Chapitre 5

Versets 1-2

Que n’a-t-on pas dit ou écrit sur l’argent ? C’est un moyen pratique et presque indispensable qui permet les transactions commerciales entre les hommes, mais qui alimente aussi les passions les plus vile et des attitudes contraires à l’enseignement de l’Évangile. Dans le chapitre 5 du livre des Actes a lieu un incident particulièrement dramatique qui révèle que Dieu condamne avec la plus grande sévérité l’amour de l’argent et les autres vices qui l’accompagnent. Tout le monde aime entendre parler de la grâce, de la bonté, de la miséricorde de Dieu, seulement voilà, l’attribut principal qu’il veut communiquer à sa créature, est qu’il est saint, ce qui veut dire qu’il juge tout ce qui n’est pas conforme à sa sainteté. Je commence à lire le chapitre 5.

Mais un certain Ananias, avec sa femme Saphira, vendit aussi une propriété, et, en accord avec elle, mit de côté une partie de l’argent de la vente, apporta le reste aux apôtres et le leur remit (Actes 5.1-2).

Précédemment, il a été question de Barnabas qui s’est montré très généreux avec ses biens. Maintenant, Luc établit un contraste avec un couple qui n’est au clair ni avec leur argent ni avec Dieu et qui pourtant fait partie des disciples. Ananias et Saphira s’entendent pour vendre une propriété et donner une portion de l’argent aux apôtres. Ils n’ont commis aucun mal car ni Dieu ni les disciples n’exigent quoi que ce soit d’eux; chacun donne en son âme et conscience comme il l’entend. Personne n’est obligé d’imiter la générosité de Barnabas qui a remis la totalité du produit de la vente de son terrain aux apôtres. Le problème du couple Ananias et Saphira, est qu’ils se rendent coupables de mentir aux apôtres avec préméditation en leur disant que l’argent qu’ils déposent devant eux est la totalité de la somme obtenue par la vente de leur propriété. De toute évidence, il cherchent a faire d’une pierre deux coups : recevoir l’éloge des croyants pour leur don généreux, et garder pour eux-mêmes une partie de la vente. Ils servent deux maîtres en prétendant n’en servir qu’un.

Verset 3

Je continue.

Pierre lui dit : — Ananias, comment as-tu pu laisser Satan envahir à tel point ton cœur ? Tu as menti au Saint-Esprit en cachant le prix réel de ton champ pour en détourner une partie à ton profit ! (Actes 5.3).

Ananias et Saphira se sont laissés influencer par Satan le père du mensonge. Ils ont fait ce don à contrecœur. Il est probable qu’ils ont ressenti une certaine pression du groupe des disciples, alors ils ont eu l’idée machiavélique de tirer leur épingle du jeu. Leur besoin de recevoir la louange des hommes a déterminé leur conduite. Dans cette histoire, l’enjeu fondamental est davantage la relation boiteuse du couple avec Dieu qu’avec la communauté chrétienne. Certes, c’est aux apôtres et aux diacres qu’ils ont menti, mais ce qui est grave est qu’au final, cette faute est contre la personne du Saint-Esprit.

Verset 4

Je continue.

N’étais-tu pas libre de garder ta propriété ? Ou même, après l’avoir vendue, ne pouvais-tu pas faire de ton argent ce que tu voulais ? Comment as-tu pu décider en toi-même de commettre une telle action ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu (Actes 5.4).

Mentir à Dieu et mentir au Saint-Esprit sont une seule et même chose, puisqu’il est la troisième personne de la Trinité. Le fait que les croyants ont le droit de faire ce qu’ils veulent de leur argent montre que l’Église apostolique ne fonctionne pas comme une cellule communiste. La communauté de biens n’est pas imposée; tous les dons sont volontaires, non obligatoires, et leur montant est libre.

Versets 5-6

Je continue.

À ces mots, Ananias tomba raide mort. Tous ceux qui l’apprirent furent remplis d’une grande crainte. Des jeunes gens vinrent envelopper le corps, puis l’emportèrent pour l’enterrer (Actes 5.5-6).

Chez les Juifs, les morts étaient enveloppés dans un simple linceul avant d’être déposés dans la tombe. A cause du climat chaud de la Palestine, il était fréquent d’ensevelir la personne le jour même de son décès. Ce ne sont pas les apôtres qui sont responsables de la mort de cet homme, mais Dieu. Il donne la vie et il a parfaitement le droit de l’ôter quand il le juge bon.

Comme Pierre l’écrira plus tard, le jugement de Dieu commence par la maison de Dieu (1 Pierre 4.17), c’est-à-dire par les vrais croyants, ceux qui ont véritablement placé leur foi en Jésus-Christ. Cette mort prématurée d’Ananias est sévère pour servir d’exemple et inspirer une crainte respectueuse aux autres disciples. Ce jugement est exceptionnel car Dieu ne veut pas que l’Église naissante commence déjà avec des faux jetons dans ses rangs.

Versets 7-11

Je continue.

Environ trois heures plus tard, la femme d’Ananias entra sans savoir ce qui s’était passé. Pierre lui demanda : — Dis-moi, est-ce bien à ce prix-là que vous avez vendu votre champ ? — Oui, répondit-elle, c’est bien à ce prix. Alors Pierre lui dit : — Comment avez-vous pu vous concerter pour provoquer ainsi l’Esprit du Seigneur ? Écoute : ceux qui viennent d’enterrer ton mari sont devant la porte et ils vont t’emporter, toi aussi. Au même instant, elle tomba inanimée aux pieds de Pierre. Les jeunes gens qui rentraient la trouvèrent morte ; ils l’emportèrent et l’enterrèrent aux côtés de son mari. Cet événement inspira une grande crainte à toute l’Église, ainsi qu’à tous ceux qui en entendirent parler (Actes 5.7-11).

On peut tromper des hommes, mais on ne se moque pas de Dieu. Lorsque Saphira arrive, elle ignore que son mari est passé de vie à trépas, alors elle ne se gêne pas pour mentir. Bien entendu, c’est la plus mauvaise idée de sa vie et son dernier mensonge. Dans l’une de ses lettres, l’apôtre Jean parle du péché qui conduit à la mort sans préciser de quoi il s’agit. Cependant dans le récit qui nous occupe, Pierre parle de « provoquer l’Esprit du Seigneur », ce qui veut dire tester la patience de Dieu au maximum, présumer de lui en essayant de lui forcer la main. Par exemple, un chrétien peut décider d’enfreindre le code de la route sous le couvert d’une prière, croyant qu’ainsi Dieu va le protéger d’un accident, mais c’est carrément se moquer de lui. Dans le cas de ce couple, c’est un mensonge effronté, mais Dieu n’a pas permis qu’une forme de tromperie aussi grossière ait droit de cité tout au début de l’Église primitive. Ce genre de correction expéditive est dans la lignée des interventions divines contre des individus rebelles dans l’Ancien Testament. Cependant, de tels jugements n’avaient plus lieu en Israël, ce qui montre bien que Dieu est en train de créer une œuvre nouvelle qui est différente de l’alliance qu’il a conclue avec les descendants d’Abraham.

Versets 12-14

Je continue.

Les apôtres accomplissaient beaucoup de signes miraculeux et de prodiges parmi le peuple. Tous les croyants avaient l’habitude de se rassembler dans la cour du Temple, sous la Galerie de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux, mais le peuple tout entier les tenait en haute estime. Un nombre toujours croissant d’hommes et de femmes croyaient au Seigneur et se joignaient à eux (Actes 5.12-14).

Curieusement, le lieu de réunion habituelle de l’Église primitive est dans le temple, à l’endroit même où la foule s’était rassemblée après avoir entendu parler de la guérison du paralysé par Pierre et Jean. La nouvelle du châtiment exemplaire d’Ananias et de Saphira s’était propagée comme une traînée de poudre et tout le monde se tenait sur ses gardes. Les hypocrites et autres ennemis qui par curiosité tournaient autour du cercle des disciples, gardaient leurs distances pour ne pas être brûlés. Malgré tout, le nombre de croyants augmentait sans cesse, ce qui fait que l’Église primitive connut une croissance numérique quasi exponentielle. Les disciples avaient solennellement demandé à Dieu les dons miraculeux et en particulier les guérisons, qui contribuaient à l’extension de l’Église (Actes 4:30).

Alors que les premiers convertis étaient essentiellement des hommes, Luc mentionne maintenant pour la première fois que des femmes se convertissaient aussi à Jésus-Christ. À partir d’ici, il les mentionnera chaque fois qu’elles seront présentes. Celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée faisaient partie des premiers disciples de l’Église depuis ses débuts. C’est ici la troisième fois (comparez Actes 2:43-47; 4:32-37) que Luc interrompt son récit pour prendre une photo de l’état de l’Église.

Versets 15-16

Je continue.

On allait jusqu’à porter les malades dans les rues, où on les déposait sur des lits ou des civières, pour qu’au passage de Pierre son ombre au moins couvre l’un d’eux. Des villes voisines même, les gens accouraient en foule à Jérusalem pour amener des malades et des personnes tourmentées par de mauvais esprits. Et tous étaient guéris (Actes 5.15-16).

Les signes miraculeux opérés par les apôtres sont un acte de miséricorde de la part de Dieu, mais ils servent surtout à confirmer l’authenticité de leur Parole.

Depuis toujours, les Juifs sont superstitieux ce qui explique que certains d’entre eux pensent que l’ombre de Pierre peut guérir. En réalité, le pouvoir de faire des miracles et d’exorciser les démons était un signe distinctif divinement accordé aux apôtres et à eux seuls. En effet, l’apôtre Paul écrit :

Les marques qui caractérisent un apôtre ont été produites parmi vous : une persévérance sans faille, des miracles, des prodiges, des actes extraordinaires (2Corinthiens 12.12).

Versets 17-20

Je continue le texte.

Alors, poussés par la jalousie, le grand-prêtre et tout son entourage, c’est-à-dire ceux qui appartenaient au parti des sadducéens, décidèrent d’intervenir. Ils firent arrêter les apôtres et les firent incarcérer dans la prison publique. Mais, pendant la nuit, un ange du Seigneur vint ouvrir les portes de la prison et, après avoir fait sortir les apôtres, il leur dit : — Allez au Temple et là, proclamez au peuple tout le message de la vie nouvelle (Actes 5.17-20).

La popularité des apôtres et l’estime que leur porte le peuple fait des jaloux. Il fallait s’attendre à ce que tôt ou tard, la faune religieuse redresse la tête et gonfle la poitrine. Jusqu’à présent, ces loups, comme Jésus les appela, ont été submergés par un raz de marée de plusieurs milliers de nouveaux convertis, sans trop savoir que faire. Maintenant, ils passent à l’attaque et des apôtres se retrouvent emprisonnés une seconde fois.

À cette époque, la prison publique était une simple pièce au sol en terre battue avec une toute petite fenêtre. On y entassait pèle mêle dans la pire des promiscuités, toutes sortes de gens, depuis le meurtrier jusqu’à celui qui n’a pas payé une dette. Le seul mobilier consistait en un banc toujours occupé par les plus forts. Les autres couchaient par terre ou restaient debout; c’était donc particulièrement inconfortable. Bien entendu, des gardiens étaient postés à l’extérieur. Heureusement pour les apôtres, Dieu intervient pour contrecarrer les plans des religieux. Ni vu ni connu, un ange apparaît, ouvre toutes grandes les portes, transmet son message céleste et disparaît sans laisser de traces. Y avait-il d’autres prisonniers et si oui, que sont-ils devenus ? Rien ne nous est dit.

Versets 21-25

Je continue.

Les apôtres obéirent : dès l’aube, ils se rendirent dans la cour du Temple et se mirent à enseigner. De son côté, le grand-prêtre arriva avec son entourage, et ils convoquèrent le Grand-Conseil et toute l’assemblée des responsables du peuple d’Israël. Ils ordonnèrent d’aller chercher les apôtres à la prison et de les amener. Les gardes s’y rendirent, mais ils ne les trouvèrent pas dans le cachot. À leur retour, ils firent leur rapport : — Nous avons trouvé la prison soigneusement fermée, les sentinelles étaient à leur poste devant les portes, mais quand nous avons ouvert le cachot, nous n’y avons trouvé personne. Cette nouvelle plongea le chef de la police du Temple et les chefs des prêtres dans une grande perplexité : ils se demandaient ce qui avait bien pu se passer. Là-dessus, quelqu’un vint leur annoncer : — Les hommes que vous avez fait mettre en prison se tiennent dans la cour du Temple et ils enseignent le peuple (Actes 5.21-25).

Le texte regorge d’ironie. Les gardes surveillent soigneusement des cellules vides ; les plus hautes autorités d’Israël sont rassemblées en grande pompe pour juger des prisonniers qui ont été miraculeusement libérés. Pendant que les chefs rouges de colère et de jalousie délibèrent sur ce qui a bien pu arriver, les apôtres continuent comme si de rien n’était à proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Ils sont particulièrement courageux, car ils n’ont pas du tout cherché à se cacher, mais ont obéi à l’ange. Ils retournent donc au Temple à la vue de tous, ce qui fait d’eux des proies faciles.

Versets 26-29

Je continue.

Aussitôt, le chef de la police du Temple s’y rendit avec un détachement de gardes et ils ramenèrent les apôtres, mais avec ménagements, car ils avaient peur de se faire lapider par le peuple. Après les avoir ramenés, ils les introduisirent dans la salle du Grand-Conseil. Le grand-prêtre leur dit : — Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de cet homme. Et voilà que vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement, et vous voulez nous rendre responsables de la mort de cet homme. Mais Pierre et les apôtres répondirent : — Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Actes 5.26-29).

Les chefs religieux craignent que le peuple de Jérusalem soit convaincu par les apôtres que Jésus de Nazareth est vraiment le Messie et ne demande des comptes aux membres du grand conseil juif de la mort de Jésus qu’ils avaient ordonnée. Le grand-prêtre doit éprouver beaucoup de haine vis-à-vis de Jésus car il répugne à utiliser son nom et l’appelle « cet homme ». Quant aux apôtres, il réitèrent ce qu’ils ont déjà dit; ils doivent en avoir marre de se retrouver devant le même tribunal et de toujours répéter la même chose.

Versets 30-32

Je continue.

Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité ce Jésus que vous avez mis à mort en le clouant sur le bois. Et c’est lui que Dieu a élevé pour siéger à sa droite, comme Chef suprême et Sauveur, pour accorder à Israël la grâce de changer et de recevoir le pardon de ses péchés. Et nous, nous sommes les témoins de ces événements, avec le Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent (Actes 5.30-32).

Courageusement, les apôtres proclament la résurrection de Jésus à une assemblée qui, pour la plupart (les Sadducéens), ne croit pas au surnaturel et qui porte la responsabilité de la mort du Christ, surtout que Pierre dit littéralement : « vous l’avez tué de vos propres mains ». En quelques mots, l’apôtre présente la totalité de la Bonne Nouvelle car il ajoute aussi que Jésus est Sauveur et que c’est lui qui accorde la repentance (changer) et le pardon.

Versets 33-35

Je continue.

Ces paroles ne firent qu’exaspérer les membres du Grand-Conseil et ils voulaient faire mourir les apôtres. Mais l’un d’entre eux, un pharisien nommé Gamaliel, se leva pour donner son avis. C’était un éminent enseignant de la Loi, estimé de tout le peuple. Il demanda que l’on fasse sortir un instant les apôtres, puis il dit : — Israélites, faites bien attention à ce que vous allez faire avec ces hommes (Actes 5.33-35).

Il n’est pas étonnant que les paroles de Pierre font bouillir les religieux qui sortent de leurs gonds. Littéralement, le texte dit : « qu’ils étaient sciés par le milieu ». Gamaliel est le plus célèbre des rabbins de l’époque; il compte un millier de disciples dont Saul de Tarse, le futur grand apôtre Paul. ll conseille à ses collègues la prudence en ne s’opposant pas aux apôtres, non par sympathie pour eux, mais parce qu’il a compris que Dieu est au-dessus de tous les hommes et œuvre d’une façon souveraine sur terre.

Versets 36-39

Je continue.

Rappelez-vous : il y a quelque temps, on a vu paraître un certain Theudas qui se donnait pour un personnage important. Il a entraîné quelque quatre cents hommes à sa suite. Or, il a été tué, et tous ceux qui s’étaient ralliés à lui furent dispersés et l’on n’en entendit plus parler. Après lui, à l’époque du recensement, Judas de Galilée a fait son apparition. Lui aussi a attiré à lui bien des gens. Il a péri à son tour et tous ses partisans furent mis en déroute. A présent donc, voici mon avis : Ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les partir. De deux choses l’une : ou bien leur projet et leur šuvre viennent des hommes et, dans ce cas, leur mouvement disparaîtra. Ou bien, il vient de Dieu, et alors, vous ne pourrez pas le détruire. Ne prenez pas le risque de lutter contre Dieu. Le Conseil se rangea à son avis (Actes 5.36-39).

Plusieurs Theudas se sont révoltés contre Rome à diverses époques. Celui mentionné par Gamaliel nous est inconnu. Quant à Juda de Galilée, on le connaît. Ses fils continuèrent la lutte sous le nom de zélotes jusqu’en l’an 70 quand Jérusalem fut détruite. Dans le contexte de son temps, Gamaliel est un homme sage, sincère, tolérant, impartial, et religieusement avisé. Il a confiance en Dieu, foi en sa vérité et craint de s’opposer à sa volonté. Après avoir rappelé les leçons de l’histoire, il invoque la providence divine qui ne permet pas que les faux prophètes subsistent longtemps en Israël mais qui accorde le succès envers et contre tous, à une oeuvre qui vient de Dieu. Il dit donc que ce qui arrivera aux apôtres indiquera s’ils sont d’origine humaine ou divine. En réalité, et même si on aime bien diviser le monde en noir et blanc, c’est le gris qui domine. Le succès d’une oeuvre n’est pas la preuve qu’elle vient de Dieu et son échec qu’elle est humaine. Finalement, devant un mouvement religieux, le croyant ne doit pas demeurer neutre et passif et dire : attendons la fin. Nous sommes appelés à examiner toute déclaration religieuse à la lumière de la parole de Dieu et à prendre position : soit l’embrasser, soit la combattre.

Versets 40-42

Je finis le chapitre 5.

Ils rappelèrent les apôtres, les firent battre, et leur défendirent de parler au nom de Jésus. Après quoi, ils les relâchèrent. Les apôtres quittèrent la salle du Conseil tout joyeux de ce que Dieu les avait jugés dignes de souffrir l’humiliation pour Jésus. Et chaque jour, dans la cour du Temple ou dans les maisons particulières, ils continuaient à enseigner et à annoncer la bonne nouvelle que le Messie, c’était Jésus (Actes 5.40-42).

Les chefs religieux ne veulent pas donner l’apparence d’avoir mis les apôtres en examen sans cause et donc ils les font battre sans se rendre compte qu’en leur infligeant le supplice de la flagellation, ils font la guerre à Dieu.

Les apôtres sont battus parce qu’ils n’ont pas tenu compte de la défense du Grand-Conseil d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans Jérusalem, et ils sont la cause de la colère du peuple contre ses dirigeants religieux pour avoir condamné le Seigneur. Mais les apôtres se sentent honorés d’avoir été jugés dignes de participer aux mêmes souffrances et persécutions que leur Maître. Rien ne les arrête : ni la prison, ni le châtiment pourtant cruel de la flagellation. Ils continuent donc à prêcher la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans tous les lieux publics de Jérusalem, ainsi que dans les maisons. Le grand sujet de leur enseignement est de prouver que Jésus est le Christ, c’est à dire le Messie et le Sauveur du monde.

L’auteur fait bien remarquer qu’Israël en tant que nation est toujours incrédule vis-à-vis de Jésus-Christ. Les chefs religieux juifs l’ont fait exécuter et maintenant ils le rejettent en bloc ainsi que les apôtres et leur message. Ça, c’était Israël et il y a deux mille ans, et la nation fut sévèrement jugée puisque Jérusalem fut rasée par les Romains. Et moi dans tout ça, quelle est la position que j’adopte par rapport à la personne du Christ et à son message de salut ? C’est cela qui nous concerne, et pour l’éternité.