Les émissions

24 nov. 2026

Apocalypse

Introduction (suite)

Quand j’ai lu la série de livres intitulée « Le Seigneur des anneaux » en anglais, j’ai souffert à grosses gouttes à cause de la langue mais aussi parce qu’il fallait en même temps que je me familiarise avec un autre univers, et de surcroît un monde fort complexe.

Quand on découvre le livre de l’Apocalypse, c’est un peu pareil. Il ne faut donc pas s’étonner que pendant très longtemps, des siècles même, certains ont émis des réserves sur l’inspiration de ce livre. En fait, ces doutes refont surface avec la Réforme. En effet, en publiant sa traduction du Nouveau Testament, Luther fait précéder chaque livre biblique d’une courte introduction. Or, dans l’édition de 1522 et concernant l’Apocalypse, il écrit : « Bien des choses me manquent dans ce livre et ne me permettent pas de le tenir pour apostolique ni pour prophétique. D’abord, les apôtres ne se complaisent pas dans des visions, mais prophétisent en paroles claires et nettes. Puis, cela me paraît exagéré que l’auteur recommande son livre si fortement qu’il formule cette menace : “ Si quelqu’un retranche quelque chose des paroles de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie ” Que chacun fasse de ce livre ce qu’il pourra ; pour moi, mon esprit ne saurait s’en accommoder ; et j’ai une raison suffisante de ne pas l’estimer beaucoup, quand je constate que Christ n’y est ni enseigné ni reconnu, comme un apôtre doit pourtant le faire avant toutes choses ».

Dans l’édition de 1534, Luther s’exprime avec plus de modération, sans retirer toutefois son jugement défavorable. Il écrit : « Nous avons laissé ce livre de côté à cause des obscurités de son origine et de sa composition, et, en particulier, parce que plusieurs anciens Pères aussi ont exprimé l’opinion qu’il n’était pas l’œuvre de l’apôtre Jean ; nous partageons leurs doutes à son sujet ».

Les théologiens luthériens gardent cette attitude négative à l’égard de l’Apocalypse jusque vers le milieu du 17e siècle. — Chez les réformés, Zwingli déclare en 1528 à Berne que l’Apocalypse n’est pas un livre biblique, et bien que Jean Calvin en cite des passages comme paroles de l’Écriture, comme je l’ai déjà dit, c’est le seul livre du Nouveau Testament qu’il n’a jamais commenté. Quant au réformateur Bèze, il exprime des doutes sur son auteur. Pourtant, les confessions de foi réformées sont unanimes à ranger l’Apocalypse parmi les livres canoniques.

Il faut dire que comme l’a bien fait remarquer au 3e siècle Denys le Grand, dont j’ai parlé, les différences entre l’Apocalypse et les autres écrits de Jean sont indéniables autant sur la forme que sur le fond. L’évangile selon Jean est écrit en un grec relativement pur quoique simple alors que l’Apocalypse fourmille d’hébraïsmes qui ne proviennent pas seulement des nombreux emprunts faits à l’Ancien Testament, mais qui semblent être dus à une faible connaissance de la langue grecque. Mais ces différences s’expliquent aisément si on admet que quand il rédige l’évangile et ses épîtres qui portent son nom, Jean a recours aux services d’un copiste, un secrétaire, comme l’apôtre Paul l’a lui-même fait (Romains 16.22), oui mais quand Jean est exilé sur l’île de Patmos, aucun copiste n’est disponible et Jean n’est pas très versé dans le grec. Cela dit, en dépit des différences linguistiques et grammaticales, l’Apocalypse se rapproche davantage du grec des autres livres de Jean que du grec de tout autre livre du Nouveau Testament. De plus, il existe beaucoup de parallèles remarquables entre l’Apocalypse et les autres écrits de l’apôtre Jean, non seulement dans les mots et certaines tournures de phrases qui reviennent souvent, mais surtout dans cette simplicité de construction grammaticale qui rend la phrase limpide et facile à comprendre, y compris les phrases qui décrivent les images les plus obscures de la vision de Jean.

On retrouve ce double caractère de simplicité du fond et de la forme dans les autres écrits de l’apôtre Jean ; son langage est toujours à la portée d’un enfant mais les pensées qu’il exprime demandent un réel effort pour les saisir. Quand on connaît l’évangile et les épîtres de Jean et qu’on lit certains passages types de l’Apocalypse (Apocalypse 1.1-2 ; 4-8 ; 2.1-5 ; 3.19-22 ; 5.9-14 ; 7.9-17 ; 21.1-6 ; 22), il faut vraiment être de mauvaise foi et avoir l’oreille dure pour ne pas reconnaître le son cristallin de la voix de l’apôtre Jean.

Que ce soit dans l’Apocalypse, l’évangile ou la première épître, on retrouve cette même énergie et candeur propre à Jean quand il déclare sans ambiguïté qu’il a vu et entendu ce dont il parle (Apocalypse 1.1-2 ; 22.8 ; Jean 1.14 ; 19.35 ; 21.24 ; 1Jean 1.1).

Jean est le seul auteur sacré qui dans son évangile et l’Apocalypse, appelle Jésus : « la Parole » (Jean 1.1 ; Apocalypse 19.13) ; même chose pour la désignation du Christ comme « l’Agneau et un témoin » (Jean 5.31-32 ; Apocalypse 1.5). Même si ce n’est pas du mot à mot, la même citation du prophète Zacharie : « ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé » (Zacharie 12.10) se trouve à la fois dans l’Apocalypse (Apocalypse 1.7) et l’évangile selon Jean (Jean 19.37).

Il semble plutôt évident que c’est la même plume qui a façonné l’évangile selon Jean et l’Apocalypse car on y retrouve la même nature sensible, la même conception de Dieu, et le même amour pour la vérité. Dès les premiers mots de son évangile, il nous parle des rapports insondables entre le Fils et le Père ; dans la rédemption, il voit la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vérité sur le mensonge, de la vie sur la mort. Jean est le plus qualifié des auteurs sacrés pour annoncer quel sera l’avenir du règne de Dieu, pour décrire par des images saisissantes la lutte sans merci que le monde livre à l’église, et pour peindre le triomphe suprême de Celui à qui « l’Esprit et l’Épouse disent : – Viens ! » Et à qui Jean dit : « Oh oui, qu’il en soit ainsi : Viens Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22.17, 20).

On a argumenté que la douceur et l’amour tendre de Jean sont absents de l’Apocalypse, parce que les scènes grandioses et sévères dépeignent la colère de Dieu et ses jugements terribles. Mais l’apôtre qui est l’auteur de l’évangile et des épîtres n’est pas ce personnage faible et quelque peu efféminé que certains imaginent. Il est certes animé d’un grand amour mais il a aussi en haine le péché sous toutes ses formes, ce qui lui fait exclure du salut quiconque n’est pas né de Dieu (Jean 1.13 ; 3.1 et suivants). Voilà pourquoi il annonce condamnation et châtiments divins à tous ceux qui ne croient pas au Fils de Dieu (Jean 3.18, 36), et il traite certains de « menteurs » (1Jean 1.6) et d’autres de « enfants du diable » (1Jean 3.10).

Il est évident que dans le Nouveau Testament le livre de l’Apocalypse est unique en son genre. Pourtant, la littérature juive avant la venue du Christ, et la littérature chrétienne du premier siècle, comptent beaucoup d’ouvrages similaires. Cependant, l’Apocalypse de Jean se distingue par sa relative sobriété et son message à la gloire de Jésus-Christ. Ce n’est pas seulement l’annonce d’une accumulation de catastrophes à venir, mais une affirmation du triomphe de Dieu qui d’ores et déjà intervient en faveur de son peuple.

De plus, ce livre est signé par Jean qui affirme que Dieu lui a montré ce qu’il réserve au monde ennemi du Christ, tandis que les apocalypses juives et apocryphes sont anonymes, et leurs auteurs attribuent leur révélation à l’un des hommes illustres et vénérés du passé comme Hénoc, Abraham, Moïse, Élie, ou Esdras.

L’apôtre Jean reçoit les visions prophétiques sous forme d’immenses fresques symboliques qui se déroulent autant sur terre que dans les cieux, et qui font partie de ce monde invisible que l’œil ne peut voir et que le langage humain ne peut exprimer (1Corinthiens 2.9 ; 2Corinthiens 12.3-4). Ainsi, Jésus ne se présente pas à Jean tel qu’il est vraiment, mais par ce qu’il a été ou en signalant ce qu’il va faire.

Dès le début de la vision (Apocalypse 1.9-20), le Seigneur apparaît sous un aspect surprenant, effrayant même, mais il est méticuleusement détaillé par Jean. Plus loin, Jésus est décrit comme un agneau égorgé placé au milieu d’un trône, ce qui le représente dans son double rôle de rédempteur et de roi (Apocalypse 5.6). Ailleurs, il est un guerrier revêtu d’un manteau tâché de sang et monté sur un cheval blanc, ce qui le représente dans le double rôle de conquérant et exécuteur des jugements de Dieu.

Quand le ciel s’ouvre aux regards du prophète et apôtre Jean, il ressemble au temple de Jérusalem et les êtres vivants qui entourent le trône de Dieu sont décrits sous des traits qui sont difficiles à saisir et encore plus à reproduire. Il en est de même des êtres symboliques qui évoquent l’église ou la bête à sept têtes et dix cornes, qui représente les puissances du monde qui luttent contre Dieu.

Jean utilise aussi un langage propre à l’Ancien Testament comme « la montagne de Sion, la Nouvelle Jérusalem, Harmaguédon, Israël et ses douze tribus, ou Babylone sur l’Euphrate », et les catastrophes qui frappent les hommes ressemblent beaucoup aux plaies d’Égypte.

De plus, pour ses tableaux grandioses, Jean s’inspire des livres d’Ézéchiel, de Daniel et de Zacharie. Enfin, le nombre 7 très symbolique, est fréquent dans l’Apocalypse, qu’il soit cité ou qu’il faille le chercher, et chaque fois que Jean déclare être saisi par l’Esprit de Dieu (Apocalypse 1.10 ; 4.2 ; etc.), il indique une transition dans sa vision. Ces caractéristiques et le plan organisé de l’ouvrage montrent que sous la conduite de l’Esprit, l’apôtre a travaillé les notes qu’il a prises (Apocalypse 10.4) alors qu’il est dans un état de transe prophétique.

Bien que inspiré par l’Esprit de Dieu, Jean fait preuve de ce défaut de perspective commun à tous les prophètes, qui fait qu’ils voient ensemble sur un même plan temporel, c’est à dire qui se télescopent, des événements qui ne s’accompliront que sur de longs intervalles de temps. Comme la plupart des auteurs du Nouveau Testament, Jean partage l’espérance des chrétiens de l’âge apostolique qui attendent dans un avenir rapproché le retour du Seigneur et la fin du monde.

Le livre de l’Apocalypse démarre sur les chapeaux de roue, si je peux me permettre l’expression. En quelques lignes d’introduction (Apocalypse 1.1-8), Jean nous informe sur l’origine, la destination et le sujet du livre. C’est une révélation confiée par Dieu à Jésus-Christ, qui l’a transmet à Jean, pour faire voir à ses serviteurs les événements qui doivent arriver. L’apôtre explique qu’il se trouve sur l’île de Patmos quand cette vision lui est donnée. Jésus lui apparaît alors sous un aspect si terrifiant qu’il dit : « je tombai à ses pieds comme mort ». Mais le Seigneur le rassure et se présente à lui en disant :

Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts (Apocalypse 1.17-18).

Jésus annonce sa venue dans la gloire et commande à l’apôtre d’écrire à sept églises situées dans la province romaine d’Asie, sept lettres qui contiennent des censures, des éloges et des exhortations (Apocalypse 1.19–3.22). Ensuite, commence la révélation de l’avenir.

Concernant la date de la vision et de la rédaction du livre de l’Apocalypse, on a deux possibilités ; soit vers l’an 68 durant le règne de l’empereur Néron, soit pendant le règne de Domitien à la fin du premier siècle (vers l’an 96). La première date est surtout défendue par les théologiens d’obédience libérale parce qu’ils réfutent l’idée que Dieu a donné à l’apôtre Jean une révélation prophétique concernant la fin des temps. Ils considèrent donc que les événements décrits dans l’Apocalypse ont eu lieu au premier siècle de notre ère, avant la destruction de Jérusalem survenue en l’an 70.

Comme il n’existe pas vraiment de preuves objectives ou historiques en faveur de la rédaction de l’Apocalypse pendant le règne de Néron, seule une exégèse très contestable de certains passages de ce livre permet de défendre ce point de vue. Les théologiens libéraux disent par exemple que la destruction de Jérusalem et des Juifs par le général Titus est la première étape de la seconde venue de Jésus Christ.

Par contre, une rédaction tardive du livre de l’Apocalypse par l’apôtre Jean, c’est à dire vers la fin du premier siècle et du règne de Domitien, est la conviction de l’église primitive. C’est aussi l’opinion d’Irénée, Père de l’église du 2e siècle qui écrit : « Il n’y a pas très longtemps que l’Apocalypse a été vue, mais cela s’est passé presque au temps de notre génération, vers la fin du règne de Domitien (Contre les hérésies, V.30.3) ».

Les Pères de l’église Clément d’Alexandrie, Origène, Victorinus, Eusèbe et Jérôme affirment également que le livre de l’Apocalypse a été rédigé durant le règne de Domitien. Tous ces témoignages seraient difficiles à expliquer si le livre de l’Apocalypse avait été écrit durant le règne de Néron. En fait, les arguments en faveur d’une date tardive sont fort nombreux. Quand l’apôtre Jean rédige sa vision, il est exilé sur l’île de Patmos. Or, on sait que l’empereur Domitien a l’habitude de reléguer dans des îles désertes ceux qui ont encouru son déplaisir. Cet exil de Jean est mentionné par Clément d’Alexandrie et par Origène.

On sait aussi que sous le règne de Domitien, l’Église de Jésus-Christ souffre ; beaucoup de croyants sont martyrisés (Apocalypse 2.13) et d’autres vexations pointent à l’horizon (Apocalypse 2.10) car les persécutions sont plus étendues que sous Néron où elles étaient surtout confinées à la ville de Rome. Il s’ensuit que les descriptions du livre de l’Apocalypse correspondent mieux au règne de Domitien que de Néron.

L’état dans lequel se trouvent les sept églises auxquelles Jean adresse ce livre joue également en faveur d’une date tardive. En effet, quand Paul œuvre en Asie Mineure dans les années 60 du premier siècle, et selon les épîtres qu’il adresse aux Éphésiens, aux Colossiens, et à Timothée, ces églises sont spirituellement dynamiques. Mais à l’époque où Jean rédige l’Apocalypse, la plupart d’entre elles sont en pleine déconfiture spirituelle et morale.

Les chrétiens d’Éphèse ont perdu leur amour pour le Seigneur, et la fausse doctrine et des péchés grossiers sont tolérés dans la plupart des autres églises. Or, il est inconcevable qu’un déclin aussi marqué ait pu se produire pendant la courte période entre la fin du ministère de Paul en Asie Mineure et la fin du règne de Néron (54-68). Il semble bien plutôt qu’un long intervalle de temps, au moins une génération, se soit écoulé entre la disparition de Paul et la rédaction de l’Apocalypse.

Ce n’est pas tout, car Jean mentionne les Nicolaïtes qui se sont infiltrés dans les églises d’Éphèse et de Pergame (Apocalypse 2.6, 15). Or, cette secte d’hérétiques n’apparaît nulle part dans les épîtres de Paul. Par contre, au moment de la rédaction de l’Apocalypse, les Nicolaïtes sont tellement répandus que Jean peut simplement les nommer sans donner la moindre explication.

Comme il n’est pas vraisemblable que ces hérétiques aient pu exercer leur influence dévastatrice sur les églises chrétiennes du jour au lendemain, c’est qu’il s’est écoulé beaucoup de temps entre le ministère de l’apôtre Paul et l’époque de la rédaction de l’Apocalypse.

Un autre argument en faveur d’une date tardive est le reproche que Jésus adresse à Laodicée, l’une des sept églises auxquelles Jean écrit, de se considérer riche et n’ayant besoin de rien (Apocalypse 3.17). Or, cette ville est dévastée par un fort tremblement de terre vers l’an 60, et comme durant le reste du règne de Néron, Laodicée se consacre à sa reconstruction, il est peu probable que ses habitants, et les croyants en particulier, adoptent l’attitude de suffisance que Jésus leur reproche. Par contre, une date de rédaction de l’Apocalypse située vers la fin du premier siècle donne à Laodicée tout le temps nécessaire pour s’enrichir à nouveau.

On croit également savoir que Smyrne, l’une des sept églises auxquelles Jésus s’adresse, n’a été fondée qu’après la fin du ministère de l’apôtre Paul. Il n’est donc pas possible que cette église naisse, se développe, puis décline, pendant l’intervalle qui sépare la mort de Paul et la fin du règne de Néron (54-68) survenues presque en même temps.

Finalement et selon la tradition, Jean a quitté la Palestine entre les années 66 et 70 pendant la révolte des Juifs contre Rome. Bien que Jésus ait appelé Jean : « fils du tonnerre » (Marc 3.17), deux ans ou moins semblent bien trop court pour que son ministère irrite l’empereur Domitien au point où il l’exile sur l’île de Patmos. En tout cas, ce bannissement d’un très vieil homme parce qu’il est prédicateur chrétien, reflète une politique d’hostilité déclarée de la part de Rome envers l’Église de Jésus-Christ.

Cependant, on ne peut pas prouver que de telles mesures aient été prises par Rome contre les croyants avant le règne de Domitien. Par contre, on sait que cet homme est farouchement opposé au christianisme et que le culte qu’on doit lui rendre a force de loi et s’étend à tout l’empire, ce qui correspond bien à la situation que reflète le livre de l’Apocalypse. En effet, quand Jean écrit aux églises dont il a la charge, il pense à ce contexte particulier : celui du culte de l’empereur imposé à tous les chrétiens, car il faut savoir qu’à la fin du premier siècle, nul ne peut dire : « Jésus est le Seigneur » et confesser en même temps : « César est le seigneur ». Or, cette dernière obligation menace la vie de tous les croyants de cette époque. Dans sa vision prophétique, Jean voit l’aboutissement de cette idolâtrie appliquée à la fin des temps : à savoir que l’humanité sera un jour partagée entre l’obéissance au Christ et la soumission à l’Antichrist. Aujourd’hui déjà, l’homme doit choisir entre Jésus et l’esprit de l’Antichrist fortement présent dans le monde.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

Nos partenaires