Chapitre 7

Verset 10

Quand le journal télévisé du soir ou celui du matin annonce un événement heureux, il est toujours de courte durée et noyé dans un flot de mauvaises nouvelles, et on sait d’avance que tous les jours, quelque part, il y a des scandales ; ça ne cesse jamais. Mais pourquoi le Dieu de l’univers n’intervient-il donc pas ?

Quand le roi d’Israël Nord, Jéroboam Ier, a créé de nouveaux sanctuaires sur le territoire de son royaume, en même temps il a institué une nouvelle prêtrise concurrente de celle qui est issue d’Aaron et que l’Éternel lui-même a ordonnée. Dans le premier livre des Rois, on lit :

Jéroboam se dit : Telles que les choses se présentent, les sujets de mon royaume pourraient bien retourner sous l’autorité du fils de David. S’ils continuent à se rendre à Jérusalem pour y offrir des sacrifices dans le Temple de l’Éternel, ce peuple s’attachera de nouveau à son seigneur Roboam, roi de Juda. Alors ils me tueront et se soumettront à Roboam. Après avoir pris conseil, le roi fit faire deux veaux d’or et déclara au peuple : En voilà assez avec ces pèlerinages à Jérusalem ! Voici votre Dieu, Israël, celui qui vous a fait sortir d’Égypte ! Il dressa l’une des statues d’or à Béthel et installa l’autre à Dan. Ce fut là un péché. Beaucoup de gens accompagnèrent l’un des veaux jusqu’à Dan. Jéroboam fit aussi construire des sanctuaires sur des hauts-lieux et il établit prêtres des hommes pris dans la masse du peuple qui n’appartenaient pas à la tribu de Lévi. Jéroboam institua au quinzième jour du huitième mois une fête semblable à celle qui se célébrait en Juda et il offrit lui-même des sacrifices sur l’autel. […] Il se rendit à l’autel qu’il avait érigé à Béthel le quinzième jour du huitième mois, date qu’il avait fixée de sa propre initiative. Il institua une fête pour les Israélites et gravit l’autel pour y offrir des parfums (1Rois 12.26-33).

Afin d’unifier les X tribus du nord autour de lui, Jéroboam Ier a créé un nouveau système religieux avec tout le tralala : prêtres et festivals ainsi qu’une idole : un veau en papier mâché ou plutôt en bois, plaqué or et qui représente le Dieu du ciel.

La question qui se pose est donc : « pourquoi Dieu a-t-il toléré de son peuple ce sacrilège, cette désobéissance flagrante à la Loi ? » Ce n’est pas facile à comprendre. D’un autre côté, même aujourd’hui, Dieu supporte des tas d’injustices et de révoltes contre lui sans rien dire et sans agir, du moins en apparence.

Souvent je me demande pourquoi Jésus ne revient pas pour mettre de l’ordre, tirer un trait définitif sur la zizanie qui sévit sur terre et pour établir son royaume. C’est alors que me reviennent les paroles du prophète Ésaïe qui écrit :

Vos pensées ne sont pas mes pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, déclare l’Éternel ; autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et autant mes pensées sont élevées au-dessus des vôtres (Ésaïe 55.8-9).

Je continue de lire dans le chapitre sept du livre d’Amos.

Alors Amatsia, prêtre de Béthel, envoya un message à Jéroboam, roi d’Israël, pour lui dire : Amos conspire contre toi dans le royaume d’Israël, et le pays ne saurait tolérer plus longtemps tous ses discours (Amos 7.10).

Béthel est l’un des deux principaux sanctuaires d’Israël Nord, mais il y en a bien d’autres, la plupart ayant été établis par Jéroboam Ier (en 931 av. J-C) lors de la scission de la nation en deux royaumes.

Pour les X tribus du nord, Béthel est l’équivalent du temple de Jérusalem pour Juda, et le centre religieux d’Israël Nord. Ce n’est donc pas par hasard que Dieu envoie Amos exercer son ministère en ce lieu, car s’attaquer à Béthel c’est miner les fondations religieuses du royaume d’Israël Nord.

Cela fait déjà quelques temps qu’au beau milieu du système religieux du royaume des X tribus, le prophète Amos annonce la venue du jugement de Dieu, et jusqu’à présent on lui a laissé les coudées franches. Mais suite à ses visions, il a prononcé une sentence contre la dynastie de Jéroboam II, le roi en place, ce qui suscite une levée de boucliers de la part d’Amatsia, le grand-prêtre du sanctuaire royal de Béthel. Cet homme s’indigne et s’élève de toute sa hauteur contre Amos et l’accuse de fomenter un coup d’État, de faire de ses menaces de châtiment divin, un complot politique, une affaire d’État, que ni le roi ni le pays, qu’il décrit comme une personne, ne peuvent supporter davantage.

Si ce récit est placé à cet endroit du livre, c’est probablement parce que Amos est interrompu à ce moment-là dans l’accomplissement de la mission que Dieu lui a confiée. Cet incident est le début d’un petit interlude historique qui va donner au prophète l’occasion de parler de lui et d’expliquer d’une manière très candide qu’il n’avait jamais songé à quitter son pays pour venir à Béthel annoncer un jugement divin contre diverses nations païennes, contre Juda sa propre patrie, ni contre Israël Nord. Il vivait tranquille dans son coin et ses affaires marchaient plutôt bien ; on pourrait dire que la maxime d’Amos était : « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Mais le Seigneur le repère et vient le chercher pour lui confier une tâche à laquelle il ne s’attendait pas.

Les raisons de l’hostilité du prêtre Amatsia contre Amos sont faciles à comprendre. Le seul appui pour son sacerdoce est l’autorité du roi. Or, il se sent humilié par Amos l’intrépide qui sans la moindre peur, menace le royaume au nom et avec la puissance de l’Éternel. Amatsia ne peut pas laisser une telle situation se poursuivre indéfiniment, car Amos s’attaque à l’autorité du roi de qui il détient sa charge et sa subsistance ; il se sent donc obligé de prendre les mesures qui s’imposent pour clouer le bec au prophète de l’Éternel.

De plus, on peut être certain que les autres prêtres de Béthel n’apprécient pas non plus les critiques d’Amos de leur fonction sacerdotale. Si le prophète continue à être écouté et suivi par des fidèles comme c’est semble-t-il le cas, tout le système du culte du veau d’or ainsi que le rôle de ses ministres est remis en question. Or, ces prêtres étant grassement payés, ils ont peur de se retrouver au chômage.

Amatsia commence donc par avertir Jéroboam II de ce qui se passe au cœur de son royaume. Il faut dire qu’il a de bonnes raisons d’être inquiet, car dans l’histoire d’Israël il est déjà arrivé plusieurs fois que les paroles d’un prophète aient suscité une révolte et un changement de dynastie. En effet, c’est de cette manière que les X tribus du nord se sont révoltées contre l’autorité du fils et successeur de Salomon, ce qui provoqua la scission d’Israël en deux royaumes. Dans le premier livre des Rois, on lit :

À cette époque-là, Jéroboam sortit un jour de Jérusalem et fut abordé en chemin par le prophète Ahiya de Silo, vêtu d’un manteau neuf. Ils étaient tous deux seuls dans la campagne. Ahiya prit le manteau neuf qu’il portait, le déchira en douze morceaux et dit à Jéroboam : Prends pour toi dix de ces morceaux ! Car voici ce que déclare l’Éternel, le Dieu d’Israël : J’ai décidé d’arracher le royaume à Salomon et de te confier dix tribus (1Rois 11.29-31).

Plus tard, d’autres rois d’Israël et même un despote syrien ont été renversés suite à une parole d’un prophète de l’Éternel (1Rois 16 1.13 ; 2Rois 8.7-15 ; 9).

Verset 11

Je continue le texte.

Voici, en effet, ce que déclare Amos : Jéroboam mourra par l’épée, et Israël sera déporté loin de sa patrie (Amos 7.11).

Amatsia refuse de reconnaître en Amos la parole de l’Éternel et recadre son message en faisant de lui un agitateur politique. De plus, dans son rapport au roi, il dit : « Voici ce que déclare Amos » (verset 11), et non pas : « Voici ce que déclare l’Éternel ! » Par ailleurs, Amatsia omet de dire que c’est Dieu lui-même qui a déclaré : « J’interviendrai avec l’épée contre la dynastie du roi Jéroboam ». Il a substitué à ces paroles : « Jéroboam mourra par l’épée », ce qui est un mensonge puisque Amos a prédit la fin de la dynastie par la guerre et non pas par la mort du roi en personne par l’épée. Amatsia veut évidemment attiser la colère du roi pour qu’il fasse taire ce prophète gênant en le chassant ou mieux encore en le faisant mettre à mort.

Amatsia est un oiseau de malheur rusé comme le diable. Il omet aussi de donner les raisons pour lesquelles les Israélites du nord seront déportés ; par intérêt personnel il ne veut surtout pas dire quoique ce soit qui puisse fâcher Jéroboam ou les notables du pays en citant leurs péchés flagrants qu’Amos a condamnés.

Le texte ne dit pas si Jéroboam donna suite à cette dénonciation, mais s’il l’avait fait, Amos serait parti en douceur suite à un décret d’expulsion. Mais comme il n’est fait aucune allusion à une telle mesure, il semble plutôt que le roi ait considéré cette affaire comme ne méritant aucune attention de sa part. L’indifférence de Jéroboam aux menaces du prophète montre qu’il n’en croit pas un mot et révèle chez lui une apathie spirituelle et morale prononcée. Pour lui, cet Amos n’est rien de plus qu’un lunatique inoffensif. Il est probable que le roi a dépassé le point de non-retour et donc que l’Éternel a endurci son cœur comme il l’avait fait au pharaon qui refusait de laisser les Hébreux quitter l’Égypte. En tout cas, l’inaction de Jéroboam a pour conséquence que malgré l’opposition ouverte d’Amatsia, Amos n’est pas inquiété et peut continuer à exercer son ministère à Béthel.

Verset 12

Je continue le texte.

Puis Amatsia dit à Amos : Va-t’en, voyant, enfuis-toi au pays de Juda ! Là-bas tu pourras gagner ton pain en prophétisant (Amos 7.12 ; Autre).

À partir d’ici, une entrevue privée nous est rapportée entre les deux hommes. Comme Jéroboam n’a pas l’air de bouger, Amatsia prend les choses en main et cherche à intimider le prophète en lui disant de fuir afin d’échapper à la répression royale. Mais en même temps il est blessant et dénigre le ministère d’Amos.

Dans les Écritures, les prophètes sont parfois appelés « voyants » (comparez 1Samuel 9.9 ; 2Samuel 24.11 ; Ésaïe 29.X), mais Amatsia emploie ce terme d’une manière péjorative et désobligeante. De plus, en suggérant au prophète, sur un air moqueur, d’aller gagner son pain au pays de Juda, il le traite comme un diseur de bonne aventure qui gagne sa vie en prédisant l’avenir dans une boule de cristal. Il l’accuse de prophétiser de son propre chef et donc d’être un faux prophète.

Il est vrai qu’à cette époque, les faux prophètes abondent et font des prédictions pour quelques poignées d’orge et de morceaux de pain (Ézéchiel 13.20). Mais Amatsia juge Amos selon ses propres critères en lui attribuant la motivation sordide qui l’anime lui personnellement. En fait, en tant que prêtre et dans l’exercice de son sacerdoce, Amatsia égare le peuple qui lui fait confiance. Dans ce sens, c’est un faux prophète et la description suivante tirée du livre de Michée lui va comme un gant ; je la cite :

Voici ce que dit l’Éternel des faux prophètes qui égarent mon peuple : Ils prédisent la paix à qui met sous leurs dents un bon morceau à mordre, et déclarent la guerre à qui ne remplit pas leur bouche (Michée 3.5).

Verset 13

Je continue le texte avec la suite du discours d’Amatsia.

Mais ne recommence pas à prophétiser à Béthel, car ici, c’est un sanctuaire du roi, c’est un temple du royaume (Amos 7.13).

En appelant « Béthel un sanctuaire du roi, un temple du royaume », Amatsia dit la vérité dans le sens que cet édifice n’a aucun lien avec Dieu, et lui-même est au service du roi plutôt que de l’Éternel. Son ministère est donc purement terrestre et sanctionné par le monarque régnant qui n’est qu’un homme mortel. En d’autres mots, les pratiques religieuses de Béthel ont pour but réel de servir les intérêts politiques du roi. Voilà pourquoi, dans ce sanctuaire, rien ne doit se faire sans l’autorisation de Jéroboam ou contre lui.

Le culte du veau d’or qui est pratiqué en Israël Nord, est assimilable à ce qu’on appelle une religion d’État. En Allemagne c’est le luthéranisme ; en Suisse le calvinisme ; en France c’était le catholicisme. Je dis « c’était » parce que dans ma région, quand j’étais enfant, il y avait un curé par église de village et une messe tous les matins, alors que maintenant il y a un curé pour une douzaine de villages et une messe tous les mois par village.

Verset 14

Je continue le texte.

Amos répondit à Amatsia : Je ne suis pas un prophète de métier et je ne fais pas partie d’une confrérie de prophètes. Je gagne ma vie en gardant des bœufs et en incisant les fruits des sycomores (Amos 7.14).

La réponse d’Amos est digne et courtoise, simple et toute à son honneur. Il n’est pas du tout sur la défensive et ça ne le gêne pas le moins du monde de reconnaître qu’il n’est pas un prophète de métier ; il n’a pas fait d’école qui l’aurait préparé à un ministère prophétique. S’il annonce le jugement d’Israël Nord, c’est uniquement parce que l’Éternel le lui ordonne et il ne prophétisera en Juda que si Dieu l’y appelle.

En Israël, la fonction de prophète de l’Éternel ne comporte pas de restriction, car elle peut être exercée par un homme ou une femme et indépendamment de son rang social, de son cursus éducatif ou de son gagne-pain. Les confréries de prophètes qui se regroupent autour d’un maître apparaissent à l’époque du juge Samuel et des prophètes Élie et Élisée (1Samuel X.5 ; 1Rois 20.35 ; 2Rois 2.3 ; 4.1) mais on ne connaît pas grand-chose de ces confréries.

Dans son histoire mouvementée, Israël a eu plusieurs prophétesses et de nombreux prophètes, certains anonymes, d’autres auxquels les Écritures donnent simplement un nom et ceux qui nous ont laissé un écrit.

Amos est un berger et un arboriculteur, un homme d’affaires qui gagne honnêtement sa vie grâce à des troupeaux et des plantations de sycomores. Le fruit de cet arbre ressemble à une figue mais il est d’une saveur moins raffinée que les figues, donc peu recherché sinon par les bergers pauvres ou pour nourrir le bétail. De plus, il ne mûrit que si en temps voulu on lui fait une incision ; c’est donc un gros travail. L’avantage de cet arbre est qu’il produit quatre récoltes par an, alors si on a peu à manger, c’est une aubaine.

C’est en toute humilité qu’Amos se décrit quand il dit :

Je ne suis pas prophète, je ne fais pas partie d’une école de prophètes ; je suis simple bouvier et je m’occupe de sycomores (Autre).

Ces trois affirmations contrastent avec les trois paroles qu’il va dire au prêtre Amatsia au nom du Seigneur et qu’il nous rapporte dans les trois versets suivants.

Verset 15

Je continue le texte.

Mais l’Éternel m’a pris de derrière le troupeau et il m’a dit : Va prophétiser à Israël, mon peuple (Amos 7.15).

« L’Éternel m’a pris » exprime de la manière la plus simple et la plus éloquente l’essence de la vocation prophétique d’Amos et de tous les prophètes authentiques. C’est le Seigneur qui a fait de lui un prophète, qui a mis ses paroles dans sa bouche et qui lui a dit à qui les annoncer. Or, son ordre de mission est d’aller à Béthel en Israël Nord. À cet appel surprenant et pressant, Amos n’a pas d’autres choix que d’obéir (comparez Actes 5.27-29). En conséquence, Amatsia peut bien dire ce qu’il veut, Amos continuera son ministère aussi longtemps que l’Éternel le lui demande.

Verset 16

Je continue.

Maintenant, écoute ce que te dit l’Éternel : Tu me dis de ne plus prophétiser contre Israël, et de ne plus parler contre les descendants d’Isaac (Amos 7.16).

Parmi les nombreuses occupations de mon grand-père maternel, il était bouilleur de cru. Vous allez me demander quel est le rapport avec le texte. J’y arrive. Quand il distillait les cerises ou les quetsches, j’aimais bien aller le voir et observer l’eau de vie qui coulait goutte à goutte. Eh bien dans ce verset, c’est exactement ce que le mot hébreu « parler » veut dire : « couler goutte à goutte, débiter petit à petit et l’un après l’autre » les oracles de l’Éternel. Les paroles d’Amos font sur les oreilles d’Amatsia le même effet qu’un robinet qui fuit, sur quelqu’un qui essaie de dormir alors que des gouttes d’eau tombent une à une sur une casserole.

Verset 17

Je finis de lire le chapitre sept.

C’est pourquoi l’Éternel te dit ceci : Ta femme se prostituera en pleine ville, tes fils, tes filles tomberont par l’épée, tes champs seront partagés au cordeau. Toi-même tu mourras sur une terre impure ; la population d’Israël va être déportée bien loin de son pays (Amos 7.17).

C’est ici la troisième fois que dans sa réponse au prêtre Amatsia, Amos parle au nom et avec l’autorité de l’Éternel, et sa prophétie est des plus sinistre. Il annonce au faux prêtre une série de catastrophes à lui faire dresser les cheveux sur la tête. Parce qu’il occupe la plus haute position ecclésiastique en Israël et qu’il a rejeté la Parole de Dieu, son châtiment sera sévère. Lui et sa famille vont subir de plein fouet les effets de l’invasion assyrienne. Son épouse qui jusque-là fait partie des femmes les plus en vues et les plus honorées du royaume devra alors se prostituer pour survivre. Tous ses enfants seront massacrés et tous ses biens seront distribués à des étrangers déportés de leur pays en Palestine. Dans le second livre des Rois, on lit :

Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Kouta, de Avva, de Hamath et de Sepharvaïm et les obligea à s’établir dans les localités de Samarie, à la place des Israélites déportés. Ils occupèrent la Samarie et s’installèrent dans ses villes (2Rois 17.24).

C’est aussi ce qui arriva au royaume de Juda (comparez Jérémie 6.12). Quant au prêtre Amatsia, il sera défroqué de sa fonction et déporté dans un pays païen où pour survivre, il devra se souiller en consommant des aliments impurs et cela jusqu’à sa mort. À première vue, le châtiment de cet oiseau de malheur paraît sévère mais en réalité il ne l’est pas. En effet, Dieu lui donne du temps pour rentrer en lui-même, pour se repentir, pour reconnaître ses torts et invoquer l’Éternel. Et si ce prêtre idolâtre est sincère, il y a de très fortes chances que dans sa miséricorde et dans son immense bonté, Dieu lui pardonnera toutes ses fautes.