Éphèse. Il traverse le détroit des Dardanelles qui sépare la partie européenne de la Turquie frontalière avec la Grèce, du reste de l’Asie Mineure. Antiochus marche sur les plates-bandes de Rome qui trouve que ça commence à bien faire et lui adresse un avertissement auquel le roi de Syrie répond de manière injurieuse : une très mauvaise idée.

Les Romains qui viennent de vaincre Philippe V de Macédoine allié d’Antiochus lui barrent la route à Thermopyles (192) puis le général romain Scipion l’Africain (236-184) le poursuit et l’écrase en l’an 189 à Magnésie. L’année suivante, Antiochus est obligé de signer la paix avec Rome, céder tous ses territoires et payer un énorme tribut. Antiochus ne conserve plus qu’une petite façade maritime en Syrie, car tout le reste de la Méditerranée est sous le contrôle de Rome.

Verset 19

Je continue.

Ensuite, il reviendra s’occuper des citadelles de son propre pays, mais il tombera, et c’en sera fait de lui (Daniel 11.19).

Battu, Antiochus doit mettre un terme à ses conquêtes et songer à remplir ses coffres vides pour s’acquitter du tribut que lui impose Rome. Il se rend alors dans la province d’Élam (Loristan) située à l’est de Suze, l’ancienne capitale de l’empire perse, et en juillet 187 il pille le Temple de Bélus, mais Antiochus et ses soldats sont massacrés par une poignée d’hommes indignée par ce sacrilège.

Verset 20

Je continue.

Son successeur enverra un exacteur dans le lieu qui est la gloire du royaume. En peu de jour il sera brisé et ce ne sera ni dans une querelle violente ni dans une bataille (Daniel 11.20 ; Autre).

Le successeur d’Antiochus III le Grand est son fils aîné [Séleucus IV Philopator (187-175)]. Son règne ne présente rien de particulier sinon qu’il envoie l’un de ses ministres (Héliodore) à Jérusalem pour piller le trésor du Temple (2Maccabées 3) afin de payer le tribut aux Romains. Ce roi meurt dans des circonstances mystérieuses, probablement empoisonné par son ministre soudoyé par le futur Antiochus IV Épiphane.

Verset 21

Je continue.

Un homme méprisable lui succédera sans avoir reçu la dignité royale ; il surviendra en temps de paix et s’emparera de la royauté à force d’intrigues (Daniel 11.21).

Il s’agit d’Antiochus IV Épiphane, frère du roi défunt empoisonné (Séleucus IV Philopator). Le fils de ce dernier étant retenu à Rome en otage, Antiochus qui est astucieux et perfide, arrive au moyen de toutes sortes de magouilles à s’emparer de la royauté qui revient de droit à son neveu (Démétrius Soter) prisonnier.

Par opposition au surnom « Épiphane » que Antiochus s’est donné lui-même et qui veut dire « illustre », l’ange lui applique l’épithète « méprisable », et son propre peuple l’appelle « Epimane », qui veut dire fou.

Verset 22

Je continue.

Les forces adverses qui débordaient comme une inondation seront submergées et brisées par lui, il tuera aussi un chef du peuple de l’alliance (Daniel 11.22).

Le roi d’Égypte [Ptolémée VI Philométor (181-146)], neveu d’Antiochus Épiphane par sa mère Cléopâtre, attaque son oncle pour des histoires de dot mais il est battu et fait prisonnier. Antiochus envahit Jérusalem (en 174), destitue le grand-prêtre Onias III appelé : « un chef du peuple de l’alliance », le remplace par son frère Jason qui est un traître (2Maccabées 4.7-15), puis il emmène Onias III en Syrie où il l’assassine.

Verset 23

Je continue.

En dépit de l’accord conclu avec lui, il agira avec ruse, rompant les liens qui l’unissaient à lui, il l’attaquera et remportera la victoire avec une poignée d’hommes (Daniel 11.23).

Feignant de l’amitié pour son neveu Ptolémée VI, Antiochus déclare qu’il veut le remettre sur le trône et sous ce prétexte il pénètre en Égypte (173 avant J-C).

Verset 24

Je continue.

En temps de paix, il envahira les plus riches régions de la province et accomplira ce qu’aucun de ses ancêtres n’avait fait : il pillera le pays et distribuera largement à ses partisans ce qu’il aura pillé, le butin et les richesses dont il se sera emparé ; il fera des plans d’attaque contre les forteresses, mais tout cela ne durera qu’un temps (Daniel 11.24).

Dans un sens, Antiochus Épiphane est comme Robin des bois ; il vole aux riches mais au lieu de dépenser l’argent pour ses propres plaisirs comme ont fait ses prédécesseurs, il le distribue aux plus pauvres afin d’obtenir leur soutien. Il réussit à occuper Memphis et la Basse Égypte dont la fertilité est légendaire mais il ne peut pas s’emparer d’Alexandrie. C’est sa première campagne contre l’Égypte.

Versets 25-26

Je continue.

Rassemblant toutes ses forces et son courage, il lancera une attaque contre le roi du Midi avec une grande armée. Le roi du Midi le combattra avec une armée très puissante et nombreuse, mais il ne parviendra pas à résister à son adversaire, à cause des complots dirigés contre lui. Ses familiers causeront sa perte ; son armée sera écrasée et beaucoup de ses soldats tomberont, frappés à mort (Daniel 11.25-26).

« Le roi du Midi » est Ptolémée VII (Évergète II ; Physcon) frère du précédent (Ptolémée VI Philométor) retenu prisonnier en Syrie. Il a été proclamé roi par les habitants d’Alexandrie. Antiochus Épiphane prétend vouloir remettre sur le trône Ptolémée VI, l’aîné de ses neveux, mais en réalité il a l’intention secrète de s’emparer de toute l’Égypte. En l’an 170, il attaque Ptolémée VII qui est vaincu parce que trahi par ses conseillers à la solde d’Antiochus. C’est sa seconde campagne contre l’Égypte.

Verset 27

Je continue.

Quant aux deux rois, ils chercheront secrètement à se nuire mutuellement ; ainsi, ils s’assiéront à la même table, pour se duper l’un l’autre par des mensonges. Mais leurs tractations ne réussiront pas, car la fin doit venir au temps fixé (Daniel 11.27).

Déjà à cette époque, les traités de paix ne valent pas mieux que ceux qu’on signe aujourd’hui. Ces deux rois sont Antiochus et Ptolémée VI qui sont soi-disant alliés contre Ptolémée VII, le frère du VI, mais en réalité chacun essaie de tromper l’autre. Les mensonges consistent à des témoignages d’affection et de confiance qui ne sont sincères ni d’un côté ni de l’autre. Mais Ils échouent et Ptolémée VII conserve le trône.

Verset 28

Je continue.

Le roi du Nord retournera dans son pays, chargé de grandes richesses, et avec au cœur des intentions hostiles contre le peuple de Dieu. Il les exécutera avant de rentrer dans son pays (Daniel 11.28).

Après sa deuxième campagne contre l’Égypte, Antiochus ramène beaucoup de richesses mais ça ne lui suffit pas et sur le chemin du retour (en 169), il pille le Temple de Jérusalem et persécute sévèrement les Israélites, ce dont j’ai déjà parlé (comparez Daniel 9 ; 1Maccabées 1.20-29 ; 2Maccabées 5.11-17).

Verset 29

Je continue.

Au temps fixé, il se mettra de nouveau en campagne contre le royaume du Midi, mais cette expédition ne se passera pas comme la première (Daniel 11.29).

A la nouvelle que les deux frères Ptolémée VI et VII se sont réconciliés, Antiochus se sent trahi et attaque l’Égypte une troisième fois (en 168), mais ça se passe très mal car Rome lui barre la route.

Verset 30

Je continue.

Des navires, venant des côtes à l’ouest de la Méditerranée, viendront s’opposer à lui et le décourageront. Il s’emportera de nouveau et agira contre l’alliance sainte, et il s’accordera de nouveau avec ceux qui la trahiront (Daniel 11.30).

Ce sont des navires de Rome ayant à bord l’ambassadeur (Popilius) Lænas chargé de transmettre le décret du Sénat romain ordonnant à Antiochus de quitter l’Égypte. Mais quand ce dernier demande un temps de réflexion, Lænas trace un cercle autour de lui et dit : « Avant de sortir du cercle, tu te décides : sois tu quittes l’Égypte soit tu te bats contre Rome ». Fou furieux Antiochus bat en retraite, mais pour apaiser sa colère, il attaque Jérusalem le jour du sabbat et dresse un autel païen sur l’autel des holocaustes. Il persécute les Israélites en ayant pour projet de supprimer leur identité juive et de faire de leur pays une colonie grecque.

Verset 31

Je continue.

Certaines de ses troupes prendront position sur son ordre, elles profaneront le sanctuaire et la citadelle, feront cesser le sacrifice perpétuel et installeront la profanation abominable (Daniel 11.31 ; comparez Daniel 8.11-14).

Un contingent de 22 000 hommes (conduit par le général Apollonius), est envoyé à Jérusalem et s’installe dans la forteresse du Temple. Les sacrifices à l’Éternel sont interdits, des prostitués et des soldats commettent des actes dépravés dans la cour du Temple, et des cochons sont sacrifiés à Zeus sur l’autel païen (1Maccabées 1.55 ; 2Maccabées 6.2 ; en 167 avant J-C). C’est un avant-goût, d’une part, de la profanation et destruction du Temple par les Romains en l’an 70 de notre ère, et d’autre part, de l’abominable profanation qui aura lieu à la fin des temps sous le règne de l’Antichrist (Daniel 9.27 ; 12.11 ; Matthieu 24.15).

Verset 32

Je continue.

Par ses intrigues, il entraînera dans l’impureté ceux qui auront trahi l’alliance, mais le peuple de ceux qui connaissent leur Dieu agira avec courage (Daniel 11.32).

Il y a deux camps parmi les Juifs : d’un côté les apostats qui soutiennent la culture grecque (hellénisation) voulue par Antiochus, et de l’autre ceux qui sont fidèles au judaïsme et à l’Éternel, notamment la famille de prêtres, Mattathias Maccabée et ces cinq fils, qui prennent les armes. Ils se réfugient dans la montagne où d’autres patriotes les rejoignent ; c’est le début de la révolte des Maccabées et de la résistance à l’envahisseur (1Maccabées 2.1-30). Cette prophétie qui s’est accomplie une fois, s’accomplira une deuxième fois à la fin des temps, mais concernera alors tous les croyants juifs et non-juifs de cette époque.

Versets 33-34

Je continue.

Les hommes du peuple qui auront de la sagesse enseigneront un grand nombre, mais ils subiront l’épée, le feu, la prison et le pillage pendant des jours. Pendant qu’ils seront ainsi livrés à la mort, ils ne recevront que peu d’aide, mais beaucoup de gens se rallieront hypocritement à eux (Daniel 11.33-34).

Parmi les résistants, beaucoup ne sont pas sincères parce qu’ils se joignent seulement aux Maccabées quand ils sentent le vent tourner ou quand ils voient comment Juda Maccabée punit les traîtres (1Maccabées 2.44 ; 3.5, 8). Plusieurs membres de la famille de Mattathias Maccabée et beaucoup de Juifs fidèles périssent dans cette guerre (1Maccabées 6.43-46 ; 9.18-21, 26-27 ; 13.48 ; 16.16).

Verset 35

Je continue.

Certains parmi les hommes qui auront de la sagesse tomberont afin d’être épurés, purifiés et blanchis à travers cette épreuve, en vue du temps de la fin, car la fin ne viendra qu’au temps fixé (Daniel 11.35).

Ces persécutions permettent de purifier le peuple de Dieu (comparez 1Pierre 1.7). D’un côté, les martyrs prouvent leur dévouement à l’Éternel, et de l’autre, les traîtres et les déserteurs révèlent leur hypocrisie.

Versets 36-37

Je continue.

Le roi agira à sa guise, il s’enorgueillira et se croira plus grand que tous les dieux, même plus grand que le Dieu des dieux, il proférera des blasphèmes inouïs contre lui et il parviendra à ses fins (comparez Daniel 7.8 ; 11.25 ; 8.10-11.25) jusqu’à ce que la colère divine soit parvenue à son comble. Alors ce qui est décrété s’accomplira. Il n’aura de considération ni pour les dieux de ses ancêtres, ni pour le désir cher aux femmes, ni pour aucun autre dieu, car il se placera au-dessus de tous (Daniel 11.36-37 ; Autre).

Antiochus a fait frapper des pièces de monnaie à son effigie sur lesquelles est écrit : « Antiochus Theos Epiphanes » qui signifie « le dieu manifesté ».

Il ne fait pas le moindre doute que ce despote est une vraie peau de vache, cependant, ce passage a une double application. En effet, à partir d’ici la prophétie glisse et passe d’Antiochus IV Épiphane à quelqu’un d’autre qui est simplement appelé « le roi ». Ce sera un tyran bien plus méchant et cruel que tout ce que le monde a connu. À côté de lui, Antiochus fait même figure d’enfant de chœur.

Dans sa seconde épître aux Thessaloniciens (2.3,4), l’apôtre Paul utilise ce passage pour décrire ce futur roi qu’il appelle « l’homme de péché ou de la révolte ». Il s’agit de l’Antichrist (comparez Daniel 7.8, 25 ; 9.26 ; Apocalypse 13.1-8), le César de la troisième phase de l’empire romain.

Donc, à partir d’ici, la prophétie concerne la soixante-dixième septaine de la vision précédente de Daniel (ch. 9). Ce roi est un dictateur pur et dur qui agit indépendamment de toute autorité, et au milieu des sept ans de Tribulation, il est élu Führer par une confédération d’au moins dix états (Apocalypse 17.12-13). Il assume aussi le pouvoir total dans le domaine religieux en se plaçant au-dessus de toute divinité et en blasphémant l’Éternel appelé « le Dieu des dieux ».

« Il n’aura aucune considération pour le désir cher aux femmes ». Dans le contexte juif, cette expression désigne le Messie, car ce que les femmes juives désirent plus que tout au monde est de donner naissance au Messie. L’Antichrist n’aura aucun égard pour Jésus-Christ tout en sachant très bien qu’il est le Fils de Dieu.

Le monde entier révérera l’Antichrist à cause des miracles que fera le faux prophète en son nom (Apocalypse 13.11-15). Ces malheurs arriveront au peuple d’Israël à cause de sa rébellion contre l’Éternel (Daniel 8.19) et afin de le purifier (Daniel 11.35).

Versets 38-39

Je continue.

Mais il vénérera le dieu des forteresses en son lieu, il rendra un culte à une divinité que n’ont pas connue ses ancêtres et il lui offrira de l’or, de l’argent, des pierres précieuses et d’autres objets de valeur. Il attaquera des forteresses, avec l’aide d’un dieu étranger : il comblera d’honneurs ceux qui accepteront ce dieu, il leur conférera le pouvoir sur un grand nombre et leur distribuera des terres en récompense (Daniel 11.38-39).

Les Romains étaient toujours en guerre mais n’ont jamais fait dieu leur puissance militaire. L’Antichrist par contre divinisera la guerre ; il créera un complexe militaire-industriel phénoménal, car il n’aura de respect que pour la force brutale. Grâce à la supériorité de ses armées, il conquerra le monde entier.

Se proclamant homme-dieu (2Timothée 2.4 ; Matthieu 24.15), il servira quand même un dieu étranger qui est Satan. L’être humain est conçu pour adorer son Créateur ce qui fait qu’il est forcé d’adorer quelque chose ou quelqu’un, la seule possibilité qui lui est offerte est de choisir devant quoi ou qui, il va se courber.