Chapitre 1

Verset 5

Les jardins suspendus de Babylone sont l’une des merveilles du monde antique. Aujourd’hui, cette ville en ruines est habitée par les chacals et les scorpions. Pétra, la capitale du royaume d’Édom, est taillée dans le roc. L’un des premiers voyageurs à la visiter la décrit de la façon suivante :

La face des rochers est taillée avec toute la symétrie et toute la régularité de l’art ; on y voit des colonnes, des lignes de corridors, des escaliers taillés dans le roc et un nombre incroyable de grottes de toutes dimensions, servant d’habitations ou de lieux de sépulture. On voit des enfoncements de neuf à dix mètres de haut avec des autels, des pyramides, des colonnes et des obélisques… D’innombrables chambres sont creusées dans le roc. L’entrée est embellie par ce que l’architecture peut présenter de plus riche, de plus varié et de plus fantastique (cité par Godet ; Abdias 1.3 ; Les prophéties ; pages 272-273).

Tous les creux de rochers qui grouillaient de monde sont aujourd’hui habités par les vautours, les chats-huants et les scorpions. Dieu a fait tomber l’orgueilleux Édom de son nid d’aigle, son piédestal.

Je continue de lire dans le livre du prophète Abdias.

Si des voleurs entraient chez toi, ou des pillards de nuit (comme tu es ruinée !), ils ne prendraient que ce qui leur suffit. Si des vendangeurs entraient chez toi, ne laisseraient-ils pas des grappillages ? (Abdias 5 ; OST).

Ce passage comprend à la fois une vision d’Abdias et son commentaire. Voyant Édom complètement dévasté, il s’écrie : « Comme tu es ruinée » ! Cette vision prophétique est insérée à l’intérieur d’un petit discours qui fait ressortir encore davantage la ruine complète du royaume d’Édom. Le prophète Jérémie reproduit uniquement le commentaire quand il écrit :

Si des vendangeurs pénétraient chez toi, ne laisseraient-ils pas que ce qui se grappille ? Et s’il s’agissait de voleurs nocturnes, ne détruiraient-ils pas jusqu’à ce qu’ils en aient assez ? (Jérémie 49.9).

Lorsqu’on reçoit la visite fort désagréable de voleurs ou de pillards, en général ils ne prennent que ce qui les intéresse, ce qui se monnaye facilement sur le marché noir, mais ne s’embarrassent pas d’assiettes banales ou de meubles Ikea. C’est un peu pareil pour les vendangeurs, même s’ils veulent récolter la totalité des grappes de raisin, ils n’y arrivent pas car il y en a toujours quelques-unes qu’on ne voit pas parce que cachées derrière les feuilles, et puis il tombe forcément des grains de raisin à terre. Mais dit Abdias, il n’en sera pas ainsi du royaume d’Édom, car il sera entièrement et systématiquement mis à sac ; il sera nettoyé jusqu’à l’os pour ainsi dire. Sa ruine sera totale car après le passage des envahisseurs, il ne restera absolument rien de toutes ses richesses.

Verset 6

Je continue le texte.

Ah ! comme Ésaü est fouillé ! Comme ses cachettes sont éventrées ! (Abdias 6 ; SER).

En hébreu, le mot pour « cachettes » est littéralement « choses cachées ». Jérémie cite aussi ce verset mais remplace « choses cachées » par « lieux secrets ». L’historien grec Diodore Sicule rapporte que les Édomites cachaient leurs richesses dans des trous taillés dans le roc.

Le pays d’Édom est très montagneux et comporte plus de rochers que de terre agricole meuble. Cependant, la partie orientale est très fertile et on y cultive la vigne. Mais ce qui fait la richesse d’Édom est premièrement les rapines auxquelles il se livre, et accessoirement et en second, l’exploitation de minerais et sa position géographique qui est idéale pour faire du commerce car ce royaume est situé sur les routes de caravanes entre la Syrie d’un côté, et l’Arabie et l’Égypte de l’autre.

Abdias qui voit la ruine des Édomites parle au passé car la fin de ce royaume est arrêtée et comme si c’était déjà fait ; ses ennemis ne laisseront pas une pierre qui ne soit retournée, pas un creux qui ne soit fouillé. Le pays sera passé au peigne fin pour ainsi dire afin de mettre à jour et d’en extraire la moindre richesse. La mise en lumière de ce qui est caché dans les ténèbres fait toujours partie du jugement de Dieu.

Verset 7

Je continue avec un passage un peu difficile.

Tous tes alliés ont assisté l’ennemi qui t’a expulsé de tes frontières et ont refusé d’accepter tes fugitifs qui sont venus à eux. Ceux qui mangeaient le pain avec toi t’ont trahi et t’ont vaincu. Il n’y a en toi aucun discernement (Abdias 7 ; Autre).

Parce que Ésaü a trahi son frère, parce que les Édomites se sont joints aux ennemis de Juda pour mettre à sac Jérusalem et piéger les fuyards, ils vont recevoir la monnaie de leur pièce. Sous Yoram, roi de Juda (854-842), Édom se joint aux Philistins et aux Arabes pour attaquer Juda puis vend les Israélites capturés aux villes phéniciennes de Tyr et de Sidon qui sont spécialisés dans le trafic d’esclaves.

Un peu moins de trois siècles plus tard, les Babyloniens envahissent Juda et mettent fin à sa souveraineté politique (587-586). Environ cinq ans après cette catastrophe, Nabuchodonosor traverse la Palestine en direction de l’Égypte. Au passage, il écrase les Moabites et les Ammonites avec qui les Édomites ont formé une confédération pour résister à cette agression. Vaincus, les Édomites se réfugient dans leurs cavernes, mais leur répit est de courte durée car ils sont trahis par leurs meilleurs amis qui les chassent de leur pays. Voici comment ils se firent expulser de chez eux.

Les Arabes nabatéens qui entretiennent des liens commerciaux étroits et des relations très cordiales avec les Édomites viennent leur rendre une visite de courtoisie et sont invités à un grand banquet. Mais une fois à l’intérieur de Pétra, les Nabatéens sortent leurs armes, massacrent tous les gardes et s’emparent de la ville. Sur ces entrefaites, le gros de la troupe nabatéenne rapplique et c’est alors un jeu d’enfant pour eux de prendre possession de tout le territoire de la montagne de Séir. Les Édomites ainsi chassés cherchent refuge chez les Moabites et les Ammonites, leurs voisins et anciens alliés, mais ils sont éconduits.

L’enchaînement de ces événements est un choc de magnitude maximum pour ce peuple qui est totalement pris par surprise. Édom était renommé pour ses hommes sages. Eux qui jusque-là avaient fait preuve d’une grande sagacité et de beaucoup de prudence, se sont fait berner comme des petits débutants, un peu comme les habitants de la ville de Troie qui acceptent de la part des Grecs le fameux cheval en bois creux remplis de soldats ennemis.

C’est à partir de cet incident que les Édomites, chassés de chez eux, commencent à s’installer dans le sud du royaume de Juda, une région qui en grec s’appelle l’Idumée.

Verset 8

Je continue le texte.

En ce jour-là, l’Éternel le déclare, je vais faire périr tous les sages d’Édom, je ferai disparaître tout le discernement de la montagne d’Ésaü (Abdias 8).

Les sages constituent l’élite intellectuelle et sociale du pays d’Édom. Parmi eux se recrutent les hauts fonctionnaires, les politiciens, les diplomates, les stratèges militaires et les conseillers du roi, tout le gratin en somme. Dans le monde antique, les Édomites ont la réputation de posséder un bon sens pratique qui a contribué à leur prospérité mais aussi à leur arrogance. En effet, ils ont une confiance totale dans le savoir-faire de leurs dirigeants et dans la protection qu’offrent les creux des rochers qu’ils occupent. Et puis ils adorent beaucoup de divinités censées veiller sur eux.

Comme ils s’imaginent être pour toujours à l’abri d’une mauvaise surprise, ils font un gros complexe de supériorité. Mais parce que l’Éternel a décidé de juger Édom à cause de son orgueil démesuré, en ce jour-là, les sages seront aveuglés par Dieu et perdront toute la prudence qui les caractérise. Il ne viendra alors à l’idée de personne que les Nabatéens peuvent avoir préparé un traquenard et ce sera la fin du royaume d’Ésaü.

Le prophète Ésaïe explique le jugement de Babylone, mais il peut très facilement s’appliquer à Édom. Je le résume :

Tu plaçais ta confiance dans ta méchanceté, tu te disais : Personne ne me voit. Ta sagesse et ta science t’ont induite en erreur. Tu disais en ton cœur : Moi, moi et rien que moi ! Mais le malheur fondra sur toi et tu ne sauras pas comment le conjurer. Oui, une catastrophe t’arrivera et tu ne pourras pas la détourner de toi, une dévastation dont tu n’as pas idée viendra subitement sur toi (Ésaïe 47.10-11).

Verset 9

Je continue le texte d’Abdias.

Tes guerriers, ô Témân, seront pris de panique si bien qu’au grand massacre, tout homme sera retranché de la montagne d’Ésaü (Abdias 9).

« Témân » est le petit-fils d’Ésaü (Genèse 36.10-11), probablement son premier. C’est aussi le nom de l’un des principaux districts du pays d’Édom. Le plus intelligent des trois faux amis de Job est originaire de Témân (Job 2.11). Mais ici, ce mot représente la nation dans sa totalité. Les guerriers édomites sont des soldats accomplis, un peu comme ceux de Sparte, mais une fois encerclés par les Nabatéens, ils ne pourront rien faire sinon mourir.

Verset 10

Je continue le texte.

Tu t’es montré violent envers Jacob ton frère, c’est pourquoi tu seras couvert de honte et tu disparaîtras à tout jamais (Abdias 10).

Nous arrivons à la deuxième section de la première partie du livre d’Abdias. Après avoir annoncé la ruine d’Édom (Abdias 1-9), le prophète va maintenant en exposer les raisons (Abdias 10-14).

« Jacob » représente les habitants de Juda, et pour bien souligner l’horreur de la conduite des Édomites envers leurs frères de sang, Abdias met ensemble les mots « violent et frère ». Les méfaits d’Édom sont d’autant plus répréhensibles qu’il s’agit de crimes commis contre un peuple frère puisque Ésaü, l’ancêtre des Édomites, est le frère jumeau de Jacob, le patriarche fondateur des Israélites. Alors que Israël s’est vu signifier par l’Éternel, les obligations impliquées par ces liens de parenté, Édom n’a montré aucun sentiment de fraternité réciproque.

Édom s’est réjoui du malheur de son frère, le peuple de Juda, et a profité d’une invasion ennemie par les Philistins et les Arabes (vers 845 av. J-C ; 2Chroniques 21.8-10, 16-17 ; sous le règne de Yoram) pour piller Jérusalem et piéger les rescapés afin de les massacrer ou de les vendre comme esclaves. Pour ces crimes, Édom subira la loi du talion : « œil pour œil et dent pour dent ». Abdias dit plus loin :

On te traitera comme tu as traité les autres : le mal que tu as fait retombera sur toi (Abdias 15).

Tout comme il y a des lois universelles telle la pesanteur par exemple, il existe également des lois dans le domaine moral. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Faites pour les autres tout ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous, car c’est là tout l’enseignement de la Loi et des prophètes (Matthieu 7.12).

Et dans l’évangile selon Luc, le Seigneur dit encore :

Gardez-vous de condamner les autres, et, à votre tour, vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez vous-mêmes pardonnés (Luc 6.37).

Cet enseignement du Seigneur est résumé dans la cinquième béatitude de Matthieu qui dit :

Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde ! (Matthieu 5.7).

En effet, être miséricordieux ce n’est pas seulement avoir de la compassion pour les démunis, mais aussi savoir pardonner à autrui. Cependant il nous faut répondre à trois questions : « Dois-je pardonner à mon prochain comme Dieu me pardonne » ?

Ou bien : « Dois-je pardonner d’abord pour ensuite recevoir moi-même le pardon » ?

Ou encore : « Est-ce que Dieu me pardonne afin que je puisse moi-même pardonner à ceux qui m’ont fait du tort » ?

En fait, ces trois possibilités, ces trois enseignements figurent dans le Nouveau Testament.

  1. Dans l’évangile selon Matthieu, quand Jésus enseigne à ses disciples comment prier, il leur dit :

Priez ainsi : […] Pardonne-nous nos torts envers toi comme nous pardonnons nous-mêmes les torts des autres envers nous (Matthieu 6.9, 12 ; SEM).

Ici, les pardons divin et humain ont lieu simultanément ou en parallèle.

  1. Dans l’évangile selon Luc, Jésus dit :

Pardonnez, et vous serez vous-mêmes pardonnés (Luc 6.37).

Et un peu plus loin, il enseigne à ses disciples de prier en disant :

Pardonne-nous nos péchés, car nous aussi, nous pardonnons à quiconque nous offense (Luc 11.4 ; SER).

D’après ces passages, il faut que je pardonne aux autres pour que Dieu me pardonne.

  1. Enfin, dans l’histoire du serviteur impitoyable (Matthieu 18.23-35), ce dernier a été condamné parce qu’ayant été acquitté de son énorme dette, il refuse de pardonner une dette minime à son prochain. Dans le même ordre d’idée, l’apôtre Jean écrit :

Nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier (1Jean 4.19).

En d’autres mots, c’est Dieu qui fait le premier pas vers l’homme, attendant de lui une réponse en retour.

Ces trois formes de pardon ne peuvent pas s’accorder logiquement et pourtant toutes trois sont bel et bien présentes dans les Écritures. Dieu nous pardonne sans condition, mais si nous refusons de pardonner à ceux qui nous font du mal, nous en pâtirons. Pardonner à quelqu’un qui vous a profondément meurtri est extrêmement difficile, mais refuser de pardonner alimente la rancune et attise le désir de vengeance, ce qui entretient un processus d’autodestruction qui a des répercussions dans le domaine de la santé psychique et physique. « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde de la part du Père des miséricordes dans tous les domaines de leur vie ».

Aux Hébreux qui s’apprêtent à entrer en possession du pays promis, Dieu leur ordonne de ne pas entretenir de haine contre les Édomites parce qu’ils sont frères (Deutéronome 23.8), mais cette civilité ne fut jamais réciproque. Depuis l’époque de Moïse, par rancune et par envie pour les privilèges dont les Israélites jouissent, les descendants d’Ésaü éprouvent une haine féroce contre la race d’Israël. Ils ont été soumis par le roi David, mais à l’époque de Yoram, roi de Juda, ils ont regagné leur indépendance et cherchent sans cesse une opportunité d’assouvir leur haine en faisant du mal aux Israélites.

À cause des actes odieux qu’ils ont commis, les Édomites qui sont un peuple fier et arrogant, seront couverts de honte après avoir été eux-mêmes trahis et massacrés par les arabes nabatéens qui sont à la solde des Babyloniens. Comme je l’ai déjà dit, une fois leur capitale Pétra conquise, les Édomites sont chassés de leur territoire et les rescapés s’installent dans le sud de Juda, une région appelée Idumée. Mais ce n’est que le commencement de leurs malheurs ; le prophète Malachie écrit :

Édom peut bien dire : “ Nous avons été démolis, mais nous rebâtirons ce qui n’est plus que ruines. ” Mais le Seigneur des armées célestes déclare : Eux, ils rebâtiront, moi, je démolirai. On appellera leur pays : “ le territoire de la méchanceté, le peuple contre qui, toujours, l’Éternel sera en colère ” (Malachie 1.4).

À partir du 2e siècle avant notre ère, à l’époque des Maccabées, du nom de la famille de prêtres qui dirige Juda, les Édomites sont cruellement persécutés par les Juifs. Finalement, les Romains mettent un terme définitif à leur existence en tant que peuple. Quelques-uns cependant trouvent refuge dans des tribus du désert, mais ils sont absorbés et disparaissent.

Verset 11

Je continue le texte.

Car tu étais présent en ce jour où des étrangers emportaient ses richesses, lorsque des étrangers pénétraient dans sa ville, et, en tirant au sort, se partageaient entre eux le butin de Jérusalem. Oui, toi aussi, tu as agi comme eux (Abdias 11).

Abdias fait ici référence à une incursion récente encore très présente dans les esprits. À partir d’ici dans le texte hébreu et jusqu’au verset 14, Abdias utilise dix fois l’expression « En ce jour ou au jour de ». Cette répétition saccadée fait penser à des vagues ennemies qui multiplient les exactions contre Jérusalem.

Après avoir accusé les Édomites d’actes de violence, Abdias leur reproche d’avoir participé à un tirage au sort odieux. À cette époque, après une conquête, la coutume est pour les vainqueurs de se partager ainsi tout le butin, autant les richesses récupérées que les personnes.

Verset 12

Je continue le texte.

Tu n’aurais pas dû arrêter tes regards sur le jour de ton frère, le jour de sa calamité, tu n’aurais pas dû te réjouir pas au sujet des fils de Juda au jour de leur ruine, tu n’aurais pas dû ouvrir tout grand ta bouche au jour de la détresse ! (Abdias 12 ; Autre).

Abdias dresse une liste des méfaits commis par les Édomites à l’encontre des Israélites, et en même temps il leur lance un avertissement. Il parle d’un événement passé, mais il a également à l’esprit une catastrophe future : la destruction complète de Jérusalem par Nabuchodonosor. Pour cette raison il utilise le présent prophétique qui a le sens suivant : « Ce que tu as fait, tu n’aurais jamais dû le faire et il ne faudra jamais le refaire si l’occasion s’offre encore à toi, afin de ne pas aggraver ton cas et ton jugement ».

Il y a une progression dans la description que fait Abdias de la culpabilité des Édomites : d’abord « le regard » satisfait de constater la défaite des Israélites, puis « la jubilation » de les voir souffrir, et en troisième lieu « le malin plaisir de les insulter et de les railler ». Cette progression se poursuit dans les versets suivants (Abdias 13-14).

Verset 13

Je continue le texte.

Tu n’aurais pas dû entrer dans la ville de mon peuple au jour de sa calamité ! Tu n’aurais pas dû arrêter tes regards, toi aussi, sur son malheur au jour de sa calamité, et tu n’aurais pas dû porter la main sur ses richesses au jour de sa calamité ! (Abdias 13 ; Autre).

La triple répétition de « au jour de sa calamité » sert à souligner, d’une part, combien cette invasion est catastrophique, et d’autre part, la gravité du comportement coupable des Édomites. Ici, Abdias leur reproche d’avoir profité de l’attaque de Jérusalem par les Philistins et les Arabes pour se joindre à eux et pénétrer dans Jérusalem conquise. Une fois à l’intérieur de la ville et voyant la détresse des habitants, ils se sont encore réjouis davantage du malheur de Juda puis ont activement participé au pillage de ses richesses.

Verset 14

Je continue.

Tu n’aurais pas dû te tenir au carrefour pour exterminer ses rescapés, et tu n’aurais pas dû livrer ses survivants, au jour de la détresse ! (Abdias 14).

Tout au long de sa diatribe contre les Édomites, Abdias utilise de nombreux termes incisifs pour mieux accentuer le grand malheur qui a frappé les habitants de Jérusalem, ainsi que la perfidie des Édomites. Comme ils sont voisins des Israélites, ils connaissent toutes les voies d’accès dissimulées qui mènent au maquis ou dans le désert. Ils ont alors mis le comble à leur conduite criminelle en piégeant les Judéens qui essaient d’échapper à leurs ennemis et les ont soit tués soit fait prisonniers pour les livrer aux marchands étrangers qui les revendront comme esclaves. Cette cruauté est horrible, mais le pire est que de telles exactions se répètent encore aujourd’hui en bien des points du globe.