Chapitre 2

Introduction

Vous n’avez probablement jamais entendu parler de saint Wandrille. Né dans une famille d’aristocrates, il était au service de Dagobert, ce bon roi dont on dit qu’il aurait mis sa culotte à l’envers. Wandrille est très pieux et veut devenir moine. Mais pour satisfaire ses parents, il se marie. Cependant comme son épouse se sent également faite pour la vie religieuse, ils décident de se retirer chacun de leur côté dans un monastère. Pourquoi quelqu’un choisirait une vie austère et rude faite de pauvreté, de jeûnes et de mortifications ?

Dans le bouddhisme, la négation de tous les désirs conduit au nirvana et dans certains milieux chrétiens, on croit que l’ascétisme permet d’obtenir le statut de juste devant Dieu. Dans son Épître aux Colossiens, Paul réprouve l’enseignement erroné des hérétiques qui prônait un syncrétisme religieux fait de judaïsme et de philosophie grecque. Après en avoir censuré les aspects légaliste et mystique, il va maintenant s’attaquer à l’ascétisme.

Versets 20-23

Je continue à lire dans le chapitre deux.

Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. Pourquoi alors, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre : « Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela !¼ » ? Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu’on en a fait usage ? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains ! Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d’une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d’humiliation et l’assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n’ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines (Colossiens 2.20-23).

Paul dit en substance aux Colossiens :

Puisque vous êtes morts à vous-mêmes en Jésus-Christ, ne vivez pas comme vous le faisiez avant d’avoir mis votre foi en lui.

L’ascétisme est un amalgame de légalisme et de mysticisme. Ses adeptes se délectent en reniant les besoins du corps bien qu’ils en souffrent ; c’est donc une forme de masochisme. L’ascétisme dérive d’un sentiment de culpabilité ; c’est une façon d’essayer d’expier ses fautes, mais ce genre de pénitence est vain.

Le croyant, pour sa part, est uni au Christ, ce qui le libère aussi bien de la mondanité que du légalisme et de toutes les formes de fausse spiritualité comme le mysticisme ou l’ascétisme. Ces façons de vivre dérivent du paganisme. La croyance que la matière et le corps sont mauvais avait pénétré dans les Églises. D’après Athanase (295-373), un Père de l’Église, le fondateur des premiers monastères en Occident qui s’appelait saint Antoine (251-356), une fois adulte, ne se serait jamais lavé les pieds et n’aurait jamais changé de vêtement.

Ça surprend, pour ne pas dire autre chose, mais Simon le stylite (390-459) a fait mieux puisqu’il a passé les 30 dernières années de sa vie sur une petite plate-forme au sommet d’une colonne de 18 mètres, à moitié nu afin de subir le soleil, la pluie, les vents et le froid, et des pèlerins venaient de toutes parts pour l’écouter. Ces pratiques ont l’apparence du reniement de soi, mais ce sont des moyens de paraître et servent finalement à la satisfaction des vices charnels, un orgueil (Matthieu 6.16-18) qui dit : M’as-tu vu, regarde pousser mes ailes, et vise mon auréole comme elle brille !

Quelle que soit leur religion, les flagellants modernes préfèrent se percer et se fouetter jusqu’au sang plutôt que de renoncer à leur perversité et se soumettre à Jésus-Christ. Les légalistes hérétiques voulaient faire d’un système de règles alimentaires une condition de la grâce de Dieu. Mais c’est une aberration parce que comme le dit Paul : Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu’on en a fait usage ? Et ailleurs, il écrit :

Les aliments sont faits pour le ventre et le ventre pour les aliments. Cependant un jour, Dieu détruira l’un comme l’autre (1Corinthiens 6.13).

Ce légalisme religieux peut revêtir d’autres formes que le manger ou le boire. Par exemple, certains diront qu’une chrétienne ne doit pas porter du rouge à lèvres, des hauts talons ou une jolie coiffure. Entre nous, soit dit, une femme bien mise passe davantage inaperçue que celle qui ressemble à un épouvantail surtout si elle porte des vêtements masculins. De toute façon, aucun comportement ne peut effacer mes fautes ou me rendre juste devant Dieu. Seul, le Christ a ce pouvoir, et personne n’est capable de subjuguer l’animal sauvage qui réside en chacun de nous, sinon le Saint-Esprit.

Les Colossiens avaient maille à partir avec un syncrétisme religieux qui puisait sa sagesse tout humaine dans un mélange de légalisme juif et de mysticisme grec. Les hérétiques qui répandaient ces fausses idées dépréciaient le corps physique et rabaissaient Jésus au rang d’un ange. Paul lutte pour que la vérité triomphe et réponde en un seul nom : Jésus-Christ, plénitude de Dieu et pleinement homme (Colossiens 2.9).

L’apôtre établit sa suprématie sur tout l’univers. Il est le Créateur et le Rédempteur, et le mystère de Dieu dans lequel se trouve cachée toute la sagesse divine.

Finalement, Paul rappelle aux Colossiens que puisqu’ils sont spirituellement morts avec le Christ, ils sont également morts à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde (Colossiens 2.20), c’est-à-dire qu’ils n’ont plus à obéir aux interdits alimentaires et légalistes propres à la religion juive ou une autre.

Chapitre 3

Introduction

C’est ainsi que se termine la section plutôt doctrinale et dogmatique de l’épître. À partir du chapitre trois commence la partie pratique dans laquelle Paul développe la prééminence de Jésus dans la vie du croyant, montrant qu’il est la solution aux problèmes de tous les jours.

Verset 1

Je commence à lire.

Puisque vous êtes aussi ressuscités en même temps que le Christ : efforcez-vous continuellement à rechercher les réalités d’en haut, là où se trouve le Christ, qui « siège à la droite de Dieu » (Colossiens 3.1 ; auteur).

À l’instant où quelqu’un accepte Jésus comme son Sauveur, il participe spirituellement à sa mort et à sa résurrection (Galates 2.20 ; Romains 6.3-4), ce qui fait de lui un être régénéré apte à mener une vie entièrement renouvelée à un autre niveau que l’existence bassement matérielle et physique avec l’argent pour roi et les plaisirs pour maîtres.

En acceptant le Christ comme son Sauveur, le croyant obtient le statut de citoyen du royaume de Dieu. C’était le cas des Colossiens qui avaient véritablement cru en Jésus-Christ. La preuve est : Paul a noté qu’ils manifestaient les fruits de l’Esprit — la foi, l’espérance et l’amour (Colossiens 1.4, 5, 23). Néanmoins tout comme eux, nous avons toujours un pied sur terre et il est tellement facile de se laisser entraîner vers le bas. Gardant à l’esprit que les hérétiques s’intéressaient aux puissances célestes, Paul encourage les Colossiens à viser encore plus haut, jusqu’au trône même de Dieu.

Il les exhorte à persévérer à rechercher des valeurs spirituelles et les réalités éternelles. Le terme traduit par rechercher signifie désirer, s’efforcer. Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus utilise le même mot quand il dit :

Cherchez premièrement le royaume de Dieu et ce qui est juste à ses yeux (Matthieu 6.33).

Quand on regarde les Jeux olympiques, on voit des athlètes en compétition qui tournent au maximum de leurs possibilités pour gagner la course et recevoir une médaille, de préférence en or. C’est de cette manière que le croyant doit rechercher les valeurs célestes ; alors, il pourra manifester les vertus chrétiennes comme l’amour la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, et la maîtrise de soi (Galates 5.22-23).

Mais cette manière de vivre ne s’apprend pas en suivant un cours de religion ou en essayant d’imiter quelqu’un, même un homme qui serait très consacré, ce qui pourrait devenir une forme d’idolâtrie. De toute façon, tout être humain est faillible et en proie à des manquements. S’il vient à chuter, il entraînera alors ceux qui le suivent avec lui.

C’est le Christ ressuscité (Éphésiens 4.10) et glorifié (Philippiens 2.9), celui en qui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (Colossiens 2.3) qui doit remplir le champ du croyant. Parce que Jésus occupe une position de puissance et d’honneur assis à la droite de Dieu, il est la source de bénédictions pour son peuple, l’Église universelle constituée par l’ensemble de ceux qui croient en lui.

Continuez à recherchez les réalités d’en haut consiste aussi et surtout à persévérer dans l’étude et la méditation des Écritures, car ce sont en elles qu’on découvre la personne du Christ. Je vais donner une illustration.

Du côté canadien et en bordure des chutes du Niagara, se trouve une grande bâtisse où on peut acheter toutes sortes de souvenirs, et d’où on entend distinctement le grondement de l’eau. Jadis, à l’extrémité de ce bâtiment, on pouvait voir ce qui ressemblait à un immense tableau des chutes. Le visiteur étonné pouvait alors se demander ce qu’une telle photo pouvait bien faire ici. Mais au fur et à mesure qu’il s’approchait de ce tableau grandiose, il se rendait compte que ce n’était pas un cliché qu’il avait sous les yeux, mais les chutes du Niagara elles-mêmes dans toute leur majesté.

Pareillement, les Écritures ne sont pas une simple description du Christ, mais il est lui-même présent d’une manière ou d’une autre sur toutes les pages parce qu’il est le Logos, la Parole de Dieu (Jean 1.1, 14).

Verset 2

Je continue le texte aux Colossiens.

Concentrez-vous continuellement sur les réalités d’en haut, et non sur celles qui appartiennent à la terre (Colossiens 3.2 ; auteur).

La manière dont le croyant considère le monde est très différente de ce qu’elle était avant qu’il n’accepte Jésus-Christ comme son Maître. Son état d’esprit et sa façon de voir les choses de cette vie ont radicalement changé. Ailleurs, Paul l’explique disant :

Car nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont momentanées, et les invisibles sont éternelles (2Corinthiens 4.18 ; Bible Louis Segond révisée).

Les choses visibles momentanées sont mondaines et vaines et dues à une échelle de priorités faussée ; c’est ainsi que la plupart des gens recherchent le plaisir et les richesses au mépris des valeurs éternelles. Même les croyants peuvent se laisser piéger et donc se détourner de leurs responsabilités en tant que citoyens du royaume de Dieu.

Par exemple, on est encouragé par le gouvernement et les banques à se constituer un bon pécule afin de se préparer une confortable retraite, la dernière étape de l’existence. C’est bien, mais pour un croyant ça ne revêt pas la même importance que pour un non-croyant parce que pour lui, l’âge d’or, comme on l’appelle, n’est qu’une transition vers la vie véritable dans les cieux où tout est constitué d’or, de perles et de pierres précieuses (Apocalypse 21.18, 19, 21).

Voilà pourquoi, ici-bas, le croyant ne devrait pas gaspiller son énergie en de vaines poursuites, mais rechercher les réalités d’en haut et leur consacrer toutes ses facultés — y penser, y réfléchir, et en parler avec ceux qui croient comme lui en Jésus-Christ. Dans une autre épître, Paul exhorte ses lecteurs en disant :

Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait (Romains 12.2).

Nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange (Philippiens 4.8).

Lorsque de telles valeurs occupent l’esprit d’un croyant, il a une vie sanctifiée et un comportement que les Écritures appellent juste (Habaquq 2.4 ; Romains 1.17 ; Galates 3.11 ; Hébreux 10.38 ; 1Jean 3.7).

Verset 3

Je continue le texte.

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu (Colossiens 3.3).

Le croyant doit tendre vers les réalités célestes parce que par sa foi en Jésus-Christ, il a été uni à lui dans sa mort et résurrection, ce qui fait qu’il est mort au monde en tant que système régi par le Prince des ténèbres. Ailleurs, Paul écrit :

Je ne me glorifierai de rien d’autre que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! (Galates 6.14 ; Bible Louis Segond révisée).

Un des grands principes des Écritures est : le salaire du péché c’est la mort (Romains 6.23 ; comparez Jérémie 31.30). Il s’ensuit que nous sommes tous condamnés à la mort éternelle. Dura lex, sed lex ; la loi est dure, mais c’est la loi. Il existe pourtant un moyen de lui échapper. La plupart des despotes coupables de crimes contre l’humanité et qui sont arrêtés échappent souvent à la justice humaine parce qu’ils meurent avant leur procès.

Pareillement, celui qui place sa confiance en Jésus devient juridiquement mort, il n’a donc plus à payer pour ses fautes en subissant le châtiment éternel. Il devait répondre aux exigences de la Loi divine devant le tribunal céleste où siège le juge de toute la terre, mais son procès a été annulé parce qu’il est mort, ayant été crucifié en même temps que le Christ. Non seulement ça, mais en plus, il a été spirituellement placé en Jésus-Christ, donc en Dieu où il est en sécurité pour l’éternité.

Implicitement, Paul enseigne que pour accéder à la présence de Dieu, il est inutile de passer par des êtres angéliques intermédiaires ou des pratiques ascétiques, comme le prétendaient les hérétiques de Colosses. Cela dit, bien que pour le croyant, le châtiment de son péché ait été payé, tant qu’il restera sur terre, il sera toujours confronté à la présence et à la puissance du mal, et c’est bien de là que viennent tous nos problèmes.

Verset 4

Je continue le texte.

Le jour où le Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, en partageant sa gloire (Colossiens 3.4).

Paul écrit aux Colossiens que le Christ est votre vie. Certes, Jésus donne la vie éternelle, mais c’est parce qu’il est lui-même la vie. L’apôtre Jean écrit :

Celui qui est la vie s’est manifesté : nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous (1Jean 1.2).

Avant d’être un état, la vie éternelle est une personne. Le secret d’une vie chrétienne triomphante, si je peux parler ainsi, est de prendre en compte Jésus-Christ dans toutes ses décisions. Ailleurs, Paul dit :

Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu’homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu qui, par amour pour moi, s’est livré à la mort à ma place (Galates 2.20).

Pour moi, la vie, c’est le Christ (Philippiens 1.21 ; comparez 2Corinthiens 4.10)

Tous les ans, on commémore la naissance du Sauveur à Bethlehem. Mais la plupart des gens se comportent comme si le petit Jésus était encore dans sa crèche, alors qu’en réalité il siège à la droite de la majesté divine dans les cieux. Or, la tâche du croyant est de le représenter sur terre. Celui qui se laisse diriger par lui mène une existence juste et droite dans sa vie de tous les jours, y compris les petits détails, et dans ses relations avec les autres. Tout en disant ces paroles pieuses, je dois reconnaître que j’ai encore de gros progrès à faire.

C’est seulement quand le Christ apparaîtra que les croyants paraîtront avec lui. Au moment de l’enlèvement de l’Église (1Thessaloniciens 4.16-18), le Christ viendra personnellement dans les airs pour chercher les siens. Lors de cet événement grandiose, la véritable identité des croyants sera révélée. Ceux qui sont morts ressusciteront et ceux qui sont vivants seront transfigurés. Dieu revêtira chacun d’eux d’un corps de gloire identique à celui du Christ, et cela, pour l’éternité. L’apôtre Jean écrit :

Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est (1Jean 3.2).

Paul a dirigé l’attention des Colossiens et de tous les croyants, dans deux directions, d’une part en haut où le Christ est assis sur son trône, et d’autre part en avant vers son retour en gloire lorsqu’il viendra les chercher.

Verset 5

Je continue le texte.

Faites donc mourir maintenant et pour de bon tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre, c’est-à-dire : la débauche, l’impureté, les passions incontrôlées, les désirs mauvais et la convoitise qui est une idolâtrie (Colossiens 3.5 ; auteur).

La théologie n’est pas un exercice intellectuel pratiqué par des spécialistes dans leur tour d’ivoire. La bonne compréhension des Écritures est fondamentale pour la croissance spirituelle et pour l’acquisition de nouveaux comportements en Jésus-Christ.

La vie chrétienne consiste à mourir à soi-même, à ses ambitions personnelles, à son égo et à l’orgueil. C’est donc courber l’échine en se soumettant humblement à la seigneurie du Christ. Jésus a dit :

Si quelqu’un veut marcher avec moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive (Luc 9.23 ; auteur).

Les croyants sont citoyens du ciel, mais ce statut doit devenir une réalité dans leur vie quotidienne. Tous les péchés possibles et imaginables ont été chargés sur les épaules du Christ et crucifiés. Maintenant, ceux qui ont fait confiance à Jésus doivent le reconnaître, l’admettre par la foi et agir en conséquence (Romains 6.11-13).

Ils sont donc appelés à se dépouiller de leurs comportements mondains, l’ancienne façon tordue de faire les choses qui relève de la nature pécheresse et du vieil homme issu d’Adam (Colossiens 3.9 ; Éphésiens 5.22). Ils doivent désormais vivre ici-bas selon les normes du royaume de Dieu, le programme de toute une vie.