Chapitre 7

Introduction

Aujourd’hui, et indépendamment de la réalité des faits, on peut choisir de plaider coupable ou non-coupable pour un délit dont on est accusé. Ce sont des magouilles juridiques. Mais dans le temps, le juge lisait simplement les accusations dûment fondées qui étaient portées contre le prévenu, puis prononçait la sentence. Eh bien c’est aussi de cette manière que Dieu agit à l’égard de son peuple Israël Nord.

Jusqu’à présent (ch. 3–6), le prophète Amos a fait la liste des raisons pour lesquelles l’Éternel va punir son peuple. Il a mentionné l’injustice du système judiciaire, l’exploitation économique des pauvres, l’hypocrisie religieuse, le luxe grotesque des notables et de tous ceux qui se sont injustement enrichis sur le dos des faibles, et enfin, l’autosatisfaction orgueilleuse et même arrogante de la classe dirigeante. Ces violations flagrantes du traité d’alliance, c’est-à-dire de la loi de Moïse, entre l’Éternel le suzerain, et Israël Nord son vassal, exigent un châtiment. Alors, à la tête de ses armées, les Assyriens, le Seigneur tout-puissant va écraser le royaume des X tribus récalcitrant. Les individus qui reconnaissent leurs péchés et changent de vie seront peut-être épargnés, mais la nation en tant que telle est irrémédiablement vouée à la destruction.

Avec le chapitre sept commence la troisième partie du livre d’Amos dans laquelle il décrit le jugement annoncé dans cinq visions. Ce regroupement, qui de toute évidence est intentionnel, montre que les discours du prophète ne sont pas rangés par ordre chronologique, surtout qu’au fur et à mesure qu’on avance dans le livre, la parole d’Amos s’anime et s’enrichit d’images destinées à frapper l’imagination. À cet égard, la troisième partie du livre joue un peu le rôle d’une illustration.

Verset 1

Je commence de lire le chapitre sept.

Or voici ce que me fit voir le Seigneur, l’Éternel. Il préparait un essaim de criquets au temps où le regain commençait à pousser. C’était après la coupe que l’on fait pour le roi (Amos 7.1 ; Autre).

Il est intéressant de savoir que l’ancienne version grecque donne au premier verset du chapitre sept un sens figuré. Les traducteurs ont en effet estimé que les criquets représentent les soldats assyriens (sous le roi Poul ; Tiglath Pilézer III ; 745-727) qui envahirent Israël Nord sous la royauté de Ménahem (752-742).

Le texte hébreu exprime la surprise du prophète qui voit Dieu en personne rassembler les sauterelles pour les envoyer contre le pays d’Israël Nord. Or, ce jugement tombe très mal car au plus mauvais moment de l’année parce que ces bestioles vont détruire la récolte dont les habitants dépendent pour subsister.

Ce fléau de criquets fait partie du catalogue impressionnant et destructeur des sanctions prévues par la Loi en cas de rébellion du peuple choisi (Deutéronome 28.38, 42 ; Amos 4.9 ; Joël 1.1-7).

Une invasion de criquets ou de sauterelles est peut-être la plaie la plus redoutée du Proche-Orient ancien parce que le peuple est totalement désarmé contre un tel fléau, car il n’existe pas de moyen de l’enrayer.

Un essaim de criquets compte d’innombrables millions d’insectes qui ravagent toute la végétation y compris l’écorce des arbres. Après leur passage, il ne reste rien et la population n’a plus que ses yeux pour pleurer, car un tel désastre est suivi d’une famine qui génère souffrances et mort.

Amos précise que c’était l’époque du « regain », c’est-à-dire les semailles tardives et la dernière avant le début des grosses chaleurs. Le cultivateur dépend de cette seconde pousse pour subsister mais il est maintenant menacé par les criquets. Cette attaque est donc dirigée contre le peuple ordinaire, ce qui est surprenant au vu de la culpabilité établie du roi et de tous les notables du pays.

« La coupe du roi » n’apparaît nulle part ailleurs dans les Écritures. Il s’agit de la première coupe, la meilleure, qui est un impôt royal, un prélèvement sur le cultivateur. Cette récolte sert aussi à nourrir les animaux utilisés dans les guerres : les chevaux qui tirent des chars de combat et les bêtes de somme qui portent le matériel (1Rois 18.5). On estime qu’entre 10 et 30 % de la production agricole du pays est pour le roi, l’entretien de sa cour et de son armée. Mais c’est Salomon qui avec ses goûts de luxe a poussé le bouchon le plus loin, qui a pressé et desséché le citron, épuisé les ressources du pays. Humainement parlant, ses excès sont l’une des causes de la scission de la nation d’Israël en deux royaumes (1Rois 12.4, 14-19).

Cependant, les Israélites ne peuvent pas venir se plaindre maintenant parce qu’ils ont, ou tout au moins leurs ancêtres, demandé au juge Samuel de leur donner un roi. À cette époque, ils avancent comme excuse le fait que les fils de Samuel sont des vauriens qui ne peuvent donc pas succéder à leur père. Alors au lieu de faire confiance à Dieu qui leur aurait fourni un autre juge, ils font leur tête de cabochon et demandent un roi. Dans le premier livre de Samuel, on lit :

C’est pourquoi tous les responsables d’Israël se réunirent auprès de Samuel à Rama. Ils lui déclarèrent : Te voilà devenu âgé, et tes fils ne suivent pas tes traces ; maintenant, établis sur nous un roi pour qu’il nous dirige comme cela se fait dans toutes les autres nations. Cette demande d’établir sur eux un roi pour les diriger déplut à Samuel et il pria l’Éternel. L’Éternel lui répondit : Écoute ce peuple et accepte toutes leurs demandes. En effet, ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi : ils ne veulent plus que je règne sur eux. […] ils m’ont abandonné pour rendre un culte à d’autres dieux. Maintenant, fais donc ce qu’ils te demandent, mais avertis-les bien en leur faisant connaître les droits du roi qui régnera sur eux. Samuel rapporta au peuple qui lui demandait un roi toutes les paroles de l’Éternel. Il leur dit : Voilà quels seront les droits du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils pour en faire ses soldats et les affectera au service de ses chars de guerre et de ses chevaux, et ils auront à courir devant son char personnel. Il choisira certains parmi eux pour en faire des officiers commandant de “ milliers ” et de “ cinquantaines ”. Il en prendra d’autres pour labourer ses champs et récolter ses moissons, ou pour fabriquer ses armes et l’équipement de ses chars. Il prendra vos filles comme parfumeuses, cuisinières et boulangères. Il prendra vos champs, vos vignes et vos meilleurs oliviers pour les donner à ses hauts fonctionnaires. Il prélèvera une redevance de dix pour cent sur les produits de vos champs et de vos vignes et il la distribuera à ses courtisans et à ses hauts fonctionnaires. Il prendra vos serviteurs, vos servantes et vos jeunes gens vigoureux, et même vos ânes, et il s’en servira pour ses propres travaux. Il prélèvera une bête sur dix dans vos troupeaux et vous deviendrez ses serviteurs. Ce jour-là, vous vous lamenterez à cause du roi que vous aurez choisi, mais l’Éternel ne vous écoutera pas. Le peuple refusa de tenir compte des avertissements de Samuel. Les Israélites insistèrent en déclarant : Qu’importe ! Nous voulons quand même un roi (1Samuel 8.4-19).

Ils ont voulu un roi, ils l’ont eu.

Verset 2

Je continue la vision d’Amos.

Et quand les sauterelles eurent achevé de dévorer la verdure de la terre, je dis : Seigneur Éternel pardonne, je te prie ! Comment Jacob subsistera-t-il ? Car il sera affaibli (Amos 7.2 ; Autre).

En hébreu, le sens du mot pour « verdure » est très large car il désigne l’herbe, les plantes et les arbres. Ce mot est utilisé dans le texte qui décrit le troisième jour de la création ; je lis le passage :

Dieu dit : Que la terre se recouvre de verdure, d’herbe portant sa semence, et d’arbres fruitiers produisant du fruit selon leur sorte, portant chacun sa semence, partout sur la terre. Et ce fut ainsi. La terre fit germer de la verdure, de l’herbe portant sa semence selon sa sorte et des arbres produisant du fruit selon leur sorte, portant chacun sa semence (Genèse 1.11-12).

Amos voit le nuage de sauterelles détruire systématiquement toute la végétation du royaume des X tribus, mais ce n’est encore qu’une menace non réalisée. Il aurait pu assister passivement à cette vision en se disant : « Après tout ils ont bien mérité ce châtiment », ou encore : « Tant que Juda ma patrie n’est pas concernée, que m’importe ! » Mais pas du tout ; il monte au créneau et entre en action en invoquant l’Éternel pour le peuple d’Israël Nord.

Il faut noter au passage que l’intercession fait partie des fonctions de tout prophète de l’Éternel (1Rois 18.42 ; Ésaïe 37.4 ; Jérémie 14.7-12). En effet, d’une part ils parlent au peuple de la part de Dieu, et de l’autre, ils s’adressent à Dieu au nom du peuple, à moins que le Seigneur ne leur interdise expressément de faire cette démarche (Jérémie 7.16 ; 11.14 ; 14.11). On voit ici la grandeur d’âme du prophète Amos qui par ailleurs ne conteste pas la justice du jugement de Dieu car il sait que le rétablissement d’Israël Nord dépend de la repentance du peuple et de son retour à la moralité de la Loi.

Comme ce changement d’attitude n’est pas prêt de se produire, Amos opte pour un profil bas et fait appel à la seule miséricorde divine. Son argument tient au fait qu’il sait qu’après Jéroboam II, le royaume connaîtra l’anarchie politique, alors si en plus il est dévasté par une invasion de criquets, il sera terriblement affaibli et ses ennemis n’en feront qu’une bouchée avant l’heure.

Verset 3

Je continue.

L’Éternel se repentit et y renonça : Cela ne sera pas, dit l’Éternel (Amos 7.3 ; Autre).

Le Seigneur est touché par l’intercession de son prophète et décide de renoncer à son projet d’invasion d’insectes (comparez Joël 2.13-14). L’application de ce châtiment dépendait de la conduite humaine, en l’occurrence, ici, celle d’Amos. Dieu accepte donc le plaidoyer de son prophète et Israël Nord échappe à cette plaie, mais la nation n’est pas pardonnée pour autant et son jugement est inéluctable. D’ailleurs, à partir de la troisième vision, le prophète n’intercède plus pour faire changer Dieu d’avis.

Selon l’interprétation figurative du texte qui considère que les criquets représentent les Assyriens, Dieu qui renonce à ce châtiment correspond aux armées ennemies qui se retirent. Effectivement, selon l’histoire, après avoir fait une incursion à l’est du Jourdain, elles se sont retirées. Oui mais elles n’ont quitté le territoire israélite qu’après avoir reçu des espèces sonnantes et trébuchantes, et en très grande quantité, car Ménahem, le roi d’Israël, a dû leur verser un tribut de 34 tonnes d’argent (2Rois 15.19-20). Cependant, l’interprétation littérale qui consiste à dire que les criquets sont des insectes, est plus plausible.

Parfois, dans les Écritures, on lit que l’Éternel se repent ou change d’avis suite à une nouvelle circonstance ou à une intercession. C’est un anthropomorphisme, une situation où le divin et l’humain se rencontrent. Il faut bien comprendre que l’absolu divin et le relativisme humain appartiennent à deux différents niveaux de logique. Dans l’absolu divin Dieu est immuable, il ordonne un décret et l’applique dans tous les cas et ne change jamais d’avis. Mais quand Dieu entre dans la sphère humaine, il n’agit pas d’une manière inflexible sinon le monde serait robotisé. Il tient compte des éléments espace-temps dans lesquels nous habitons et où les événements fluctuent. Il nous fait connaître sa volonté mais sans nous dire si elle correspond ou pas à un décret de sa part, ce qui fait que quand Dieu est en interaction avec une personne c’est du donnant donnant, et un prophète peut argumenter avec la possibilité de faire fléchir l’Éternel. Dieu n’est pas insensible et tient compte de nos faiblesses dans la manière souveraine dont il règle le cours du monde. L’invasion de criquets était ce que Dieu voulait faire, mais ce n’était pas un décret irrévocable.

Verset 4

Je continue le texte d’Amos avec sa seconde vision.

Puis voici ce que me fit voir le Seigneur, l’Éternel. Le Seigneur, l’Éternel, fit appel au feu pour exercer un jugement, pour qu’il fasse tarir le grand abîme et qu’il consume le pays (Amos 7.4 ; Autre).

Dans sa vision prophétique, Amos voit apparaître une nouvelle menace : « le feu ». En général, il survient à la suite d’une sécheresse sévère comme c’est le cas presque chaque été dans le sud de la France et encore davantage en Espagne ou au Portugal. Ici, la sécheresse est telle que les nappes phréatiques ont tari et avec elles toutes les sources d’eau. Le peuple ne dispose donc plus d’aucun moyen de combattre les incendies qui se propagent comme des traînées de poudre.

Comme précédemment pour les sauterelles, on peut prendre ce feu au sens figuré et y voir la seconde invasion des Assyriens en Galilée, tout au nord du pays et à l’est du Jourdain. Elle eut lieu sous Péqah, roi d’Israël (en 734 ; comparez 2Rois 15.29 ; 1Chroniques 5.26). Là encore, les Assyriens se retirèrent, mais en faisant un massacre et en déportant beaucoup de monde. Cependant, tant que cela est possible, il faut donner au texte une interprétation littérale.

Versets 5-6

Je continue.

Je dis : Ô Seigneur, Éternel, arrête, je t’en prie ! Sinon, comment Jacob pourra-t-il subsister, lui qui est tellement affaibli ? Et l’Éternel se repentit et y renonça : Cela non plus n’aura pas lieu, le Seigneur, l’Éternel, le déclare (Amos 7.5-6 ; Autre).

C’est la deuxième fois que grâce à son intercession, Amos détourne le châtiment de Dieu. Cependant les deux prières ne sont pas identiques. Concernant l’invasion de sauterelles, Amos a demandé à l’Éternel de pardonner au peuple, mais ici, il dit seulement : « Arrête je t’en prie ». Cette différence veut dire que Dieu ne veut plus pardonner et donc le fléau suivant se produira. Et effectivement, à partir de la vision suivante, Amos n’intercède plus parce qu’il sait que désormais les dés sont jetés et il est inutile d’intercéder pour le peuple.

Verset 7

Je continue le texte.

Puis voici ce qu’il me fit voir : le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main (Amos 7.7).

Le mot pour « cordeau » ne se rencontre nulle part ailleurs, mais dans d’autres dialectes apparentés à l’hébreu, il veut dire « étain ou plomb ». Ce cordeau joue donc le rôle d’un fil à plomb qui représente la loi de Moïse, c’est-à-dire l’ensemble des règles qui doivent gérer la vie des Israélites.

Dans cette troisième vision, c’est Dieu lui-même qui ayant pris une forme humaine se présente devant Amos. Le prophète le voit dans le rôle d’un chef de travaux en train de mesurer l’inclination d’un mur qui représente Israël Nord. À l’origine, ce mur était parfaitement droit car « tiré au cordeau », mais maintenant Dieu l’examine pour voir s’il a bougé et s’il est penché.

Verset 8

Je continue.

L’Éternel me dit : Que vois-tu, Amos ? Je répondis : Un niveau. Et le Seigneur dit : Je vais niveler mon peuple d’Israël, je ne lui pardonnerai plus (Amos 7.8 ; Autre).

Le niveau est la norme rectiligne de la loi de Dieu. C’est avec elle que le peuple de Dieu doit bâtir des vies droites et une société juste, mais Israël ayant persisté à violer la Loi, la patience de Dieu est à bout. Il signale à son prophète que les dés sont jetés et les jeux sont faits ; plus rien ne peut dorénavant sauver Israël Nord du jugement. L’Éternel étend donc le cordeau au niveau du sol, ce qui signifie qu’il va raser toutes les belles demeures et autres édifices que les Israélites ont construits.

En parlant du royaume d’Édom, le prophète Ésaïe écrit :

Le hibou et le hérisson en prendront possession, la chouette et le corbeau en feront leur demeure, et l’Éternel y étendra le cordeau du néant, le fil à plomb du vide (Ésaïe 34.11).

Et dans le second livre des Rois, concernant Jérusalem, Dieu dit :

Je passerai sur Jérusalem le même cordeau que sur Samarie, le même niveau que pour la maison d’Achab, j’écurerai Jérusalem comme on écure un plat, qu’on retourne à l’envers après l’avoir écuré (2Rois 21.13 ; JER).

Le cordeau qui représente la loi de Moïse symbolise aussi autant l’acte de construire que de détruire. C’est méthodiquement que Dieu va détruire Israël Nord. Comme d’habitude car c’est au moins la troisième fois, les Assyriens envahissent le pays par le nord mais cette fois-ci au lieu de se retirer, ils s’installent autour de Samarie, la capitale où se trouve tout le gratin de la nation. Voilà comment on en est arrivé là.

Quand l’empereur assyrien Salmanasar V (728-722) prend le pouvoir, Osée, roi d’Israël, est déjà assujetti à cette puissance depuis le règne de l’empereur précédent (Tiglath Piléser III ; Poul) qui a fait au moins deux incursions en Israël Nord. Salmanasar V n’est pas en guerre contre les Israélites tant qu’ils lui versent la taxe annuelle. Il commence donc par envahir la Phénicie, alors la ville de Sidon ainsi que la partie littorale de Tyr le reconnaissent comme leur suzerain. Dans un premier temps, les assyriens se retirent mais reviennent pour faire le blocus de la partie maritime de Tyr, un siège qui dure cinq ans.

Comme ce blocus sape les ressources assyriennes, Osée, roi d’Israël, croyant pouvoir s’appuyer sur le pharaon Sophonie, refuse de payer le tribut au roi d’Assyrie. Ce dernier voit rouge et capture Osée puis assiège Samarie en 724 avant Jésus-Christ. La capitale résiste pendant trois ans. Juste avant qu’elle ne tombe, Salmanasar V meurt. Qu’à cela ne tienne, son successeur (Sargon II ; 722-705) finit le travail méthodique de destruction commencé par son prédécesseur (comparez 2Rois 17.1-6 ; 18.9, X) et déporte la plus grande partie des Israélites.

Mais selon la coutume de l’époque, le conquérant laisse sur place une petite partie de la population afin qu’elle puisse continuer le culte des dieux du coin de manière à ce qu’ils se montrent favorables à l’égard du nouveau propriétaire des lieux, c’est-à-dire, les Assyriens.

Verset 9

Je continue le texte.

Les hauts-lieux d’Isaac seront détruits, les sanctuaires d’Israël seront rasés, j’interviendrai avec l’épée contre la dynastie du roi Jéroboam (Amos 7.9).

Amos est le seul auteur sacré à désigner les Israélites par « Isaac » (Amos 7.16), mais il a déjà utilisé les noms de « Jacob et de Joseph » (Amos 3.13 ; 5.6).

Le châtiment d’Israël aura bien lieu. Ses structures, tant religieuses que politiques, seront détruites. Les autels dédiés aux idoles seront démolis (comparez Osée 10.8) et la dynastie de Jéroboam prendra fin. Effectivement, Zacharie, fils de Jéroboam succède à son père mais il est assassiné après seulement six mois de règne par un certain Challoum qui prend sa place (2Rois 15.8-10). Ce coup d’État est le début d’une période d’anarchie qui culmine avec la nation qui est rayée de la carte. Le jugement de Dieu n’est pas un vain mot car tôt ou tard, il tombe.