Chapitre 1

Verset 4

Ma femme et moi avons eu le privilège d’avoir des enfants mais avec quelques tracas quand même. Maintenant nous sommes grands-parents et c’est une bénédiction plus grande encore parce qu’on peut profiter des petits enfants sans se soucier de ce qu’ils feront dans la vie et comment ils mèneront leur barque. De plus, comme ils sont éduqués à l’ancienne, ils sont attentionnés envers nous et marchent droit, ce qui augmente d’autant plus notre joie. Ce qui est vrai dans la vie quotidienne l’est aussi dans le domaine spirituel. Je continue de lire dans la troisième lettre de Jean.

Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants vivent selon la vérité (3Jean 4).

Littéralement, Jean dit : « Je n’ai pas de plus grande joie que d’entendre répéter (ina akouô ; présent du subjonctif) que mes enfants marchent dans la vérité ». Ce verset rappelle beaucoup celui de 2Jean où l’apôtre dit :

J’ai éprouvé une très grande joie à voir certains de tes enfants vivre selon la vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père (2Jean 4).

Comme dans les deux petites lettres, Jean utilise le même mot pour « enfants » (tekna ; teknôn) et que dans 3Jean il ne fait pas le moindre doute qu’il parle de croyants, il n’y a pas de raison de penser différemment pour 2Jean. Tout ça pour répéter ce que j’ai déjà dit dans le commentaire de 2Jean que les enfants de « Kyria la grande Dame » sont les membres d’une assemblée chrétienne.

L’expression « mes enfants » signifie « mes enfants dans la foi » et désigne des personnes que Jean a personnellement enseignés. Parmi eux, certains comme Gaïus, et peut-être même tous, ont été amenés à la connaissance du salut en Jésus-Christ par l’apôtre lui-même.

Jean est fortement réjoui par les bonnes nouvelles qui lui parviennent des prédicateurs itinérants qui ont été reçus par Gaïus. Ils rapportent à l’apôtre que cet homme a de l’amour à revendre envers tous les croyants de passage dans sa ville et son église. Gaïus illustre bien l’exhortation de l’apôtre Paul qui écrit aux Romains :

Les besoins de ceux qui appartiennent à Dieu : soyez-en solidaires, toujours prêts à pratiquer l’hospitalité (Romains 12.13).

Paul aussi se réjouit d’apprendre que ceux à qui il a fait connaître la Bonne Nouvelle marchent dans la vérité. Dans sa première épître aux Thessaloniciens, il écrit :

Vous savez aussi de quelle manière nous avons agi à l’égard de chacun de vous : comme un père le fait pour ses enfants (1Thessaloniciens 2.11). N’êtes-vous pas, en effet, vous aussi, notre espérance, notre joie et le prix de notre victoire, dont nous serons fiers en présence de notre Seigneur Jésus au jour de sa venue ? Oui, c’est vous qui êtes notre fierté et notre joie ! (1Thessaloniciens 2.19-20). Timothée vient de nous arriver de chez vous, il nous a rapporté de bonnes nouvelles de votre foi et de votre amour. Il nous a dit en particulier que vous conservez toujours un bon souvenir de nous et que vous désirez nous revoir autant que nous désirons vous revoir. Aussi, frères, au milieu de nos angoisses et de nos détresses, vous nous avez réconfortés par la réalité de votre foi. Oui, maintenant, nous nous sentons revivre, puisque vous tenez bon dans votre vie avec le Seigneur. Comment, en réponse, pourrions-nous assez remercier notre Dieu pour vous, pour toute la joie que vous nous donnez devant lui ? (1Thessaloniciens 3.6-9).

Il est vrai que pour ceux qui essaient de présenter la personne de Jésus à des non-croyants, c’est une grande joie de les voir accepter le Seigneur. Je parle d’expérience car j’ai eu l’immense avantage de pouvoir annoncer Jésus-Christ à beaucoup de personnes, surtout dans des cités universitaires, mais aussi en ville dans les tours et les barres ou sur le perron d’une villa. J’ai eu le privilège de rencontrer des personnes qui avaient un intérêt sincère pour les réalités spirituelles, qui étaient à la recherche de la vérité sans qu’elles en soient nécessairement conscientes.

Quand je fais la connaissance de quelqu’un qui accepte de discuter de sujets spirituels, il est souvent très méfiant à cause des sectes : ses traits sont tirés, son visage est fermé et son corps est rigide comme un verre de lampe. Puis quand on se voit pour la deuxième fois, il est déjà un peu plus détendu et se sent libre de plaisanter et de sourire. Au fil du temps et de nos discussions, il entre davantage en confiance et commence à s’ouvrir comme une fleur au soleil. Et puis un jour, par l’action du Saint-Esprit dans son cœur, c’est le déclic ; il comprend l’importance de Jésus-Christ et l’accepte. C’est une révolution dans sa vie et une immense joie pour moi.

Je me souviendrai toujours de ce soir d’hiver où je suis rentré chez moi. Il est alors très tard mais notre poêle à bois fonctionne encore car sous le ciel étoilé je vois bien se dessiner la fumée qui sort de la cheminée. Je reviens de chez un couple d’amis qui s’est converti à Jésus-Christ il y a quelques mois. Ce soir là, le mari avait invité une collègue de travail qui avait exprimé le désir d’en savoir davantage concernant Jésus. Et suite à notre discussion, de toute évidence, elle a accepté Jésus-Christ dans son cœur. Je dis « de toute évidence » parce que plus tard, elle a épousé un croyant et à ce jour, ils sont tous deux fidèles au Seigneur. J’étais tellement heureux ce soir-là que j’ai traversé toute la ville de Lyon et suis arrivé au village où nous habitions sans m’en apercevoir. Cette joie a duré jusqu’au lendemain, puis malheureusement la vie avec ses soucis quotidiens reprend vite ses droits et cet événement pourtant merveilleux a fini par s’estomper. Bien sûr, ce souvenir ainsi que d’autres similaires me restent et quand j’y pense, ils me réjouissent encore.

Annoncer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ devrait toujours être une occasion de se réjouir, surtout pour un serviteur à plein temps, parce qu’il est certain qu’un jour ou l’autre la Parole de Dieu portera des fruits. C’est d’ailleurs dans cet esprit que l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit aux croyants juifs :

Obéissez à vos conducteurs et soumettez-vous à eux, car ils veillent constamment sur vous […]. Qu’ils puissent ainsi s’acquitter de leur tâche avec joie et non pas en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage (Hébreux 13.17).

Si ceux qu’on amène à Jésus-Christ et qui marchent dans la vérité sont une occasion de se réjouir, l’inverse est malheureusement vrai. La grande peine qui accompagne le ministère pastoral vient de l’indifférence ou du rejet de la Parole de Dieu par ceux qu’on a enseignés. J’ai des souvenirs douloureux d’un certain nombre de gens qui pendant un temps semblaient sur le chemin du salut mais qui ont tout abandonné ou pire se sont même dressés contre Jésus-Christ. Ils sont un grand sujet de tristesse.

Il y a eu ce jeune homme qui avait dit accepter Jésus comme son Sauveur. Puis il en parle à son grand-père qui fait alors partie d’un mouvement qu’on pourrait qualifier de « antichrist » et moins d’une semaine après sa soi-disant conversion, il se joint à ce mouvement et devient virulent à mon égard. À ce jour, je n’ai toujours pas vraiment compris ce qui a bien pu se passer.

Et puis il y a ce groupe d’étudiants qui ont tous accepté en même temps Jésus dans leur vie. Mais au retour des vacances de Pâques, l’un d’entre eux fait une grosse crise de démence religieuse. Avec ses amis, on a tout essayé pour l’aider, mais en vain car il a sombré dans la psychose ; il va sans dire que voilà encore un très mauvais souvenir.

Bon, je peux toujours me consoler en me disant que je suis en bonne compagnie puisque les apôtres, et Paul en particulier, ont beaucoup souffert à cause de faux croyants. Oui, mais ça ne me réconforte pas vraiment surtout que je me suis demandé plusieurs fois ce que j’aurais pu dire autrement ou faire différemment.

Quand quelque chose ou quelqu’un tourne mal et que je suis impliqué, plus j’y réfléchis et plus je découvre que j’aurai pu mieux faire, que j’ai manqué de discernement et de sagesse. Mais il vaut bien mieux remettre ces événements et ces interrogations entre les mains de l’Éternel qui est le tout-puissant et le Dieu souverain, car lui seul peut changer le cours de la vie et les coeurs.

Versets 5-6 a

Je continue le texte de 3Jean.

Cher ami, tu agis avec fidélité dans ce que tu accomplis pour les frères qui, de plus, sont des étrangers pour toi. Ils ont rendu témoignage à ton amour devant l’Église (3Jean 5-6 a).

Après les préliminaires, vient le sujet proprement dit de la lettre. Les prédicateurs itinérants reviennent voir l’apôtre Jean et racontent leurs expériences devant l’assemblée d’Éphèse et peut-être d’ailleurs. Dans leur rapport, ils mentionnent combien ils ont été bien reçus par Gaïus, ce qui fait que son action louable est connue de beaucoup. Jean veut donc l’encourager en le félicitant pour ce qu’il a déjà fait.

Littéralement, il écrit : « tu fais fidèlement ce que tu besognes pour les frères ». On retrouve ensemble les deux mots grecs pour « faire » et « besogne » ou « travail » dans l’exhortation de Paul qui écrit à l’église de Colosse :

Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela, par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes (Colossiens 3.23).

On peut donc affirmer sans l’ombre d’un doute que Gaïus met parfaitement en pratique la requête de Paul et aussi celle de Pierre quand il écrit :

Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans vous plaindre (1Pierre 4.9).

De nos jours, les chrétiens hésitent à offrir l’hospitalité pour diverses raisons. Il existe toujours la possibilité que le soi-disant frère que vous hébergez profite de votre absence pour remplir sa valise avec l’argenterie. Mais le plus souvent, on ne veut pas d’un étranger chez soi à cause du dérangement qu’il procure, ou parce qu’on pense que sa maison est en désordre et on craint que le frère de passage n’ait ensuite une mauvaise opinion de ses hôtes, ou alors on croit son logis trop modeste pour un personnage de marque, ou encore, on a peur que le frère visiteur découvre le squelette qu’on cache soigneusement dans un placard.

Je suis sûr qu’il y a d’autres motifs, car ce ne sont pas les prétextes qui manquent. Cependant, aucun n’est vraiment justifié, car la seule et unique raison de ne pas recevoir un prédicateur chez soi est son hérésie (2Jean 10-11). C’est d’ailleurs ce que Jean écrit noir sur blanc dans sa seconde lettre. Ici par contre, il insiste sur le fait qu’il est bien et nécessaire de soutenir le travail de ceux qui sont dans la vérité (2Jean 10-11).

Verset 6 b

Je continue le texte de 3Jean.

Tu agiras bien si tu pourvois à la suite de leur voyage d’une façon qui plaît à Dieu (3Jean 6 b).

Après avoir fait l’éloge de Gaïus, Jean entre dans le vif du sujet.

Le mot traduit par « pourvois à la suite de leur voyage » (propempsas) veut dire « pourvoir » au sens très large du terme, non seulement pendant le temps où le frère demeure avec ses hôtes mais également au moment de son départ et au-delà pour la suite de son voyage.

Depuis le 8e siècle avant Jésus-Christ qui correspond à l’époque d’Homère, la coutume veut qu’au moment de leur départ, les invités soient accompagnés et qu’on leur donne de l’argent ou des victuailles (Odyssée. XV. 74). Au premier siècle, on escorte les rabbins juifs une partie du chemin et l’apôtre Paul fait allusion à cette pratique hospitalière quand il écrit à l’église de Rome :

J’espère vous voir en passant, et je compte sur vous pour m’aider à me rendre dans ce pays (en Espagne) (Romains 15.24).

Ailleurs, il écrit à Tite :

Aie soin de pourvoir au voyage de Zénas, le juriste, et d’Apollos, afin que rien ne leur manque (Tite 3.13 ; comparez 1Timothée 5.17-20).

Les prédicateurs itinérants qui prêchent la vérité ont besoin du soutien des croyants des régions qu’ils traversent et où ils exercent leur ministère. Étant donné qu’ils représentent Dieu, ils doivent être traités comme si c’était lui (comparez Genèse 18). Il faut que cette bienfaisance plaise à Dieu, c’est à dire que ce soit une largesse qui soit digne de celui qui n’a pas refusé le don de son Fils. À ce sujet, Jean rapporte que Jésus déclare à ses disciples :

Vraiment, je vous l’assure : qui reçoit celui que j’envoie me reçoit moi-même, et qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé (Jean 13.20).

La coutume de l’Église primitive qui est d’accueillir et d’héberger ceux qui voyagent au nom du Christ favorisa considérablement la propagation de la Bonne Nouvelle. Or, c’est justement ce que fait Gaïus en ouvrant toute grande la porte de sa maison et en accordant toute son aide aux frères de passage, même à ceux qui lui sont étrangers, qu’il ne connaît pas du tout.

Jean exhorte donc Gaïus à continuer de prodiguer un amour désintéressé et à se montrer très généreux envers tous les prédicateurs de la vérité qui se présentent à sa porte.

C’est aussi de cette manière que l’apôtre Paul demande aux membres de l’église de Rome d’agir envers une sœur. Je lis le passage :

Je vous recommande notre sœur Phœbé, diacre de l’Église de Cenchrées. Réservez-lui, comme à quelqu’un qui appartient au Seigneur, l’accueil que lui doivent des chrétiens. Mettez-vous à sa disposition pour toute affaire où elle aurait besoin de vous. Car elle est intervenue en faveur de beaucoup et, en particulier, pour moi (Romains 16.1-2).

En accueillant celui qui enseigne la vérité, le croyant œuvre en partenariat avec lui. D’ailleurs, Matthieu rapporte que Jésus dit :

Celui qui accueille un prophète parce qu’il est un prophète recevra la même récompense que le prophète lui-même. Et celui qui accueille un juste parce que c’est un juste aura la même récompense que le juste lui-même (Matthieu 10.41).

Dieu accorde sa bénédiction non seulement au prédicateur qui lui est fidèle, mais également à toute personne qui le reçoit et lui accorde un soutien quelconque. Dieu récompense celui qui reçoit ses enfants simplement parce qu’ils lui appartiennent. Dans l’économie divine de la grâce, même le plus petit des croyants peut avoir part aux bénédictions du plus grand d’entre eux, s’il l’aide d’une manière ou d’une autre, car toute bonne œuvre sera récompensée.

Verset 7

Je continue le texte.

En effet, c’est pour proclamer le Christ qu’ils sont partis sans rien accepter de la part des non-croyants (3Jean 7).

Littéralement, ce passage dit : « c’est pour le Nom qu’ils sont partis ». Bien entendu « le Nom » désigne spécifiquement Jésus-Christ (Jacques 2.7) dont Paul dit qu’il a été exalté. Aux Philippiens, il écrit :

Dieu l’a élevé à la plus haute place et il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au nom de Jésus tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre, et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2.9-11).

Mais « le Nom » représente aussi l’ensemble de la foi chrétienne (Romains 10.9 ; 1Corinthiens 12.3), tout comme l’expression « la Voie » ou « Voie du Seigneur » qu’on trouve dans le livre des Actes (Actes 9.2 ; 19.9, 23 ; 24.22).

Les frères missionnaires proclament le Nom de Jésus et se sont mis à son service pour faire connaître aux non-croyants qui il est, et le salut qu’il offre gratuitement par la foi. Aux Romains, Paul écrit :

Par lui, j’ai reçu la grâce d’être apôtre pour amener, en son nom, des hommes de toutes les nations à lui obéir en croyant (Romains 1.5).

Au premier siècle, partir en mission au nom du Christ est un honneur, et souffrir pour lui l’est encore davantage. Quand les apôtres comparaissent devant les membres du grand conseil juif, le texte dit que « ils les firent battre et leur défendirent de parler au nom de Jésus. Après quoi, ils les relâchèrent. Les apôtres quittèrent la salle du Conseil tout joyeux de ce que Dieu les avait jugés dignes de souffrir l’humiliation pour Jésus » (Actes 5.40-41 ; comparez 1Pierre 4.16).

Dans sa lettre à son ami Gaïus, Jean fait un commentaire un peu curieux quand il dit que les prédicateurs de justice « sont partis sans rien accepter de la part des non-croyants ». Ce que l’apôtre veut absolument éviter est que des personnes mal disposées, et il y en a toujours, fassent l’amalgame entre les envoyés de Dieu et ceux dont le but est de faire du fric. Il faut en effet savoir que dans l’antiquité, les dieux païens aussi ont leurs missionnaires et ceux-ci vivent très confortablement des dons et aumônes que leur prodiguent les fidèles. Les prédicateurs au service du Dieu unique et vrai ne veulent donc pas qu’on les confonde avec les émissaires païens, ce qui fait qu’ils désirent être reçus et soutenus uniquement par les membres des églises des villes où ils se rendent.

Les missionnaires qui annoncent Jésus ne doivent pas lever des fonds auprès des païens même bienveillants, ni auprès des nouveaux convertis afin d’être au-dessus de tout soupçon et ainsi se garder de toute apparence du mal (1Thessaloniciens 5.22).

Les croyants ont besoin de discernement afin de ne pas se faire exploiter par le premier venu, car l’argent a toujours été emblématique des faux prophètes et de tous les magouilleurs spirituels coupables de falsifier la parole de Dieu. Dans sa lettre à Tite, Paul dit de ces bonimenteurs :

Il faut leur fermer la bouche, car ils bouleversent des familles entières en enseignant ce qu’il ne faut pas, pour s’assurer des gains malhonnêtes (Tite 1.11).

Parce que l’argent est un sujet épineux, la Didachè, un ancien écrit chrétien de la fin du 1er siècle, offre des conseils aux membres d’églises afin qu’ils puissent reconnaître les faux frères. J’en lis un extrait :

Que tout apôtre [enseignant, évangéliste] qui vient chez vous soit reçu comme le Seigneur. Mais il ne restera qu’un seul jour et, si besoin est, le jour suivant ; s’il reste trois jours, c’est un faux prophète. À son départ, que l’apôtre ne reçoive rien en dehors du pain pour l’étape ; s’il demande de l’argent, c’est un faux prophète (11.4-6 ; La Doctrine des douze apôtres : Didachè, Paris : Les Éditions du Cerf, 1978).

Afin d’éviter qu’on le prenne pour un charlatan, l’apôtre Paul commence son ministère en travaillant de ses mains (Actes 20.34 ; 1Corinthiens 4.12 ; 9.18 ; 1Thessaloniciens 2.9 ; 2Thessaloniciens 3.7-9 ; 1Pierre 5.1-2) et ce n’est que plus tard qu’il consacre tout son temps à l’annonce de la Bonne Nouvelle (Actes 18.5). Chaque ouvrier du Seigneur doit faire un choix en son âme et conscience et en fonction de ses circonstances particulières.