Chapitre 20

Verset 11a

Hier, aujourd’hui, et demain, ont lieu de par le monde d’innombrables comparutions devant un tribunal, suite à quoi en principe, un jugement ou une sentence est prononcé. Il n’est certes jamais agréable d’être traduit en justice, mais c’est de la gnognotte comparée au tribunal présidé par Celui à qui nous devrons tous rendre des comptes. Dans les Écritures il est question de plusieurs jugements.

Premièrement, le tribunal de Jésus-Christ devant lequel tous ceux qui ont foi en lui doivent comparaître. C’est le moins douloureux, lui encore que si je pouvais l’éviter, ça m’arrangerait bien. C’est à ce moment-là que les croyants qui ont été fidèles au Seigneur sont récompensés pour leur dévouement (2Corinthiens 5.10). Tous ceux qui vont à ce rendez-vous incontournable sont bienheureux car ils ont part à « la première résurrection » (Apocalypse 20.4-6).

Il existe un autre jugement, incontournable lui aussi, qui est réservé à ceux qui ne bénéficient pas de la grâce de Dieu. Connu sous le nom de « Jugement dernier », son vrai nom est : « jugement du grand trône blanc ». Cette comparution est de très mauvais augure car toujours suivie de la sentence de « la seconde mort ». Ce rendez-vous est aussi la dernière fois que Dieu se comporte en Juge.

Pour pouvoir se présenter en personne à la barre des accusés, le condamné ressuscite; il sort du séjour des morts et la preuve de sa culpabilité est présentée. Mais aucun jury n’est présent et aucune délibération n’est prévue. La défense n’est pas assurée car il n’y a pas d’avocat et le verdict est sans appel. Tous les accusés sont déclarés coupables et punis pour l’éternité sans jamais aucune possibilité de révision de procès et remise en liberté.

L’apôtre Jean qui décrit ce qu’il voit utilise un langage simple mais rendu brutal par l’absence de détails. Il faut dire que la scène est tellement terrifiante qu’il n’a pas besoin d’y ajouter des expressions frappantes.

Dans un sens, la condamnation des hommes est la faute de Satan le Père du mensonge car dans le jardin d’Éden c’est lui qui incite Ève de désobéir à l’ordre de l’Éternel. Mais la ficelle est grosse et Éve hésite à manger le fruit défendu; elle rappelle au diable l’interdiction de Dieu et sa menace, mais le serpent balaie ses doutes en affirmant : « Mais pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! » (Genèse 3.4).

Le diable a également réussi à convaincre les multitudes qu’il n’y a pas de jugement et donc qu’on peut vivre comme bon nous semble. Il se sert des religions et depuis un siècle et demi, de la théorie de l’évolution pour conduire d’innombrables gens à la perdition. En effet, si l’homme descend d’une soupe primaire selon des processus naturels, il n’y a plus de Créateur à qui on doit rendre des comptes, et à la mort tout est fini.

Les fausses religions aussi sont perverses ; comme les divinités sont affligées des mêmes tares que les hommes, elles n’exigent pas de conduite morale de la part de leurs adeptes et de toute façon, si elles se fâchent, on peut toujours les apaiser par des cérémonies.

Mais en dépit des spéculations insensées des hommes, il y a bel et bien un Dieu créateur et il est aussi le Juge suprême de l’univers. Comme sa nature est d’être juste, toutes ses décisions le sont également, ce qui paraîtra au jugement du « grand trône blanc » quand nul ne contestera sa sentence.

Ceux qui ici-bas n’acceptent pas la grâce de Dieu en Jésus-Christ, seront obligatoirement confrontés dans l’Au-delà à sa justice. Or, la justice s’obtient en venant à Jésus Christ et en croyant en lui pour recevoir la vie (Jean 5.40 ; 8.24), ce que ses contemporains ont refusé.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre 20 du livre de l’Apocalypse.

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis (Apocalypse 20.11 a).

Ici encore, l’expression grecque (kai eidon) traduite par « ensuite », nous ouvre une nouvelle fenêtre de la vision de Jean.

À partir d’ici et jusqu’à la fin du chapitre 20, l’apôtre décrit en termes très sobres mais percutants, le jugement dernier qui aura lieu à la fin des mille ans de règne de Jésus-Christ, ce qui correspond aussi à la fin de l’histoire de l’humanité, et au début de l’éternité avec une « nouvelle terre et de nouveaux cieux ».

Le trône que voit l’apôtre Jean est « grand » peut-être par sa taille, mais surtout par sa signification car la majesté et l’autorité divines lui sont attachées. Le prophète Daniel a lui aussi reçu la même vision car il écrit :

Je regardai encore pendant qu’on installait des trônes, un vieillard âgé de très nombreux jours prit place sur l’un d’eux. Son vêtement était blanc comme de la neige et ses cheveux étaient comme la laine nettoyée. […] Un fleuve de feu jaillissait et coulait devant lui, des millions d’êtres le servaient, et des centaines de millions se tenaient debout devant lui. La cour de justice prit place et l’on ouvrit des livres (Daniel 7.9-10).

Cette scène correspond à la seconde résurrection, celle qui conduit au jugement. Cette résurrection est également mentionnée par Jésus dans l’évangile selon Jean (Jean 5.29). Après avoir prononcé une condamnation contre les non-Juifs, dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul dit aux Juifs :

Par ton entêtement et ton refus de changer, tu te prépares un châtiment d’autant plus grand pour le jour où se manifesteront la colère et le juste jugement de Dieu (Romains 2.5).

Ce jour est le jugement du grand trône blanc, un trône qui semble différent de celui qui est préalablement mentionné plus de 30 fois dans l’Apocalypse (Apocalypse 4.2 ; etc.). Jean ne précise pas qui est assis sur ce trône mais il s’agit de Jésus-Christ (comparez Apocalypse 3.21) car selon plusieurs passages des Écritures, c’est lui qui jugera le monde. Dans son évangile, Jean rapporte qu’il a dit :

Ce n’est pas le Père qui prononce le jugement sur les hommes ; il a remis tout jugement au Fils (Jean 5.22 ; comparez Jean 5.26-27 ; Matthieu 19.28).

Dans le livre des Actes, on lit que l’apôtre Pierre dit au centurion romain Corneille et à tous les siens :

Jésus nous a donné l’ordre de prêcher au peuple juif et de proclamer que c’est lui que Dieu a désigné pour juger les vivants et les morts (Actes 10.42).

Aux philosophes d’Athènes, l’apôtre Paul déclare :

Il (Dieu) a fixé un jour où il jugera le monde entier en toute justice, par un homme qu’il a désigné pour cela, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant d’entre les morts (Actes 17.31).

Et Paul écrit respectivement dans son épître aux Romains et dans sa seconde lettre à Timothée :

Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes (Romains 2.16 ; LSG). C’est […] Jésus-Christ, qui va juger les vivants et les morts (2Timothée 4.1).

Parfois, on entend quelqu’un se moquer de Jésus en chanson, en juron, ou même dire « doux Jésus » qui n’est certes pas une expression violente mais tout de même prendre son nom en vain. Eh bien, si on croit vraiment à la scène du grand trône blanc décrite par Jean, on n’est pas simplement mal à l’aise mais saisi d’horreur.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je ne voudrais pas être dans les souliers de ceux qui ont participé d’une quelconque manière à la comédie musicale « Jésus-Christ superstar », ou aux romans et films qui inventent ce qu’a été sa vie comme « le code Da Vinci ». On peut rétorquer que ces personnes ne savent pas qu’ils font mal, mais j’en doute fort car c’est de l’ignorance voulue, et puis même, car de toute façon aucune excuse ne sera recevable devant le Seigneur de gloire.

Il y a bien des façons d’écarter Dieu et Jésus-Christ de sa route, et l’une que j’ai souvent entendue consiste à dire : « On verra bien quand on sera de l’autre côté, ou encore, je suis meilleur que la plupart des gens ». D’autres sont aussi arrogants que des coqs et affirment : « S’il y a un Dieu et qu’il est juste, il sera bien obligé de tenir compte de mes bonnes actions ». Assez curieusement, c’est également de cette manière que Jean Jacques Rousseau compte se justifier devant Dieu. Dans le préambule de son livre : « Confessions », il déclare :

Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra ; je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. […] Que chacun d’eux découvre à son tour son cœur aux pieds de ton trône avec la même sincérité, et puis qu’un seul te dise, s’il l’ose : Je fus meilleur que cet homme-là.

Nous aimons nous comparer à d’autres et dire : « Je suis quand même bien mieux que le voisin d’à côté ». Bien sûr ! Mais encore me faudrait-il bien connaître le voisin d’à côté. Chacun sait des choses qui le concernent qu’il n’oserait pas dire à son meilleur ami. C’est votre cas n’est-ce pas ? Vous savez ce que vous cachez, ce qui vous fait honte et que pour rien au monde vous voudriez qu’on découvre. Mais pour ceux qui se trouvent devant le grand trône blanc et qui demandent à être jugés en fonction de leurs actions, les moindres détails de leur vie vont être exposés au grand jour. Dans le livre de l’Ecclésiaste, Salomon écrit :

Dieu jugera toute œuvre, même celles qui ont été accomplies en cachette, les bonnes et les mauvaises (Ecclésiaste 12.14).

Depuis notre plus tendre enfance, chaque action, parole et pensée est enregistrée quelque part dans notre mémoire. En ce monde, nous n’avons qu’un accès limité à nos souvenirs, mais au jugement dernier ceux qui sont mis en examen visionnent toute leur vie en détail du début à la fin, et ce qu’ils vont voir et entendre va les  convaincre que Dieu est parfaitement juste de les envoyer dans l’étang de feu.

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, voir se dérouler ma vie devant mes yeux n’est pas une expérience qui me tente le moins du monde parce que je sais que mes bonnes actions laissent à désirer, et puis surtout, elles ne peuvent en aucun cas gommer les mauvaises. Il existe pourtant bien un moyen d’effacer ses fautes. Dans ses épîtres aux Éphésiens et aux Romains, l’apôtre Paul écrit respectivement :

En Christ, parce qu’il s’est offert en sacrifice, nous avons été délivrés et nous avons reçu le pardon de nos fautes (Éphésiens 1.7). C’est lui que Dieu a offert comme une victime destinée à expier les péchés, pour ceux qui croient en son sacrifice (Romains 3.25).

Pour ne pas se retrouver devant le grand trône blanc, il faut accepter d’être purifié par le sang de Jésus et ainsi recevoir le pardon de ses péchés. Cet acte permet au repentant d’ôter ses guenilles et d’être revêtu de la justice de Jésus-Christ, la robe de « lin pur éclatant » indispensable pour entrer au ciel (Matthieu 22.11-14).

Verset 11 b

Je continue le texte.

Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence (du grand trône blanc). Ils disparurent sans laisser de trace (Apocalypse 20.11 b).

Il s’agit d’une action de Dieu qui est l’inverse de la création de l’univers. Par sa Parole, Dieu fit alors sortir la terre et le ciel du néant (ex nihilo) mais ici, par cette même Parole, il les y renvoie. Comme le présent univers, celui que nous connaissons, est souillé par le péché, il faut qu’il disparaisse complètement car aucune trace d’impureté ne peut entrer dans l’état éternel parfait. Dans sa seconde épître, Pierre écrit :

Le jour du Seigneur […], le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec tout ce qui a été fait sur elle (2Pierre 3.10).

« La terre » est notre planète, et « le ciel » fait référence à l’univers physique visible de l’espace interstellaire et intergalactique.

Le mot pour « astres » (stoicheia) qu’utilise Pierre, signifie littéralement « ceux qui forment une rangée ». Ici il désigne à la fois les astres de l’infiniment grand, et l’infiniment petit, c’est à dire les particules constitutifs de la matière. À la fin du « Jour du Seigneur » qui s’étale du début de la Tribulation à la clôture du millénium, l’univers se « désagrégera et disparaîtra dans un fracas terrifiant ». En grec, le mot pour « fracas » (rhoizêdon) est une onomatopée qui décrit une détonation assourdissante ainsi que les crépitements et les sifflements d’objets qui explosent.

De toute façon, notre univers n’est pas éternel ; il est un peu comme une immense horloge dont les ressorts se détendent ; c’est ce qui en thermodynamique s’appelle « entropie », un mot qui veut dire « retour en arrière » et qui décrit un désordre croissant. Au fil du temps, notre univers se dégrade et un jour il s’arrêtera de fonctionner, mais avant que cela n’arrive Dieu le détruira.

Dieu sait détruire mais il est avant tout un constructeur. Si l’apôtre Pierre nous fait part de la destruction de l’univers, il conclut en disant :

Mais nous, nous attendons, comme Dieu l’a promis, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera (2Pierre 3.13 ; comparez Apocalypse 21.1 ; Ésaïe 65.17 ; 66.22).

Verset 12 a

Je continue de lire dans le chapitre 20.

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône (Apocalypse 20.12 a).

Étant donné qu’il n’y a plus ni terre ni ciel, tous les êtres vivants qui ont existé sont morts. Ceux qui se trouvent à la barre des accusés constituent la fratrie des damnés, réunie pour la première et la dernière fois. Ce sont des hommes et des femmes de tous les temps et de tous les groupes ethniques, les grands de ce monde, ceux qui ont fait l’histoire sont là, ainsi que les grands criminels et les petits vicieux, les mesquins, les commères, les religieux et les moins que rien qui n’ont fait que passer.

Ils sont tous ressuscités, et parce qu’ils sont injustes (Actes 24.15 ; LSG), ils sont condamnés (Jean 5.29) à « la honte et l’horreur éternelles », écrit le prophète Daniel (12.2). C’est horrible j’en conviens, cependant la Bonne Nouvelle est que tous les êtres humains qui ont fait confiance à l’Éternel ou à Jésus ne font pas partie de la charrette des condamnés et donc ils ne sont pas concernés par le jugement du grand trône blanc. D’ailleurs, il y a déjà mille ans qu’ils sont ressuscités et ont reçu leurs récompenses. Depuis, ils règnent avec le Seigneur.  Jésus a promis à ses fidèles :

Oui, vraiment, je vous l’assure : celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné ; il est déjà passé de la mort à la vie (Jean 5.24).

Les apôtres Paul aux Romains, et Jean dans son évangile, affirment respectivement :

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ (Romains 8.1). Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné (Jean 3.18).

Verset 12 b, c, d

Je continue le texte.

Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres (Apocalypse 20.12 b, c, d).

Le prophète Daniel aussi écrit :

La cour de justice prit place et l’on ouvrit des livres (Daniel 7.10).

Il est intéressant de noter que la mention : « des livres furent ouverts » souligne une procédure de justice parfaite.

Les criminels grands et petits qui n’ont pas été pardonnés par Jésus-Christ sont tous présents : Judas, Hitler, Staline et les millions d’autres. Certains ont déjà purgé une peine sur terre mais la plupart ont réussi à passer à travers les mailles du filet de la justice humaine. Mais devant le grand trône blanc, il n’y a pas d’échappatoire possible et tous savent qu’ils vont devoir rendre compte de leurs crimes. Quant aux multitudes de bien-pensants qui désirent être jugés selon leurs actions, le moment qu’ils attendaient est venu.

Il est intéressant de remarquer que dans l’au-delà, les jugements se font bel et bien en fonction des œuvres. C’est sur cette base que les croyants reçoivent ou pas une récompense (1Corinthiens 3.11-15) et que les êtres humains sont condamnés. Quand Jésus annonce son retour pour régner, il dit :

Le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes (Matthieu 16.27).

Les œuvres des croyants ont été passées au peigne fin au moment de « l’Enlèvement de l’Église ». Pour les fidèles de l’Ancien Testament et de la Tribulation, l’examen a eu lieu juste avant le début du règne de mille ans. Tous les autres êtres humains sont devant le grand trône blanc et c’est là qu’ils reçoivent une sentence qu’ils devront purger éternellement et qui est fonction du mal qu’ils ont fait sur terre. Concernant la conduite des spécialistes de la Loi, Jésus dit à ses disciples :

Ils aiment à parader en costumes de cérémonie, être salués sur les places publiques, avoir les sièges d’honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les banquets. Mais ils dépouillent les veuves de leurs biens, tout en faisant de longues prières pour l’apparence. Leur condamnation n’en sera que plus sévère (Marc 12.38-40).

Et dans une parabole, Jésus dit :

Le serviteur qui sait ce que son maître veut de lui, mais qui n’aura rien préparé ou qui n’aura pas agi selon la volonté de son maître sera sévèrement puni. Mais celui qui n’aura pas su ce que son maître voulait, et qui aura commis des actes méritant une punition, celui-là subira un châtiment peu rigoureux (Luc 12.47-48).

L’étang de feu est un lieu de tourments pour tous les damnés mais à des degrés divers.

Jean voit qu’on ouvre les livres contenant les actions des condamnés mais aussi « un autre livre : le livre de vie ». Il en est question plusieurs fois dans l’Apocalypse (Apocalypse 20.15 ; 3.5 ; 13.8 ; 17.8 ; 21.27), et il remplit le même rôle que le registre des citoyens des villes de l’Antiquité. Ce livre est la liste des élus qui constituent les citoyens du ciel (Philippiens 3.20).

Aucun de ceux qui se tiennent devant le grand trône blanc n’a son nom dans le livre de vie. Voilà pourquoi ils sont jugés selon leurs œuvres et automatiquement condamnés. Dans son épître aux Romains, Paul écrit :

Personne ne sera déclaré juste devant lui (Dieu) parce qu’il aura accompli les œuvres demandées par la Loi (Romains 3.20). L’homme est déclaré juste par la foi (Romains 3.28).

Verset 13

Je continue le texte.

La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes (Apocalypse 20.13).

Les anciens étaient particulièrement horrifiés de voir des cadavres jetés à la mer. Au travers des siècles, « la mer » a englouti des centaines de millions de personnes. Quant à « la mort », elle représente la terre ferme, les cimetières et les charniers.

Dans l’Ancien Testament, le mot « Shéol » traduit par « séjour des morts » apparaît 67 fois. Il désigne le lieu où vont les morts, qu’ils soient justes ou impies. Dans le Nouveau Testament, « le séjour des morts » revient dix fois et désigne toujours un lieu de châtiment, une sorte de pénitencier où vont les âmes des êtres humains qui meurent sans avoir reçu la vie éternelle.

Ici, autant « la mer » que « la mort » sont dépeintes comme des monstres voraces qui ont avalé des corps humains, mais qui sont forcées de les dégurgiter, de les rendre à « la deuxième résurrection ». Une fois ressuscités, les corps sont réunis à leurs âmes qui se trouvent dans « le séjour des morts ». Ces êtres humains reconstitués sont alors traduits en justice, condamnés et jetés dans l’étang de feu pour l’éternité. Voilà un passage à vous faire dresser les cheveux sur la tête.