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04 mars 2026

Amos 3.4–15

Chapitre 3

Verset 4

Le lion est un animal majestueux et un puissant carnassier, des caractéristiques qui lui ont valu le titre de « roi des animaux ». Le lion est également le symbole de Juda, la tribu d’Israël qui détient le sceptre royal (Genèse 49.10), et c’est de Juda qu’est issu Jésus, le Roi des rois. Or, quand il reviendra pour établir son règne de mille ans, c’est par la force qu’il prendra ce qui lui revient de droit. Les jugements sévères qui frapperont alors le monde seront comme un immense rugissement qui retentira d’une extrémité du ciel à l’autre. Je continue maintenant de lire dans le chapitre trois du livre d’Amos.

Le lion rugit-il au fond de la forêt sans avoir une proie ? Le jeune lion gronde-t-il au fond de sa tanière s’il n’a rien capturé ? (Amos 3.4).

Le lion ou plus exactement la lionne quand elle chasse, se déplace le plus discrètement possible jusqu’à ce que sa proie soit à sa portée, puis elle s’élance sur elle en rugissant. C’est exactement ce qui est arrivé au juge Samson qu’un lion a pris pour proie. Alors que Samson arrive tranquillement à proximité des vignobles de la ville, tout à coup un jeune lion se jette sur lui en rugissant (Juges 14.5). Normalement, le carnassier aurait dû faire un bon repas, mais il n’a pas eu cette chance parce que Samson étant d’une force herculéenne, il s’est jeté sur le lion, l’a saisi par sa crinière et l’a découpé en lanières.

Quand le jeune lion dans sa tanière gronde ou ronronne de plaisir, c’est qu’il est en train de festoyer sur une proie qu’il a tuée et traînée dans son gîte.

Si c’est sans le moindre ménagement que Amos menace le royaume d’Israël Nord, c’est parce que l’Éternel est prêt à exercer ses jugements contre lui et la nation ne peut strictement rien faire pour l’éviter sinon se repentir mais au vu de la situation sociale et religieuse, cette alternative semble hors de question.

Verset 5

Je continue.

L’oiseau se jette-t-il dans le filet qui est à terre s’il n’y a pas d’appât ? Le piège se referme-t-il sans avoir fait de prise ? (Amos 3.5).

Enfant, alors que j’essayais de fabriquer mon premier lance-pierres pour tirer sur les oiseaux, mon oncle me dit que pour attraper un moineau, il suffit de lui mettre du sel sur la queue. Curieuse manière de chasser ! En réalité, pour capturer n’importe quel animal, il faut faire usage soit de violence soit de ruse : un projectile ou un piège. Une fois pour prendre un lapin j’ai fabriqué un collet que j’ai posé à l’entrée de son terrier puis j’ai attendu. Mais quand il en est sorti, il a poussé mon invention de sa tête, m’a regardé et s’est roulé par terre tellement il rigolait ; du moins, c’est l’impression qu’il m’a faite.

La sentence du prophète Amos signifie que les fautes d’Israël Nord ont été mises en lumière et que les fautifs n’échapperont pas au châtiment qu’ils méritent. Quand par l’intermédiaire de ses prophètes, Dieu annonce un jugement, il ne manque jamais d’arriver.

Alors que le lion décrit la cruauté du châtiment, le filet annonce sa soudaineté. Les Israélites emmenés en captivité seront comme du gibier que les Assyriens auront capturé.

Verset 6

Je continue.

Et sonne-t-on du cor aux remparts de la ville sans que les habitants se mettent à trembler ? Un malheur viendra-t-il frapper une cité à moins que l’Éternel en soit l’auteur ? (Amos 3.6).

Le son du cor qui retentit sur les remparts d’une ville fortifiée, signifie qu’un ennemi est en vue, ce qui effraie les habitants qui appréhendent la suite des événements. Pareillement, à entendre les menaces proférées par Amos, les Israélites auraient dû être terrorisés, s’humilier et implorer la miséricorde divine, mais ils baignent dans une totale indifférence.

Ici, Dieu se déclare l’auteur des malheurs à venir. Comme il est souverain, tout ce qui arrive en bien ou en mal vient de lui. De toute façon et d’une manière ou d’une autre, afflictions et calamités sont toujours la conséquence du péché, soit due sien propre, soit celui de sa famille, de sa ville, de son pays, soit du péché collectif dont l’humanité dans son ensemble est coupable, car sur ce point nous sommes tous solidaires. Les prophètes Ésaïe et Ézéchiel écrivent respectivement :

J’ai formé la lumière et créé les ténèbres, je donne le bonheur et je crée le malheur. Oui, c’est moi, l’Éternel, qui fais toutes ces choses (Ésaïe 45.7). Fils d’homme, parle aux gens de ton peuple et dis-leur : Supposez que j’envoie la guerre contre un pays et que les gens de l’endroit prennent l’un des leurs pour le poster comme sentinelle. Lorsque cet homme voit l’armée ennemie s’avancer dans le pays, il sonne du cor pour donner l’alarme à la population. Si alors quelqu’un entend la sonnerie du cor mais ne tient pas compte de l’avertissement, il sera seul responsable de sa mort si l’ennemi survient et le tue : il a entendu la sonnerie du cor et il ne s’est pas laissé avertir ; il est donc seul responsable de sa mort (Ézéchiel 33.2-5).

Cet avertissement est tout à fait approprié pour le peuple d’Israël Nord car le malheur que mentionne Amos et qui va frapper leur cité est d’abord le tremblement de terre, mais surtout la venue des Assyriens qui vont assiéger et détruire Samarie, capitale du royaume des X tribus, mettant ainsi fin à l’existence de la nation.

Les sept minis paraboles qu’a données Amos sont en crescendo. La première est l’image d’une entente cordiale et tout ce qu’il y a de plus pacifique. Les quatre suivantes par contre (versets 4-5) sont menaçantes puisqu’elles mettent en scène un lion qui déchire sa proie, en fait deux lions, et un oiseau qui est pris au piège. Les deux dernières sont carrément terrifiantes (verset 6) puisqu’il s’agit d’une part, d’une ville attaquée par l’ennemi, et d’autre part, de l’Éternel qui déclenche un grand malheur.

Verset 7

Je continue le texte.

Ainsi, le Seigneur, l’Éternel, n’accomplit rien sans avoir d’abord révélé ses plans à ses serviteurs, les prophètes (Amos 3.7).

L’Éternel œuvre sur terre par l’intermédiaire de ses serviteurs, mais ceux-ci ne sont pas de vulgaires robots ou des esclaves, car Dieu se confie à eux comme à des amis et les associe à ses projets afin qu’ils puissent y participer d’une manière intelligente et libre. Dans l’évangile, Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Je ne vous appelle plus serviteurs, parce qu’un serviteur n’est pas mis au courant des affaires de son maître. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j’ai appris de mon Père (Jean 15.15 ; comparez Jean 13.19 ; 14.29).

Les visions prophétiques et les révélations de Dieu sont certes la communication de vérités nouvelles, mais elles sont surtout une initiation destinée à des serviteurs fidèles afin qu’ils mettent en œuvre le plan divin. Cette volonté de Dieu d’associer l’homme à son oeuvre apparaît clairement tout au long des Textes sacrés. Par exemple, Dieu a dit à Noé de construire l’arche parce qu’il allait tout détruire, mais il a donné 120 ans à sa génération pour qu’elle se repentisse ; personne n’a donc été pris par surprise.

Pareillement, avant de détruire Sodome et Gomorrhe, l’Éternel donne l’impression qu’il réfléchit à la conduite à tenir envers Abraham et il nous fait part de ses états d’âme pour ainsi dire. Dans le livre de la Genèse, on lit :

L’Éternel se dit alors : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? Il deviendra l’ancêtre d’une grande et puissante nation et une source de bénédictions pour tous les peuples de la terre. Car je l’ai choisi pour qu’il prescrive à ses descendants et à tous les siens après lui de faire la volonté de l’Éternel, en faisant ce qui est juste et droit ; ainsi j’accomplirai les promesses que je lui ai faites (Genèse 18.17-19).

Dans l’histoire d’Israël, la plupart des événements significatifs sont précédés par des révélations divines car avant d’agir, Dieu donne un avertissement par l’un de ses prophètes. Et Matthieu (24.2) rapporte que Jésus a averti sa génération que Jérusalem et le Temple seraient détruits au point où « il ne restera pas une pierre sur une autre ».

Verset 8

Je continue le texte.

Le lion a rugi : qui n’aurait pas de crainte ? Oui, le Seigneur, l’Éternel, a parlé. Qui oserait ne pas prophétiser ? (Amos 3.8).

Amos ne parle pas de son propre chef car il n’est qu’une bouche, une voix qui annonce la Parole de l’Éternel. Cela veut aussi dire que le châtiment prophétisé s’accomplira. En second lieu,  Amos décrit ici l’impression que produit sur lui la menace du Seigneur contre Israël. Il l’entend comme si c’était un rugissement de lion. Saisi de crainte, il n’a pas d’autres choix que de pousser un cri d’alarme et d’avertir les Israélites du nord du grave danger qui les menace, mais c’est en vain.

Dans leur ensemble, les êtres humains ne veulent pas entendre qu’il y aura un jugement. Ils préfèrent enfouir leur tête dans le sable comme l’autruche proverbiale. Il y a même des gens qui refusent d’aller chez le médecin par peur d’apprendre qu’ils sont malades ou qu’ils doivent changer de style de vie.

Les prédicateurs évangéliques ont mauvaise presse parce qu’on les accuse d’être des rabat-joie austères, des empêcheurs de tourner en rond, tout simplement parce qu’ils annoncent que seuls ceux qui font confiance à Jésus reçoivent la vie éternelle ; mais c’est très précisément l’enseignement des Écritures.

Verset 9

Je continue le texte.

Faites retentir cet appel dans les palais d’Asdod et dans les palais de l’Égypte : Rassemblez-vous sur les montagnes entourant Samarie, voyez quels grands désordres et combien d’oppressions règnent au milieu d’elle (Amos 3.9).

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Asdod est l’une des cinq principales villes des Philistins. Ici, elle représente toute la nation.

La ville de Samarie fut établie capitale du royaume des X tribus du Nord par le roi Omri au début du 9e siècle avant Jésus-Christ (1Rois 16.24). Elle est construite sur une haute colline au milieu d’une vallée, au-delà de laquelle s’élèvent en cercle d’autres collines plus élevées encore. C’est sur cette sorte d’amphithéâtre naturel qui entoure et domine la capitale d’Israël Nord, que l’Égypte et la Philistie sont invitées à s’installer. L’Éternel prend à témoin des crimes de son peuple deux nations païennes qui ont pourtant fait un art de l’injustice. Eh bien, les princes de ces peuples, qui ont pourtant la triste réputation d’être les rois de la malversation, sont conviés à venir constater sur place que comparé à ce qui se passe dans la capitale du royaume des X tribus, le mal qui se fait chez eux, c’est de la rigolade.

L’idée est que les païens purs et durs seraient choqués par le niveau d’injustice qui règne dans Samarie, et donc vont condamner les Israélites pour leur conduite. C’est une déclaration particulièrement mordante que de déclarer que les Philistins et les Égyptiens, les deux ennemis ancestraux et détestés, sont moralement supérieurs à Israël ! La conduite abominable du peuple élu n’est pas sans rappeler ce qui avait cours dans certaines Églises du premier siècle. En effet, dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

On entend dire partout qu’il y a de l’immoralité parmi vous, et une immoralité telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens : l’un de vous vit avec la deuxième femme de son père ! (1Corinthiens 5.1).

Versets 10-11

Je continue le texte.

Mon peuple ne sait plus agir avec droiture, l’Éternel le déclare. Il entasse dans ses palais ce qu’il a obtenu par la violence et le pillage. C’est pourquoi, le Seigneur, l’Éternel, dit ceci : Un ennemi viendra tout autour du pays, il abattra ta force et tes palais seront pillés (Amos 3.10-11).

Parlant de Juda, le prophète Jérémie déclare :

Ah ! Mon peuple est stupide ! Il ne me connaît pas, ce sont des enfants insensés qui ne comprennent rien. Ils n’ont d’intelligence que pour faire du mal, mais ils ne savent pas faire ce qui est bien (Jérémie 4.22).

Amos annonce la Parole que le Seigneur lui donne, et s’il ne précise pas qui est l’ennemi qui viendra c’est parce que Dieu ne le lui a pas révélé. Nous savons qu’il s’agit des Assyriens, qui après un siège de trois ans, investirent Samarie et la mirent à feu et à sang, détruisirent les palais qui contenaient les rapines des grands du royaume, et emmenèrent le peuple en captivité (2Rois 18.9-11).

Verset 12

Je continue le texte du chapitre 3 du livre d’Amos.

L’Éternel dit ceci : Comme un berger récupère de la gueule du lion deux jarrets ou un bout d’oreille du mouton qu’il a pris, de même, seront arrachés à l’ennemi, les Israélites qui demeurent à Samarie à l’angle d’un divan et sur un lit de damas (Amos 3.12 ; Autre).

Le mot hébreu traduit par « lit de Damas » ou « tapis de Damas » n’apparaît qu’ici.

Quand l’une de ses bêtes disparaît, le berger qui a la charge du troupeau doit prouver sa bonne foi, c’est-à-dire prouver qu’il ne l’a ni volée ni vendue. Comme pièce à conviction, il doit fournir au propriétaire du cheptel les morceaux de l’animal qu’il a retrouvés sur le lieu où le lion l’a tué et dévoré (comparez Exode 22.12) ou qu’il a arraché de la gueule du prédateur alors qu’il lui disputait sa proie. Cette image suggère qu’ils seront très peu nombreux, les rescapés du châtiment qui va fondre sur Israël Nord. Ce petit reste témoignera que l’Éternel n’est pas en faute dans le malheur qui aura frappé la nation.

La mention de « un divan et un lit de damas » fait référence à la vie luxueuse que mènent les riches qui se croient en sécurité dans Samarie leur capitale.

Verset 13

Je continue.

Écoutez bien ceci et transmettez ensuite cet avertissement aux enfants de Jacob c’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel, le Dieu des armées célestes (Amos 3.13).

Ici encore, Dieu s’adresse aux Égyptiens et aux Philistins (verset 9) qui représentent les nations païennes, et il continue de les prendre pour témoins de la perversité des Israélites du nord.

Le nom divin, « Dieu des armées célestes », est utilisé neuf fois par Amos. Cette expression met l’accent sur la souveraineté absolue de Dieu à la fois sur les êtres angéliques et à plus forte raison sur les hommes, ainsi que sa toute-puissance en tant que chef d’armée.

Verset 14

Je continue.

Car le jour où j’interviendrai pour punir Israël de ses crimes nombreux, j’interviendrai contre les autels de Béthel, leurs cornes seront abattues et elles tomberont à terre (Amos 3.14).

Quand la nation d’Israël s’est scindée en deux royaumes, Jéroboam Ier roi des X tribus d’Israël Nord a voulu empêcher les Israélites de son royaume de se rendre à Jérusalem pour célébrer les fêtes cultuelles obligatoires selon la Loi (Pâques, Pentecôte, Cabanes). Dans ce but, il fait fabriquer deux veaux d’or, c’est-à-dire en bois plaqué or, et il crée deux sanctuaires sur son territoire : l’un à Dan tout au nord, et l’autre au sud à Béthel (1Rois 12.26-33 ; 2Rois 23.15). Situé à 15 km au nord de Jérusalem, Béthel sert de sanctuaire royal à Jéroboam II. C’est aussi là qu’Amos exerce son ministère prophétique.

Les quatre coins des autels de cette époque affichent une corne. L’autel des holocaustes, le seul légitime pour offrir des sacrifices à l’Éternel, se trouve à l’entrée du lieu saint du temple de Jérusalem. Ses cornes sont enduites de sang quand le prêtre offre un sacrifice pour le péché. D’autre part et surtout dans les nations païennes, un fugitif peut saisir l’une de ces cornes ce qui est une façon de proclamer son innocence à ceux qui le poursuivent. Mais s’il est reconnu coupable, ce geste est futile (comparez 1Rois 1.50 ; 2.28).

Verset 15

Je finis de lire le chapitre trois.

Je ferai s’écrouler ses maisons pour l’hiver, ses maisons pour l’été, et ses maisons ornées d’ivoire seront anéanties, ses nombreuses maisons vont toutes disparaître, l’Éternel le déclare (Amos 3.15).

Il fut un temps en Israël, où seul le roi pouvait s’offrir à la fois une maison d’été et une pour l’hiver. Le roi d’Israël Nord Achab et sa femme Jézabel possèdent une résidence somptueuse dans Samarie au sommet d’une colline d’où la vue est superbe. À l’ouest, ils voient le soleil se refléter dans les eaux de la Méditerranée, à l’est s’étend la vallée du fleuve Jourdain, au nord ils admirent la vallée d’Esdralon avec un plus loin le mont Hermon, et enfin au sud, ils peuvent distinguer la ville de Jérusalem. Ce couple royal a également un palais dans la plaine de Jizréel (1Rois 21.1) où les hivers sont plus doux et le temps plus clément que dans la capitale qui se trouve en altitude.

Pareillement, il fut un temps où seul le roi pouvait se permettre de faire orner avec de l’ivoire sculpté les murs de sa résidence ainsi que son mobilier. Il est dit du roi Salomon que « il se fit aussi fabriquer un grand trône d’ivoire plaqué d’or fin… Tout le service à boissons du roi Salomon était en or, et toute la vaisselle du palais de la Forêt-du-Liban en or fin » (1Rois 10.18, 21).

Mais à l’époque de Jéroboam II, l’argent et l’or coulent à flot pour les grands du royaume ; il existe en effet en Israël une classe supérieure composée de riches corrompus qui extorquent à tour de bras leur prochain et surtout les pauvres parce que ceux-ci n’ont pas les moyens de se défendre. Eh bien le jour où Dieu punira Israël, c’est à dire quand les Assyriens envahiront le pays, toute cette richesse sera détruite, partira en fumée ou sera emportée comme butin de guerre.

Il faut bien voir qu’Amos ne condamne pas l’existence des demeures luxueuses mais le fait que ce sont des biens mal acquis, par la violence, la rapine et d’autres méthodes condamnables.

Samarie et sa classe d’ultra riches me font penser au Titanic et à ses passagers qui voyagent en s’appuyant sur de fausses sécurités. Le malheur a frappé alors que cela faisait 7 jours que le navire avait quitté Liverpool. Le lendemain, il devait accoster à New York. C’était le plus grand des bateaux et un véritable palace flottant. On terminait le voyage par un bal. C’était la nuit du 14 avril 1912. On était à 1300 km de Terre-Neuve. L’orchestre jouait Le Beau Danube Bleu. Il était minuit moins le quart.

Au début du 20e siècle, un groupe d’hommes fortunés à vous couper le souffle se promenait de par le monde à la recherche d’une nouvelle sensation forte, une nouveauté technique qui les divertirait. Alors quand ils apprirent que grâce à son ingéniosité, l’homme venait enfin de réaliser un paquebot insubmersible, ils voulaient faire partie de son voyage inaugural. Cette traversée était d’un luxe inouï. Ce navire possédait des courts de tennis, un gymnase, des salles de jeu, des chambres au confort somptueux décorées au dernier cri, et même des ascenseurs.

Lors de la collision avec la montagne blanche de 30 mètres de haut, l’étrave fut détruite, les cloisons étanches éventrées et la coque déchirée comme du papier. Mais il régnait sur ce bateau une telle folie du plaisir et de l’insouciance que personne ne prit au sérieux ce qui venait de se produire. N’était-on pas sur un navire insubmersible ? Certains allèrent sur le pont et se taillèrent des bouts de glace de l’iceberg qu’ils descendirent dans leur chambre pour les mettre au frais dans le but de les montrer à leurs amis une fois à bon port. Oui bien sûr, sauf que un peu après deux heures du matin, 1 653 personnes reposaient au fond de l’océan, mais dans le luxe, entourées de vaisselle de porcelaine et de couverts en or.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

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