Les émissions

08 févr. 2027

Apocalypse 19.4-7

Chapitre 19

Verset 4

La plupart des religions se sont fabriqué un dieu à la « papa-gâteau », mou comme de la guimauve, pas vraiment capable de faire grand-chose et relativement facile à manipuler. Il est diagonalement opposé au Dieu unique et vrai qui est le Seigneur souverain du ciel et de la terre. Mais ce dernier n’a pas bonne presse parce qu’il ne craint pas de punir comme il se doit toute forme de mal. En effet, Jean entend chanter dans le ciel :

Alléluia ! Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu. Ses jugements sont vrais et justes car il a condamné la grande prostituée (Babylone) […] et lui a fait rendre compte du sang […] répandu par sa main (Apocalypse 19.1-2).

Puis l’apôtre entend un second Alléluia, « car la fumée de la ville embrasée s’élève pour l’éternité » ! (Apocalypse 19.3).

Je continue maintenant de lire dans le chapitre 19 de l’Apocalypse.

Alors les vingt-quatre vieillards et les quatre êtres vivants se prosternèrent devant le Dieu qui siège sur le trône, et l’adorèrent en disant : – Amen ! Loué soit Dieu ! (Apocalypse 19.4).

Ici encore, on constate que le livre de l’Apocalypse fait une distinction entre l’Église et les croyants de la Tribulation. En effet, les 24 vieillards qui représentent l’Église se joignent au chœur des martyrs qui constituent « la foule immense », issue de la Tribulation.

« Les quatre êtres vivants » qui font partie d’un ordre d’anges supérieurs appelé « chérubins » chantent aussi « Alléluia ». Avec les 24 vieillards, ils adorent Dieu tout au long de la vision de Jean. Ici, ces deux groupes s’écrient « Amen ! Loué soit Dieu », une citation du psaume 106 où le psalmiste adore Dieu en disant :

Loué soit l’Éternel, Dieu d’Israël, d’éternité jusqu’en éternité et que le peuple entier réponde : “ Amen. ” Louez l’Éternel ! (Psaumes 106.48).

« Amen » signifie « Oui, qu’il en soit ainsi ! », ce qui veut dire que ces deux groupes participent de tout cœur aux réjouissances suscitées dans le ciel par la chute de Babylone car cette destruction est nécessaire pour que le Seigneur établisse son royaume sur terre.

Verset 5

Je continue le texte.

Et du trône partit une voix. – Louez notre Dieu, disait-elle, vous tous ses serviteurs et vous qui le révérez, petits et grands (Apocalypse 19.5).

Jean ne dit pas qui parle mais comme cette voix s’adresse à « notre Dieu », ça ne peut qu’être une créature, sans doute l’un des « quatre êtres vivants » et il exhorte « petits et grands », c’est-à-dire tous les habitants du ciel à louer Dieu.

Verset 6 a

Je continue.

Et j’entendis comme la voix d’une foule immense, semblable au bruit de grandes eaux et au grondement violent du tonnerre (Apocalypse 19.6 a).

Cette « foule immense » est la même que précédemment ; ce sont les croyants martyrs issus de la Tribulation.

Une fois que tous les habitants du ciel se mettent à chanter, ça fait du monde et cette foule nombreuse doit faire un bruit retentissant puisque Jean le compare au « grondement assourdissant du tonnerre » (Apocalypse 6.1 ; 14.2) et à « de grandes eaux » (Apocalypse 1.15 ; 14.2). Ce que l’apôtre entend lui fait probablement penser au son émis par une grosse chute d’eau qui s’écrase sur des rochers ; c’est effectivement bruyant.

Verset 6 b

Je continue.

Elle (la voix) disait : Alléluia ! Loué soit Dieu ! Car le Seigneur, notre Dieu tout-puissant, est entré dans son règne (Apocalypse 19.6 b).

Cette cantate céleste fait entendre un quatrième « Alléluia » puis la raison de cette joie nous est donnée et c’est toujours la même. Maintenant que Babylone, la tête de l’empire de l’Antichrist, est détruite, le Seigneur va enfin régner sur terre comme au ciel. C’est aussi l’accomplissement de la promesse que l’Éternel a fait au roi David et que nous rapporte le second livre de Samuel. Dieu dit alors :

Oui, je rendrai stable pour toujours ta dynastie et ta royauté, et ton trône sera inébranlable à perpétuité (2Samuel 7.16).

Il faut garder à l’esprit que dans les Écritures, Jésus est le « second David ».

Les êtres célestes se réjouissent d’avance mais c’est tout comme si le royaume était déjà bien en place, car rien ne peut s’opposer à la volonté de « notre Dieu tout-puissant », une déclaration qui revient neuf fois dans le livre de l’Apocalypse.

Verset 7 a, b

Je continue le texte.

Réjouissons-nous, exultons d’allégresse et apportons-lui notre hommage. Voici bientôt les noces de l’Agneau. (Apocalypse 19.7 a, b).

Les habitants du ciel ont plusieurs raisons de se réjouir : Justice est rendue ; Babylone est en ruines ; Dieu prend en mains toutes les rênes du pouvoir et assume pleinement sa souveraineté sur la terre, le dernier lopin de l’univers qui lui était insoumis, et Jésus s’apprête à y établir son royaume de mille ans. Enfin, les cieux sont dans la joie parce qu’on se prépare à célébrer le plus grand mariage de tous les temps : « les noces de l’Agneau », une expression qui demande une explication.

Dans la culture juive, l’événement familial le plus important est le mariage. Il signifie l’union de deux familles et a de très fortes implications économiques. Sa préparation et sa célébration sont bien plus élaborées que chez nous. Le mariage juif dure environ un an quand les futurs époux sont en fin d’adolescence et plusieurs années s’ils sont encore enfants parce qu’il comprend plusieurs étapes mais avec des variantes (comparez Juges 14). La première étape consiste à établir une alliance formelle, un contrat entre deux familles. Si les futurs mariés sont adultes, le jeune homme se rend à la demeure de sa belle et négocie avec son père le prix qu’il doit verser pour obtenir la main de la jeune femme.

Une fois qu’ils se sont mis d’accord, le futur époux rassemble la somme, la verse puis il retourne chez lui. Cependant, une fois que le prix convenu est payé, l’alliance est scellée et les jeunes gens sont légalement mariés même si on utilise le terme « fiancés ». La jeune fille appartient alors exclusivement à son mari même s’ils ne cohabitent pas ensemble. Comme symbole de l’alliance ainsi établie, les deux conjoints boivent ensemble une coupe de vin béni par le prêtre. L’époux donne aussi un bijou ou un objet de valeur à son épouse pour symboliser leur union car ils sont considérés mari et femme et elle prend le nom de son mari.

Si ce sont les patriarches des deux familles qui décident d’établir une alliance en mariant leurs enfants, ce sont eux qui s’accordent sur le prix. Si les jeunes gens sont déjà d’un certain âge, ils scellent l’alliance entre eux deux (Ézéchiel 16.8-14). Mais dans tous les cas, ces fiançailles qui sont en réalité un mariage, ont force de loi et ne peuvent être rompues que par un divorce en bonne et due forme (Matthieu 1.18-19).

Comme je l’ai dit, une fois que le jeune homme verse la somme convenue à son beau-père, il retourne dans la maison familiale (Deutéronome 20.7) et pendant l’année qui vient, il prépare un logement dans la maison de son père pour son épouse et lui. Quant à la femme qui est donc maintenant mariée, elle rassemble son trousseau, ce qui peut inclure divers biens, des bijoux de famille, ou encore des propriétés que lui lègue son père en dot. Le mariage est toujours une affaire de famille et non pas une affaire individuelle.

Vers la fin de l’année qui suit l’alliance maritale, l’époux rassemble ses amis, et de nuit à la lumière de flambeaux, il forme une procession qui se rend chez son épouse. Celle-ci ne sait pas d’avance le jour où son mari viendra la chercher, ce qui veut dire qu’avec ses demoiselles d’honneur, elle doit se tenir prête à tout moment. L’arrivée de la procession est précédée par un héraut qui pousse un cri afin de donner à l’épouse le temps de rassembler ses affaires ainsi que sa suite composée des demoiselles de compagnie.

Puis, quand tout le monde est prêt, la procession retourne joyeusement dans la maison de l’époux. Cependant, les conjoints sont toujours séparés et l’épouse est voilée. À leur arrivée, ils trouvent tous les invités qui se sont rassemblés pour le repas de noces (comparez Matthieu 25.10 b). Mais dès le début des festivités, les mariés quittent les invités et vont dans la chambre nuptiale.

Une fois qu’ils se sont unis, le mari sort pour annoncer la bonne nouvelle et la fête continue encore plusieurs jours, durant lesquels l’épouse reste dans la chambre avec son mari. À la fin des festivités, l’époux présente aux convives sa femme sans son voile afin que tous puissent faire sa connaissance.

Les Écritures appliquent les coutumes juives du mariage à la relation, d’une part, de l’Éternel avec Israël, et d’autre part, de Jésus-Christ avec l’Église qui est son épouse (Éphésiens 5.22-23).

L’alliance de la Loi sur le mont Sinaï est le contrat de mariage entre Dieu et son peuple, et Moïse est l’ami et le témoin de l’époux (comparez Exode 19.5-8, 17 ; Deutéronome 26.17-18 ; 29.12-13 ; Jérémie 31.32).

Aujourd’hui, sous nos tropiques, les mariés symbolisent leur alliance en échangeant des bagues. Sous le régime de l’Ancienne Alliance, c’est le respect du sabbat qui sert de signe, et sous le régime du Nouveau Testament, le gage que Jésus donne aux membres de son Église est le Saint-Esprit. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Vous avez obtenu de Dieu l’Esprit Saint qu’il avait promis et par lequel il vous a marqués de son sceau pour lui appartenir. C’est cet Esprit qui constitue l’acompte de notre héritage (Éphésiens 1.13-14).

Le mot « acompte » que Paul utilise, signifie littéralement « gage, garantie et aussi bague de fiançailles ».

En résumé donc, le mariage juif des temps bibliques consiste en trois grandes étapes. Premièrement, une alliance entre les familles qui est scellée quand l’époux ou son père verse la somme d’argent convenue au père de l’épouse. Ce contrat légal établit les fiançailles ou plutôt les épousailles car il a force de loi et ne peut être rompu que par un divorce.

Cette première étape du mariage juif a commencé à être appliquée à l’Église à la Pentecôte et se poursuit.

Deuxièmement, environ un an après l’alliance des deux familles, le mari rassemble ses amis et en procession ils vont chercher l’épouse et l’amènent dans la maison du père du marié (comparez Matthieu 25.1-13). Pour l’Église, cette étape aura lieu au moment où elle sera enlevée au ciel. Dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs (1Thessaloniciens 4.16-17).

Troisièmement, a lieu le repas de noces avec de nombreux invités. Cette étape aura lieu pendant le millénium sur terre et sera l’occasion d’une gloire et d’une joie ineffables, comme une lune de miel qui dure mille ans, et ce n’est que le début.

Les principales caractéristiques du mariage juif se retrouvent dans les cérémonies modernes mais condensées dans le temps et pas tout à fait dans le même ordre. Quand le père amène sa fille et la place à côté de son futur époux, il signifie par là qu’il approuve d’avance cette union ce qui lui donne force de loi.

La promesse des époux de prendre l’autre pour mari ou femme et de lui être fidèle constitue l’alliance. Les époux échangent des bagues qui symbolisent leur union. Ensuite, ils sont déclarés mari et femme et sont présentés aux amis et parents comme Monsieur et Madame, et elle porte le nom de son mari. Puis, l’époux prend la femme que le père lui a donnée par la main et l’accompagne jusqu’à la sortie.

Les époux sont escortés par les compagnons du mari et les demoiselles d’honneur de la femme, ce qui constitue une petite procession. Ensuite ont lieu une réception et un repas de noces avec les invités. Enfin, le couple quitte la salle de noces et va dans un lieu privé qui est leur chambre nuptiale. On voit bien que la grande différence entre la coutume juive du mariage des temps bibliques et la nôtre est la notion de temps. Au lieu de s’étaler sur un an ou plus, aujourd’hui tout se fait en un jour, parfois deux.

Il y a 2000 ans, Jésus a quitté la demeure de son Père et est venu sur terre pour chercher l’Église, son épouse. Pour l’obtenir, il a conclu une alliance en son sang (1Corinthiens 11.25), et c’est aussi le prix qu’il a dû verser sur la croix. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Vous ne vous appartenez (donc) pas à vous-mêmes. Vous avez été rachetés à grand prix (1Corinthiens 6.19-20).

Et dans sa seconde épître aux Corinthiens :

J’ai pour vous un amour qui ne tolère aucun rival et qui vient de Dieu lui-même. Je vous ai, en effet, fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une jeune fille pure (2Corinthiens 11.2).

Paul dit aussi aux Éphésiens que cette Église est présentée dans les cieux à Jésus-Christ comme une épouse :

rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de Dieu et irréprochable (Éphésiens 5.27).

Jean Baptise (Jean 3.29) et Paul, en particulier, ont rempli la fonction de l’ami et témoin de l’époux. Quand les croyants se laissent influencer par tout ce qui les entoure, ils se rendent coupables d’adultère spirituel à l’égard du Seigneur. Dans son épître, Jacques écrit :

Peuple adultère que vous êtes ! Ne savez-vous pas qu’aimer le monde, c’est haïr Dieu ? Si donc quelqu’un veut être l’ami du monde, il se fait l’ennemi de Dieu (Jacques 4.4 ; comparez 1Jean 2.15-16).

Le contrat de mariage de l’Église avec Jésus-Christ est signé depuis toute éternité quand le Père promet à son Fils un peuple de rachetés, et écrit leur nom dans le livre de vie. Après avoir établi l’alliance et être ressuscité des morts, Jésus a quitté la terre, la demeure de son épouse, et est retourné au ciel dans la maison de son Père. Puis il a envoyé le Saint-Esprit qu’il avait promis (Jean 14.26 ; 15.26 16.7, 13) et il prépare une habitation pour son Église. Peu avant de mourir, il a dit à ses disciples :

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis (Jean 14.2-3).

Jésus confirme cette volonté dans la prière sacerdotale quand il dit :

Père, mon désir est que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je serai et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la création du monde (Jean 17.24).

Cela fait maintenant presque deux mille ans que le Seigneur et l’Église sont séparés. Mais tout comme l’épouse juive ne sait pas exactement quand son mari viendra la chercher, les croyants non plus ne savent pas quand Jésus reviendra pour enlever son Église et l’emmener avec lui dans la maison du Père (1Thessaloniciens 4.13-18) où débuteront « les noces de l’Agneau » et où ils jouiront de la félicité éternelle.

Nous sommes maintenant arrivés à la fin des sept années de Tribulation et Jean dit littéralement : « le mariage de l’Agneau est venu », ce qui signifie que cet événement est sur le point d’avoir lieu. L’Église est prête pour cette immense célébration dont le début coïncide avec l’établissement du règne du Christ sur terre, règne qui durera mille ans pour finir par la félicité éternelle dans le nouveau ciel et sur la nouvelle terre.

Cependant, dans l’éternité, les distinctions sont effacées et ce sont tous les rachetés de tous les temps qui constituent l’épouse de l’Agneau et qui sont mariés à l’Éternel, tandis que la Nouvelle Jérusalem est leur ville nuptiale (Apocalypse 21.1-2).

Versets 7 c-8

Je continue de lire dans le chapitre 19 de l’Apocalypse.

Sa fiancée (la fiancée de l’Agneau) s’est préparée. Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente les actions justes de ceux qui appartiennent à Dieu (Apocalypse 19.7 c-8).

Aujourd’hui même et tout en attendant que le Seigneur vienne la chercher dans les airs, l’Église se prépare en constituant son trousseau, qui se compose des œuvres justes réalisées par tous les croyants. En effet, dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Nous sommes l’œuvre de Dieu, façonnés à l’image de Jésus-Christ afin que nous accomplissions les bonnes actions que Dieu a préparées à l’avance (Éphésiens 2.10 ; auteur).

Dieu a fait une liste de ce qu’il veut que je fasse pour lui. Le problème est que je suis totalement incapable d’accomplir la moindre bonne œuvre sans qu’elle soit entachée d’égotisme ; le « moi » se met constamment en travers du chemin que Dieu me trace. Qu’à cela ne tienne, il prend en compte ma bonne volonté et ma fidélité à son égard, bien que celles-ci laissent également pas mal à désirer.

Cependant, comme le Seigneur ne peut pas accepter l’imperfection, mes bonnes actions polluées sont purifiées par le sang du Christ et toutes les scories que je traîne comme des casseroles seront brûlées. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ. Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature (1Corinthiens 3.11-13).

Après l’épreuve du feu, il ne restera plus que des accomplissements parfaits aux yeux de Dieu. Aux « noces de l’Agneau », ces œuvres pures en or et en argent agrémentées de pierres précieuses (1Corinthiens 3.12) orneront et embelliront la robe de mariée de l’Église qui est dite « d’un lin pur éclatant ». Or, cette étoffe d’une grande beauté est très onéreuse.

Sont en lin, les vêtements du grand-prêtre (Exode 28.42 ; comparez Genèse 41.42 ; 1Chroniques 15.27 ; Esther 8.15), ceux des anges porteurs des sept coupes de la colère de Dieu (Apocalypse 15.6), et ceux des armées célestes (Apocalypse 19.14) qui accompagnent Jésus quand il revient sur terre pour établir son royaume.

Il va sans dire que les croyants ne sont pas justes en eux-mêmes, mais ils sont déclarés justes par pure grâce car la justice du Christ leur est imputée. Cependant, une fois glorifiés dans les cieux, ces mêmes croyants sont alors justes en eux-mêmes, tout comme les anges. En effet, dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est (1Jean 3.2).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 30 2023

Émission du jour | Jean : Introduction

Qui est Jésus ?

Nos partenaires