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17 mars 2026

Amos 8.1-8

Chapitre 8

Introduction

L’un des meilleurs souvenirs de mon enfance est le temps que j’ai passé en Alsace chez mes grands-parents. Il y a Noël bien sûr qui était pour moi comme dans les contes de fées avec des montagnes de cadeaux et des vraies bougies qui mettent le feu à l’arbre, mais que grand-mère éteint tranquillement avec une casserole d’eau. Mais j’aimais aussi beaucoup l’été, la pêche, la baignade et la cueillette des fruits. Mon grand-père avait beaucoup d’arbres fruitiers de toutes sortes : cerisiers, poiriers, pommiers, pruniers, pêchers et vigne.

Il est vrai que ramasser des tonneaux de quetsches sous un soleil de plomb c’est une corvée, mais c’est aussi comme ça que depuis ma plus tendre enfance j’ai appris à aimer les fruits. Je trouve qu’un panier rempli de fruits prêts à être dégustés est un chef-d’œuvre de la nature. Il est agréable à la vue, il parfume l’atmosphère, et on peut presque goûter les fruits rien qu’en les regardant.

Israël est connu pour tous les fruits qu’il exporte, mais les prophètes utilisent aussi l’image des fruits mûrs pour toute autre chose que le plaisir des sens.

Versets 1-2

Je commence de lire le chapitre huit du livre d’Amos.

Et voici ce que me fit voir le Seigneur, l’Éternel : il y avait une corbeille remplie de fruits mûrs. Il me dit : Que vois-tu, Amos ? Et je lui répondis : Je vois une corbeille remplie de fruits mûrs. Et l’Éternel me dit : La fin est arrivée pour Israël, mon peuple, car désormais, je ne lui pardonnerai plus (Amos 8.1-2).

C’est ici la quatrième vision d’Amos. En hébreu, les mots « fin (kets) et fruit mûr (kaits) » font assonance, c’est-à-dire qu’ils se prononcent presque exactement de la même manière.

Le mot pour « fruits mûrs » désigne spécifiquement les fruits de la dernière cueillette de l’année, qu’il faut manger rapidement car ils se conservent mal. Ces fruits bien mûrs dans un panier signifient évidemment qu’ils ont été ramassés et que c’est le moment de la récolte. Mais cette image sympathique est en réalité très menaçante parce qu’elle annonce qu’Israël est mûr pour le jugement et que celui-ci est proche.

Verset 3

Je continue.

En ce jour-là, les chants dans le palais (comparez Amos 6.5) deviendront des hululements c’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel car nombreux seront les cadavres qu’il aura jetés en tous lieux. Silence ! (Amos 8.3 ; Autre).

« Ce jour-là » fait référence à « un jour de l’Éternel » pour Israël Nord, c’est-à-dire un temps de châtiment. Ce n’est pas la première fois que le prophète Amos parle de morts et de cadavres (comparez Amos 5.2-3 ; 6.9-10), ou que le deuil remplacera les réjouissances (comparez Amos 5.16-17 ; 8.10) ; en fait, il n’arrête pas de se répéter. Mais c’est aussi ce que font tous les prophètes ; ils repassent les mêmes thèmes et multiplient les paroles. Comme c’est fastidieux, souvent ils travaillent leur texte et maintenant qu’il est incorporé dans les Écritures sacrées, il se présente en hébreu sous une forme poétique très recherchée.

Que ce soit en Juda ou sur le territoire des X tribus du Nord, les prophètes demandent toujours au peuple et à ses dirigeants de se repentir et de changer de style de vie, tout en les menaçant des châtiments prévus par la loi de Moïse : la guerre, les sauterelles, la famine, la peste, et l’exil sont les plus courants. Pour les Israélites qui écoutent, le fait d’entendre toujours les mêmes menaces doit les fatiguer. Mais d’un autre côté, ce rabâchage joue le rôle d’une soupape de sûreté qui donne aux Israélites du temps pour revenir à l’Éternel pendant que sa patience se prolonge. Malheureusement, ils ont trop tiré sur la corde et elle s’est cassée ; le jour du jugement est arrivé. Et comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, quand Dieu se fâche, malheur à ceux qui ne se sont pas repentis de leurs mauvaises actions.

Amos dit donc qu’il y aura des cadavres partout, ce qui est facile à comprendre en temps de guerre. Dans Samarie assiégée, la place manque pour les enterrer et comme il est impossible de sortir de la ville, les corps en état de décomposition déclenchent des maladies qui contribuent à la destruction des habitants et à la ruine finale de la capitale qui finit par tomber comme un fruit mûr dans la besace des Assyriens en 722 avant Jésus-Christ. Dans leur douleur, après les hululements, les Israélites garderont alors le silence par crainte d’attiser encore davantage la colère de Dieu, ce que Amos a déjà précisé quand il a dit :

Quand le proche parent d’un défunt emportera de la maison le mort pour le brûler, il demandera à celui qui se trouve au fond du logis : Quelqu’un d’autre est-il encore avec toi ? Celui-ci répondra : Il n’y a plus personne. Et l’on dira : Silence ! Car il n’y a pas lieu d’invoquer l’Éternel (Amos 6.10).

Verset 4

Je continue le texte.

Écoutez donc ceci, vous qui voulez engloutir l’indigent et en finir avec les pauvres du pays (Amos 8.4 ; Autre).

Une nouvelle fois, Dieu s’élève contre l’exploitation sans scrupules des pauvres (comparez Amos 2.6-7 ; 3.10 ; 4.1 ; 5.11-12). Ceux qui dans le pays détiennent le pouvoir sont de véritables rapaces, pires que des loups ou des requins. Profitant de leur position, ils dévorent les biens de ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre, ajoutant à leur patrimoine terrain à terrains, maison à maisons. S’ils arrivent à tout prendre aux pauvres, ces derniers deviendront indigents, alors que la loi garantit à toutes les familles l’héritage de leurs ancêtres à perpétuité, et par surcroît ces démunis seront obligés de se vendre comme esclaves.

Verset 5

Je continue.

(Écoutez donc ceci, vous) oui, vous qui dites : Quand la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous vendions notre blé ? Quand le sabbat finira-t-il pour que nous ouvrions nos magasins de grains ? Nous diminuerons la mesure de l’épha, nous en augmenterons le prix, en truquant les balances (Amos 8.5 ; Autre).

« L’épha » est une unité de capacité qui sert à mesurer les céréales. « La nouvelle lune », le premier jour du mois, est férié (comparez Nombres 28.11). Tout travail ou échange commercial est interdit comme pour le jour du sabbat. Mais les commerçants ne respectent cette loi que par obligation et en grinçant des dents à cause du manque à gagner. De plus, ils sont malhonnêtes en violant allègrement la loi de Moïse dans laquelle il est pourtant bien spécifié :

Vous ne commettrez pas de malhonnêteté en fraudant sur les mesures de longueur, de poids ou de capacité. Vous vous servirez de balances justes, de poids justes, de mesures de capacité justes (Lévitique 19.35-36 ; comparez Deutéronome 25.13-16 ; Proverbes 11.1 ; 16.11 ; 20.X, 23).

À cette époque et jusqu’au retour de la captivité babylonienne, les Israélites n’utilisent pas de monnaie. On paie les légumes qu’on achète au marché avec un métal précieux, généralement de l’argent, et au poids. Le métal qui sert de monnaie d’échange est donc pesé comme une marchandise (comparez Jérémie 32.X).

Les commerçants s’enrichissent en arnaquant les chalands et surtout les pauvres miséreux de trois manières différentes. Premièrement, ils font payer des prix exorbitants et comme ils sont de mèche entre eux, il n’y a pas moyen de faire jouer la concurrence. Ensuite, ils se servent de deux balances fausses, l’une pour peser les victuailles qui donne un poids supérieur à la réalité, et l’autre pour peser le poids du métal qui sert de paiement et qui donne un poids inférieur à la vérité. Ça me fait penser à la blague où avant de jeter une pièce de monnaie en l’air, on dit : « Pile, tu perds, face, je gagne ».

Après le retour de l’exil, l’argent est standardisé justement pour éviter l’escroquerie. Les poids principaux sont alors « le talent, la mine et le sicle ». Le problème est que l’étalon mesure est une pierre, un vulgaire caillou et n’est pas le même partout. Chez les Hébreux, le sicle pèse environ 16,4 g, la mine vaut 50 sicles soit 820 g et le talent 3 000 sicles. Mais on n’en est pas sûr. À Lakich en Juda, on a trouvé des mines qui pèsent entre 423 et 570 g au lieu de 820 g, des pym, c’est-à-dire des de 2/3 de sicle qui pèsent 7,8 g et 8,13 g au lieu de 10,9 g ; des beqa, c’est-à-dire des demi-sicles qui pèsent 6,09 g et 6,15 g au lieu de 8,2 g.

Pour les mesures de capacité, il y a le bath pour les liquides et l’épha pour les solides comme les céréales par exemple. Ces deux unités de mesure font toutes deux 35 litres. Pour les longueurs, la coudée ordinaire fait 44 cm et la grande coudée 52 cm. Je vous fais grâce du reste et je continue le texte du chapitre 8.

Verset 6

(Écoutez donc ceci, vous qui dites) : nous achèterons le pauvre pour de l’argent, et l’indigent pour une paire de sandales, nous vendrons même jusqu’aux déchets du blé (Amos 8.6 ; Autre).

Comme je l’ai déjà fait remarquer, Amos se répète beaucoup. Il a déjà prophétisé :

L’Éternel dit ceci : À cause de trois crimes d’Israël et même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, car pour de l’argent ils vendent le juste, et l’indigent pour une paire de sandales (Amos 2.6 ; Autre).

J’ai dit que les commerçants malhonnêtes truandent leur clientèle de trois manières différentes, mais la réalité est encore pire puisqu’il y en a une quatrième qui est la très mauvaise qualité de la marchandise.

Les déchets du blé sont la balle et autres impuretés qui sont emportées par le vent quand on bat les céréales pour en tirer les grains qui sont ensuite écrasés pour faire de la farine. Eh bien, ces requins aux dents longues récupèrent les déchets, les mélangent au blé et vendent le tout garanti premier choix dans des sacs bien fermés. Ils n’ont pas le moindre soupçon de pitié pour les pauvres, et la souffrance humaine les laisse de marbre. Pour eux, il n’y a qu’une chose qui compte : le profit, faire un maximum de fric par n’importe quel moyen.

Une telle dureté de cœur est difficile à concevoir, mais si on en croit Amos c’est exactement de cette manière que se comportent et s’enrichissent ces escrocs. Après quelques années de pratiques pareilles, la plupart des pauvres sont éliminés, car après avoir été obligés de mettre en gage tous leurs biens, ils sont finalement forcés de se vendre comme esclaves aux grands propriétaires.

En effet, en Israël, quand quelqu’un ne peut pas rembourser une dette, la Loi autorise la saisie du débiteur insolvable et la privation de sa liberté ; il devient alors esclave de son créditeur mais pour un temps seulement et sous certaines conditions (Lévitique 25.39 ; Deutéronome 15.12 ; 2Rois 4.1). Cependant, ici, ces crapules se rendent gravement coupables en abusant de la Loi car ils s’en servent pour dérober les biens d’autrui et l’appliquent sans la moindre miséricorde pour une dette de misère (comparez Deutéronome 15.7-11). C’est ce que veut dire : « nous achèterons le pauvre pour de l’argent et l’indigent pour une paire de sandales », une expression que le prophète Amos a déjà utilisée (Amos 2.6).

On pourrait faire certains rapprochements entre ce qui se passait au 8e siècle en Israël Nord et les arnaques plus ou moins légales du 21e siècle en ce bas monde, voire chez nous, mais je m’abstiendrais.

Verset 7

Je continue le texte.

L’Éternel a juré contre l’orgueil de Jacob, jamais, je n’oublierai aucune de leurs œuvres (Amos 8.7 ; Autre).

Amos confirme une parole précédente quand il a dit :

Le Seigneur, l’Éternel, l’a juré par lui-même – c’est là ce que déclare l’Éternel, Dieu des armées célestes : J’ai en horreur ce qui fait l’orgueil de Jacob et je hais ses palais, je livrerai la ville et ce qu’elle contient (Amos 6.8).

Dans le premier livre de Samuel, l’Éternel est appelé « la gloire d’Israël » (1Samuel 15.9) parce que c’est en lui seul que les Israélites doivent placer leur confiance, leur fierté et trouver le bonheur. Mais ils ont poursuivi des objectifs vains et vils comme les idoles et les richesses.

« L’orgueil de Jacob » représente l’arrogance des classes supérieures qui traitent les autres comme des objets qu’on exploite et aussi leur état d’esprit qui a fait des richesses leur idole. Dans sa justice, Dieu ne va pas oublier la fourberie, la dureté de cœur et l’avidité sans scrupules des riches propriétaires, des notables de Samarie et des mignons du roi. Au jour du jugement, il se souviendra d’eux afin que chacun reçoive la juste rétribution que méritent ses mauvaises actions.

Quand on observe toutes les injustices et les crimes qui se commettent chaque jour sur notre planète, on a vraiment l’impression que Dieu n’est pas au courant ou que ça ne le concerne pas. Erreur ! Il voit, il entend et il sait, mais il attend que les coupables se repentent. En effet, le prophète Ézéchiel écrit :

Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? demande le Seigneur, l’Éternel. Mon désir n’est-il pas plutôt qu’il abandonne sa mauvaise conduite et qu’il vive ? (Ézéchiel 18.23).

Dis-leur : Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Éternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! (Ézéchiel 33.11).

Seulement au bout d’un temps, une fois que la patience de Dieu est épuisée, sonne l’heure du jugement. Il se souvient alors des méfaits commis et règle ses comptes. Si ce n’est pas ici-bas c’est dans l’au-delà, car l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit : « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27 ; SER).

Cependant, les Écritures enseignent aussi que Dieu peut oublier à tout jamais, un peu comme s’il devenait amnésique. Les prophètes Ésaïe et Jérémie écrivent respectivement :

C’est moi, moi qui efface tes crimes pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés (Ésaïe 43.25). Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au plus grand, car je pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur péché (Jérémie 31.34 ; comparez Psaumes 103.1-14).

Ces paroles concernent d’abord les Israélites à la fin des temps, mais ce qui est important pour vous et pour moi est que Dieu peut choisir d’oublier les péchés de quelqu’un et agir comme s’ils n’ont jamais existé, jamais été commis. Quand Jésus dit au paralytique et à la femme pécheresse : « Tes péchés sont pardonnés » (Marc 2.5 ; Luc 7.48) ; pouf ! D’un seul coup, ils n’existent plus nulle part dans l’univers et Dieu ignore tout des mauvaises actions commises par ces personnes.

Le pardon des péchés est un privilège inestimable qui est offert gratuitement à tout un chacun, mais l’immense majorité des gens se moquent ou méprisent le pardon des péchés. La conséquence est funeste, car Dieu garde en mémoire tous leurs péchés et ces personnes devront rendre compte de chacun d’eux.

Verset 8

Je continue le texte.

(Jamais, je n’oublierai aucune de leurs œuvres.) À cause de cela, le pays tremblera et tous ses habitants seront en deuil. Le pays se soulèvera dans sa totalité comme le Nil en crue, il sera agité, et puis s’affaissera comme le fleuve de l’Égypte (Amos 8.8).

C’est comme si la Terre sainte personnalisée, scandalisée par les atrocités qui se commettent à sa surface, dans un mouvement de recul et d’horreur vomit ses habitants. Cette description convient bien à un tremblement de terre (comparez Amos 2.13-16 ; 4.11-13 ; 6.11) surtout que le prophète a commencé ses oracles en disant :

Paroles d’Amos, l’un des éleveurs de Teqoa, qui lui furent révélées au sujet d’Israël, au temps d’Ozias, roi de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, deux ans avant le tremblement de terre (Amos 1.1).

Or, et comme je l’ai déjà dit, on croit savoir qu’une violente secousse sismique a eu lieu en Palestine en l’an 760 avant Jésus-Christ. Mais ce tremblement de terre, qui a semble-t-il, fait de nombreuses victimes, n’est que les prémices du jugement final et définitif qui survient en l’an 724 quand les armées assyriennes envahissent le territoire des X tribus, assiègent Samarie sa capitale, et mettent fin trois ans plus tard à l’existence politique du royaume d’Israël Nord.

Quand le Nil est en crue, c’est généralement une bénédiction parce qu’il remplit alors toute la vallée et y dépose un précieux limon qui fertilise le sol. Mais ici, il s’agit d’une inondation dévastatrice ; une image qui décrit les armées assyriennes qui déferlent sur le pays d’Israël Nord et le couvrent dans sa totalité semant partout ruine et destruction. Après trois ans de siège, ils s’emparent de Samarie la capitale, la détruisent et massacrent ou déportent ses habitants. Mais comme je l’ai déjà dit, la plus pauvre partie de la population est autorisée à rester et un grand nombre d’Israélites trouve refuge en Juda chez leurs frères du sud. Pour cette dernière raison, aucune des douze tribus originelles d’Israël n’a disparu dans sa totalité et aujourd’hui, les Juifs qui vivent de par le monde sont les descendants des douze fils de Jacob.

La comparaison que fait Amos avec le Nil d’Égypte a pour but de rappeler aux Israélites du nord les X plaies d’Égypte que l’Éternel avait suscitées pour arracher son peuple des griffes du pharaon. Cette histoire est fort connue car fondatrice de la nation, et elle se transmet de génération en génération. La différence ici, est qu’au lieu de défendre son peuple, Dieu le considère comme son ennemi et l’attaque pour le détruire.

La mention « tous ses habitants seront en deuil », n’est pas anodine car ce sera une dure réalité dont le but est de rappeler aux Israélites la dernière des X plaies d’Égypte quand dans chaque maisonnée il y avait au moins un mort puisque tous les premiers-nés furent tués par l’ange exterminateur.

Aujourd’hui, ceux qui voyagent en Palestine vont souvent visiter les ruines de Samarie, l’ancienne capitale du royaume des X tribus, ou celles des sanctuaires de Guilgal et les deux ou trois endroits où se trouvait peut-être le sanctuaire de Béthel. À regarder ces lieux sinistres, il est difficile de se représenter des villes florissantes aux abords couverts d’une végétation riche et luxuriante, car ce sont désormais des étendues désertiques et dénudées qui servent de repaires aux chacals. Le pays d’Israël porte toujours les marques du jugement de Dieu et elles ne seront effacées que lorsque Jésus reviendra pour établir son royaume.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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