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10 févr. 2027

Apocalypse 19.19 – 20.3

Chapitre 19

Verset 19

À la fin du 19e siècle, la plupart des habitants des pays occidentaux croient que l’Histoire progresse d’un bon train vers un nouveau paradis terrestre. Les progrès de l’homme dans tous les domaines, y compris en matière sociale, ne laissent entrevoir que des jours radieux. Mais au 20e siècle, après deux guerres mondiales où la boucherie est la règle du jeu, des conflits armés qui n’en finissent jamais, la violence gratuite d’actes terroristes et l’effondrement quasi total des valeurs morales, le monde déchante.

L’optimisme naïf rose bonbon qui est encore de mise il y a un peu plus d’un siècle laisse place à la couleur réaliste noire du deuil. Pourtant, les Écritures enseignent qu’un jour ce sera effectivement le ciel sur la terre, mais seulement après que les fabuleux ouvrages des hommes soient totalement détruits et que la nature ait subi un face-lifting, une métamorphose complète.

La seule solution aux problèmes de l’homme est l’instauration d’une monarchie absolue avec à sa tête un roi bienveillant qui impose la paix et la justice par la force. Bien entendu, la venue de ce roi glorieux ne se fera pas sans une opposition féroce de la part des cohortes démoniaques et des hommes impies.

Pendant les sept années de Tribulation qui précèdent le retour du Seigneur ont lieu trois séries d’intenses jugements : les sceaux, les trompettes et les coupes. Elles ont pour objectif l’anéantissement de tous les pécheurs qui refusent de se soumettre à Dieu (Apocalypse 9.20-21 ; 16.9, 11) et de déloger l’empire du mal instauré sur terre par le dragon, Satan, la première bête, l’Antichrist, et la seconde bête, le faux prophète.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre 19 de l’Apocalypse.

Je vis la bête et les rois de la terre. Ils avaient rassemblé leurs armées pour combattre le Cavalier et son armée (Apocalypse 19.19).

Satan, le dragon, a rassemblé ces armées pour combattre le Cavalier qui est le Seigneur de gloire et pour l’empêcher d’établir son royaume sur terre. Quelle folie ! Qu’est-ce que Satan pense donc accomplir ? Quant aux chefs militaires, ce ne sont que des marionnettes entre les mains du diable. Ils n’ont aucune idée de la véritable raison de leur rassemblement ; ils croient être venus à la grande kermesse d’Harmaguédon pour en découdre avec d’autres nations. En effet, le prophète Daniel mentionne des guerres entre l’Antichrist et le roi du Midi auxquels se joint le roi du Nord (Daniel 11.40). Cependant, les combats les plus sanglants ont lieu en Palestine, mais tout à coup c’est déjà fini.

Verset 20

Je continue le texte.

La bête fut capturée et, avec elle, le faux prophète qui avait accompli des signes miraculeux pour le compte de la bête. Par ces miracles, il avait trompé les hommes qui portaient la marque de la bête et qui avaient adoré son image. Ils furent tous deux jetés vifs dans l’étang ardent de feu et de soufre (Apocalypse 19.20).

De toute évidence, il n’y a pas vraiment de combat. La défaite de la bête et du faux prophète est instantanée et précède le jugement de leur maître le dragon (Apocalypse 20.1-10). Ces deux chefs, l’un politique et l’autre religieux, ont l’honneur d’être les premiers à se voir « jetés vifs dans l’étang ardent de feu et de soufre » qui est un lieu d’incarcération et de jugement permanent, l’ultime destination de tous ceux qui ne sont pas rachetés (comparez Matthieu 25.41 ; 13.42 ; Marc 9.48 ; Apocalypse 14.11). C’est ici la première fois que quelqu’un est dit être effectivement jeté dans ce lieu épouvantable.

Verset 21

Je finis de lire le chapitre 19.

Les autres hommes furent tués par l’épée qui sort de la bouche du Cavalier. Et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair (Apocalypse 19.21).

Tous ceux venus combattre se massacrent entre eux. Mais en réalité, c’est le Seigneur qui est responsable de leur mort et de l’ignominie qui suit : un festin gargantuesque où le bar est ouvert en permanence et les oiseaux de proie sont conviés à se repaître de chair et à s’enivrer de sang.

Chapitre 20

Introduction

Nous arrivons maintenant à une page fantasmagorique du livre de l’Apocalypse, le chapitre vingt qui raconte l’instauration par Jésus-Christ du millénium, le royaume de Dieu sur terre. Depuis toujours, l’homme essaie de créer un monde meilleur car sans le savoir il aspire au paradis perdu. Mais il a essuyé échec sur échec. Dans son célèbre chant « Imagine », John Lennon met en vers le soupir de son propre cœur. Il écrit :

Imagine qu’il n’y a pas de paradis, c’est facile si tu essaies, pas d’enfer sous tes pieds.

On peut en effet tout imaginer. Imagine un monde sans injustice où règne le droit et la bonté, un monde où tout le monde est traité avec respect, où toute la vérité et rien que la vérité gèrent toutes les institutions, les échanges, le commerce, l’éducation, le gouvernement et les relations personnelles.

Imagine un monde où règne une paix totale, où tous les hommes sont heureux et en bonne santé au point de vivre plusieurs siècles. Imagine un monde sans aucun cataclysme naturel où seule une eau limpide et pure coule dans tous les cours d’eau, où le loup et l’agneau cohabitent et se délectent ensemble de l’herbe des champs (Ésaïe 11.6). Imagine un monde dirigé par un souverain parfait et glorieux qui ne veut et ne cherche que le bien et le bonheur de ses sujets.

C’est un rêve, une utopie, un fantasme impossible, et pourtant c’est la description du paradis retrouvé que le Seigneur Jésus-Christ établira sur terre. Son règne à venir est le point d’orgue de l’histoire de la rédemption et l’exaucement du profond soupir de tous les êtres humains, depuis toujours.

Si on considère le chapitre 20 sans préjugés et qu’on le prend au pied de la lettre sans chercher midi à quatorze heures, il est très facile à comprendre. Toutefois, beaucoup de commentateurs bibliques adoptent un point de vue qui consiste à éliminer purement et simplement le règne de mille ans de Jésus sur cette terre.

Selon la perspective post millénariste née au 17e siècle (imaginée par Daniel Whitby), les mille ans représentent le triomphe de l’Église de Jésus-Christ. Après une longue période dorée de durée indéterminée mais marquée par la paix, l’harmonie et la prospérité, Jésus revient pour trouver sur la terre un monde entièrement christianisé. Cette vision supra optimiste se répand au 18e et au 19e siècle grâce entre autres à la Révolution industrielle et à l’avancement des sciences et techniques. Mais comme je l’ai dit, au 20e siècle, cette croyance est sérieusement mise en brèche et pratiquement abandonnée à cause des grandes guerres et parce que beaucoup de mouvements antichrétiens se développent.

La seconde perspective qui élimine le règne littéral de Jésus est l’millénarisme, un point de vue qui est très répandu dans les milieux chrétiens. Selon cette approche, les prophéties de l’Ancien Testament et le millénium s’accomplissent actuellement dans l’Église, car le règne du Seigneur est purement spirituel et a lieu dans le cœur des croyants, qu’ils soient ici-bas où déjà là-haut dans le ciel.

Pourtant, jusqu’à la fin du second siècle de notre ère, tous les croyants sont pré millénaristes, c’est-à-dire qu’ils adoptent une lecture littérale de toutes les Écritures. L’Église croit alors que Jésus reviendra sur terre pour y régner pendant mille ans. On sait en tout cas que c’est la conviction des Pères de l’Église comme Papias, disciple de l’apôtre Jean, Irénée, évêque de Lyon (177-202), Justin le martyr (100 ? -168 ?), Tertullien (150 ?-220 ?), mais aussi l’auteur de l’épître de Barnabas.

Ce consensus est battu en brèche par l’école d’Alexandrie, plus particulièrement par Origène (185-253), qui préfère une interprétation allégorique des Écritures. Eusèbe, célèbre historien ecclésiastique, rejette lui aussi un millénium littéral, ainsi que Jérôme (347-420), qui traduit la Bible en latin. Mais c’est surtout l’influence de saint Augustin (354-430), le plus grand théologien de l’église primitive, qui donne à l’a-millénarisme ses lettres de noblesse et le propulse pour en faire l’approche dominante de l’Église pendant des siècles.

C’est malheureusement aussi la perspective des Réformateurs, mais il faut dire à leur décharge que leur fer de lance est la doctrine du salut par la foi seule et comme ils risquent leur vie à tout moment, ils ont d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de l’interprétation des textes concernant la fin des temps.

Que ce soient les a-millénaristes ou les post millénaristes (par exemple : E. Hamilton, Lorraine Boettner), ils ont au moins l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que dans la mesure où on fait une lecture littérale des écrits prophétiques, on est naturellement conduit à croire à un règne terrestre de mille ans de Jésus avec Israël qui occupe la première place parmi les nations.

Étant donné que toutes les prophéties qui concernent la première venue de Jésus se sont littéralement accomplies, il semble évident qu’il en sera de même de celles qui concernent sa seconde venue.

De plus, si on rejette les règles normales d’interprétation de texte, il n’existe plus de critère objectif pour déterminer le sens des mots et du passage, et on en vient alors au chacun-pour-soi selon sa fantaisie personnelle. Il faut en effet toujours garder à l’esprit que les prophéties sont d’abord destinées aux Israélites. Or, sous le régime de la Loi, quand ils écoutent la lecture des prophéties, il les comprennent littéralement et il n’est jamais question de les appliquer à l’Église qui de toute façon n’existe pas et dont il n’est pas question dans l’Ancien Testament.

Le système d’interprétation des a-millénaristes est incohérent pour plusieurs raisons. Ils utilisent la méthode littérale, historique, grammaticale et contextuelle pour les passages non prophétiques des Écritures mais changent soudainement leur fusil d’épaule dès qu’ils sont en face de ce qui leur paraît prophétique.

Pourtant, ils acceptent comme littéraux les prophéties qui annoncent la seconde venue de Jésus, le jugement dernier, et la création de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre, mais ils ont un préjugé contre le règne de mille ans qu’ils rejettent en bloc. En ce qui concerne les malédictions et les bénédictions de la Loi, les a-millénaristes appliquent littéralement les malédictions à Israël, et les bénédictions spirituellement à l’église, ce qui est tout de même bien étrange.

Dans l’évangile selon Luc, la première partie de l’Annonciation de l’ange Gabriel à Marie est :

Voici : bientôt tu seras enceinte et tu mettras au monde un fils ; tu le nommeras Jésus. Il sera grand. Il sera appelé “ Fils du Très-Haut ” (Luc 1.31-32 a).

Les a-millénaristes prennent ces paroles au pied de la lettre, littéralement. Par contre, la suite du discours de l’ange qui est : « et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin » (Luc 1.32 b-33) n’est plus considérée littéralement mais spiritualisée par les a-millénaristes.

Ce genre de gymnastique intellectuelle est incohérent et irrationnel car on ne peut pas saucissonner l’interprétation d’un même discours en fonction de ses préférences personnelles ou selon deux méthodes différentes, à moins que l’auteur indique clairement qu’il passe du coq à l’âne dans sa façon de s’exprimer.

Tout ça pour dire que l’établissement du millénium dont il est largement question dans le chapitre 20 du livre de l’Apocalypse s’accomplira littéralement tel qu’il est écrit. Cependant, pour que l’instauration du royaume de Dieu sur terre soit possible, plusieurs conditions doivent être réunies.

Premièrement, il faut mettre à plat les révoltes humaines contre l’autorité de Dieu et supprimer tous les rebelles. Ce sera chose faite pendant la campagne d’Harmaguédon et lors du jugement des boucs selon la parabole qu’on trouve dans l’évangile selon Matthieu (25.41-46). Quant à la bête, l’Antichrist et la seconde bête, le faux prophète, ils inaugurent l’étang ardent de feu et de soufre qui vient juste d’être ouvert pour accueillir les rebelles (Apocalypse 19.20). Qu’on se le dise.

Deuxièmement, il faut aussi que la malédiction de Dieu qui pèse sur la Création soit levée de manière à ce que les maladies disparaissent, les insectes, animaux et poissons deviennent végétariens, et que l’ensemble de la terre soit arrosé au bon moment afin que les déserts se couvrent de verdure.

Troisièmement, les croyants de l’Ancienne Alliance doivent ressusciter afin de participer au royaume du second David selon les promesses que l’Éternel a faites à son peuple (2Samuel 23.5 ; Psaumes 89.36-38 ; Psaumes 2 ; 45 ; 110 ; etc.).

Quatrièmement, après avoir réglé le compte des deux bêtes, il faut que Satan, leur méchant maître soit mis hors d’état de nuire. Quand un nouveau gouvernement se met en place, il y a beaucoup à faire. Le Roi des rois aussi a une longue liste, et en premier lieu il doit emprisonner celui que les Écritures appellent « le dieu de ce monde qui aveugle les incrédules pour les empêcher de voir briller la lumière de la Bonne Nouvelle » (2Corinthiens 4.4).

Le diable est aussi « le chef des puissances spirituelles mauvaises, cet esprit qui agit maintenant dans les hommes rebelles à Dieu », écrit l’apôtre Paul aux Éphésiens (2.2). C’est Satan la tête pensante qui encourage les rébellions de l’homme contre Dieu. Son incarcération et avec lui ses hordes de démons, changera radicalement la dynamique du monde, ce qui fait que Jésus pourra régner sans être constamment en butte à des mauvais esprits comme lors de sa première venue.

Soit dit en passant qu’aujourd’hui, si Satan ne fait pas ce qu’il veut, il n’est pas lié non plus car il exerce une forte influence sur le monde et même dans l’Église (Actes 5.3 ; 1Corinthiens 5.5 ; 7.5 ; 2Corinthiens 2.11 ; 11.14 ; 12.7 ; 1Timothée 1.20 ; 1Pierre 5.8 ; Apocalypse 12.9, 13, 15, 17 ; 13.4). Il ne sera rendu inopérant qu’au début du millénium puis sera brièvement relâché à la fin (Apocalypse 20.3).

Versets 1-2

Je commence maintenant de lire le chapitre 20 de l’Apocalypse.

Puis je vis un ange descendre du ciel. Il tenait à la main la clé de l’abîme et une grande chaîne. Il se saisit du dragon, de ce Serpent ancien qui est le diable et Satan. Il l’enchaîna pour mille ans (Apocalypse 20.1-2).

L’expression : « Puis je vis » (kai eidon) montre que Jean nous donne ici la suite chronologique de la série d’événements du chapitre précédent qui a été introduite par « Après cela ». Dans le texte grec, quinze versets du chapitre 19 commencent par le mot « et » qui indique souvent des actions qui se suivent logiquement et chronologiquement.

Dans le chapitre 20, tous les versets sauf un (Apocalypse 20.5), commencent également par le mot « et ». La syntaxe et la grammaire suggèrent donc que Jean raconte des événements qui dans sa vision se suivent l’un après l’autre.

Soudainement donc, Jean voit apparaître un ange qui descend afin de ligoter le diable qui lui est sur la terre depuis qu’il a été chassé des cieux. L’identité de l’ange ne nous est pas révélée, cependant, on a de bonnes raisons de penser à l’archange Michel car Dieu fait souvent appel à lui quand il s’agit de combattre le diable (Apocalypse 12.7 ; Daniel 10.13, 21 ; 12.1 ; Jude 9). Qui que soit cet ange, il possède « la clé de l’abîme », ce qui signifie que Dieu lui a délégué l’autorité de l’ouvrir et de le fermer. De plus, il est puissant car capable de « enchaîner Satan » et de le jeter dans un cachot où il sera confiné pendant mille ans.

Le mot traduit par « abîme » (abussos) est utilisé sept fois dans l’Apocalypse. C’est une prison temporaire pour les démons les plus vils et les plus méchants (Luc 8.31 ; Genèse 6.1-4 ; 2Pierre 2.4 ; Jude 6). Certains ont été relâchés lors du jugement de la cinquième trompette (Apocalypse 9.1-12), et Satan sera libéré à la fin du millénium. Mais beaucoup de démons seront transférés directement de ce lieu d’incarcération à l’étang de feu et de soufre, la destination finale de toutes les créatures rebelles à Dieu. De ce lieu maudit, nul ne sortira jamais.

L’ange saisit Satan qui est aussi appelé « dragon, serpent ancien et diable », les mêmes titres qui lui ont déjà été donnés quand il s’est fait jeter du ciel. C’était sa première descente, maintenant a lieu la seconde. Ces défaites successives du diable sont dues à la victoire de Jésus sur la croix qui bénéficie l’univers entier, autant le ciel que les hommes.

Dans l’Apocalypse, Satan est désigné douze fois comme « dragon » ce qui souligne son aspect cruel, bestial, et féroce. Le titre de « serpent ancien » rappelle son rôle dans le jardin d’Éden lors de la tentation d’Ève (Genèse 3.1-6 ; 2Corinthiens 11.3). Quant au mot « diable » (diabolos), il veut dire « calomniateur » (1Timothée 3.11 ; 2Timothée 3.3 ; Tite 2.3), un titre qui va comme un gant à celui qui est aussi appelé « l’Accusateur de nos frères » dans le chapitre 12 (Apocalypse 12.10).

Jésus a dit aux Juifs qui voulaient le faire mourir : « Votre père c’est le diable car depuis le commencement, c’est un meurtrier […] il est menteur, lui le Père du mensonge » (Jean 8.44). Le mot « Satan » (Satanos) signifie « adversaire, opposant » ; il est utilisé plus de cinquante fois dans les Écritures.

Verset 3

Je continue maintenant le texte du chapître 20.

(L’ange) précipita (le dragon) dans l’abîme qu’il ferma au-dessus de lui, en y mettant des scellés afin que le dragon ne puisse plus égarer les peuples avant le terme des mille ans. Après cela, il doit être relâché pour un peu de temps (Apocalypse 20.3).

La durée de « mille ans » est répété six fois dans ce chapitre. Le texte insiste sur l’aspect trompeur de Satan. D’ailleurs, dès qu’il est relâché, il recommence immédiatement à « égarer les peuples », ce qui est semble-t-il son occupation favorite. Mais pendant mille ans, il est totalement mis hors d’état de nuire, autant lui que ses hordes démoniaques. Dieu ne l’autorise plus à influencer quiconque de quelque manière que ce soit.

Mais après ces mille ans, il est remis en liberté, et alors en deux temps trois mouvements, il arrive à récupérer sous sa houlette une grande partie des personnes nés de croyants qui seuls avaient pu entrer dans le royaume. Satan se met alors à la tête d’un ramassis de rebelles, qui pourtant ont vécu toute leur vie dans un milieu paradisiaque, et il conduit une insurrection contre le Seigneur.

Cette tentative de coup d’État est une sorte de test pour l’humanité et la preuve décisive que le cœur de l’homme est foncièrement mauvais et qu’à la moindre occasion il veut faire le mal. Cette rébellion est évidemment matée en un tour de main puis vient la fin des fins et le début de l’éternité avec la création de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

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