Chapitre 8

Introduction

 

Il est bien connu qu’on attire pas les mouches avec du vinaigre. Les politiciens le savent fort bien, alors ils affichent un grand sourire, prennent des bains de foule et font de gros mimis aux bébés. Ils essaient de devenir populaire en promettant la lune afin de se faire élire. Le serviteur de Dieu aussi veut être écouté mais il n’a pas le loisir de caresser ses auditeurs dans le sens du poil car il doit proclamer la vérité des Écritures. Or, ce qu’il doit dire froisse, car bien peu de gens aiment s’entendre dire qu’il doivent se repentir et croire en Jésus-Christ qui est la seule voie du salut. Pourtant, le diacre Philippe, lui, a été fort bien accueilli par les Samaritains et beaucoup d’entre eux se sont convertis au Seigneur suite à sa prédication. Au vu de son succès, il serait logique qu’il poursuive sa campagne d’évangélisation. Eh bien non car Dieu a une autre idée. Il se soucie d’un étranger qui vient de quitter Jérusalem pour rentrer chez lui. Je continue à lire dans le chapitre 8 du livre des Actes.

Verset 26

Un ange du Seigneur s’adressa à Philippe et lui dit : — Lève-toi, pars en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza, celle qui est déserte (Actes 8.26).

Il existait deux villes qui s’appelaient Gaza. Gaza l’ancienne dont il est question ici, est au sud-ouest de la Palestine dans le territoire des Philistins et proche de la Méditerranée. Elle avait été complètement rasée environ un siècle avant Jésus-Christ et le désert avait envahi ses ruines. C’est pourquoi, même une fois reconstruite, cette ville portait toujours le nom de Gaza-la-déserte. Deux routes y menaient ; l’une longeait la mer, et l’autre, beaucoup moins fréquentée, passait par des régions désertiques ; c’est cette dernière que Philippe emprunte. Alors qu’il s’est adressé à des multitudes en Samarie, il doit maintenant se rendre en plein désert où il y a beaucoup plus de scorpions et de bêtes sauvages que de gens et sans savoir pourquoi car l’Esprit ne lui a pas précisé sa mission. Ce récit nous montre aussi que l’action miséricordieuse de Dieu peu s’étendre partout et à n’importe qui.

Verset 27

Je continue.

Philippe se leva immédiatement et se mit en route. Et voici qu’il rencontra un eunuque et haut dignitaire éthiopien, administrateur des biens de Candace, reine d’Éthiopie. Cet homme était venu à Jérusalem pour adorer Dieu (Actes 8.27).

L’histoire de ce haut dignitaire éthiopien que nous raconte Luc établit un contraste frappant avec Simon le magicien car ces deux hommes sont aux antipodes l’un de l’autre. Candace est un nom générique des reines d’Éthiopie comme pharaon celui des rois d’Égypte. C’est la reine-mère qui gouverne parce que le fils royal est adoré comme enfant du soleil et par conséquent au-dessus des activités mondaines comme l’administration d’un royaume. À chacun son truc.

À cette époque, les hommes au service d’une reine étaient eunuques, c’est à dire castrés. Aux temps bibliques, l’Éthiopie désigne la région de l’ancienne Nubie allant du sud de l’Égypte à Khartoum dans le Soudan actuel. Il existait quelques colonies juives dans ce pays, au contact desquelles ce haut dignitaire a probablement découvert le judaïsme et est devenu prosélyte.

Il est intéressant de noter que cet eunuque s’est rendu à Jérusalem, c’est à dire qu’il a fait un voyage de plus de 1 500 km pour adorer Dieu, mais comme la loi de Moïse exclue les eunuques du culte israélite, cet homme est resté dehors car c’est un « prosélyte de la porte ». Cependant, une prophétie d’Ésaïe (56.3-7) prédit de grandes bénédictions pour les eunuques et les étrangers qui vénèrent l’Éternel autant dans l’Au-delà qu’ici-bas et c’est bien ce qui est arrivé à ce haut dignitaire. Étant donné qu’il est surintendant du Trésor royal, il ne voyage pas seul mais est accompagné de nombreux serviteurs et soldats pour le servir et le protéger car les routes n’étaient pas sûres dans le monde antique.

Versets 28-30

Je continue.

Il était sur le chemin du retour, et, assis dans son char, il lisait à haute voix un passage du prophète Ésaïe. L’Esprit dit à Philippe : — Avance jusqu’à ce char et marche à côté de lui. Philippe courut et entendit l’Éthiopien lire dans le prophète Ésaïe (Actes 8.28-30).

Ce haut fonctionnaire avait une fonction quelque peu semblable à celle d’un ministre des finances. Sa richesse et son rang sont révélés par le simple fait qu’il est assis dans son char, sans aucun doute protégé du soleil par un baldaquin. En cours de route, cet homme lit dans l’Ancien Testament une prophétie d’Ésaïe. Et puis tout d’un coup, voilà Philippe qui apparaît à un tournant de chemin, venu de nulle part et faisant du stop. Jusque-là, il s’est laissé guider par un ange et par l’Esprit du Seigneur et maintenant qu’il s’est approché du char, il entend l’eunuque en train de lire à haute voix comme cela se faisait couramment dans l’Antiquité. Il est difficile de s’imaginer la scène dans ce coin perdu du désert et Luc ne nous donne aucun détail; tout est laissé à notre imagination. Quoi qu’il en soit, Philippe qui marche à côté du char reconnaît l’un des plus fameux passages de l’Ancien Testament annonçant la venue et les souffrances du Messie. C’est soit un hasard de Dieu, soit l’eunuque est entré en contact avec des chrétiens de Jérusalem et il cherche à comprendre ce qu’il a entendu.

Verset 31

Je continue.

Alors Philippe lui demanda : — Comprends-tu ce que tu lis ? — Comment le pourrais-je, répondit-il, si je n’ai personne pour me l’expliquer ? Et il invita Philippe à monter s’asseoir à côté de lui (Actes 8.31).

Ce haut dignitaire, qui a permis à Philippe de s’approcher et de lui parler, accepte le dialogue, et ils font connaissance. Très sympa, humble et désireux d’apprendre, l’eunuque l’invite à prendre place à ses côtés sans se poser de questions. C’est comme s’il s’attendait à cette visite impromptue. Cet homme a visiblement été préparé par le Saint-Esprit car il ne montre ni méfiance ni surprise. Il semble pressentir que Philippe qui s’intéresse à lui est un homme intelligent et instruit et il voit dans son passage une aubaine pour son âme assoiffée de vérité.

Versets 32-33

Je continue.

Or, il était en train de lire ce passage de l’Écriture : Comme un mouton que l’on conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant ceux qui le tondent, il n’a pas dit un mot. Il a été humilié et n’a pas obtenu justice. Qui dira combien en sa génération (étaient méchants; auteur) ? Car sa vie sur la terre a été supprimée (Actes 8.32-33).

Ce passage d’Ésaïe (Esaïe 53:7,8) est cité d’après la version grecque des Septante, qui diffère en plusieurs points de l’hébreu. Ce passage fait suite aux versets précédents que l’eunuque venait tout juste de lire et qui sont les suivants :

Il était méprisé, abandonné des hommes, un homme de douleur habitué à la souffrance. Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux. Il était méprisé, et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur. Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié. Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin : l’Éternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous (Ésaïe 53.3-6).

Ce paragraphe prophétique est confus pour l’eunuque. Il sait qu’il s’agit de la description d’un individu, mais de qui ?

Versets 34-35

Je continue.

L’Éthiopien demanda à Philippe : — Explique-moi, s’il te plaît : de qui est-il question ? Est-ce de lui-même que le prophète parle, ou de quelqu’un d’autre ? Alors Philippe prit la parole et, partant de ce texte, lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus (Actes 8.34-35).

Ce texte qui était jusqu’alors énigmatique à cet homme s’éclaire soudainement tandis qu’il écoute les explications que lui donne Philippe ; ce mouton, cet agneau muet dont il est question, c’est bien sûr le Christ. Il a accepté l’humiliation et le supplice de la croix sans résister et sans rien dire, devenant ainsi l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Tous ceux qui lui font personnellement confiance reçoivent en son nom la vie éternelle.

Philippe applique donc ce passage au Sauveur comme le fait tout le Nouveau Testament (Matthieu 8:17 ; Marc 15:28 ; Jean 12:38 ; 1Pierre 2:22-25). Jean-Baptiste aussi avait compris qui était cet agneau qui n’ouvre pas la bouche (Jean 1:29). Ce texte d’Ésaïe est très clair, cependant, aujourd’hui encore, il demeure hermétique à tous ceux qui pratiquent la religion juive parce qu’ils refusent de reconnaître en Jésus-Christ leur Messie.

Versets 36-38

Je continue.

En continuant leur route, ils arrivèrent près d’un point d’eau. Alors, le dignitaire s’écria : — Voici de l’eau ! Qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? — Si tu crois de tout ton cœur, tu peux être baptisé. — Oui, répondit le dignitaire, je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Aussitôt, il donna l’ordre d’arrêter le char ; Philippe et le dignitaire descendirent tous deux dans l’eau et Philippe le baptisa (Actes 8.36-38).

La question de l’eunuque montre que Philippe a eu un entretien prolongé avec lui et qu’il a dû aborder tous les grands sujets du christianisme y compris le baptême bien sûr. C’est important parce que juste avant de quitter ses disciples et retourner auprès de son Père, Jésus leur a dit :

Allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28.19).

Le baptême d’eau par immersion est le sceau d’une décision personnelle de placer sa confiance en Jésus-Christ. D’autre part, on sait que la coutume de l’Église primitive était de demander aux candidats au baptême de confesser leur foi en réponse à la question : « Crois-tu de tout ton cœur que Jésus-Christ est le fils de Dieu ? » L’Éthiopien étant tout ouvert à la vérité, aspire à être baptisé, symbole de sa nouvelle vie en union avec le Sauveur.

Versets 39-40

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 8.

Quand ils sortirent de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et le dignitaire ne le vit plus. Celui-ci poursuivit sa route, le cœur rempli de joie. Philippe se retrouva à Asdod, d’où il se rendit à Césarée en annonçant la Bonne Nouvelle dans toutes les localités qu’il traversait (Actes 8.39-40).

Une conséquence directe de la conversion de l’eunuque est que la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ va maintenant faire son chemin jusqu’en Afrique. Au vu de la joie qui est la sienne, on peut être certain que ce personnage important va témoigner de la personne du Christ autour de lui, dans les hautes sphères du pouvoir politique de son pays. Bien sûr, ça ne va pas être simple et il risque fort d’être persécuté par les païens et de perdre sa place de ministre des finances surtout que le roi est adoré comme enfant du soleil.

Une fois le rite du baptême accompli, Philippe disparaît comme par enchantement pour d’autres horizons tout en continuant son ministère itinérant d’évangéliste. Il se retrouve d’abord dans Asdod, une ville des Philistins à l’ouest de Jérusalem et proche de la Méditerranée. Il suit le rivage en direction du nord et se rend à Césarée, le port de mer qui à cette époque est le plus important de Palestine et qui est aussi la capitale romaine de la province de la Judée. C’est là qu’éventuellement Philippe s’installera puisque quelques 20 ans plus tard, selon un passage du livre des Actes (21.8), il a sa maison dans cette ville. Avec Étienne, Philippe fait partie du groupe des sept diacres qui avaient été choisis pour s’occuper de la distribution de nourriture aux veuves d’origine grecque. Cependant, dans le récit, ni l’un ni l’autre n’est décrit dans cette fonction mais bien plutôt comme évangélistes et prédicateurs.

Étienne fut le fer de lance d’une campagne d’évangélisation à Jérusalem qui lui a coûté la vie. Après lui a eu lieu la deuxième phase du programme divin avec l’ouverture du royaume aux Samaritains qui habitaient au nord de la Judée. Au passage, et par l’action providentielle du Seigneur, un eunuque éthiopien qui était prosélyte juif place sa confiance en Jésus-Christ, ce qui présage déjà que la Bonne Nouvelle va s’étendre jusqu’aux extrémités du monde.

Il est intéressant de noter que la conversion de ce haut dignitaire africain, comme d’ailleurs de toute personne humaine, fait intervenir trois facteurs, et en premier lieu l’action du Saint-Esprit. En effet, c’est lui qui a dirigé Philippe jusqu’en Samarie où s’est produit un grand mouvement de réveil spirituel. Puis le Saint Esprit l’a emmené dans la ville de Gaza-la-déserte où il rencontre l’eunuque éthiopien dont le coeur et l’intelligence ont été préparés par Dieu à recevoir le salut en Jésus-Christ, ce que Philippe lui a présenté au moyen de la prophétie d’Ésaïe. L’œuvre et l’action du Saint-Esprit dans la vie d’une personne sont indispensables afin qu’elle puisse comprendre et accepter le salut en Jésus-Christ.

Le deuxième facteur qui entre en jeu dans une conversion est la Parole de Dieu. Ici, c’est un texte de l’Ancien Testament que Philippe a utilisé vu que le Nouveau n’avait pas encore été écrit. De toute évidence, cet Éthiopien a foi dans les Écritures qu’il étudie régulièrement semble-t-il, même s’il ne comprend pas tout, comme le passage qui lui a été expliqué par Philippe.

Cela nous conduit au troisième facteur qui est nécessaire dans une conversion à Jésus-Christ : un agent humain. Ce peut être quelque chose qui est lu ou entendu, mais le plus souvent il s’agit comme dans le récit, d’une personne en chair et en os. La conversion du haut dignitaire éthiopien va être suivie par celle de deux autres personnes dans les chapitres suivants : d’abord Saul de Tarse qui est devenu le grand apôtre Paul, puis Corneille un officier romain.

Les histoires de ces trois personnages sont toutes aussi extraordinaires l’une que l’autre. Luc les a sélectionnées parce que ces hommes sont des représentants des trois branches ethnologiques et géographiques de la race humaine qui sont issues de Noé, chacune ayant à sa tête l’un de ses trois fils : Cham est le père des Africains, dont l’eunuque ; Sem est l’ancêtre des Israélites, dont Saul de Tarse ; et Japhet le fondateur des Européens, dont font partie les Romains.

Chapitre 9

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre 9 des Actes qui raconte la conversion spectaculaire de Saul de Tarse, un pharisien érudit et le grand persécuteur de l’Église. Plein de fougue et de rage, à lui seul, il est aussi redoutable que toute l’inquisition du Moyen-Âge. Après le long discours d’Étienne, il redouble d’efforts pour enrayer le christianisme car si la prédication qu’il a entendue est correcte, la Loi de Moïse est devenue caduque et non avenante.

Le dignitaire éthiopien était un homme pacifique. Il a placé sa confiance en Jésus-Christ alors qu’il est confortablement installé dans son char, et bien abrité de la chaleur du soleil. Mais les  circonstances qui vont conduire à l’humiliation de Saul sont tout autres, car il va rencontrer le Christ alors qu’il est parterre à mordre la poussière. Après la Pentecôte, cette conversion est l’événement le plus marquant de l’histoire de la jeune Église. Luc la considère tellement importante qu’il la raconte trois fois dans le livre des Actes. Le récit de la conversion de Saul prépare le lecteur à la propagation de l’Évangile parmi les non-Juifs. Une fois que Pierre leur aura ouvert le royaume en annonçant le salut en Jésus-Christ au centurion romain Corneille, Paul deviendra l’apôtre des païens.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 9.

Saul, qui ne pensait qu’à menacer et à tuer les disciples du Seigneur, se rendit chez le grand-prêtre et lui demanda des lettres de recommandation pour les synagogues de Damas. Ces lettres l’autorisaient, s’il trouvait là-bas des hommes ou des femmes qui suivaient la voie du Seigneur, à les arrêter et à les amener à Jérusalem (Actes 9.1-2).

Le grand-prêtre jouait pour les Juifs un rôle de pape, tandis que les membres du Grand-Conseil étaient comme des cardinaux. Environ un an s’est écoulé depuis la mise à mort à coups de pierres d’Étienne, ce qui avait déclenché une répression violente contre les chrétiens. Les apôtres étaient restés à Jérusalem et il est probable qu’ils se cachaient. Par contre, beaucoup de croyants s’étaient enfuis et dispersés. Mais en cours de route, ils évangélisaient les bourgades qu’ils traversaient. Pendant que l’Évangile se propage à l’extérieur de Jérusalem, Saul, lui, continue à persécuter impitoyablement les croyants où qu’ils se trouvent. Il est sincère et croit vraiment faire la volonté de Dieu. Pharisien orgueilleux, de caractère entier, ardent et absolu, Saul a une telle haine contre les chrétiens qu’il est prêt à se rendre jusqu’aux extrémités de la terre pour les dénicher et les exterminer. Littéralement, le texte dit qu’il « respire de menace et de meurtre », comme on respire de l’air. Cette passion fanatique meurtrière est devenue sa raison de vivre (Actes 22.4; 26.11).

Damas est l’une des plus anciennes cités du monde qui existait déjà du temps d’Abraham. Elle est située à plus de 200 km de Jérusalem et une communauté juive très importante s’y était établie. Capitale de la province romaine de Syrie, c’était une ville importante d’environ 30 000 habitants. La mention de Damas montre que le christianisme se développe à une très grande vitesse, et cela, malgré les persécutions. Luc ne nous dit pas comment la Bonne Nouvelle de Jésus avait atteint Damas. Il se peut que des Juifs de cette ville, s’étant rendus à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte, étaient devenus croyants en écoutant la prédication de Pierre. Ou alors des chrétiens qui avaient fui les persécutions de Jérusalem s’étaient réfugiés à Damas.

Versets 3-6

Je continue.

Saul se dirigeait donc vers Damas et approchait déjà de cette ville quand, soudain, il fut environné d’une lumière éclatante qui venait du ciel. Il tomba à terre et entendit une voix qui lui disait : — Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? — Qui es-tu Seigneur ? demanda-t-il. La voix reprit : — Je suis, moi, Jésus, que tu persécutes. Mais relève-toi, entre dans la ville, et là on te dira ce que tu dois faire (Actes 9.3-6).

Il fallait 6 ou 7 journées à pied ou à dos d’âne pour faire ce voyage. Alors qu’il est en vue de la ville, le couteau entre les dents, Saul est soudainement entouré par une lumière éclatante qui est la gloire rayonnante du Christ ressuscité telle qu’elle est apparue aux apôtres au moment de la transfiguration. Plus tard, Paul dira qu’il a vu le Seigneur et assoira son autorité apostolique sur cette vision (1 Corinthiens 9.1; 15.8). Saul de Tarse est tout abasourdi par ce qui lui arrive ; grand docteur de théologie et brillant érudit, il sait qu’il est devant un être surnaturel mais ne se doute pas qu’il s’agit du Christ avant que celui-ci ne se révèle et lui dise littéralement : « Moi je suis Jésus que toi tu persécutes ». Ça a dû lui faire froid dans le dos. Jésus a décidé d’intervenir en personne pour arrêter la folie furieuse de Saul en lui faisant mordre la poussière. En voulant détruire l’Église, Saul s’est attaqué au Seigneur lui-même, tant le lien entre les deux est étroit. Les coups portés aux disciples de Jésus sur terre sont ressentis par lui dans les cieux. Plusieurs idéologies ont essayé de faire disparaître le christianisme ; à ma connaissance, elles ont fini dans les oubliettes de l’histoire.