Chapitre 2

Verset 4

Mis à part ceux qui sont un peu masochistes sur les bords, personne ne trouve agréable de se faire remonter les bretelles, même s’il le mérite. En tout cas, moi je n’aime pas être rabroué. Pourtant, la nature humaine étant ce qu’elle est, quoi de plus naturel et facile que de s’écarter du droit chemin, et donc d’avoir besoin d’être remis sur les rails. C’est autant vrai pour les individus que pour une organisation, y compris une église. C’est la raison pour laquelle, vers la fin du premier siècle de notre ère, le Seigneur demande à l’apôtre Jean d’écrire à sept églises de la province romaine d’Asie.

Deux d’entre elles sont blanches comme neige et Jésus ne leur adresse aucun reproche. Par contre, les cinq autres laissent plus ou moins à désirer, et sont donc instamment priées de corriger leurs travers au plus vite. C’est l’église d’Éphèse qui est la première brebis, un peu galeuse, à être dans le collimateur du Seigneur.

Je continue de lire dans le second chapitre du livre de l’Apocalypse.

J’ai cependant un reproche à te faire : tu as abandonné l’amour que tu avais au début (Apocalypse 2.4).

Malgré la profusion d’éloges que le Seigneur a d’abord adressées à l’église d’Éphèse, son regard perçant repère un grave défaut dans cette assemblée. Littéralement, Jésus dit : « ton premier amour, tu l’as abandonné ». Ce reproche contraste avec ce que l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens environ 35 ans plus tôt quand il leur dit :

Après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu, je ne cesse de dire ma reconnaissance à Dieu à votre sujet (Éphésiens 1.15-16).

Au moment de l’écriture de cette lettre, la plupart des membres de l’église d’Éphèse sont des croyants de deuxième génération. Certes, leur doctrine est correcte et ils sont très actifs, constamment à pied d’œuvre pour le Seigneur, mais leur amour pour lui a tiédi, ce qui se traduit par une certaine indifférence vis-à-vis des besoins de leurs frères ou des non-croyants. Jésus enseigne que ceux qui l’aiment vraiment obéissent à ses commandements (Jean 15.14 ; 2Jean 6) … Or, on a peine à imaginer l’amour intense que les premiers chrétiens manifestent envers Jésus et les uns envers les autres, parce que nous baignons dans la froideur hivernale d’une culture qui prône l’individualisme, ce qui fait que nos relations avec les autres et même avec Dieu sont empreintes d’indifférence et de scepticisme.

Certes, Dieu désire notre tête et nos mains ; la rigueur doctrinale et le service sont nécessaires, mais ils sont insuffisants. Dieu veut aussi notre cœur, c’est-à-dire un attachement à sa personne qui soit sans faille. Or, il semble que l’opposition des Éphésiens aux faux frères a introduit dans l’église un esprit de jugement et des divisions. Il s’en suit que les Éphésiens se sont refroidis et manquent d’enthousiasme dans leurs rapports avec Dieu et avec les autres. Ils ont perdu l’amour et la dévotion sans bornes pour Jésus-Christ de ceux qui les ont précédés. Comme ce fut le cas pour Israël (Jérémie 2.2-13 ; Ézéchiel 16.8-14), la lune de miel entre le Seigneur et les Éphésiens a pris fin pour être remplacée par une certaine routine mécanique.

Verset 5

Je continue le texte.

Allons ! Rappelle-toi d’où tu es tombé ! Change et reviens à ta conduite première ! Sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place si tu ne changes pas (Apocalypse 2.5).

Premièrement, Jésus exhorte l’assemblée d’Éphèse : « Rappelle-toi d’où tu es tombé ! », c’est-à-dire reconnais combien ta faute est sérieuse. Deuxièmement, il lui demande de faire marche arrière en avant toute : « Reviens à ta conduite première ! », c’est-à-dire repens-toi et reviens à ton premier amour.

Dans le Nouveau Testament, le croyant est souvent exhorté à aimer Dieu. Matthieu rapporte que quand Jésus a parlé du commandement le plus grand et le plus important, il a dit :

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée (Matthieu 22.37 ; comparez Marc 12.30 ; Luc 10.27 ; Jean 14.15, 21, 23 ; 21.15-16 ; Jacques 2.5 ; 1Pierre 1.8).

Et aussi :

Celui qui aime son Père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi (Matthieu 10.37 ; comparez 1Corinthiens 7.32-35 ; Matthieu 22.36-38 ; Marc 12.30).

Les Éphésiens sont donc exhortés à changer d’attitude et leurs affections. Ils doivent servir le Seigneur non par devoir mais par amour pour lui. En effet, ce n’est pas en se conformant de façon légaliste à des règles de vie, même strictes, qu’on aime le Seigneur pour de vrai, mais en répondant du cœur à l’amour que Dieu me porte et que j’ai expérimenté. Jésus-Christ avertit donc les Éphésiens que s’ils n’obéissent pas, leur chandelier c’est-à-dire la lumière de leur témoignage s’éteindra. En d’autres mots, Jésus menace de mettre fin à l’église d’Éphèse. L’histoire enseigne que cette assemblée a continué d’exister jusqu’au 5e siècle, après quoi, la ville et l’église connaissent un déclin rapide. Depuis le 14e siècle, Éphèse est en ruines et sa région inhabitée.

La façon dont Jésus confronte l’église d’Éphèse est riche d’enseignements. Il est ferme mais plein de sollicitude, car son but étant bien sûr de restaurer cette église (Apocalypse 2.4-5), il espère que son intervention sera accueillie favorablement (Apocalypse 2.7).

L’encouragement précède la correction (Apocalypse 2.2-3, 6). Jésus énonce le problème très simplement (Apocalypse 2.4-5). Il propose une solution (Apocalypse 2.5) et il explique clairement les conséquences d’un refus d’obtempérer. Puis, assez curieusement, Jésus adresse un nouvel éloge aux Éphésiens.

Verset 6

Je continue le texte.

Voici pourtant une chose que tu as en ta faveur : tu détestes les œuvres des Nicolaïtes, tout comme moi (Apocalypse 2.6).

Les « Nicolaïtes » sont également mentionnés dans la lettre à l’église de Pergame (Apocalypse 2.12-15) où ils sont dit être en cheville avec Balaam, un sinistre personnage qui réussit à faire tomber les Israélites dans le péché de concupiscence et d’idolâtrie, ce qui provoqua un châtiment sévère de toute la nation. On connaît peu de choses sur cette secte qui a probablement débuté avec un certain Nicolaus d’Antioche, l’un des sept diacres choisis par les apôtres pour servir aux tables (Actes 6.5). Mais après avoir abandonné la vérité, il crée un groupe gnostique. Il n’éprouve aucune difficulté à se constituer un groupe de disciples parce qu’il enseigne que pour comprendre la substance du péché, il faut se donner tout entier aux plaisirs de la chair, et que de telles pratiques n’affectent pas l’esprit. Clément d’Alexandrie (150-220) dit que « les Nicolaïtes s’abandonnent au plaisir comme des boucs […], ne se refusant rien » (cité par Barclay, The Revelation of John, 1.67).

Contrairement à l’église de Pergame qui prône la tolérance envers les Nicolaïtes (Apocalypse 2.14-15), les Éphésiens les détestent et rejettent leurs enseignements hérétiques.

Verset 7

Je continue le texte.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux églises. Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu (Apocalypse 2.7).

La lettre de Jésus aux Éphésiens s’achève par une promesse mais aussi par l’ordre d’ouvrir toutes grandes leurs oreilles, une exhortation qu’on trouve à la fin des sept lettres (Apocalypse 2.11, 17, 29 ; 3.6, 13, 22). Pendant son ministère ici-bas, Jésus utilise plusieurs fois l’expression : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il dit aussi que « entendre », sous-entendu du cœur, est une grâce de Dieu, tandis que de ne pas comprendre les réalités spirituelles est un jugement. Il incombe donc aux croyants, ou à ceux qui disent l’être, de prêter attention à la volonté de Dieu telle qu’elle est révélée dans les Écritures.

Comme l’exhortation finale à l’église d’Éphèse s’adresse « aux églises » — c’est un pluriel — et non pas à une église en particulier, par extension, elle concerne aussi toutes les églises et tous les chrétiens de tous les temps. Pareillement, les sept lettres sont rédigées dans le but d’avoir une portée universelle.

Les promesses contenues dans les sept lettres s’adressent « au vainqueur », un mot qu’on retrouve en conclusion de chaque lettre (Apocalypse 2.11, 17, 26 ; 3.5, 12, 21). Ce n’est pas la description de ceux qui seraient super spirituels mais de tout croyant authentique. En effet, dans sa première épître, l’apôtre Jean définit « le vainqueur » de la façon suivante :

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui, en effet, triomphe du monde ? Celui-là seul qui croit que Jésus est le Fils de Dieu (1Jean 5.4-5).

Et Jésus dit aussi :

Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu (Apocalypse 2.7).

Cet arbre apparaît pour la première fois au début du livre de la Genèse et il se trouve alors au milieu du jardin d’Éden (Genèse 2.9). Il refait surface à la fin du livre de l’Apocalypse dans la Nouvelle Jérusalem où il porte beaucoup de fruits. On lit en effet que :

Au milieu de l’avenue de la ville, entre deux bras du fleuve, se trouve l’arbre de vie. Il produit douze récoltes, chaque mois il porte son fruit. Ses feuilles servent à guérir les nations (Apocalypse 22.2).

Ceux qui mangeront du fruit de l’arbre de vie sont « les vainqueurs ». Comme je l’ai dit, cette promesse s’adresse à tous les croyants et non pas à un groupe particulier de personnes.

On pourrait penser que le fruit que produit cet arbre est spirituel mais il se peut aussi que ce soit un fruit qui nous est familier parce que Dieu va créer une nouvelle terre. Quoi qu’il en soit, il permettra aux croyants de mener une vie pleine et entièrement satisfaisante par rapport à notre existence présente où nous vivotons plus que nous vivons.

Cet arbre de vie se trouve « dans le paradis de Dieu », c’est-à-dire le royaume des cieux. Le mot « paradis » est utilisé deux autres fois dans le Nouveau Testament, une fois dans la promesse de Jésus au bon larron quand il lui dit : « Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23.43), et une fois sous la plume de l’apôtre Paul quand il parle de son expérience indicible quand il dit : « Je sais que cet homme … a été enlevé au paradis et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire » (2Corinthiens 12.4). Dans l’éternité à venir, le paradis est identifié à la Nouvelle Jérusalem.

D’une manière générale, on peut donc dire que l’église d’Éphèse a persévéré et a été fidèle au Seigneur depuis ses débuts, pendant plus de 40 ans. Cependant, ses membres ont maintenant le cœur froid à l’égard de Dieu, ce qui ne peut jamais être compensé par un activisme fébrile et une doctrine pure. Dans le livre des Proverbes, Salomon écrit :

Par-dessus tout, veille soigneusement sur ton cœur, car il est à la source de tout ce qui fait ta vie (Proverbes 4.23).

Par son prophète Osée, l’Éternel fait une promesse aux Israélites du royaume du Nord qui est applicable à l’église d’Éphèse ainsi qu’aux quatre autres qui ont droit à des reproches. Dieu dit :

Moi, je les guérirai de leur apostasie, je leur témoignerai librement mon amour parce que ma colère se détournera d’eux (Osée 14.5).

Et bien sûr, cette promesse est aussi pour vous et pour moi.

Verset 8.

Je continue le texte avec la seconde lettre du Seigneur.

Au messager de l’église de Smyrne, écris : Voici ce que dit celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant (Apocalypse 2.8 ; auteur).

« Smyrne » signifie « myrrhe », une substance résineuse qui sert à fabriquer du parfum. On l’utilise alors aussi pour confectionner l’huile d’onction, pour embaumer les morts et comme anesthésique (Exode 30.23 ; Psaumes 45.9 ; Cantique des cantiques 3.6 ; Matthieu 2.11 ; Marc 15.23 ; Jean 19.39).

Située à 55 Km au nord d’Éphèse, Smyrne est une très vieille ville dont les origines remontent à l’Antiquité. On pense qu’elle a été fondée vers les 3000 ans avant Jésus-Christ et qu’elle fait partie de l’empire hittite. La première colonie grecque qui s’y installe remonte à 1000 ans avant Jésus-Christ. Vers l’an 600 avant Jésus-Christ, elle est détruite (par les Lydiens) et reste en ruines pendant plus de trois siècles. Puis, les successeurs d’Alexandre le Grand la font reconstruire au début du 3e siècle avant Jésus-Christ. À l’époque de Jean, c’est une grande ville prospère, et aujourd’hui, contrairement à Éphèse qui n’existe plus, Smyrne (Izmir) est encore un grand port de mer avec une population de plus de 200 000 habitants.

La façon dont Jésus se décrit : « celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant », est particulièrement appropriée pour encourager les chrétiens de Smyrne parce qu’ils traversent une situation particulièrement difficile. En effet, à la fin du premier siècle, sous le règne de Domitien, le refus d’offrir un sacrifice annuel à l’empereur est un crime punissable de la peine capitale. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de croyants de Smyrne souffrent.

Tout comme Jésus quand il était sur terre, ils font la douloureuse expérience d’être persécutés. Cependant, s’ils doivent faire face à la mort, « celui qui était mort et qui est à nouveau vivant » sera à leurs côtés. Il est toujours réconfortant de savoir que si Jésus a été crucifié par ses tortionnaires, il a aussi triomphé de la mort (Hébreux 2.14), et il est Celui qui dit :

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais (Jean 11.25-26).

L’humiliation et l’exécution de Jésus me font penser à un article que j’ai lu et selon lequel, en 1990 dans un quartier de Jérusalem surnommé « forêt de la paix », on a découvert douze ossuaires. Ce sont de grandes urnes funéraires dans lesquelles on met les os d’un mort après sa décomposition. Or, l’une de ces boîtes contient les restes de Caïphe, le grand prêtre qui a fait pire que Judas. Il a présidé l’interrogation de Jésus, il a violé la justice et il s’est arrangé pour que le Seigneur soit crucifié par les Romains.

En effet, dans l’évangile selon Matthieu, on lit que Caïphe et les autres membres de la cour suprême

décidèrent d’un commun accord de s’emparer de Jésus par ruse pour le faire mourir (Matthieu 26.4). Ils cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour pouvoir le condamner à mort (Matthieu 26.59). Alors, ils lui crachèrent au visage et le frappèrent. D’autres le giflèrent en disant : – Hé, Messie, fais le prophète ! Dis-nous qui vient de te frapper ! (Matthieu 26.67-68).

Le sujet de l’article est de montrer que l’histoire penche toujours en faveur des récits bibliques, mais moi j’ai essayé d’imaginer ce qui est arrivé à Caïphe tout de suite après sa mort. Je l’ai vu comparaissant devant le Seigneur de gloire qu’il a honteusement maltraité. Bon d’accord, il y a toujours la possibilité que Caïphe se soit repenti et ait accepté Jésus comme Sauveur mais j’en doute très fortement, alors je continue mon histoire fictive. Imaginez l’horreur quand il arrive dans l’au-delà et qu’il est confronté à son forfait par Jésus.

En tant que grand prêtre, il est davantage coupable que les autres membres du grand conseil juif de l’injustice qu’a subie Jésus. Son crime est tout aussi grave voire plus que la traîtrise de Judas, et bien pire que la décision lâche de Ponce Pilate de faire crucifier Jésus, ce qu’il fit à contrecœur, et pour de sordides motifs politiques.

Les chrétiens de Smyrne connaissent l’amertume de la souffrance, mais comme le doux parfum de la myrrhe qu’on produit en écrasant une plante odoriférante, l’église écrasée par des persécutions, dégage une odeur agréable à Dieu. Contrairement à ce qui se passe à Éphèse, la fidélité des croyants de Smyrne à Jésus et leur amour pour lui ne faiblissent pas. Le plus connu des martyrs de Smyrne est Polycarpe, disciple de l’apôtre Jean. Il fut exécuté environ un demi-siècle après la rédaction de cette lettre à Smyrne.

Tout au long de l’histoire de l’Église, on a observé un étrange paradoxe : plus les croyants sont persécutés et plus ils croissent en nombre et en leur amour pour Dieu. Si ce postulat ne s’est pas toujours vérifié, c’est l’exception qui confirme la règle comme on dit. Quand le rideau de fer s’est levé, on a remarqué que les églises d’Europe de l’Est qui avaient été opprimées pendant plusieurs dizaines d’années se portaient plutôt bien ; les chrétiens étaient animés d’une foi sincère, zélés et consacrés au Seigneur. Aujourd’hui, c’est dans les pays musulmans que les chrétiens souffrent le plus.

Les croyants doivent savoir que les persécutions sont inévitables. On lit dans le livre des Actes que l’apôtre Paul et Barnabas « fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. – Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14.22). Et dans sa seconde lettre à Timothée, Paul écrit :

En fait, tous ceux qui sont décidés à vivre dans l’attachement à Dieu par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution (2Timothée 3.12).

Quant à l’apôtre Pierre, dans sa première épître, il décrit les effets bénéfiques des épreuves ; il dit :

Quand vous aurez souffert un peu de temps, Dieu, l’auteur de toute grâce, qui vous a appelés à connaître sa gloire éternelle dans l’union à Jésus-Christ, vous rétablira lui-même ; il vous affermira, vous fortifiera et vous rendra inébranlables (1Pierre 5.10 ; comparez Jacques 1.2-4).

L’église de Smyrne est la démonstration que l’épreuve du feu a un effet purificateur. Comme le creuset vomit les scories, la persécution élimine les faux-semblants, les hypocrites, mais comme un métal précieux, les croyants authentiques sont purifiés. Alors, privés de tout, ils s’accrochent aux richesses spirituelles qu’ils possèdent et qu’on ne peut pas leur ravir : l’espérance de la vie éternelle, la grâce et l’amour de Dieu, son soutien et sa présence constante.