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15 avril 2026

Abdias 1.15-21

Chapitre 1

Verset 15

La première fois qu’apparaît la loi du talion est dans le Code d’Hammourabi, vers l’an 1730 avant Jésus-Christ, dans le royaume de Babylone. Cette loi permet d’éviter que les personnes ne fassent justice elles-mêmes et introduit un début d’ordre dans une société où règne la loi de la jungle. Le Code d’Hammourabi se présente sous la forme d’une liste de plus de deux cents jurisprudences, et bon nombre d’entre elles sont empreintes de cette réciprocité du crime et de la peine.

La formule « œil pour œil, dent pour dent » revient trois fois dans les écrits de Moïse (Exode 21.23-25 ; Lévitique 24.17-22 ; Deutéronome 19.21 ; comparez Genèse 9.6). Bien plus tard, le philosophe grec Aristote (384-322 av. J-C) dit : « Si un homme souffrait le mal qu’il a fait, alors il y aurait une stricte justice » (Éthique 5.3).

Que ce soit la loi du Talion ou la déclaration d’Aristote, elles font penser à une lame de guillotine. Pour ma part, je préfère de loin l’affirmation de l’apôtre Paul quand il écrit aux Romains :

Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé (Romains 5.20 ; LSG).

Mais pour ce qui concerne Édom, la loi du Talion lui est appliquée dans toute sa rigueur à cause de la cruauté dont il a fait preuve envers son frère Jacob. Je continue de lire dans le livre d’Abdias.

Le jour où l’Éternel jugera tous les peuples se rapproche à grands pas et l’on te traitera comme tu as traité les autres : le mal que tu as fait retombera sur toi (Abdias 15).

L’humiliation d’Édom est un avant-goût du jugement que subiront les nations qui s’attaquent à Israël, et son châtiment est une illustration du jugement à venir de toutes les nations (comparez Ésaïe 34.2) qui aura lieu « le Jour de l’Éternel ». Cette expression apparaît souvent dans les Textes sacrés mais Abdias est le premier auteur sacré à l’utiliser. « Le jour de l’Éternel » peut désigner n’importe quelle intervention de Dieu dans les affaires de ce monde sous la forme d’un châtiment. Cependant, la plupart du temps c’est une référence à cette période historique qui commencera par un jugement de sept années, appelé « Tribulation », et qui sera suivie du règne millénaire de Jésus-Christ comme roi de toute la terre. En d’autres mots, « le Jour de l’Éternel » sera l’occasion pour Dieu de révéler sa majesté et sa toute-puissance.

Édom subira donc la loi du talion. Il a pillé Jérusalem (Abdias 13), il sera lui-même spolié (Abdias 6 ; Jérémie 49.10). Il a massacré des fugitifs (Abdias 14 ; Amos 1.11), il subira le même sort (Abdias 8 ; Ésaïe 34.5-8 ; Ézéchiel 32.29 ; 35.8). Les Édomites ont livré des rescapés israélites à leurs ennemis (Abdias 14). Eh bien, quand les Édomites seront en fuite, ils seront refoulés (Abdias 7). Comme ils se sont réjouis du désastre subi par Juda (Abdias 12 ; Ézéchiel 35.15), à leur tour, ils seront humiliés et finalement détruits (Abdias 10). Je continue de lire la prophétie d’Abdias.

Verset 16

En effet, comme vous avez bu sur ma montagne sainte, Ainsi toutes les nations boiront sans cesse, Elles boiront, elles avaleront, Et elles seront comme si elles n’avaient jamais existé (Abdias 16 ; SER).

Quand les Édomites sont entrés dans Jérusalem, ils se sont laissés aller à une telle célébration qu’elle a dégénéré en orgie. Au milieu de Jérusalem la cité de Dieu, ils se sont enivrés buvant goulûment à la santé de leurs idoles. De plus, ils ont probablement utilisé la vaisselle sacrée qu’ils ont prise dans le temple. Ce crime de lèse-majesté ne restera pas impuni. Ils ont aimé boire du vin sur la montagne sainte ; eh bien, ils vont maintenant devoir boire la coupe de la colère de Dieu. Et toutes les nations qui comme Édom sont hostiles à Israël et veulent sa destruction, doivent elles aussi goûter à cette même coupe.

L’image de boire la coupe de la colère de Dieu est fréquente dans les Écritures et sert à évoquer le jugement divin qui, semblable à un vin, assomme. Dans le psaume 60, le psalmiste écrit :

Tu as fait passer ton peuple par des moments très pénibles ! Tu nous as fait boire un vin qui nous étourdit ! (Psaumes 60.5 ; comparez Ésaïe 51.17, 21-23 ; Jérémie 25.15-33 ; Habaquq 2.16 ; Apocalypse 14.9-10 ; 16.19).

Quand Jésus reviendra pour établir son royaume, il détruira tous les gouvernements humains et il ne restera plus rien ni du pouvoir politique des nations, ni de leur puissance militaire. Voilà pourquoi Abdias dit : « elles seront comme si elles n’avaient jamais existé ».

Verset 17

Je continue le texte.

Mais sur le mont Sion il y aura des rescapés : ce sera un lieu saint. Le peuple de Jacob reprendra possession de ce qui lui revient (Abdias 17).

Abdias sait très bien que sa patrie sera envahie par les Babyloniens puisqu’il a donné un avertissement aux Édomites de ne pas se rendre coupable des mêmes crimes que ceux qu’ils ont commis, au moment du sac de Jérusalem sous Yoram, roi de Juda. Cependant ici, il regarde loin dans le futur le début du Millénium, et il fait donc abstraction de tous les événements intermédiaires, comme la disparition du royaume des X tribus du Nord (721 av. J-C) ou la déportation en masse de Juda et son retour de l’exil. Comme son propos est la restauration d’Israël, il ne parle pas des malheurs qui attendent son peuple.

À la fin des temps, les nations qui auront combattu Israël seront anéanties et le peuple juif rentrera en possession de tous les territoires qui lui ont été promis et qu’occupaient auparavant ses ennemis. Aujourd’hui, les Juifs sont à nouveau dans leur pays, mais 60 % d’entre eux vivent encore hors des frontières d’Israël. Par ailleurs, ils ne possèdent qu’une petite partie de la Terre promise que l’Éternel leur a donnée, et en plus on la leur dispute constamment, ce qui fait qu’ils sont obligés d’être armés jusqu’aux dents afin de ne pas se faire refouler dans la Méditerranée par leurs voisins.

A la fin des temps, les rescapés comprendront non seulement les descendants de Jacob, mais aussi tous ceux d’origine païenne qui auront placé leur foi en Jésus-Christ le Messie. Le prophète Joël écrit :

Alors tous ceux qui invoqueront l’Éternel seront sauvés : selon ce qu’a dit l’Éternel, il y aura, des rescapés sur le mont de Sion et à Jérusalem, les survivants que l’Éternel appellera (Joël 3.5).

Les uns et les autres formeront alors un seul peuple, la communauté des rachetés, et Jérusalem, le lieu saint par excellence, sera le seul centre religieux du monde vers lequel afflueront tous les croyants. Le prophète Michée écrit :

Dans l’avenir, il adviendra que la montagne sur laquelle est le Temple de l’Éternel sera fermement établie au-dessus des montagnes, elle s’élèvera par-dessus toutes les hauteurs, et les peuples y afflueront (Michée 4.1).

Verset 18

Je continue le texte.

Le peuple de Jacob sera semblable au feu, les enfants de Joseph seront comme une flamme ; les enfants d’Ésaü, par contre, seront comme du chaume qui sera embrasé et consumé ; il ne réchappera pas un seul survivant parmi les enfants d’Ésaü : l’Éternel le déclare (Abdias 18).

En adjoignant « les enfants de Joseph » au « peuple de Jacob », Abdias prophétise la réunification des douze tribus, ce qui est souvent mentionné dans l’Ancien Testament (Osée 2.2 ; Ézéchiel 37.19 ; Zacharie 10.6). Il est vrai que personne des X tribus du Nord emmenées en captivité par les Assyriens n’est revenu au pays, cependant beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés chez leurs frères du Sud, ce qui fait que des membres des douze tribus initiales (treize en réalité) font partie du royaume de Juda.

En prophétisant que le peuple édomite sera consumé par les Israélites, Abdias ne fait que répéter sous forme poétique et brutale ce qu’il a déjà dit. Édom sera laminé par Israël. Cette prophétie s’est littéralement accomplie au 2e siècle avant notre ère quand les Édomites sont attaqués et soumis par les Juifs conduits par la famille de prêtres appelée Maccabées (1Maccabées 5.65). Mais le pire était encore à venir. Vers l’an 135 avant notre ère, un autre membre de la famille des Maccabées (Jean Hyrcan) les contraint à se soumettre à la loi de Moïse et à se faire circoncire sous peine de mort (Josèphe, Antiquités juives 12.8.6 ; 13.9.1 ; 14.7.9). Les Édomites perdent alors toute autonomie et toute identité en tant que peuple. Finalement, ils s’allient aux zélotes juifs et périssent avec eux lors de la prise de Jérusalem par le général romain Titus en l’an 70.

Verset 19

Je continue.

Ceux du Néguev s’empareront de la montagne d’Ésaü et ceux qui vivent dans la plaine posséderont la Philistie. Ils viendront occuper le territoire d’Éphraïm, qui est celui de Samarie. Les gens de Benjamin s’empareront de Galaad (Abdias 19).

Abdias décrit les territoires qui à la fin des temps seront annexés par Juda et Benjamin, les deux tribus qui forment le royaume légitime d’Israël.

Après la conquête du pays promis, les douze tribus l’ont partagé en tirant au sort. L’héritage de Juda se subdivise alors en trois portions : le sud, la plaine et les montagnes, tout comme dans la prophétie d’Abdias. Un passage du livre de Josué donne le nom de toutes les villes situées dans ces trois sections qui sont appelées premièrement : la partie méridionale du territoire de Juda, près de la frontière d’Édom dans le Néguev, deuxièmement : la plaine côtière, et troisièmement : la région montagneuse (Josué 15.21, 33, 48).

Le Néguev est une région désertique au sud de la Palestine. Les Juifs qui y habiteront s’empareront du pays d’Édom jusqu’à la mer Rouge, ainsi que de l’Idumée, le territoire qu’occupaient les Édomites après avoir été expulsés de la montage de Séir par les Arabes nabatéens. Ces annexions sont l’accomplissement de plusieurs prophéties. J’en lis deux, la première dans le livre des Nombres et la seconde dans Ésaïe.

Un astre monte de Jacob, un sceptre surgit d’Israël ; il brise les flancs de Moab, il abat tous les fils de Seth. Édom sera conquis ; Séir, son ennemi, tombera en sa possession (Nombres 24.17-18). En ce jour-là, moi (l’Éternel), je relèverai la hutte de David qui tombe en ruine, j’en boucherai les brèches et j’en relèverai les ruines. Je la redresserai comme autrefois, alors ils entreront en possession de ce qui restera des Édomites, et des autres nations appelées à m’appartenir, l’Éternel le déclare, lui qui réalisera tout cela (Amos 9.11-12 ; comparez Ésaïe 11.14).

Les Juifs qui habitent dans la plaine, à l’ouest, posséderont le pays des Philistins jusqu’à la Méditerranée, ce qui correspond un peu à la bande de Gaza. Je lis une prophétie de Sophonie à ce sujet :

Ce district (le pays des Philistins) va échoir aux survivants du peuple de Juda. Ils y mèneront paître leurs troupeaux. Le soir, ils se reposeront dans les maisons à Askalon, car l’Éternel, leur Dieu, interviendra pour eux et changera leur sort (Sophonie 2.7).

La petite tribu de Benjamin qui constitue avec celle de Juda le royaume israélite du Sud, annexera Galaad qui se trouve à l’est du Jourdain, et qui à l’origine appartenait à Gad et Manassé, deux tribus rattachées au royaume du Nord.

Quant aux habitants de Juda qui n’ont pas été mentionnés, Abdias dit : « Ils viendront occuper le territoire d’Éphraïm, qui est celui de Samarie », ce qui correspond aux magnifiques territoires de la partie ouest du royaume des X tribus, avec sa capitale qui occupe une situation géographique privilégiée. C’est ainsi qu’à la fin des temps, le peuple de Dieu, qui inclut à la fois le petit reste fidèle d’Israël et les rachetés de tous les peuples, possédera le territoire qui avait été donné au patriarche Abraham. L’Éternel lui avait alors dit :

Ta descendance sera aussi nombreuse que la poussière de la terre ; elle étendra son territoire dans toutes les directions : vers l’ouest et l’est, vers le nord et le sud. Par toi et par elle, toutes les familles de la terre seront bénies (Genèse 28.14).

Abdias voit donc le peuple de Dieu représenté par Juda et Benjamin, prenant possession de tout le pays promis. Leur agrandissement considérable symbolise l’établissement du royaume de Dieu qui s’étendra sur la terre entière, ce qui se réalisera avec le Millénium.

Verset 20

Je continue le texte.

Les déportés d’Israël, toute une armée, qui sont parmi les Cananéens jusque vers Sarepta et aussi loin que Sépharad posséderont les villes du Néguev (Abdias 20).

Au moment de la prophétie d’Abdias, des Israélites déportés sont emprisonnés un peu partout en attendant d’être vendus comme esclaves aux Grecs ou à d’autres peuples. Aujourd’hui, les Juifs sont disséminés dans le monde entier, mais au début du Millénium ils afflueront tous vers Jérusalem.

« Sépharad » est une ville inconnue qui n’apparaît nulle part ailleurs. Jérôme Père de l’Église, dit que ce mot ne désigne pas un lieu, mais veut dire « frontière » en langue assyrienne. C’est un point de vue, cependant il est probable que Sépharad soit en fait Sardes en Asie Mineure, la Turquie actuelle, et qui se trouve à quelque 650 km de Jérusalem. C’est en tout cas l’opinion des spécialistes et des rabbins et elle tout à fait plausible parce que le prophète Joël reproche aux Philistins et aux Phéniciens d’avoir vendu des Israélites aux Grecs (Joël 4.6). Or à l’époque du prophète Abdias, Sardes est la capitale de la Lydie qui est de culture grecque. (Elle fut conquise par le Perse Cyrus le Grand en 546 av. J-C.)

« Sarepta » (aujourd’hui Surafend) que mentionne Abdias est une ville bien connue et qui était importante comme le prouvent ses ruines. Elle se trouve en Phénicie, un peu à l’intérieur des terres, entre les villes de Tyr et de Sidon qui elles sont situées sur la côte méditerranéenne. Aujourd’hui, ces villes sont au Liban. Ce territoire avait été donné par l’Éternel aux Israélites, mais ils avaient négligé de le conquérir (Josué 13.2-6).

Soit dit en passant que c’est à Sarepta chez une veuve démunie de tout que le prophète Élie se réfugie après avoir obéi à l’Éternel en ordonnant au ciel de ne pas donner de pluie. Il fuit Achab, un très mauvais roi d’Israël qui veut sa peau.

Verset 21

Je finis maintenant de lire le livre d’Abdias.

Des libérateurs monteront sur la montagne de Sion pour juger la montagne d’Ésaü ; et alors l’Éternel sera roi (Abdias 21 ; Autre).

Le prophète conclut ses prédictions avec la conquête finale des nations païennes hostiles à Dieu. Elles sont représentées par « la montagne d’Ésaü », qui est conquise par des « libérateurs », un mot qui décrit les juges (Juges 3.9, 15) qui dirigent Israël avant que la monarchie ne soit établie par Samuel. Ces hommes et ces femmes ont une double charge : libérer le peuple de ses ennemis, puis le gouverner. C’est aussi la tâche de ceux que décrit Abdias dans la conclusion de sa prophétie. Ce rôle fut bien rempli par Zorobabel gouverneur de Juda après le retour d’exil, puis par la famille de prêtres appelés « Maccabées », dont j’ai déjà parlé. Ils ont dû lutter contre des ennemis farouches mais les ont vaincu puis cette famille a dirigé et administré les Juifs de la Judée. Mais ces « libérateurs », ces juges, ces hauts personnages, ne sont que des précurseurs du Messie, le Christ, le Seigneur et « le Libérateur » par excellence. Il sera le dernier à venir et à s’asseoir sur la montagne de Sion, le siège du royaume de Dieu sur terre.

Dans sa vision prophétique, Abdias regarde loin dans l’avenir quand tous les royaumes de la terre seront soumis au Messie, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs qui les gouvernera.

Le petit livre d’Abdias projette un message puissant car il montre ce qui arrive à ceux qui par arrogance rejettent l’Éternel, le seul vrai Dieu. Pendant tout le temps que le royaume d’Édom est prospère, beaucoup en Israël auraient pu dire comme le Psalmiste :

Je portais envie aux insensés, en voyant le bonheur des méchants (Psaumes 73.3 ; LSG).

Mais la voix du prophète Abdias résonne comme un coup de tonnerre à travers les pages de l’Ancien Testament et on entend son écho dans le Nouveau, dans l’épître aux Galates où l’apôtre Paul dit :

Ne vous faites pas d’illusions : Dieu ne se laisse pas traiter avec mépris. On récolte ce que l’on a semé (Galates 6.7).

Les paroles d’Abdias soulignent la justice de Dieu. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Nous connaissons bien celui qui a déclaré : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû, et encore : Le Seigneur jugera son peuple. Il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant ! (Hébreux 10.30-31).

La dernière phrase du livre d’Abdias : « alors l’Éternel sera roi », mérite qu’on s’y arrête. D’une certaine manière, l’Éternel règne déjà sur le monde, présidant souverainement à l’histoire humaine. Pourtant, son nom est bafoué et très peu de gens l’invoquent véritablement. Il est souvent traité comme une idole qu’on appelle à l’aide quand les choses vont mal par une prière ou un petit rite afin d’attirer son attention. Cette fonction de Dieu purement utilitaire ne l’honore évidemment pas. Alors il œuvre à établir son règne en amenant les hommes à reconnaître son autorité et à se soumettre à lui.

Le prophète Abdias parle d’un règne absolu qu’aucune force humaine n’est en mesure d’accomplir. Un jour, Dieu se manifestera comme roi de ce monde et sera reconnu comme tel en la personne de Jésus-Christ, de la lignée de David. Alors s’accompliront de nombreuses prophéties, dont celle émise par Jacob quand il a dit :

Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, et l’insigne de chef ne sera pas ôté d’entre ses pieds jusqu’à la venue de celui auquel ils appartiennent et à qui tous les peuples rendront obéissance (Genèse 49.10).

Alors sera réalisée la promesse que l’Éternel avait faite à David quand il lui a dit :

Oui, je rendrai stable pour toujours ta dynastie et ta royauté, et ton trône sera inébranlable à perpétuité (2Samuel 7.16).

Le prophète Zacharie aussi a vu le règne de Dieu sur terre. Il écrit :

L’Éternel sera roi de toute la terre. En ce jour-là, l’Éternel sera le Dieu unique, et son nom sera le nom unique (Zacharie 14.9 ; SER).

Voilà donc ce que Abdias et d’autres prophètes ont vu se dessiner à l’horizon dans le lointain ; c’est aussi l’attente des croyants. Ils prient : « Que ton règne vienne » et crient : « Maranatha ! Viens Seigneur » !

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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